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4 octobre – 14 octobre : British Columbia

les grands espaces de la colombie britannique
les grands espaces de la colombie britannique

A Clearwater on décide de prendre une chambre dans un motel et on tombe sur un endroit tout mignon en bord de lac, Tom cuisine des pâtes carbonara sans crème (apparemment c’est traditionnellement sans crème, vous le saviez vous?!) et elles sont délicieuses ! On passe une super nuit là. Le lendemain nous visitons le Wells Gray Park réputé pour voir des ours, et nous en croisons un sur notre chemin ! Notre premier ours noir se baladant tranquillement sur la route du parc.  

At Clearwater, we decide to take a room in a motel and we find a really cute place on a lake shore, Tom cooks carbonara pastas without cream (apparently it is traditionnal without cream, did you know?) and they are delicious ! We have a really nice night there. The next day we visit Wells Gray Park reknown for bear sightings, and we do meet one on the road ! Our first black bear is very relaxed walking around on the park road.


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26 septembre – 4 octobre : Manitoba, Alberta et BC

Sur la route pour Winnipeg, nous découvrons de vastes étendues cultivées. Terminées les grandes forêts de conifères place au grand plat céréalier. C’est impressionnant. Winnipeg est vraiment une ville sympa, on arrive au moment de la nuit blanche alors on en profite pour une petite sortie nocturne qui nous mène finalement au planétarium pour visiter les installations voisines, on croise une course nocturne de vélos complètement farfelue, c’est une ville vivante avec plein d’endroits sympathiques. Nous allons à un marché fermier, il est grand et il y a beaucoup de producteurs et de bio ainsi que des produits transformés locaux, c’est super chouette ! Notre coup de coeur est au musée des droits de l’homme, un musée vraiment émouvant et qui relate tout ce qui y a trait. L’architecture de musée est incroyable et n’enlève rien à l’expérience !  

On the road to Winnipeg, we discover vast cultivated lands. Huge conifer forests have left the place to big flat cereal fields. It is impressive ? Winnipeg is really a nice city and we arrive during a special night where all museums are open at night so we take the chance for a little nocturnal ride which finally leads us to the plantarium to visit the neighbouring installations, we also cross paths with a funny nocturnal cycling costumed race, the city is alive with lots of nice little places. We go to the farmers’ market and it is huge and with a lot of producers and organic too as well as really nice locally transformed produces, it is really cool ! Our favourite is the Human Rights Museum, a truly moving museum which tells about all topics that are related to this theme. The museum architecture itself is amazing and does enhance the whole experience !


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17 septembre – 26 septembre : Ontario

Nous arrivons assez tardivement à Toronto mais passons une super soirée chez Jenn et Jean-Sé et leur petite fille adorable Ella, d’autant qu’ils sont tous les deux fin cuisiniers et entre gens qui aiment la bonne chaire, c’est toujours un bon moment. On a hâte de les retrouver après une petite excursion en Ontario !

We arrive pretty late in Toronto but spend a really cool night at Jenn and Jean-Sé’s and their adorable daughter Ella. They are both really good cooks and getting along in between foodies is always a good time. We are looking forward to meet them again after a little excursion in Ontario.


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1 août – 16 septembre : Saint-Damien, Haute-Mauricie, Mont-Tremblant, Québec

sur la route du grand nord
sur la route du grand nord

Avant d’arriver à notre volontariat suivant, nous décidons de nous rendre au festival « Bières et Saveurs » de Chambly, non loin de Montréal. On gare la voiture dans un endroit tranquille, c’est quand même bien sympa d’aller à un évènement de ce genre et de pouvoir y dormir à deux pas !

Before getting to our next volunteering, we decide to go to the « Beers and flavours » festival of Chambly, nearby Montreal. We park the car in a quiet place, it is really nice to be able to go to such an event and be able to sleep just right there !


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31 juillet – 31 août: Montréal et volontariat à la Ferme des Quatre-Temps

On retrouve alors l'ambiance ensoleillée et détendue de Montréal en été, il fait bon, les terrasses et les petits restaurants de la ville sont remplis. On profite encore du quartier de Mont Royal et des spectacles de la ville.

We are back in the warm and laid back atmosphere of Montral during summer time. It's sunny, the tables are out and the restaurants are full. We do some tourism, see some street shows, and hang around Mont Royal and the islands of the city.

 

 


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14 juillet – 30 juillet : Tour de la Gaspésie, de Montréal à Montréal

Sur l'ile bonaventure, un été en Gaspésie
Sur l'ile bonaventure, un été en Gaspésie

Nous voilà au Canada ! Fraîchement débarqués à Montréal en plein été ! Montréal donne une impression de grande ville avec un calme qui ressemble à celui de petites villes. Après toute l’agitation de Lima, marcher sous le soleil dans les nombreux parcs du centre-ville nous paraît très reposant. On respire et on comprend que Montréal soit bien classé dans les grandes métropoles où il fait bon vivre.

Here we are in Canada, freshly landed in Montreal, back to summer time too ! Montreal has a big city feel with a quietness that resembles the small towns’. After all the agitation and the noise of Lima, walking under the sunshine in the multiple parks of the city center feels really restful. You understand why Montreal is ranked amongst the best bigger cities to live in.


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31 mai - 13 juillet 2019: Pérou - Peru

31 mai - 3 juin: Lima

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14 mai - 31 Mai 2019: Île de Pâques - Easter Island

Wah, il fait froid ! Ca faisait un bail qu'on n'avait pas eu des températures pareilles ! Finis les lagons bleus turquoises, bonjour les vagues et le vent et la côté déchiquetée. L'île de Pâques est superbe, c'est un changement de décors complet par rapport aux Îles sous le Vent de la Polynésie Française.

 

L'île n'est pas grande et nous avons quinze jours pour en profiter donc nous décidons d'avancer sur notre travail pour les Alterculteurs, ça doit bien faire trois mois que nous n'avons pas envoyé de newsletter. En plus on attrape froid avec cette différence de température. Du coup on passe plusieurs jours à manger, travailler, perdre notre temps sur internet. C'est comme si on était tombé dans un trou temporel. Il y a comme une petite dépression qui souffle sur nous après tout ce soleil, toutes ces magnifiques rencontres et cette chaleur polynésienne dans tous les sens du terme. Au moins on avance sur les articles et les vidéos.  

Wow it's cold ! It had been such a long while we didn't have such temperature ! Bye turquoise blue lagoons, hello waves and wind and rocky shores. The Pascua island is magnificent, it is a complete change of scenery compared to the Leeward Islands of French Polynesia. The island isn't huge and we have fifteen days to enjoy it so we decide to workd on the Alterculteurs project first, it must be more than 3 months we haven't sent a newsletter ! Moreover, we catch a cold with such a temperature variation. So we spend days eating and working and losing time surfing the internet. It is as if we had fallen into a time hole. There seems to a little depression blowing on us after all this sun, the amazing meetings and the Polynesian warmth in every sense of the term. At least, we get forward with our articles and videos.


