30 mars - 10 mai: Bora Bora - 2 mai - 5 mai: Maupiti

Nous quittons Raiatea avec le Maupiti Express, qui comme son nom ne l'indique pas, ne va plus à Maupiti mais emmène toujours des passagers à Tahaa et Bora Bora. C'est un trajet peu cher de 5h sur un bateau relativement comfortable. L'ambiance est très animée avec tous les étudiants revenant du lycée de Raiatea le vendredi soir. On a donc la chance d'observer de près la jeunesse de Bora Bora, représentative ou non de la jeunesse de Polynésie Française. De la musique reggaeton remixant de vieux sons, jouée très fort, et l'attitude typique des ados qu'on trouve partout, sans regard pour les frontières géographiques ou temporelles, au moins durant la moitié du siècle dernier. Nous rejoignons notre hôte helpx, Laura, à l'arrivée. Nous sommes chanceux d'avoir trouvé une autre option de volontariat car il n'y en a pas beaucoup sur les îles. Laura nous accueille avec un grand sourire et nous récupère au port. Il est déjà assez tard et il fait nuit noire autour de nous. Quand nous arrivons à la Villa Rea Hanaa, un petit hôtel cosy sur lequel je vous en dirais plus plus tard, elle nous montre tout de suite notre « studio » pour le mois qui arrive. Waouh ! On est aux anges ! Une petite cuisine, un lit double, des carreaux au sol, une douche juste au bout et des toilettes à 30-40 pas de là dans la buanderie. C'est un palace ! On avait bien profité de la grange de Vaihuti Fresh bien sûr, mais comme une expérience disons et c'était super mais c'est aussi également super de dormir dans un bon lit confortable dans un vrai petit studio ! Nous sommes tellement reconnaissants et avons hâte de commencer le jour suivant !

To leave Raiatea, we take the Maupiti Express, which as its names does not indicate, does not go to Maupiti anymore but still brings passengers to Tahaa and Bora Bora. It is a cheap 5 hours boat ride on a relatively comfy boat, very animated with all the students coming back from Raiatea's high school on this Friday evening. We get to observe up close Bora Bora's youth, representative or not of French Polynesian's youth. Really loud raggaeton music mixing up old and new tunes and the typical teenager's attitude that you find all over the place and across time, at least for the past fifty years or so. We are meeting upon arrival with Laura, our helpx host. We were lucky to find another volunteering possibility as there are not many in the islands. Laura welcomes us with a big smile and picks up from the harbour. It is already pretty late and all is dark around us. When we get to the Villa Rea Hanaa, a boutique hotel which i'll tell you more about later, she directly shows us our « studio » for the next month. Waouh ! We are amazed ! A kitchen for us, a double-bed, actual tiles on the floor, a shower right behind it all and toilets 30-40 steps away, in the next room. It is a palace ! We did enjoy the barn in Vaihuti Fresh don't get us wrong, as an experience, it is really awesome but it also feels pretty amazing to sleep in in a nice comfy bed in an actual studio ! We are beyond grateful and can't wait to start the next day !


Nous apprenons à connaître Sasha et Laura durant les 6 semaines que nous passons à la Villa. Ils sont vraiment adorables ! Ils ont aussi voyagé à travers le monde avant nous, utilisant helpx pour faire du volontariat dans plein d'endroits. C'est vraiment une manière différente de voyage, d'expérimenter la « vrai vie » du pays, de créer de nouveaux liens et des amitiés. Ils ont une vie plutôt internationale, Laura d'Espagne et Sasha de Serbie, ayant vécu et voyagé à travers de multiples pays. Nous parlons pas mal de voyage ensemble mais aussi de la « vie après le voyage », c'est-à-dire à une vie « standard ». Laura a découvert alors qu'elle ne pouvait plus s'y conformer et c'est ainsi qu'ils ont entrepris ce projet fou qu'ils vivent à présent : Ouvrir une villa, créée par un artiste célèbre, Garrick Yrondi, en le transformant en un romantique boutique hôtel à Bora Bora. Ils y sont depuis près d'un an et c'est assez intense !

During the 6 weeks we spend at the Villa, we get to know Laura and Sasha. They are wonderful people ! They also travelled the world before us, using helpx a lot to volunteer in many places. It really is a special way to travel, to experience the « real life » of the country, to create new bonds and friendships. They have quite an international life, Laura from Spain and Sasha from Serbia, having lived and travelled through many countries. We speak a lot about the travels but also about how life is after travelling, how to come back to the « real world » which is to say the « standard way of life » which Laura found she didn't want to bend to anymore and so they took on this crazy project which they are currently living, opening a villa built by a famous artist, Garrick Yrondi, and turn it into a beautiful romantic boutique hotel in Bora Bora. They have been at it for three quarters of a year and it is pretty intense !


Quotidiennement, nous aidons avec le bricolage en réparant ou améliorant des choses qui en ont besoin et en nettoyant aussi un peu. Nous passons notre dernière semaine sur les medias de l'hôtel. Thomas fait une vidéo courte et une longue pour promouvoir l'endroit et je m'occupe d'ajouter du contenu sur le site internet et de le traduire en français. Sasha est également un photographe très talentueux alors le site est déjà superbe visuellement et il faut juste ajouter du contenu écrit. Découvrez la Villa à travers le travail de Tom juste ci-dessous !

On a daily basis, we help with little DIY things that need fixing or improving and some cleaning. We spend the last week on media duties. Thomas making a short and a long video to promote the place and myself, writing the website's content and translating it in French. Sasha is a very talented photographer thus the website is beautiful already and just needs additional written content. Discover the Villa through Tom's work just below !


Ces semaines sont remplies de jours heureux. Nous travaillons à peu près 4h par jour et passons l'aprsè-midi soit à travailler sur les Alterculteurs soit à aller à la plage ou à visiter l'île. Nous avons souvent des repas sympas avec Sasha et Laura et passons également des soirées mémorables ensemble, à cuisiner ou dehors à prendre un verre. Comme si les bonnes choses n'arrivaient pas seules, il se trouve que Sylvain, son ami qui vit à Raiatea, vient également chaque semaine pour le travail à Bora Bora le mardi et aussi pour y acheter de la délicieuse glace à l'italienne. Nous nous revoyons donc et passons encore d'autres bons moments ensemble. Sylvain et sa copine Laura viennent même sur l'île pour une petit séjour romantique et nous passons une super matinée sur la pirogue polynésienne d'un ami de Sylvain (en fait un bateau modifié pour contenir jusqu'à 10-15 personnes et très confortable). Nous avons la chance d'observer un énorme requin citron, d'explorer le jardin de corail sans personne autour et de marcher sur un motu avec un très intéressant jardin botanique. Un autre jour, on se retrouve pour une excursion au motu de Fanfan où nous tombons amoureux des raies léopards qui ressemblent à des oiseaux volant sous l'eau, leur nez ressemblant à un penguin et leur dos de velours noir parsemé de cercles dorés. Elles n'ont pas l'air de ce monde ! Et nous pouvons les admirer tout notre content car nous restons sur le motu tout l'après-midi et elles volent dans ce coin toute la journée. Nous quittons le motu en fin d'après-midi et disons au-revoir à Laura et Sylvain qui restent pour une nuit romantique sur le motu.