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30 mars - 10 mai: Bora Bora - 2 mai - 5 mai: Maupiti

Nous quittons Raiatea avec le Maupiti Express, qui comme son nom ne l'indique pas, ne va plus à Maupiti mais emmène toujours des passagers à Tahaa et Bora Bora. C'est un trajet peu cher de 5h sur un bateau relativement comfortable. L'ambiance est très animée avec tous les étudiants revenant du lycée de Raiatea le vendredi soir. On a donc la chance d'observer de près la jeunesse de Bora Bora, représentative ou non de la jeunesse de Polynésie Française. De la musique reggaeton remixant de vieux sons, jouée très fort, et l'attitude typique des ados qu'on trouve partout, sans regard pour les frontières géographiques ou temporelles, au moins durant la moitié du siècle dernier. Nous rejoignons notre hôte helpx, Laura, à l'arrivée. Nous sommes chanceux d'avoir trouvé une autre option de volontariat car il n'y en a pas beaucoup sur les îles. Laura nous accueille avec un grand sourire et nous récupère au port. Il est déjà assez tard et il fait nuit noire autour de nous. Quand nous arrivons à la Villa Rea Hanaa, un petit hôtel cosy sur lequel je vous en dirais plus plus tard, elle nous montre tout de suite notre « studio » pour le mois qui arrive. Waouh ! On est aux anges ! Une petite cuisine, un lit double, des carreaux au sol, une douche juste au bout et des toilettes à 30-40 pas de là dans la buanderie. C'est un palace ! On avait bien profité de la grange de Vaihuti Fresh bien sûr, mais comme une expérience disons et c'était super mais c'est aussi également super de dormir dans un bon lit confortable dans un vrai petit studio ! Nous sommes tellement reconnaissants et avons hâte de commencer le jour suivant !

To leave Raiatea, we take the Maupiti Express, which as its names does not indicate, does not go to Maupiti anymore but still brings passengers to Tahaa and Bora Bora. It is a cheap 5 hours boat ride on a relatively comfy boat, very animated with all the students coming back from Raiatea's high school on this Friday evening. We get to observe up close Bora Bora's youth, representative or not of French Polynesian's youth. Really loud raggaeton music mixing up old and new tunes and the typical teenager's attitude that you find all over the place and across time, at least for the past fifty years or so. We are meeting upon arrival with Laura, our helpx host. We were lucky to find another volunteering possibility as there are not many in the islands. Laura welcomes us with a big smile and picks up from the harbour. It is already pretty late and all is dark around us. When we get to the Villa Rea Hanaa, a boutique hotel which i'll tell you more about later, she directly shows us our « studio » for the next month. Waouh ! We are amazed ! A kitchen for us, a double-bed, actual tiles on the floor, a shower right behind it all and toilets 30-40 steps away, in the next room. It is a palace ! We did enjoy the barn in Vaihuti Fresh don't get us wrong, as an experience, it is really awesome but it also feels pretty amazing to sleep in in a nice comfy bed in an actual studio ! We are beyond grateful and can't wait to start the next day !


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2 mars - 29 mars 2019 - Raiatea - Polynésie Française

2 mars - 29 mars: Raiatea - l'île sacrée 

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18 février - 1 mars 2019 - From Tahiti to Raiatea - Polynésie Française

Tahiti
Tahiti

18 février - 24 février: Papeete - Tahiti - Polynésie Française

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1 février - 18 février: De Katikati à Auckland - Cycling 235km (+1658)

1 février : Riverstone farm glamping - Bistrot The Falls Retreat (by car) – Thames (51km +325m)

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17 Janvier - 31 Janvier: from New Plymouth to Katikati - Cycling 333km (+1308m)

17 Janvier – 20 Janvier : New Plymouth – Oakura (9km and 16km +160m)

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2 Janvier - 17 Janvier: From Wellington to New Plymouth - Cycling 508km (+3835m)

2 Janvier – 3 Janvier : Wellington - Looking for bicycles

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18 décembre - 2 Janvier: From Dunedin to Picton - New Zealand

A côté de Dunedin quand le brouillard se lève - Close to Dunedin when the fog lifts
A côté de Dunedin quand le brouillard se lève - Close to Dunedin when the fog lifts

18 Décembre - 19 Décembre - Dunedin

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1 décembre - 17 décembre: From Christchurch to Nugget Point - New Zealand

1 décembre – 6 décembre – Christchurch

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25 Novembre – 30 Novembre : Melbourne

Melbourne by night
Melbourne by night

Juste avant d'arriver à Melbourne, nous rencontrons Peng de Peng Aquaponics, qui nous présente sons sytème de culture en aquaponie, c'est fascinant! Retrouvez bientôt ses vidéos techniques!

 

A Melbourne, nous avons choisi de retourner là où je vivais quand j'étais étudiante. Brunswick. Tom a trouvé un airbnb pas trop cher là bas qui a l'air sympa.

 

Après quelques recherches dans mes archives, nous réalisons que ce airbnb est à 15min à pied de mon ancienne maison ! On va la voir pour le souvenir, on prend un photo que je mets sur facebook. Quelques heures plus tard, mon ancienne coloc m'écrit « mais qu'est ce que tu fais devant chez moi ? Pourquoi tu n'as pas sonné ?! ». Sia habite toujours là ! On y retournera pour prendre le thé bien sûr et la retrouver toujours la même, dynamique et souriante, avec deux petites filles adorables maintenant. Ses filles vont à l'école Montessori du coin. Elle s'est mise à la course à la pied.

 

On en profite aussi pour revoir mes amis de promo de l'Université de Melbourne. Quel événement de se retrouver 10 ans plus tard ! Sue est indienne et mariée à présent et s'est installée à Melbourne, quoiqu'elle envisage un jour de changer de vie et retourner apporter sa pierre à l'édifice en Inde. Arthur a un petit enfant et travaille sur Melbourne aussi. Roger est maintenant fonctionnaire dans un domaine similaire à celui où je bossais avant et parcours toujours le monde à la recherche des meilleures pistes de snowboard. Certaines choses ne changent pas.

 

Meg nous a mis en contact avec une personne, Ostii, qui habite Melbourne, il vit en ville et s'essaye à une vie plus sensée et à l'empreinte carbone plus légère. Il habite Brunswick aussi. Nous passons le voir pour un entretien. Il a une boîte de création de sites internet et de conseils pour les business qu'il accompagne par ce biais. Il choisit ses clients, ce sont des entreprises de bien-être, de cours de permaculture, de boutiques bio...etc. Il travaille de sa maison, pratique le zéro déchet le plus possible et son jardin de ville est un foulli de potager abondant et fait son propre compost. Il a aussi en projet l'installation de panneaux solaires. Il fait ce qu'il peut avec l'environnement qu'il a et ça donne un espace tout à fait harmonieux. Il a l'air heureux et serein et nous accueille chaleureusement.