These whole weeks are filled with happy days. We work about 4hours a day and then spend the afternoon either working on the Alterculteurs or going to the beach or visiting the island. We often have nice meals together with Sasha and Laura and also spend memorable evenings altogether, cooking dinner or going out for drinks. As if one good thing follows another, turns out Sylvain, Thomas' friend from Raiatea also comes to Bora every week on Tuesday to work and buy delicious homemade ice-cream so we get to meet again and spend more good times together. Sylvain and his girlfriend, Laura, even come here for a romantic stay and we get to spend a pretty amazing morning on Sylvain's friend polynesian canoe (which is actually a modified boat to make it look like a traditional polynesian canoe as it can hold up to 10-15 people and is very comfortable!). We get to see a huge lemon shark, explore the coral garden with no one around and walk around a very interesting garden on a motu. On another day, we go on an excursion at Fanfan's motu, where we fall in love with a bunch of spotted eagle rays (leopard rays as per their french name which is much more fitting!), they look like birds flying underwater, their funny nose like a penguin and their backs and wings spotted with golden circles on their black skin. They look like they are out of this world ! And we get to enjoy their view to our content as we get to stay on the motu all afternoon and they just fly around this corner all day long. We leave the motu and say goodbye to Laura and Sylvain who are staying overnight for a romantic night on the motu.


Sylvain nous le retrouvons chaque semaine. Ca fait un peut comme si on construisait une vie ici à Bora, avec l'amitié de Laura et Sasha et celle de Sylvain ou avec Hilde la voisine, une dame allemande qui vit sur l'île depuis plus de trente ans et qui a des histoires incroyables à nous raconter. C'est un super sentiment et une parenthèse bienvenue à notre voyage.

Après quelques semaines à Bora, nous commençons à organiser notre sortie à Maupiti. Maupiti est une petite île qui n'est pas trop loin et qui est connue pour ses raies mantas qui circulent dans le lagon. Voir des raies mantas en snorkeling ! Il faut qu'on y aille et surtout Thomas qui malgré toute son expérience en plongée n'a toujours pas réussi à en voir une. L'avion pour y aller est plein jusqu'en Juin et de toutes façons les vols courts sont les pires pour l'environnement alors nous cherchons une autre solution.

Heureusement pour nous, Sylvain connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un, en fait des pêcheurs de Maupiti qui font régulièrement l'aller-retour pour Bora afin de faire des courses. Nous nous mettons d'accord avec Teimana sur un prix et c'est parti sur un potimarana un jour de grand vent. Le potimarana est un bateau utilisé spécialement pour chaser le Mahi Mahi (dorade coryphène) . Le design a été inventé dans les années 60 par un pêcheur qui voulait pouvoir aller pêcher tout seul (parce qu'il était insupportable apparemment et plus de pilotes ne voulaient sortir pêcher avec lui!) Il a modifié son bateau pour que le moteur puisse être contrôlé par un joystick depuis le devant du bateau où il pourrait ainsi s'assoir et pêcher d'une main tout en controllant le bateau de l'autre. Chasser le Mahi Mahi qui nage proche de la surface de l'eau et pouvant ainsi suivre chacun de ses mouvements instantanément ont fait de lui un pêcheur très efficace et renommé et donc son design est devenu célèbre dans les îles. Aujourd'hui ces bateaux sont conçus pour la vitesse et l'agilité et sont toujours conçus avec ce design spécial.

Sylvain we meet again each week, it feels like building a life here in Bora, surrounded by Laura and Sasha's friendship as well as Sylvain's, meeting Hilde, the neighbour, a german lady who lived here aleady for 30 years and has incredible stories to tell us, it is a great feeling and a welcome rest from our wandering around.

After a few weeks in Bora, we start organizing a trip to Maupiti. Maupiti is a little island not too far which is known for its Manta Rays roaming the lagoon. Seeing manta rays while snorkelling ! We have to get there, especially as Thomas with all his diving experience has not had the chance to see one yet. The plane to get there is full until June and anyhow, short flights are really the worst for the environment, so we look for another solution.

Lucky for us, Sylvain knows a guy who knows Maupiti fishermen who regularly come to Bora for shopping. We agree with Teimana on a price and off we go on a Potimarana boat one very windy day. The Potimarana is a boat designed especially to chase the Mahi Mahi (Dolphinfish). The design was invented in the sixties by a fisherman who wanted to be able to go fishing alone (because he was reportedly so unbearable that the pilots didn't want to go out fishing with him anymore!). He modified the boat so that the engine could be controlled via a joystick from the front of the boat, where he would be able to seat, pilot in one hand and fish in the other. Hunting the Mahi Mahi which swims close to the surface and being able to follow its every move instantly made him a very successful fisherman and thus the design became famous all around the island. Today these boats are designed for speed and agility and still boast this special design.  


Le trajet en bateau est bien agité et le temps très venteux et gris. Les vagues sont immenses et transportent des quantités d'eau phénoménales. Imaginez un volume d'eau aussi grand qu'un immeuble, bougeant avec une telle force sous la surface de l'eau et nous, un petit bateau fragile, avec 5 vies à bord, surfant grâce à l'expérience de notre pilote. C'est une vraie expérience d'humilité.

A l'arrivée à la passe qui nous permettra de rentrer dans le lagon de Maupiti, je me rappelle l'avertissement de Hilde. « N'allez pas à Maupiti quand la mer n'est pas calme. Deux frères de l'île qui avaient l'habitude d'aller pêcher, sont sortis un jour de tempête. Seulement un des deux frères en est revenu après avoir chercher longtemps pour son frère, disparu en mer lorsqu'ils traversaient la passe. » . Effrayant. Je vois Teimana et ses deux amis regardant autour d'eau à l'approche de la passe. Les vagues viennent s'écraser sur les récifs de corail autour du lagon, la passe est assez étroite et il y a un courant suffisamment fort pour être visible qui sort du lagon vers la mer. L'effet résultant est assez chaotique à la passe.

Mais notre bateau à trois têtes et 6 yeux qui regardent dans toutes les directions en même temps donc quand vient le moment, Teimana pousse le moteur et le bateau fait un bond vers l'avant et traverse la passe d'un seul coup vers les eaux plus calmes du lagon. Quelle aventure ! Nous arrivons tout fatigué et salé à la pension, juste à temps pour le dîner.

The boat ride is agitated, the weather is windy and grey,. The waves carry huge amount of water. Imagine a volume of water as huge as a whole building, moving with such power beneath the surface and us, small and fragile raft, 5 lives onboard, carried by the skills of our experienced pilot. It is truly a humbling experience.

Upon arrival at the pass which will get us through and into the lagoon of Maupiti, i remember Hilde's warning. « Don't go to Maupiti if the sea isn't calm. Two brothers from the island used to go out all the time fishing. Once they went on a stormy day. Only one brother returned after searching a long time for his sibling, lost at sea when they crossed the pass to the lagoon. » Chilling. I see Teimana and his two friends looking around on approach of the pass. The waves come crashing down on the coral reef surrounding the lagoon, the pass is quite narrow and a current strong enough to be visible comes out of the lagoon and into the sea. The effect is quite a chaotic situation at the pass itself.

But our boat has three heads, 6 eyes looking around in all directions at once and so when the right moment presents itself, Teimana surges the boat forward and in one leap we are through and into the calmer waters of the lagoon. What an adventure ! We arrive all salty and winded out at the pension, just in time for dinner.  


Gloria cuisine vraiment bien et nous profitons d'un très bon repas revigorant avec une mention special pour son gratin de Uru, fruit de l'arbre à pain, qui nous remplit copieusement l'estomac. Nous dînons avec un couple belge qui loge aussi ici. Ils sont là depuis quelques jours alors nous écoutons leurs conseils. Ils sont vraiment sympas et nous passons une super soirée !

Le jour suivant nous les rejoignons sur une bateau qu'ils ont trouvé avec un pilote pour un prix tout à fait raisonnable et qui nous emmène juste voir les raies mantas. Nous passons un bout de temps à les chercher dans le lagon, la mer y est encore un peu agitée mais vraiment bien plus calme bien sûr. A un moment on se demande si la malédiction de Tom de ne jamais voir de manta est entrain de nous rattraper ici à Maupiti. Mais finalement, nous en repérons une, proche de la passe, nageant contre le courant. Dans l'eau, on nage juste au-dessus d'elle. Magnifique et pleine de grâce, elle a l'air de nager sans effort contre le courant alors que c'est comme de courir un marathon de rester au-dessus en palmant à toute force pour ne pas être emporté par le courant.

Pour célébrer la fin de la malédiction des mantas sur Tom, on décide de se partager une bouteille de rhum et on passe la soirée tous ensemble à mixer des cocktails avec ce qui nous tombe sous la main. Nous avons plein de citrons et pastèques de la généreuse nature de l'île, du jus d'ananas de Moorea et on se retrouve avec plusieurs combinaisons intéressantes plus ou moins délicieuses, qui se terminent de toutes façons avec des Hinano lorsque la bouteille elle-même est terminée. Anne-Catherine et Frédéric sont des gens joyeux avec qui on s'entend facilement et nous sommes tristes de les voir partir alors qu'ils doivent se réveiller très tôt le lendemain pour attraper un avion.

Tom doit passer au-delà de sa gueule de bois le lendemain alors qu'il part plonger. Yannick les emmène dans le lagon et leur explique que la meilleure façon d'admirer les raies mantas est de faire tout l'opposé de ce qu'ils ont appris pour plonger. Retenir sa respiration pour ne pas faire de bulles (sans risque en eau peu profonde), se retenir aux pierres pour se stabiliser et rester sur place, emporter trop de poids pour être sûr de rester au fond.

On a beaucoup aimé notre temps sur l'île mais nous sommes aussi contents de rentrer sur Bora. C'est comme revenir à la maison, même si ce n'est pas chez nous, c'est comme un juste milieu qui est sympa et confortable.  

Gloria cooks really well and we enjoy a very hearty meal with a special mention to her Uru, bread-fruit, gratin which definitely fills us up ! We have dinner with a Belgian couple also staying there. They have been here for a few days and thus we listen to their advice. They are very friendly company and make for a very nice evening !

The next day we join them onto a boat they found with a pilot who agreed for a reasonable price to take us out just to see the manta rays. We spend quite some time looking for them, the sea is still a little agitated though lagoon waters are definitely calmer of course. At some point, we think Tom's curse of never seeing mantas will even reach us here in Maupiti. Finally, we spot one, nearly in the pass, swimming against the current. Into the water, we get to snorkel right above it. Beautiful and graceful, it seems to swim effortlessly against the current while we are running a marathon, palming like crazy to keep from being stirred away by the strong current.

To celebrate Tom's curse lift and our sighting, we all decide to share a bottle of rhum and enjoy the evening mixing cocktails with what we have at hand. Lemons and watermelons we have plenty from the island's generous nature, a pineapple juice from Moorea and we come up with very entertaining, more or less delicious, combinations that end up with some Hinanos in hand once the bottle is finished. Anne-Catherine and Frederic are happy and easy-going and we are sorry to part with them as they wake up early the next day to catch a plane out of the island.  

Tom has to deal with the headache while he prepares for a scuba dive excursion. Yannick takes them away into the lagoon and explains that the best way to admire the manta rays is to do mostly the opposity of what one is taught when learning diving. Hold your breath to avoid making bubbles (no risk as they stay in shallow waters), hold on to the rocks to steady yourself and stay in place, have too much weight on you to make sure you can stay on the sea floor bottom.  

We enjoyed our time there but are also glad to come back to Bora. Feels like coming back to our temporary home, not exactly home but something in between that feels nice and comfortable.


Grâce à Hilde, nous avons appris que le frère de Johnny Ridge travaille dans une boutique de perles sur Vaitape. Nous allons le rencontrer et lui appelle son frère avec qui nous obtenons un rdv. Qui est Johnny Ridge ? A lire ICI [bientôt]. Nous avons pris connaissance de son existence à travers la fédération des associations environnementales en Polynésie Française. Il est connu pour la promotion de l'agriculture naturelle en PF. Il a écrit un livre à ce propos, « evolution farming », inspirée par l'agriculture naturelle et sa propre expérience en climat tropical. Nous avons essayé de le contacter pendant un moment mais finalement, c'est grâce à radio cocotier que nous arrivons à le rencontrer. Nous sommes très impressionnés par sa passion et son projet sur une terre qu'il a réussi à obtenir à Bora Bora. Ce sera très beau et nous avons hâte d'entendre parler de ce projet dans les années à venir.

Thanks to Hilde, we learned that Johnny Ridge's brother works in a pearl shop in Vaitape. We go to meet him and he calls his brother to get us an appointment with him. Who is Johnny Ridge ? Check it out HERE [soon]. We learned about him through the federation for environmental associations in French Polynesia. He is reknown for promoting natural agriculture here. He wrote a book too about « evolution farming », inspired by natural agriculture and his own experience under a tropical climate. We've been looking to contact him for a while but finally, it is through « radio cocotier », the coconut radio, that is the mouth-to-mouth flow of information typical of living on a small island that we managed to meet with him. We were really impressed by his passion and his project on a land he managed to obtain in Bora Bora. It will be beautiful and we look forward to hearing about it in the next years to come.  


Finalement, Avril vient et passe, Mai commence et bientôt, trop vite, il es temps pour nous de quitter Bora Bora, et même la Polynésie Française. Nous reprenons la mer avec le Havaikinui pour retourner sur Tahiti où nous prenons un dernier dîner à la roulotte avec Perrine et Laurent, notre premier hôte airbnb, 3 mois plus tôt. La boucle est bouclée. C'est comme de se réveiller d'une très long rêve. Dire qurevoir à Laura et Sasha n'est pas facile et nous nous promettons de nous revoir, sur la route, sur Bora ou en France, nous savons que ce sera le cas mais c'est quand même un moment nostalgique. Nous devons aussi dire au revoir à Sylvain et sa Laura, et avons aussi hâte de les revoir un jour. Tom est content d'avoir pu raviver cette amitié avec quelqu'un d'aussi bon et avec le cœur sur la main. Bien sûr tout n'est pas rose en PF, mais ca y ressemble pas mal quand même. Hilde, Thierry, Paul, Arii'hau, les Jujus, Laurent, Perrine, Leila... tellement de personnes géniales, tellement de vies dont nous avons croisées le chemin. Si la vie le veut bien, on reviendra en PF un jour, c'est sûr !