 

Suivant ses conseils, nous nous dirigeons vers deux boutiques, une qui vend des produits en vrac et une autre, la Pachamama, au nom prometteur. La première boutique est une chaîne en Australie de 50 magasins qui est entièrement zéro déchet, les produits sont achetés en vrac aux fournisseurs et vendus dan de gros bacs. Il y a les traditionnels aliments secs mais aussi des biscuits, du chocolat, de l'huile, des savons, des produits lessives,...etc. Nous passons ensuite deux blocs plus loin à la Pachamama, un espace qui fait boutique de produits organiques, allant des légumes bien sûr à l'ensemble des produits qu'on trouverait dans une supérette classique, et café également avec de beaux espaces pour s'installer, se connecter et travailler.

 

Nous rencontrons Christophe avec qui nous passons une petite heure en entretien. Enfin quelques jours plus tard, nous passons à Ceres Garden, également à Brunswick, un grand espace qui était en friche il y a trente ans, devenu un espace de maraîchage, une boutique de produits bios et de vente des produits de la ferme du lieu, des jardins partagés, des espaces pédagogiques avec des ateliers en tout genre pour les enfants de tous âges, un espace d'expérimentation d'habitation écologique ainsi qu'une nursery de plants afin d'encourager les personnes à faire pousser leur nourriture. Le quartier tout autour est contaminé, on voit partout dans les jardins des plants de tomates, de courgettes, des arbres fruitiers et autres comestibles. Décidement, Brunswick nous impressionne. Un quartier entier d'une grande ville qui prend son destin en main, guidé par des initiatives individuelles qui impriment un vrai sens de la communauté, encore une autre alternative fascinante ! Je vous laisse découvrir plus de détail sur ce quartier à l'allure résolument verte, ici.

 

 

Quand nous ne sommes pas entrain de chasser l'alternative, nous visitons la ville. On a dû passer au moins 4 fois par l'Université de Melbourne, d'abord pour le souvenir et profiter de son ambiance « école de magie de Harry Potter » et aussi parce que c'était un endroit pratique pour attraper notre tram. Un soir Tom part faire un cours de cuisine avec Free to Feed, dans Brunswick aussi, une école de cuisine où des réfugiés en attente de papiers enseignent la cuisine de leur pays. Pour Tom ce sera un cours de cuisine Sri Lankai. De mon côté, j'en profite pour aller prendre le pouls de la scène lindy hop à Melbourne. Je me sens bien rouillée mais bon ça se passe bien. Tom me rejoint et nous partons pour une exploration Melbourne by Night du centre. Un grand sapin tout illuminé se dresse en face de Flinders Station, à Federation Square. Nous sommes en T-shirt. C'est l'été. Notre visite d'Australie touche à sa fin, nous sommes plein d'une douce chaleur que procure la gratitude et la joie d'avoir rencontré tellement de belles personnes, d'avoir retrouvé des amis chers et pu passer du temps avec eux et d'avoir pu témoigné de toutes ces alternatives viables, ces solutions qui existent déjà. Dans quelques jours, départ pour la Nouvelle-Zélande !

Saint-Kilda Melbourne
Saint-Kilda Melbourne
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19 Novembre – 25 Novembre : Kangaroo Island et Great Ocean Road

Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin
Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin

A Adelaïde, nous dégustons un délicieux burger (le meilleur de South Australia il paraît) et nous rencontrons Gaël, qui partagera notre trajet et notre voiture de loc jusqu'à Melbourne, lors d'une petite balade dans les hauteurs d'Adélaïde. Gaël fait son premier grand voyage et il débute fort avec un voyage d'un an entier en Australie. Il est déjà sur la fin de son année et nous raconte ses aventures. Lui aussi il fait parti des « good guys », aide-soignant et aimant son métier, il est aussi inquiet de la tournure des choses dans notre société.

 

La situation dans les maisons de retraite est bien préoccupante, il essaye à son échelle d'y amener de l'humain mais avec les horaires et les conditions c'est parfois difficile voir impossible et pourtant, il décrit le sourire ravie d'une vieille dame à qui il fait juste un petit compliment et on se rend compte qu'il ne faut pourtant pas grand chose pour améliorer le quotidien de ces personnes. On se dit que les personnes âgées sont quand même bien délaissées dans notre société « moderne développée » alors que dans les peuples premiers, ceux-ci sont chéris et respectés. Encore un truc qui doit changer.

 

On se dirige vers Kangaroo Island, mais d'abord un petit stop s'impose dans le Maclaren Vale, réputé pour son vin, où Gaël et Tom se font une petite dégustation et sélectionnent quelques bouteilles pour nos repas. Pendant nos courses, Gaël nous rappelle qu'il est possible aussi même en voyage de faire moins de déchets, pas de légumes en sachet par exemple, on retient et plusieurs semaines plus tard, je me rappelle ses conseils chaque fois que nous faisons les courses, c'est juste une habitude à prendre. Cette première soirée, on la passe dans un petit camping pas cher, à côté d'un village très étrange, aux maisons relativement propres, mais entièrement vides. Le temps n'est pas au beau fixe et demain nous allons sur l'île. On s'endort bercé par les vagues à deux pas de nos tentes. Le ferry nous transporte le lendemain dans une jolie petite île.

 

Nous allons d'abord vers un bout de l'île, on a de la chance, il ne pleut pas avant le soir. Nous croisons un koala sur le bord de la route, il est blessé et ne peut plus bouger, il est tout effrayé par ces touristes qui le prennent en photo. Il n'y a pas de réseau et nous ne pouvons pas appeler de secours pour lui. Les autres touristes s'en foutent royalement et repartent sans un regard pour l'animal immortalisé dans leurs photos. Nous croisons heureusement un sanctuaire d'animaux à seulement 1,3km de là, nous nous précipitons à l'intérieur et expliquons où se trouve le koala. Quelques semaines plus tard je leur écris sur leur page facebook pour demander des nouvelles, il est sain et sauf !

 

En arrivant au centre pour les visiteurs du parc, fermé car il est trop tard et donc impossible de payer notre camping, nous constatons que les arbres du parking sont remplis de koalas. C'est un plaisir de voir leurs petites bouilles endormies, ou leurs petits yeux curieux qui nous regardent. Il paraît que l'eucalyptus est un psychotrope puissant, et eux ils en consomment à longueur de journée, je me demande ce qu'ils voient quand ils nous regardent. On croise aussi des petits kangourous. Apparemment, les kangourous de cette île se sont adaptés et sont plus petits et plus costauds aussi. Finalement on trouve un camping sympa, et malgré la pluie on passe une nuit plutôt confortable (d'autant qu'on a récupé à Melbourne des tapis de sol que nous avions commandé, super light et bien conforts).

 

Le lendemain par contre c'est la cata, il tombe des trombes d'eau. On oublie la petite rando mais on va quand même voir entre deux éclaircies quelques endroits incontournables. On admire les lions de mer qui se fichent bien de la pluie eux puis on se fait complètement avoir sur des grosses pierres qui ressemblent à la côte de granite rose quand un nuage sournois décide soudainement de déverser des tonnes d'eau à notre endroit. Trempés jusqu'aux os, nous retournons rapidement à un camping nous changer dans des affaires sèches. Après un aller-retour un peu stressant pour aller chercher le drone oublié dans la cuisine la veille, nous repartons sereins vers l'autre côte de l'île, où nous visiterons, faute d’accalmie, le bar du coin.