Finally, April comes and goes, May starts and soon, too soon, it is time for us to leave Bora Bora, and even to leave French Polynesia. We take the Havaikinui boat back to Tahiti where we have our last dinner from a food truck together with Perrine and Laurent, our very first host in Papeete, 3 months before. The loop is closing. Feels like having to wake up from a very long dream altogether. Saying goodbye to Laura and Sasha is really hard, we promise each other to meet up again, on the road or here or in France and we know we will but it is still a bittersweet time. We are also saying goodbye to Sylvain and his Laura, looking forward to meet them again, Tom happy to have rekindled a friendship with such a good and « heart on hand » person. It feels like French Polynesia is this refuge for nice people of the world, escaping its harshness. Of course, not all is pink and flowers, but it still feels like this. Hilde, Thierry, Paul, Arii'hau, the Jujus, Laurent, Perrine, Leila,... so many good hearted people, so many lives we crossed paths with. If life wills it, we will definitely be back one day !


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A ne pas manquer / Not to miss

Articles et vidéos réalisés sur place / Articles and videos made on-site:

Johnny Ridge - portrait of a natural grower in Bora Bora [Soon]

Videos with Johnny Ridge [Soon]

 

Discover the Villa Rea Hanaa  HERE.

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2 mars - 29 mars 2019 - Raiatea - Polynésie Française

2 mars - 29 mars: Raiatea - l'île sacrée 

A notre retour sur Papeete, nous nous dirigeons vers le port industriel. C'est là que nous trouvons notre bateau suivant, un cargo qui prend aussi quelques passagers sur son pont, le Havaikinui. Il dessert Raiatea, Euahiné et Bora Bora. Embarquement à 16h et arrivée sur Raiatea à 4h du matin, les yeux qui collent mais la traversée s'est bien passée. La mer était tranquille et le vent nous a bien rafraîchit. A part l'odeur de frites émanant de la cheminée de la cuisine qui me donnait l'impression de dormir dans la friture, c'était parfait !

When we are back in Papeete, we go towards the industrial harbour. This is where we find our next boat, a cargo which also takes some passengers on its bridge, the Havaikinui. Its circuit goes to Raiatea, Euahine and Bora Bora. Boaring at 4pm, arrival in Raiatea at 4am. Our eyes are still glued together but the navigation was fine. The sea was calm and the wind cooled us down nicely. Apart from the fries smell coming out of the kitchen chimney next to us that gave me the impression of sleeping in a fast food kitchen, it was perfect !


Nous débarquons donc sur une Raiatea endormie avec un weekend devant nous avant de commencer notre woofing à la ferme de Vaihuti Fresh. Nous nous installons dans une sorte de parc au bord de la mer et sortons les matelas pour finir notre nuit. Le vigile nous voit bien mais nous laisser tranquille. Quand le soleil se lève, il vient nous réveiller et nous remballons nos matelas pour nous diriger vers le seul endroit ouvert, une brasserie, où nous mangeons un petit déjeuner qui nous remet les yeux en face des trous pour le reste de la journée. Uturoa est une petite ville, un village plutôt par sa taille mais en tant que ville principale de l'île, elle concentre les plus gros supermarchés, quelques restaurants et des magasins en tout genre ainsi qu'une école et des bâtiments administratifs.  

We get off on a sleepin Raiatea with a weekend ahead of us before starting our woofing at the Vaihuti Fresh farm. We set up in a kind of parc along the sea and take out inflating mats out to finish our night. The security guard sees us but lets us be. When the sun comes up, he comes and wakes us up, we fold our mats back in and start walking to the only place that seems open, a little café where we have a nice breakfast that wakes us up for the rest of the day. Uturoa is a little city, a town rather by its size but as the main city of the island, it also has the biggest supermarkets, restaurants and shops as well as a school and administrative buildings.


Nous prenons deux jours de repos avant de commencer le boulot. Nous les passons dans le sud-est de l'île, non loin du marae taputapuatea lieu ancestral de la culture des Iles sous le vent et à présent classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est aussi dans ce coin qu'on trouve la seule plage de l'île. Tout le monde va plutôt se baigner et pêcher aux multiples motus ou depuis les divers pontons autour de l'île. Pour y arriver, nous prenons le « truck », un bus avec des bancs sur sa longueur, très ouvert, qui se remplit petit à petit et ne part finalement qu'une heure après notre arrivée (à l'heure présumée du départ), fait plusieurs fois le tour du village pour récupérer des gens et nous emmène doucement vers notre destination. Il y a des arrêts pour faire descendre des passagers, d'autres pour des gens qui font des courses puis remontent. Tout le monde se parle, on nous parle aussi, on nous fait goûter des trucs et on nous donne des bons plans. Finalement, on met environ 3h depuis notre montée dans le bus à notre arrivée à destination à PK32, pour faire une trentaine de km donc mais c'est une super expérience qui nous met le sourire aux lèvres.  

We take two days of rest before starting to work. We spend them in the south east of the island, not far from the marae taputapuatea, traditional sacred area for the « îles sous le vent » and now recognized as world heritage site by the UNESCO. It is also in this area that you find the only beach of the main island. People rather go on the motus to bathe and fish or from the various quays going into the water around the island. To get there we take the « truck », a bus with benches on each side all along its length, very open, which fills up little by little and leaving about an hour after we board it (at the assumed time of departure), makes several times the tour of the town to collect more people and takes us slowly to our destination. There are stops to let people down and others for people to make some shopping and get back on the bus. Everyone talks to everyone and we talk too, we taste stuff that they give and listen to the advice and tips. Eventually we take about 3h since we boarded the bus to get to our destination at PK32, so about a 30km ride but is was a great experience that leaves a smile imprinted upon our faces.


Nous commençons par camper une nuit. Mauvaise idée ! La chaleur intense ne permet pas à la nuit de se rafraîchir et nos matelas en plastoc nous collent à la peau, on ne peut pas ouvrir entièrement non plus à cause des moustiques virulents. Heureusement, notre camping est aussi une pension avec des bungalows à louer. La deuxième nuit se passera en bungalow fermé par des moustiquaires et sous un ventilo, on respire. Nous mangeons le soir à la roulotte du coin, ce sera sashimi de thon rouge ou thon cru au lait de coco ou un poisson grillé, c'est tellement bon tous ces poissons du coin, on en profite avec délectation !

We start by camping one night. What a bad idea ! The intense heat does not allow for the night to get fresher and our plastic mats are sticking to our skin. We can't open the tent either because of the very agressive mosquitoes. Lucky for us, the camping is also a pension with some bungalows for rent. The second night will be spent in a bungalow closed by mosquito nets and under a fan, we get to breathe again. In the evening, we eat at the nearby foodtruck, red tuna sashimi or coconut milk raw tuna or grilled fish. The local fishes are amazingly good ! We enjoy them thoroughly !