 

Nous repartons le lendemain et passons par Robe. On nous l'a conseillé pour sa brasserie locale. Effectivement, après avoir fait la dégustation de la quinzaine de bières présentées et révisé les différences entre blonde, brune, IPA, Ale, Lagger,...etc, nous repartons joyeusement sur la route. Pour prendre le temps de visiter la great ocean road, nous essayons de pousser au plus loin mais le temps se met au gris à nouveau, puis à la pluie.

 

On hésite, on avance puis on recule un peu, nous roulons à la pire période de la journée, celle où tous les animaux semblent vouloir traverser les routes que nous parcourons. Pas de gros dégâts à part un oiseau qui se jette sous les rous mais on croise quand même pas mal de kangourous qui attendent que nous soyons bien proches pour sauter sur le bitume, une énorme biche qui déboule à notre gauche dans la nuit noire, des lapins et un échidné pas trop pressé. Les nerfs de Tom sont mises à rude épreuve. Nous dînons dans une aire de picnic dans un village illuminé des néons un peu glauques des motels. Après avoir brièvement envisagé de poser la tente là ou de dormir dans la voiture, nous retournons au camping du parc national, nous posons la tente. Il pleut dans la nuit. La tente de Gaël n'étant pas top, il finit sa nuit dans la voiture. Notre tente est petite mais étanche, on dort correctement.

 

Quand nous arrivons enfin sur la Great Ocean Road, le temps est très variable. Nous avons croisé la veille à l'auberge, un malaysien orthodoxe (rare!) qui nous explique un peu comment son pays est organisé, c'est fascinant ! 9 états dont 7 royaumes je crois et deux républiques, une royauté constitutionnelle pour chapeauter le tout et une cohabitation plus ou moins réussie de multiples religions. Ce pays est construit à partir de multiples origines éthniques et de cultures très différentes, il apparaît complexe et riche à la fois. Ah le monde d'aujourd'hui n'est pas si standard qu'on le croit quand on arrête de se regarder le nombril, les solutions du vivre ensemble sont différentes partout et ont chacune leurs avantages et inconvénients.

 

Nous faisons le circuit de la Great Ocean Road, de magnifiques roches détachées du rivage se dressent majestueusement au milieu des vagues, l'orange de l'ocre des roches se détache violemment du bleu-gris des vagues et quand un rayon doré perce les nuages pour illuminer le tout, nous sommes servis.

 

Nous terminons la route sur Torquay, une station de surfers où nous profitons de bonnes bières et d'une bonne nuit de sommeil avant le retour à Melbourne. Gaël nous quitte là pour poursuivre ses aventures en Tasmanie, c'était un super compagnon de route et une belle personne qu'on espère bien revoir sur le chemin ou de retour au bercail.

 

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5 Novembre – 18 Novembre : Barossa Valley et Adelaïde

Après ces belles rencontres, nous partons quittons le Victoria pour le South Australia et Adélaïde. L'air y est plus chaud et il y fait plus sec quand nous y arrivons. Après un petite balade dans la ville dont un passage au musée d'Adélaïde qui accueille une superbe exposition des lauréats d'un concours de photographie National Geographics sur la faune et flore d'Australie ainsi que des œuvres aborigènes et une partie « histoire naturelle » pleine d'animaux empaillés, nous nous dirigeons vers la Barossa Valley.

 

Le South Australia par son ensoleillement, sa pluviosité moyenne à faible, son relief tout en collines et vallées et la clémence du climat océanique est parfait pour la culture du raisin et donc la production de délicieux vins. Nous travaillerons dans un vignoble pendant deux semaines, chez Smallfry Wines, vignobles en biodynamie, que vous pourrez découvrir ici. Il faut dire que nous étions sensés aller travailler dans une grande ferme à moutons mais la date approchant nous cherchons le profil de notre hôte afin de voir où elle se trouve exactement.

 

C'est là que nous nous rendons compte que cette ferme n'est pas dans le réseau woofing, même si l'email de contact contenait « wwoof » dans son objet. Nous cherchons la ferme d'après la signature et finissons par trouver une page facebook, c'est une énorme ferme industrielle, pas du tout organique. Nous écrivons à « l'hôte » pour lui demander pourquoi il n'est pas sur wwoof et le prévenir que nous ne souhaitons probablement pas venir vu que ce n'est pas une ferme au moins organique donc qui ne correspond pas tellement à nos objectifs. L'adresse email n'existe plus ! On ne sait pas trop à quoi on a échappé, mais on est content d'y avoir échappé.

 

Heureusement que le réseau wwoof en Australie est super et même deux jours avant, en expliquant ce qui nous est arrivé, nous recevons plein de réponses positives et des encouragements ou des références quand les hôtes eux-mêmes ne sont pas disponibles.

 

C'est ainsi que Wayne et Suzi nous accueillent dans une petite maison au milieu d'un de leurs deux vignobles. Le sol est super sableux, c'est surprenant. Il y a des pieds qui ont plus de cent ans et toute une variété de grapes différentes. Notre premier job, goûter le vin ! Autant vous dire que Tom est bien content ! On goûte et on remplit les tonneaux à l'aide du vin d'un autre tonneau. Impressionnant comme l'évaporation vide les tonneaux ! Les anges du coin doivent être bien bourrés !

 

 

Bon, nous ne faisons pas que goûter du vin pendant deux semaines quand même. Il y a une herbe invasive arrivée d'Afrique du Sud qu'il faut éradiquer, des jeunes pieds à dégager, les nouvelles branches à entortiller sur leurs guides, des espaces à dégager, de la débroussailleuse à passer, bref pas le temps de s'ennuyer.

 

Nous bossons une demi-journée par jour et le reste du temps nous sommes libres. Quelques dégustations, la vente de la voiture (enfin!), le travail sur les articles et les vidéos, de la lecture, de l'épluchage de fèves récoltés au potager devant la maison, un raid en vélo pour des bières fraîches et des dîners chez Wayne et Suzi font passer (trop) rapidement ces deux semaines.

 

C'était bien agréable pourtant de se poser un peu, de retrouver un semblant de quotidien, quoique nous sommes contents aussi de reprendre la route et retrouver Adélaïde.

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4 Novembre : Melliodora à Hepburn, Pat & Meg à Daylesford

Pat & Meg entrance
Pat & Meg entrance

Nous arrivons d'abord à Daylesford. Nous n'avons pas trouvé où dormir alors 10 min avant la fermeture de l'office du tourisme du coin, nous nous pointons là-bas la bouche en cœur. La gentille dame du bureau nous donne 4 pages A4 recto-verso d'endroits où dormir dans le coin. Il n'y a plus qu'à appeler. On trouve une chambre dans un motel de motards. Pas terrible et plutôt cher mais on ne pourra pas faire mieux aujourd'hui. Direction le bar car c'est aussi une brasserie et nous sommes curieux de goûter la bière du coin.

 

Le lendemain nous arrivons chez David Holmgren, à Melliodora dans le village de Hepburn. Je vous laisse découvrir cette visite mémorable ainsi que quelques uns des principes fondamentaux de la permaculture par la même occasion ICI. David est à la fois un intellectuel qui fait des recherches, compile les informations et y ajoute sa pensée critique pour en sortir des concepts et des principes généraux très intéressants et un travailleur du bois, un amoureux de la terre et de son abondance, un pratico-pratique qui a construit sa maison et vit avec Sue, une vie presque sans déchet, dans le partage, la sérénité et l'abondance naturelle. Pour une personne de sa stature, il est humble et accessible, il répond volontiers aux questions et accepte même d'être filmé pour une petite interview. Il fait partie de la solution.

 

Nous quittons Melliodora enchantés pour aller rencontre Pat et Meg, qui vivent dans une banlieue résidentielle et ont intégré la permaculture dans leur quotidien. C'est l'occasion d'aller découvrir un autre type d'auto-suffisance, une autre alternative, une solution pour ceux qui ne sont pas en plein milieu d'une campagne fertile. Nous sommes tous de suite accueillis par de grands sourires, il y a du monde à la maison. Je vous laisse découvrir notre expérience ici.

 

Cette visite parachève le déplacement de notre opinion sur la permaculture. A l'origine, nous trouvions le concept intéressant, avec des applications pratiques certes mais pas nécessairement applicables à une échelle professionnelle, ce qui en faisait un frein dans notre esprit. De plus, la permaculture semble attirer en France à la fois des gens très bien et toute une ribambelle de gens qui « savent mieux que tout le monde », se font certifier et se mettent à enseigner sans jamais avoir réellement pratiqué ce concept qui englobe toute une vie, toute une éthique et des principes que seuls l'expérience et la découverte permettent de comprendre dans leur profondeur. On avait, vous l'avez compris, un avis assez peu positif sur ce qu'on en voyait en France (attention, il y des permaculteurs supers en France, ce n'est pas ce qu'on dit!) même si le concept théorique paraissait plutôt bon.

 

En Australie par contre, nous avons rencontré des gens qui la vivent dans son entier, sans en choisir des techniques qui en elles-mêmes ne constituent pas la permaculture. Des personnes qui ont intégré les valeurs de partage, pour qui les techniques employées pouvaient être diverses et variées du moment qu'elles découlent des principes de la permaculture. Ces principes permettent et encouragent l'innovation précisément parce que la permaculture n'est pas un répertoire de techniques mais un guide de conception.

C'est aussi avec surprise que nous découvrons le caractère central et essentiel de l'habitat, ce cœur de la zone 0 en permaculture, construit à nouveau selon ces principes. Nous sommes loin des buttes ou des lasagnes de jardinage. Tout est fait pour répondre à une utilité. Il y a butte ou lasagne dans le cas où c'est nécessaire, pas parce que « la permaculture dit qu'il faut faire des buttes ».

 

Bien sûr avec le temps, l'application de ces principes favorisant l'innovation, on retrouve des techniques communes à ces lieux de permaculture comme par exemple, planter sur les lignes de niveaux les arbres fruitiers, créer des micro-climats ou en tirer parti en tous cas. C'est le fruit de l'observation et de la réflexion favorisés par les fondations de la permaculture. Une découverte intéressante car finalement la permaculture trace un cadre intelligent au sein duquel, chacun à la liberté et la responsabilité de jouer son rôle. Si ce cadre pouvait traverser les frontières et atteindre l'ensemble de l'humanité demain, on serait sauvé. Tout simplement. On verra demain donc.

 

 

Pour que vous vous fassiez une idée, retrouvez ci-après une petite présentation de la permaculture basée sur des extraits d'un livret de David Holmgren.

David Holmgren teaching
David Holmgren teaching
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1 Novembre – 3 Novembre : Melbourne and Mornington Peninsula

Hot Springs Mornington Peninsula
Hot Springs Mornington Peninsula

A Melbourne, nous retrouvons Lisa pour déjeuner, une amie de Tom. Elle est charmante et enthousiaste, il faut dire qu'elle bosse dans le domain de l'anti-corruption. Elle fait partie des « good guys » et malgré le peu de temps disponible, la conversation tourne autour de la situation du monde et des solutions. Comme c'est rassurant de rencontrer d'autres personnes qui s'en préoccupent, il y a tellement à faire et de se dire, que nous sommes plus nombreux que les nouvelles souvent déprimantes du quotidien nous laissent à penser. On ne reste pas à Melbourne.

Enfin juste le temps de se faire racketer 150 dollars pour un contrôle technique inutile. Il faut dire qu'il faut penser à revendre la voiture car il ne nous reste qu'un mois pour le faire. On passe quelques soirées à se prendre la tête pour savoir comment faire, aider par Sabrina et Shaun ainsi que des inconnus sur facebook car il faut démêler les procédures qui varient d'un état à l'autre d'Australie. On passe les frontières sans contrôle mais quand il s'agit de revendre une voiture, on voit tout de suite qu'il y a bien des états tout à fait séparés avec leurs propres procédures et des contrôles techniques qui ne sont pas reconnus d'une frontière à l'autre.

 

Bref, on finit par mettre au point une stratégie relativement simple, c'est « on verra en South Australia » parce qu'il paraît que c'est plus simple là bas. Ce soucis résolu, nous partons pour la Mornington Peninsula à une heure de Melbourne. C'est un peu leur Deauville. C'est mignon et surtout il y a des sources chaudes organisées en grand spa avec plusieurs bassins où nous passerons une demie-journée, plongés dans des bains à 40°C ou à suer au sauna pour se plonger délicieusement dans une eau glacée. On repart tout détendu de cette après-midi après nous être fait voler nos sandwichs par les corbeaux du coin.

In Melbourne, we meet up with Lisa for lunch, a friend of Tom's. She is charming and enthusiastic, she works in the anti-corruption field, one of the good guys. Even with the short time we have, the conversation runs around the world situation and the solutions. It is so comforting to meet other people who care, so much to do and knowing that we more numerous than what the depressing world news would let us believe. We are not staying in Melbourne. Just enough time to be racketed 150 bucks from a garage for a useless car inspection. We need to think about selling the car and we have less than a month to do so. We are spending some evenings researching the topic helped by Sabrina and Shaun as well as unknown people on Facebook because the procedures vary from one Australian state to another and it gets pretty complex. There is no controls at the frontiers but selling a car interstate proves right away that there actually are several separated states with their own procedures and their car inspections which are not recognized from one state to the other.

 

Anyhow, we end up putting a strategy together which is quite basic « let's see how it goes once we are in South Australia » as it seems simpler over there. That problem solved, we leave for Mornington Peninsula, an hour away from Melbourne. It is really cute and most important, they have hot springs ! We spend a half day lounging in the 40°C baths or sweating in a sauna just to dive into a deliciously freezing water. We leave this place very relaxed even with the theft of our sandwichs by the local crows.