Lundi nous retrouvons Thierry de la ferme Vaihuti Fresh qui nous y emmène. Thierry c'est le boss de la ferme. Anciennement océanographe, il a basculé tout naturellement dans l'agriculture bio quand il a constaté l'effet de la pollution humaine sur les coraux. En chemin, il nous raconte un peu la ferme, 3ha cultivés avec pas mal de serres, une équipe de 6 travailleurs et une assistante, trois associés. C'est une grosse affaire et tout ça en bio dans un climat chaud et humide propice à toutes les maladies fongiques des plantes, chapeau ! On y reste un mois. Un mois pour découvrir cet incroyable projet qui tourne et produit des légumes bios pour la région. Plus sur la ferme ICI.  

Monday, we meet with Thierry of the Vaihuti Fresh farm. Thierry is the farm boss. Previously oceanographer, he fell very naturally into organic farmin when he observed the effect of human pollution onto the corals. On the way, he tells us a bit about the farm. 3 ha (~6 acres) of cultivated land with a lot of tunnels, a 6 workers team and a secretary, three associates. It is a big company and all this organically in a hot and wet climate favourable to all kinds of fongic deseases for plants, way to go ! We stay there a month. A month to discover this incredible project which is running and providing organic vegetables to the surrounding region. More on the farm HERE.


Un mois pour Thomas qui lui permet d'apprendre tout un tas de gestes de maraîcher comme planter, préparer une planche, tailler certains légumes, récolter, laver, peser, empaqueter, semer un peu et surtout affronter la chaleur et l'humidité terrible sous les serres l'après-midi. Un pour mois pour moi qui me permet de me replonger dans le maraîchage à fond et avec plaisir, malgré des conditions très dures, chaleur, humidité aussi et moustiques surtout donc travail en manches longues et pantalons, ce qui ne rend pas les choses plus faciles. Tom en ressort le dos endurci et des kilos d'eau perdue et j'ai pu éprouver les limites de ma résistance et même un peu pousser au-delà.

A month for Thomas to enable him to learn a lot of various market gardener moves like planting, preparing a bed, trimming some veggies, harvesting, cleaning, weighing, packing, sowing a bit and mostly face the terrible heat and humidity under the plastic tunnel houses during the afternoons. A month for me to dive right back into market gardening with pleasure even with the harsh conditions of heat and humidity but also relentless mosquitoes thus with long sleeves and long pants for work which doesn't make it easier. Tom gets out with a stronger back and kilos of water lost and I could test my resistance, my physical limits and even push a bit further beyond.


L'équipe des travailleurs est géniale. Ils sont tous tahitiens et on apprend des mots de la langue et un aperçu de leur quotidien. Ah la vie sur la ferme n'est pas toute rose bien sûr, et ces Tahitiens là ne sont pas tous des communicateurs nés alors parfois ça coince et il faut remettre les choses à plat. Heureusement Thierry avec son naturel calme et posé, et Paul son associé à l'énergie communicative, veillent au grain et s'assurent de tirer les vers du nez à tout le monde et prendre ensuite les mesures qu'il faut pour continuer à s'améliorer. Cela fait trois ans que la ferme existe mais elle continue de progresser et grandir et il y a encore plein de projets à venir alors faire tourner l'équipe est essentiel.  

The working team is great. They are all Tahitians and we get to learn some words into Tahitian language and get a glimpse of their daily lives. Of course, life on the farm isn't all a bed of roses and these Tahitians are not always the best communicators so some sand can get into the gears sometimes and things need to be set back straight sometimes. Luckily, Thierry with his natural calm and rational thinking and Paul, his associate, with his communicative energy are taking care and ensure to get it out of everyone and arrange the necessary measures that are required to continue improving. It has been three years that the farm exists and it still continues to improve and grow and there are still a lot of projects to implement so making sure the team runs well is paramount.


Parmi les travailleurs, Ariihau a commencé en même temps que nous, d'ailleurs on était sur le même bateau à l'arrivée ! Comme sa famille habite en ville ou sur Tahaa (une île voisine), il dort sur place comme nous. Il a 24 ans. On s'entend très bien et on passe des soirées à papoter et rigoler dans la grange où nous dormons ouverte sur la nuit étoilée de Raiatea, l'île sacrée. C'est un enfant du fenua mais il a passé son adolescence avec son père à Toulon en métropole. Nostalgique de sa culture et de sa terre d'origine, il y est revenu à 19 ans et depuis semble couler des jours beaucoup plus heureux.  

Amongst the workes, Arii'hau started at the same time as us. We were even on the same ship getting to the island ! As his family lives in town or on Tahaa, the neighbouring island, he sleeps also onsite like us. He is 24 years old. We get along really well and spend evening speaking and laughing together in the open barn where we are sleeping under the star-filled sky of Raiatea, the sacred island. He is a child of the fenua (the islands, the home terriroty) but spent par of his teens with his father in Toulon, South of France. Nostalgic from his own culture and original land, he comes back at 19 and since then, seems to be living a much happier life.


On découvre ensemble la ferme et la dynamique de l'équipe, ce qui resserre d'autant les liens. Il nous apprend des mots, comment manger certains trucs, à reconnaître certaines plantes et nous l'écoutons avec joie quand il s'empare de son yukulélé pour pratiquer. Nous on lui raconte les autres fermes qu'on a vu, les techniques rencontrés, ce qu'on voudrait faire en rentrant, ça l'intéresse puisqu'il découvre ici sa première ferme productive et apprécie donc les points de comparaison.

Thierry nous demande en plus d'observer la ferme et faire des suggestions pour améliorer les choses en fonction de ce qu'on a pu voir avant dans d'autres fermes et avec ma formation de maraîchage. Du coup, ça alimente pas mal nos discussions du soir aussi et on se passionne à imaginer tout ce qui pourrait être fait, du plus simple au moins réalisable. On ne lui présentera que ce qui nous semble le plus réaliste et utile bien sûr. 

Pendant ce mois, Tom pratique donc le maraîchage bio et apprend ainsi des gestes techniques qui se normalisent rapidement, on découvre aussi une nouvelle manière de planter les tomates, on en apprend un peu la gestion de l'irrigation ici et sur la façon de tailler les aubergines ou d'accrocher les tomates. Chaque ferme a ses particularités et ses façons de faire pour chaque légume, j'adore les découvrir et ainsi augmenter notre éventail des possibles pour notre futur projet.

Il n'y a pas une bonne ou une mauvaise manière, juste des façons différentes très dépendantes du matériel présent sur place, de l'accessibilité de celui-ci ainsi bien sûr que du climat, de la terre et de l'organisation de la ferme. C'est fou comme on retrouve la diversité en bio, non seulement dans la vie du sol mais également dans les manières de faire, toute cette diversité foisonne d'idées et d'innovations, de la petite à la grande pour produire un paysage agricole dynamique et évolutif. J'ai l'impression que c'est ce qui arrive quand on se lance en maraîchage bio avec l'idée de faire mieux pour soi, pour les autres et pour la planète, ça motive à trouver des solutions et donc à innover ! 

We discover the farm together as well as the team dynamics which pulls us together as well. He teaches us words, how to eat certains things and to recognize some plants and we listen delighted when he picks up his yukulele to practice. We tell him about the other farms we've seen , the techniques we encountered, what we would like to do back hom, it is interesting for him since he is discovering here his first productive farm and appreciates the comparisons.