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29 Octobre – 1 Novembre : Fish Creek – la ferme de Tinker et Ad

un sacré caractère! du bon salami par contre ;)
un sacré caractère! du bon salami par contre ;)

Notre woofing suivant se situe dans une petite ferme à 5km de Fish Creek. Tinker nous a intrigué en se présentant car elle mentionne tout de suite des traumas subis l'année précédente. Du coup, elle prévient les woofers et indique qu'elle ne souhaite accueillir que des gens stables émotionnellement et matures. Tom lui assure que nous le sommes. On vous laisse découvrir la description de cette jolie petite ferme du Victoria ici. Au final, nous nous entendons très bien avec Tinker et Ad et je découvre avec Tinker un nombre impressionnant de points en commun qui nous lance dans diverses conversations passionnantes. Marrant comme l'univers fonctionne parfois. Tom fait un peu de cuisine, je fais un peu de pain, rassurée par la dernière expérience réussie à Bombah Point. Nous ne restons que quelques jours car nous avons rendez-vous à Melbourne.

Our next woofing is located on a farm 5km from Fish Creek. Tinker raised our curiosity when presenting herseld as she mentioned almost right away some traumas she went through the year before. Hence, she warns the woofers and says she only wants to host emotionnally stable and mature people. Tom assures them we are. We let you discover the little description of this cute little farm here. In the end, we get along very well with Tinker and Ad, and I discover an impressive number of common points with Tinker which starts us off into various interesting conversations. Funny how the universe works sometimes. Tom cooks a bit, i bake some bread, more confident now as it went well last time in Bombah Point. We are only staying a few days as we have a meeting in Melbourne.

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24 Octobre – 28 Octobre : Gongeerah et Wilson Promontory

notre maison ambulante - our mobile house
notre maison ambulante - our mobile house

Après une autre nuit sur une aire d'autoroute, plutôt fraîche – nous ne sommes clairement plus dans la chaleur du Queensland, nous roulons sur une route extrêmement sinueuse au mileu d'une grande forêt. La route est étroite, parcourue par des motards dangereusement penchés dans les tournants et des camions énormes remplis de troncs de bois qui coupent les virages. Une combinaison explosive. Au détour d'un de ces virages, nous arrivons chez Jill Redwood.

 

Jill Redwood vit en auto-suffisance complète sur son terrain depuis plus de 30 ans et défend la forêt depuis au moins autant de temps. Nous lui avons demandé un peu de temps pour un entretien. Cet entretien est publié sur FemininBio ICI.

 

On vous recommande cette lecture ! Jill est une femme lumineuse et animée d'une détermination qui donne de la force à tous ses actes et ses propos. On est tout de suite fasciné par l'atmosphère de calme et de confort qui règne sur son terrain, dans sa maison faite main par elle-même, au milieu de ses animaux et des grands arbres. Elle n'a pas eu une vie facile et apprécie d'autant plus le petit paradis qu'elle s'est offert. Bref, on vous laissera vous faire une idée vous-même, nous on a été transporté par cette rencontre. Des alternatives pour vivre différemment il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, le système de consommation de masse n'a qu'à bien se tenir car les solutions sont là !

 

Déjà il nous faut repartir avant que la nuit ne tombe car nous nous dirigeons vers le Wilson Promontory pour un trek de 3 jours. Nous passons la frontière du New South Wales et entrons dans le Victoria. On s'arrête sur une aire d'autoroute pour y passer la nuit. Il commence à faire bien froid. Le lendemain matin, nous nous réveillons aux aurores. Il fait FROID ! Effectivement, la toile de tente a gelé durant la nuit. Bienvenu dans le Victoria ! Nous sommes passés des chaleurs sèches et flamboyantes du Queensland au gel pendant la nuit, ça donne une idée de la taille de ce pays continent.

 

 

Nous arrivons à Foster où nous passerons deux nuits confortables dans un petit motel et nous nous précipitons dans une op shop (les boutiques d'occaz) pour trouver une couverture. Elle prendra plus de la moitié de mon sac pendant le trek mais on sera bien ravi de l'avoir ! Le trek est superbe, alternant entre plages et forêts. Le terrain monte et descend, il faut porter les sacs même considérablement allégés, et le temps s'écoule plus rapidement qu'en voiture alors que les heures filent et qu'il faut atteindre le campement. Le deuxième jour surtout, les jambes lourdes, la nuit froide et humide, nous poussons quand même, dans un élan de motivation et de détermination et contre les cris muets de nos muscles, jusqu'au campement suivant afin d'assurer un trajet moins long le lendemain et être à l'heure pour notre woofing suivant. C'est le dernier jour que nous croiserons plein de wallabys sur les chemin. Retournés à notre point de départ, le café du centre des visiteurs nous fait un grand bien et nous partons déguster un bon déjeuner au Fish Creek Hotel à une heure de là.

Wilson Promontory
Wilson Promontory
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18 octobre – 23 Octobre : Kangaroo Valley et Brogo

Eight Pools
Eight Pools

En avant pour notre woofing suivant ! C'est partie pour la Kangaroo Valley. On est loin de savoir à ce moment qu'on se dirige vers une magnifique vallée luxuriante, habitée par mon animal préféré d'Australie, le wombat, et peuplée de gens géniaux pour qui l'idée d'être auto-suffisant n'est pas un souhait mais un mode de vie pratique, économique et quotidien.

 

On décide de passer par Eight Pools, dans le Royal National Park. C'est superbe ! Déjà la route à travers le parc qui s'étend à travers la forêt nous plonge sans délai en pleine nature, une sensation bienvenue de sérénité après l'agitation toute urbaine de Sydney. Ensuite, la balade est superbe et coup de chance car nous n'avions pas vérifié, la marée est suffisamment basse pour que nous puissions aller jusqu'au bout nous aventurer sur ces roches creusées, aplaties et dentelées par le ressac incessant. On est seul, la marée menace, montant avec ses vagues agressives, on se sent tout petit. On se dépêche de rejoindre la plage. On croise de beaux lézards pas tellement farouches et des petits wallabys tout aussi placides. On revient en moitié moins de temps qu'indiqué sur le panneau, on n'est pas peu fier !

 

On reprend la route qui quitte la côte, s'enfonce dans les terres et commence à sinuer dans les « montagnes » (hautes collines on dirait peut-être).

 

Sur la route, on s'arrête brusquement, quelque chose traverse la route. C'est un échidné ! Ce petit animal tout en piquants est aussi mignon que son cousin européen mais à notre approche, il a planté son nez dans le sol et impossible de revoir le bout de son nez, nous repartons.

 

La forêt est magnifique. Le soleil qui joue dans le feuillage l'éclaire de toutes les nuances de vert imaginables et produit des rayons dorés. On a l'impression d'entrer dans une vallée enchantée, comme dans les livres de contes. Nous traversons le petit village et nous dirigeons vers Terrewah, notre prochain woofing, situé à 10 min du village.

 

Tom voit son premier wombat, malheureusement celui-ci se présente les 4 fers en l'air sur le bord de la route. Heureusement, le suivant est sur ces quatre pattes et nous passons tout près de lui. Les wombats ressemblent à de petits ours qui seraient végétariens avec une énorme truffe noire et une tête toute poilue toute ronde, tout droit sorti d'un cartoon. Je suis gaga mais on arrive alors il faut bien retrouver une certaine contenance.