Thierry also asks us to observe the farm and make suggestions to improve things according what we were able to experience before on other farms and with my market garden training. That too feeds a lot of our evening discussions and we are all really into imagining what could be done from the simplest to the less realistic. We only let Thierry know about what seems to us useful and realistic of course.

During this month, Tom practice organic market gardening and learns about the technical moves that rapidly become a second nature, we also discover new ways to plant the tomatoes, learn a bit about irrigation management and the way to trim eggplants or to train tomatoes. Each farm has its particularities and ways of doing things for each veggetable, I love to discover them and thus increasing our range of options for our future project.

There are no good or bad ways to do things, only different ways very much linked to the available material and tools available onsite. It is pretty crazy how diversity can be found in organic farming, not only for the soil life but also in the ways of doing things. Organic farming is full of ideas and innovations, from small to big to produce a very dynamic and evolutionary agricultural landscape. I am under the impression that this is what happens when you start growing veggies organically with the idea to do better for yourself, the others and the planet, it motivates you to find solutions and thus to innovate !


Thomas retrouve aussi Sylvain, un ami d'enfance avec qui il jouait au tennis et qui habite maintenant Raiatea d'où il dirige la base de Trade Winds, une entreprise qui fait des croisières de loisirs sur des catamarans. Malgré le temps passé, ils cliquent tout de suite et on passe de très bons moments ensemble. Sylvain nous amène à une soirée chez des amis, c'est très sympa mais à 22h on part carrément dormir dans la voiture en attendant de rentrer parce que le rythme à la ferme c'est 6h30 – 21h grand max, et là c'est déjà une longue soirée ! 

Laura sa copine est une jeune femme pétillante de joie qui travaille à l'hôpital de Uturoa, on fait sa connaissance avec plaisir ! Pendant le weekend, quand nous ne les voyons pas, nous sommes en vadrouille à Tahaa où on se fait un petit plaisir dans une pension familiale, Ti Taina, et allons nager dans le plus beau jardin de corail que nous avons vu jusque là (quoique celui du motu à côté de Moorea se défend bien aussi). Sinon Paul, l'associé de Thierry, nous prête carrément une maison le temps d'un weekend, proche de la ville, ce qui nous permet de sortir un peu de la ferme. C'est super sympa ! Entre lui et Thierry qui nous a prêté une voiture car il est content de nous à la ferme, on est vraiment gâté !

Thomas also connects back with Sylvain, a childhood friend with whom he used to play tennis with and who now lives in Raiatea from where he manages the Trade Winds company base, a company that organizes catamaran leisure journeys. Even though it's been a good long while, they hit it off really quickly and we have really good times together. Sylvain takes us to his friends party one evening, it is great but at 10pm we can't stand up anymore and go straight to sleep in the car until we go back home. The rythm at the farm is 6:30am till 9pm tops and that would already be a long night !

Laura, his girlfriend, is a young and perky woman who works at Utuora hospital. We enjoy meeting her ! During the weekend, when we don't see them, we are visiting Tahaa where we treat ourselves to a family pension, Ti Taina, and go snorkeling in the most beautiful coral garden we've seen so far (though the one close to the motu in Moorea is also really nice). Otherwise, Paul, Thierry's associate, even lends us a house for a weekend, closer to town, so we can get out of the farm a bit. It is really nice ! Between him and Thierry who lent us a car as a reward for our good work (he says too kindly!), we are really spoiled !



Le Surf sur Raiatea / Surfing in Raiatea

Paul et Thierry sont liés par le surf. C'est une activité essentielle sur l'île et Paul nous raconte un peu le milieu du surf. Les vagues à Raiatea sont farouchement protégées par les surfeurs locaux. Tout le monde est le bienvenu du moment que tu respectes l'étiquette. Pas compliqué, juste dire bonjour et attendre ton tour pour profiter de la vague, que tu sois bon ou pas, comme ça tout le monde peut progresser et profiter des vagues. Il est aussi interdit de filmer les surfeurs car dans cette société capitaliste, les photos des surfeurs terminent sur des magazines ou dans des pubs sans que ceux-ci ne voient passer un kopeck. Une célèbre marque de soda ultra-énergisant (et qui vous file des attaques cardiaques et rend les gens obèses) a bien essayé d'organiser une compétition là-bas qui aurait fait sortir ces vagues de l'inconnu pour les propulser sur la scène des compétitions de surf. Après une farouche opposition, ils sont parvenus à obtenir un spot, mais seulement à la date où la vague serait bien. Occupés ailleurs, l'équipe de tournage n'a pu se rendre à temps sur place alors que le swell était là. Terminé, les surfeurs leur ont dit qu'ils avaient eu leur chance, le contrat était conclus. Les vagues de Raiatea sont ainsi restées protégées et la communauté des surfeurs conserve l'esprit du surf qui a disparu déjà sur bien des vagues célèbres autour du monde, polluée par des surfeurs arrogants qui volent les vagues aux autres sans dire bonjour. Du coup, on a croisé des gens plus tard qui nous ont dit qu'il n'y avait pas de vagues à Raiatea, forcément vu qu'elles ne sont pas connues, pourtant elles sont superbes et souvent là. Apparemment, il y a même des vagues dans un certain sens qui seraient assez rares mais bon je ne peux pas vous en dire plus. Et c'est tant mieux !

Paul and Thierry are linked through surfing. It is an essential activity of the island and Paul tells us a bit about this community. The Raiatea waves are protected by the local surfers. Everyone is welcome so long as you follow the etiquette. Nothing complicated, just say hello and wait for your turn to enjoy the waves, wether you are a good surfer or not, this way everyone can progress and enjoy the waves. It is also forbidden to film the surfers because in this capitalistic society, the pictures end up on magazines and commercials without them receiving one dime for it. A famous brand of ultra-energizing soda (which also gives you heart attacks and makes people obese) did try to organize a competition there which would have taken these waves out of the unknown to bring them forth on the international surfing competition scene. After a strong opposition, they managed to get one spot, but only for one date when the wave would be there. Busy elsewhere, the movie team couldn't make it on that day when the swell was here. It was over, the local surfers said they had their chance and didn't take it so the contract was terminated. The waves of Raiatea remained protected and the surfers community still keeps the surf spirit which has all but disappeared on the famous waves of the world, polluted by arrogant surfers who steal waves and don't say hello. Later, we met people that told us there are no waves in Raiatea, of course, since they are not well-known, although they are beautiful and often there. Seems that the waves there are in a certain direction that makes them pretty rare, but not being an expert, i can't tell you more about it. And all the better for it !



Jules après une dure journée de travail / Jules after a day of work
Jules après une dure journée de travail / Jules after a day of work

Quand arrivent les Jujus, Justine et Jules, qui viennent woofer un petit mois pendant leur tour des îles de la Polynésie Française avant de s'installer à Tahiti, c'est la fête. Notre petit groupe vivant dans la grange s'agrandit et on se lance dans un défi de « dîner presque parfait » avec les moyens du bord pour stimuler notre inventivité culinaire. Et ça marche ! On passe une semaine à manger plein de bonnes choses, même le premier repas fait totalement à l'arrache par un Ariihau fatigué d'un weekend passé à bronzer sur le motu est réussi. Des aubergines façon tempura ! Miam ! Ici on mange des aubergines et des concombres, des haricots rouges ou pois cassés, le tout avec du riz et une sauce, tous les jours alors préparer ces ingrédients différemment chaque jour, deux fois par jour, est un véritable challenge. Lequel est plutôt bien réussi par les cuisiniers du midi et carrément à un autre niveau les soirs de « dîner presque parfait ». On note, on commente, on se marre comme des baleines.  

When the Jujus arrive, Justine and Jules, coming for a month of woofing during their tour of the French Polynesia islands before settling down in Tahiti, it is party time. Our little group living in the barn grows and we start up an internal challenge, based on a french TV show, « an almost perfect dinner », but with the means available, in order to stimulate our culinary creativity. And it works ! We spend a week eating good things, even the first meal, totally improvised by a tired Arii'hau who had spent the weekend getting a tan on a motu, is a success. Aubergines, tempura style ! Delicious ! Here we eath aubergines, cucumbers and red bean with rice and a sauce. Preparing food everyday with these ingredients, two times a day, is a true challenge. It is pretty well-done by our lunch cooks and taking it to a completely other level during the « almost perfect dinner » evenings. We grade and comment and laugh our hearts out.


A mix-up of gopro extracts of what you can see in the lagoons / Un petit mash-up de ce qu'on peut voir dans les lagons

On fait des virées dans l'île ensemble et on visite notamment le marae taputapuatea, site classé à l'unesco. Ce serait de là que sont parties toutes les pirogues qui ont peuplé les îles pacifiques. C'est assez impressionnant, surtout vue de haut avec tout le lagon autour. Le chemin pour monter n'est pas encore ouvert au public mais on trouve l'entrée et on se faufile discrètement.  

We drive together around the island and visit the marae taputapuatea, a UNESCO world heritage site. Apparently, all the canoes that went around to populate the pacific islands left from there. It is quite impressive, especially the view from up top with the surrounding lagoon. The path go up is not yet opened to the public but we find the entrance and get in discreetly.


Un de ces soirs de supers couchers de soleil, on pose pour une photo sur un ponton. Nos silhouettes agrandies par l'angle de la photo nous font l'effet d'un groupe de rap. Ok alors mais un groupe de rap sans musique et clip, c'est pas vraiment un groupe. Qu'à cela ne tienne ! Ariihau joue du yukulele et à tous, on va bien arriver à faire une chanson. Comme on est à Vaihuti Fresh, c'est tout naturellement une chanson sur la plantation qui nous vient. Les paroles sont trouvées en quelques jours pendant lesquels on fredonne à saturation la même chanson à chaque instant. Ariihau pratique les accords, je place les paroles sur son rythme pour en faire un tout qui marche et Tom chasse les images pour illustrer notre propos alors que les Jujus se prêtent au jeu malgré leurs affirmations de ne pas savoir chanter (ok on les croit maintenant, hihi).  

One of these evening, with a great sunset, we all pose for Tom on a pontoon. Our silhouettes oversized by the photo angle make us look like a rap band. Alright then but a rap band without a song or a video clip isn't really a band. No matter ! Arii'hau plays the yukulele and between all of us, surely we should be able to create a song. As we are in Vaihuti, of course, it is a song about plantation that comes to mind. The lyrics are found in the next few days while we are singing this song over and over again, all day long. Arii'hau practices the keys, i place the lyrics on the rythm so it works, Tom chases the images to illustrate the words and the Jujus participate even when they say they cannot sing (ok we do believe them now, hihi)


Ca donne ca, projeté lors de notre dernier jour sur la ferme à tout le monde accompagné d'un petit gâteau banane caramélisé. Franchement, c'est le cœur serré qu'on quitte la ferme. Thierry est un chouette type et on espère carrément le revoir, l'équipe toute entière est géniale, on part avec des souvenirs plein la tête. On dit « à bientôt » aux Jujus qu'on reverra sur Tahiti et on croise les doigts pour revoir Ariihau un jour en métropole, sinon on reviendra. On lit beaucoup dans la littérature qu'il y a une douceur et une joie dans la vie polynésienne, ce n'est pas qu'une tournure de phrase, c'est concret et réel et nous l'avons ressenti intensément durant ce mois passé sur l'île sacrée, Raiatea.

It gives you this. Showed on our last day on the farm to everyone, together with a small caramelized banana cake. We are truly sad when we leave the farm. Thierry is a great guy and we hope to see him again, the whole team is just great and we leave with our heads full of memories. We say « see you soon » to the Jujus whom we'll meet again in Tahiti and cross our fingers to see Arii'hau again back in France otherwise, we'll be back. It is often found in the litterature that there is a softness and a joy to the polynesian way of life but it isn't just a writer's expression, it is concrete and real, we have felt it intensely during this month spent on Raiatea, the sacred island.


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la Polynésie Française!

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French Polynesia!


A ne pas manquer / Not to miss!

Vidéos techniques réalisées sur le site / Technical videos made on-site:

Fish - a lacto-fermented organic fertilizer / un fertilisant naturel lacto-fermenté (soon)

Engrais Papaye - Fertilizing papayas

 

Fiche-lieu - Venue datasheet:

Vaihuti Fresh

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18 février - 1 mars 2019 - From Tahiti to Raiatea - Polynésie Française

Tahiti
Tahiti

18 février - 24 février: Papeete - Tahiti - Polynésie Française

On débarque un jour avant d'être parti sur Papeete. La magie des fuseaux horaires. Il fait chaud ! Une chaleur enveloppante et humide que l'on ressent dès notre sortie de l'aéroport. On a réservé un petit airbnb pour arriver tranquille et tenter pendant quelques jours de rattraper notre retard de production d'articles et vidéos. Nous arrivons donc chez Laurent.

Il nous prend en pitié alors que nous nous cloîtrons dans la chambre pour bosser et nous emmène faire notre premier snorkelling à PK18. Ah oui parce qu'ici, les lieux sur les îles sont repérés à leur distance kilométrique d'un point zéro, généralement le centre ville de la ville principale. On découvre émerveillé les premières patates de coraux remplies de poissons multicolores. La visibilité n'est pas top à cause des pluies récentes mais on en prend quand même plein les yeux. 

We arrive in Papeete one day before our departure. The time zone magic. It is hot ! An enveloping and moist warmth that we feel as soon as we step outside of the airport. We booked a little airbnb to land softly and try and catch up on our delay to produce the articles and videos. So we arrive at Laurent's place.

He takes pity on us as we are trapped in our room working and takes us for our first snorkelling in PK18. Yes, places on the islands are located by their distance in km from a point zero, generally the city center of the main city. We discover, eyes wide with wonder, our first coral potatoes (that's how they're called in French) full of multicolored fishes. The visibility isn't that good because of the recent rainfall but we still enjoy it immensely.


Pendant notre sortie à PK18, on croise des vaha et leurs rameurs, en pyrogue polynésienne. During our snorkeling at PK18, we meet vaha and their crew, in polynesian canoes.

On passe au marché de Tahiti, on y découvre des avocats énooormes ! Le paradis ! On va beaucoup au Carrefour du coin aussi malheureusement pour s'équipper en carte de téléphone, retrouver une personne qui nous vend des masques de plongée d'occaz à petit prix...etc.