 

Kirsty, Andrew et Jayden, leur fils de 8 ans, nous accueillent chez eux, en haut de la colline. On vous laisse découvrir quelques plans aériens de leur magnifique ferme.  

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14 octobre – 17 octobre – Sydney

Nous quittons les bons soins de Suzi et Duncan pour nous diriger vers Sydney. Après plusieurs semaines dans la campagne australienne, revenir en ville va nous faire un choc. On amortit avec une nuit sur une aire d'autoroute, bercés par les bruits des camions et réveillés par le camion frigorifique qui fait tourner son moteur toute la nuit pour ne pas perdre la fraîcheur de ses produits. Sans commentaire, on ne va pas se lancer dans une diatribe sur les circuits longs.

 

Après cette courte nuit, nous voilà plongés dans le trafic urbain. Nous arrivons chez Xavier, un ami de Thomas, qu'il n'a pas vu depuis bien longtemps. Il habite un joli quartier pas loin de la mer où l'on respire plutôt bien. Ah c'est quand même chouette une ville en bord de mer ! Il nous accueille gentiment avec ses deux petites filles toutes mignonnes et bien réveillées qui jonglent joyeusement de l'anglais au français.

 

Le lendemain, on part en vadrouille dans Sydney. On galère bien sûr à nous garer en centre ville. A peine garé, qu'un oiseau se lâche sur mes lunettes. Sympa l'accueil. On ne se décourage pas et on fait une courte balade à pied avant de reprendre la voiture et chercher à nouveau un endroit où se garer. Ce sera 3h à côté de Pyrmont. Juste assez de temps pour prendre un ferry, passer devant l'Opera House et le superbe pont qui l'accompagne, manger des fish & chips à Watson Bay et faire la petite balade menant à un minuscule phare tout rouge dans le parc de South Head.

 

Les habitants de ce quartier bien bétonné déjà se battent pour que d'autres habitants ne s'intallent pas et ne bétonnent pas ce qui reste du parc en bord de mer. Comme on est en période de campagne électorale, on tombe sur un type bien habillé sur la plage qui parle à des journalistes, il y a trois clampins autour. Un candidat sans doute. 20 min plus tard à notre retour pour aller au ferry, il n'est déjà plus là. L'info-flash, le paraître du politique, non mais là aussi sans commentaire allez.

 

Nous on se dépêche sinon c'est l'amende assurée. Ouf on l'a échappé belle ! Direction Manly pour finir en beauté cette journée. Là on découvre un sport excellent ! Un mix de balle au prisonnier et de Stand-Up Paddle. On se marre bien à les regarder, on dirait presque du Quidditch (le sport sur les balais de Harry Potter!). Ils se poussent, tombent, se font des passes et se marrent comme des baleines.

 

Fin de la visite éclaire de Sydney et de cette journée qui finit en beauté dans un tout petit restau là-bas de pizzas gourmet.

 

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8 Octobre – 14 octobre – Bombah Point Eco-Cottage

On vous laisse découvrir ce très bel endroit et sa région en images à travers la vidéo réalisée par Tom pour aider Duncan et Suzi à mettre en avant l'endroit.

Have a look at this beautiful place and region in images with the video Tom made to support Duncan and Suzi's communication about the place. 

Ils nous installent magnifiquement dans l'appartement qui était occupé par le manager de l'endroit avant qu'ils le reprennent. Autant vous dire qu'on est royalement installé. En plus Duncan et Suzi sont des hôtes très attentionnés et sont ravis d'apprendre que Tom cuisine bien et cuisine français ! C'est parti pour la valse des bons petits plats cuisinés par Tom alors que Duncan nous arrose de bons vins tous les soirs.

 

On a de supers discussions, lui venant d'un milieu agricole traditionnel et ayant changé d'avis petit à petit sur les pratiques conventionnelles (celles qui ont été mises en place à la fin de la 2nde guerre mondiale) accompagné de Suzi qui, d'infirmière à jardinière en chef de l'endroit, a bien sûr une conscience aiguë de l'importance d'une nourriture saine pour une bonne santé.

 

Duncan nous a aussi baladé en bateau sur Myall Lakes et invité pour des Fish&Chips un jour de fête à Tea Gardens. Super ambiance !

 

Bon mais sinon, on a aussi bossé un peu quand même ! Comme vous le voyez sur les photos, on a aidé Duncan à déplacer un arbre mort. J'étais toute ravie de conduire à nouveau un tracteur, j'avais bien eu l'occasion à plusieurs reprises durant ma formation en maraîchage bio mais ce n'a été que très bref, et là il fallait traîner un énorme tronc poussé par Duncan dans le fork-lift et traîner par le tracteur. Tom est allé fournir le bois de tous les cottages (dont le chauffage est au poêle) à l'aide du Gator comme vous pouvez le voir sur les photos.

 

Et dans l'ensemble nous avons aidé au nettoyage et à la préparation des cottages une expérience très intéressante, tant pour apprendre des trucs pratiques sur l'hospitalité touristique – comme savoir faire un lit façon hôpital – que sur l'ensemble d'un business tel que celui-ci en éco-tourisme puisque c'est un aspect de notre projet d'installation.

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13/09/2018 - 08/10/2018: Australia - entre terre et mer / between land and sea

Whitsundays Islands - Whitehaven Beach
Whitsundays Islands - Whitehaven Beach

Après avoir séjourné deux, trois jours chez Sabrina sur la Gold Coast et avoir visité notre premier "sanctuary", réserve pour animaux blessés qui ne peuvent plus être retournés à la nature, et ainsi vu nos premiers animaux de légende (même un kangourou qui grimpe aux arbres!), nous avons récupéré notre Mitsubishi Pajero de 99 des  chez un ami garagiste et mécanicien de Shaun. Tom fait son baptême de conduite dans les bouchons de Brisbane, c'est tendu mais bien sûr ça passe!

Nous quittons les bons soins de Sabrina pour partir vers le Nord afin de faire notre petit bout de voyage touristique car nous prévoyons de descendre dans le sud ensuite pour aller bosser en ferme. La voiture n'est pas encore équipée alors ce sera auberge de jeunesse. On commence près de 7h de route. Ouf! Et la nuit qui tombe à 18h à peine. Sur la route, les panneaux nous posent des questions quizz pour nous éviter de fermer les paupières. Il est temps de s'arrêter. Ce sera Gladstone dans un backpacker qui nous ramène chacun plusieurs années en arrière. La vingtaine avec les bières de micro-brasseries locales en sus.

After a few day's at our friend's Sabrina on the Gold Coast and having seen our first Australian animals of legend  - which even included a tree-climbing roo! - we collected our car, a 99 Mitsubishi Pajero. Tom is thrown in deep straight away driving thru Brisbane crazy traffic jams but for sure he manages alright. 

We leave Sabrina's good care for the North as we plan to do a bit of a touristic trip prior we leave south to start wwoofing. Our car isn't equipped yet so we'll have to stay in hostels. We start with a 7 hour drive. Pfiou! And with night falling around at not even 6pm. On the road, the signs start quizzing us to prevent us from falling asleep. Time to stop. It will be Gladstone, in a backpacker's hostel that brings us back a few years. our twenties with some local micro-brewery beers on top!

Ce panneau: "Zone de Fatigue - Continuer à jouer au quizz - cela peut vous sauver la vie" et les panneaux suivants qui nous ont fait les questions/réponses!
Ce panneau: "Zone de Fatigue - Continuer à jouer au quizz - cela peut vous sauver la vie" et les panneaux suivants qui nous ont fait les questions/réponses!

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Départ le 11 Septembre 2018! Departure set to Sept, 11th 2018!

Après plusieurs échanges d'emails pour arranger les détails, nous avons acheté notre premier ticket tour du monde! Un ticket tour du monde dure en général 1 an maximum donc nous avons acheté notre premier tiers d'itinéraire. Zipworld nous a semblé la meilleure option et leur communication est très facile ainsi que l'utilisation de leur interface. Nous avons également pris l'assurance multirisques qu'ils proposaient car elle couvre toute la période du ticket ce qui est plus long que la couverture de la carte de crédit sans être trop chère.

Notre date de départ: 11 septembre 2018. Premier pays: l'Australie avec une arrivée à Brisbane.

Nous avons des billets d'avion pour Australie/NZ, Papeete/Ile de Paques, Ile de Paque/Lima et le reste nous espérons trouver des bateaux pour faire la navette entre les îles car nous souhaitons bien sûr limiter le nombre de trajets en avion.

Nous avons même commencé à planter des arbres le weekend dernier, même si nous savons que ce geste ne couvrira pas l'impact complet de trajets en avion, ça aidera au moins pour le CO2, c'est déjà ça.

En attendant, les préparations pour le voyage vont certainement s'intensifier tout en arrivant sur la fin de nos formations respectives concernant notre projet moyen-terme, celui de notre installation en ferme-auberge autonome, où beaucoup beaucoup d'arbres seront plantés et où nous appliquerons tout ce que nous pourrons des techniques apprises sur le chemin.

Préparer à la fois le futur proche et le moyen-terme nous occupe bien l'agenda!

Sur une note personnelle, cette formation en maraîchage bio m'a aidé à apprendre et pratiquer la culture de plantes et à travailler sur une ferme, confirmant ainsi cette profonde intuition initiale que vivre avec les saisons dehors tous les jours, qu'il fasse froid, pluvieux, venteux ou ensoleillé, est vraiment mon dada!

After several back and forth emails to arrange the details, we bought our first world tour tickets! A world tour ticket lasts in general 1 year maximum so we bought the first third of the itinerary. Zipworld seemed the best option and their communication is very fluid as well as the interface very easy to use. We also added the multirisk insurance as it covers the whole ticket period which is more than the credit card insurance without being overly expensive.

Septembre 11th 2018 is our set departure date starting with Australia and landing in Brisbane.

We have planes for Australia/NZ, Papeete/Pasqua Island, Pasqua Island/Lima and the rest we hope to find boats to shuttle in between as we are trying to limit the number of plane rides. 

Started to plant trees already last weekend even though we know this gesture isn't quite covering the whole impact of plane rides, it still helps with the CO2 one at the very least. 

Meanwhile, preparations for the trip will surely intensify as we will also be reaching the end of our respective trainings for our mid-term project, the autonomous farm-inn, in which many many trees will be planted and where we will apply as many things that we will have learnt on the way as we can.

Preparing both the near-term future and the mid-term one makes for a pretty busy day!

On a personal note, this training in organic farming has helped me to learn and practice growing plants and working in a farm, confirming this deep intuition that living with the seasons outside all day long be it rainy, cold, windy or sunny is really something I dig!


Semaine 8 : De Manzanillo à Bocas Del Toro (Panama), Cahuita et San José

Nous sommes maintenant des barroudeurs du bus. Avant de monter dans celui qui nous emmènera à Manzanillo, on prend quelques petites choses à grignoter et à boire. Tranquilles. Manzanillo nous est recommandé par notre hôte de Cahuita qui nous dit qu’il n’y a pas trop de tourisme, surtout des locaux vont là-bas, là où tout le monde s’arrête plutôt à Puerto Viejo, la ville touristique du coin. Du coup, le bus nous y emmène mais nous ne ferons que la traverser. 

 

Now we are experienced bus riders. Before getting in the one that will take us to Manzanillo, we buy a few things to eat and drink. Chill. Manzanillo has been recommended by our host in Cahuita who says there is not much tourism, mostly only locals go there, everyone else stops at Puerto Viejo, the touristy city of the area. The bus takes us there but we only go through.


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Semaine 7 : Costa Rica - From Puriscal to Cahuita

Puriscal est une ville de province, un peu comme San Isidro del General, la première ville du Costa Rica où nous étions allés. En plus petit et en plus calme. On n’y voit pas de touristes, les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. En allant retirer des sous à une banque, nous croisons une famille, un maman américaine avec ses deux enfants, dont l’un est en uniforme d’écolier. Ils vivent ici.

En nous promenant, nous découvrons une église, presqu’une cathédrale vue la taille, abandonnée et encerclée d’un grillage pour en barrer l’accès. Un bâtiment si grand à l’abandon fait de l’effet, surtout en plein milieu de la petite ville. Nous mangeons dans un petit restau local, c’est pas mal et pas cher, tout en regardant les nouvelles qui passent sur une écran.

Il y a du foot, des nouvelles de la construction d’un pont qui prend du retard et qui coûte plus cher que prévu, on y voit défiler les politiciens qui essaient de justifier ce retard et racontent des bobards pour se faire ré-élire, rien de bien nouveau par rapport à la France – tous les mêmes à travers le monde finalement. Puis il y a un petit reportage sur une petite école qui met en place des pratiques écologiques et durables, avec ré-utilisation des pneus usagés pour en faire des jardinières. Nous attendons notre bus avec tout le monde, il y a la queue sur le trottoir. Nous montons et c’est parti. Le voyage dure une heure et des brouettes. 

Puriscal is a provincial city, a bit like San Isidro de General, the first city in Costa Rica we have been to. Smaller and quieter. No tourists around, people doing their daily business. When going to retrieve some cash at a bank, we see a family, american mother and her two children, one has a pupil's uniform. They live here. While strolling around, we discover an abandonned church, in view of its size nearly a cathedral even, it is circled by a net to prevent access. Such a huge abandonned building makes for quite an effect especially in the middle of such a small city. We eat in small local place, it's quit good and cheap, while watching the news on TV. There is soccer, news of bridge building that is taking more time than planned and costing a lot more too. You see then politicians one after the other justifying this delay and telling the same bullshit to get elected again, nothing new, we have the same in France - they are the same everywhere you go I guess. Then there is a small report about a primary school that is setting up ecological and sustainable practices, re-using tires to makes flower pots in the vegetable garden. We wait for our bus with everyone else, there is a long queue on the sidewalk. We get on for a one hour and something trip.


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