On passe plusieurs fois devant un tatoueur. Après renseignement, ils sont dans le top 20 du monde. Nos envies de tatouage respectives se réveillent. On hésite. Laurent nous montre les siens faits là-bas. On se dit qu'on pourrait en profiter pour concrétiser ce rêve. Bientôt, le rdv est pris pour mi-mai, on le fera juste avant de quitter la Polynésie Française, comme ça on a le temps de réfléchir au design et l'occasion de profiter à fond des fonds marins.

Papeete est une petite ville animée qui nous fait un peu penser aux années 90 en France. Le bord de mer, le soleil et les grosses pluies en plus. Laurent nous loue sa voiture aussi, ce qui nous permet d'explorer un peu l'île. Nous nous dirigeons vers le sud et découvrons une petite conserverie locale qui fait un thon en boîte à la vanille assez géniale et de la nourriture pour le midi délicieuse. On continue vers la fameuse grosse vague de Taupo. On ne la verra pas de près car comme dans toutes les îles ici, les vagues se brisent sur les récifs qui entourent l'île et créent le lagon et ses eaux bleue turquoise, il faut prendre un bateau pour aller voir la vague donc nous préférons nous balader sur la côte.  

We go the the Tahiti market and discover gigantic avocados ! Paradise ! Unfortunately we go a lot to the Carrefour around the corner in order to get a phone number, find someone who sells us second heand snorkelling gear...etc.

We go several times in front of a tattoo parlour. After researching them, we realize they are in the top 20 of the world ! Our respective wishes to get one are waking up. We hesitate. Laurent shows us his own made over there. We think we could take the chance of being there to make this dream a reality. Soon, an appointment is taken for may (we are in February), we will do it just before leaving French Polynesia so that we have time to think it over beforehand and to enjoy the marine life here.

Papeete is a small and animated city which takes us back to the 90s in Paris, France. With the additional perks of being on the edge of the ocean, sunnier but with heavy rainfall episodes too. Laurent rents us his car which allows us to explore a bit the island. We drive to the south and discover a little local tin can maker which make a vanilla tuna tin which is pretty amazing as well as delicious lunch food. We continue to the famous big wave Taupo. We won't see it from up close as, as in most islands here, the waves break on the reef around the island, which create the blue turquoise lagoon, so one needs a boat to get to the wave. Instead we chose to walk along the coast.


On aperçoit dans une rivière un énorme poisson long qui serpente dans le lit. Le dieu de la rivière locale ? Il paraît qu'il y a des anguilles sacrées à Euahiné alors pourquoi pas sur Tahiti.

 

Nous profitons de nos quelques jours de travail pour contacter diverses personnes qui pourraient nous intéresser pour Les Alterculteurs. On reçoit quelques réponses. Nous allons donc à la rencontre de Laureline et son projet « Mon Fare Durable » (Fare = maison / foyer) qui fait la promotion de produits ménagers faits maison, avec peu de déchets et non toxiques à retrouver ICI [Bientôt], de David et son association « Objectif Terre » expérimentant le super-adobe en Californie à retrouver ICI. Nous rencontrons également Philippe Darius chez lui, il y pratique la permaculture et contribue à son développement sur Tahiti en faisant des formations et avec un projet associatif de création d'un jardin en permaculture. Nous sommes enthousiasmés par ces rencontres, ça bouge en PF autour de l'écologie, l'agriculture et l'autonomie !

We get a glimpse of a huge and long fish that winds along in the river bed. The local river god ? Apaprently there are sacred eels in Euahiné so why not on Tahiti ? We take the chance of our few days working on the computers to contact various people that could be interesting for the Alterculteurs project. We receive a few answers. We are going to meet Laureline and her « Mon Fare Durable » (Fare = house / home, durable = sustainable) who is promoting homemade cleaning products which use non toxic ingredients and produce little waste, find out more about this HERE [Soon]. We also meet David and his non-profit « Objectif Terre » which experiments with super-adobe, a Californian technique of natural building, find out more HERE. We make a short but great encounter with Philippe Darius at his place, he practices permaculture and contributes to its development in Tahiti by training people and with a non-profit project to create a permaculture garden for the community. We are very enthusiastic after these meetings, things are really moving in French Polynesia around ecology, agriculture and self-sufficiency.


25 février - 1 mars: Moorea 

Avant de partir pour Raiatea, on nous conseille fortement de passer quelques jours sur Moorea. On prend un gros ferry pour une petite heure et nous voilà sur la petite île de Moorea. Nous tentons de rallier notre airbnb à deux kilomètres de là avec tout notre barda à pied. Il fait chaud ! Quand nous y sommes presque, nous croisons notre hôte qui nous récupère dans sa voiture et nous amène chez elle.

Le lendemain on a réservé une petite sortie touristique sur les conseils d'un de nos hôtes airbnb de Tahiti. On se retrouve donc sur une grosse pirogue avec « Elvis » qui nous joue du yukulélé et le capitaine qui nous emmène découvrir la faune aquatique du lagon. Nous ne sommes pas déçus ! On commence avec des requins nourrice (citron), on aperçoit plusieurs tortues dans le bleu outremer des endroits plus profonds du lagon, on se place sur un banc de sable au milieu du lagon et descendons à la rencontre des raies pastenagues (qui ici vous font des bisous baveux au lieu de vous trancher le ventre, plutôt sympas !) et de requins pointe noire et quelques carangues qui tournicotent dans le coin.

On enchaîne sur un snorkelling dans un jardin de corail où la visibilité excellente nous permet d'apprécier les couleurs absolument incroyables de ceux-ci, violet, rose, nacre et des poissons et coquillages qui les peuplent. Ensuite direction le motu (petit îlot) pour un déjeuner les pieds dans l'eau. Ce sera thon rouge cru préparé en tartare lait de coco et citron avec la coco râpée et pressée dans un linge sur place. C'est délicieux !

On termine notre petit séjour sur Moorea avec une nuit dans le petit bungalow d'un hôtel assez classe grâce au cadeau de Noël des parents de Tom. Quel plaisir ! Il y a un petit ponton pour aller nager avec les poissons juste à côté. On fait le tour de l'île en scooter pour aller voir les points de vue et déguster les produits de l'usine de jus de fruits locaux, Rotui. On dit que le profil de la plus belle montagne de l'île est celui d'une femme taihitienne, une vahine endormie. On imagine tout à fait une jolie vahiné géante allongée dans l'océan et dont le visage ressort créant Moorea. L'île-ananas est une très jolie découverte, nous sommes sous le charme !  

Before leaving for Raiatea, we are strongly advised to go spend a few days in Moorea. We therefore board a big ferry for the best part of an hour and here we are on the little island of Moorea. We try to reach our airbnb, 2km from the ferry quay with all of our stuff on foot. It is hot!When we are nearly there, we meet our host who takes us into her car and brings us home.

The next we have booked a little touristic tour according the advice of one our previous airbnb host in Tahiti. We end up on a big polynesian canoe with « Elvis » who plays yukulélé and the captain who take us to discover the aquatic fauna of the lagoon. We are not disapointed ! We start with the lemon sharks, we then get a glimpse of several turtles in the ultramarine blue of the deeper waters of the lagoon, we stop on a shallow sand band in the middle of the lagoon and go meet the sting rays (which here give you moisty kisses instead of cutting your belly in half, rather nice!) and black tip sharks as well as a few trevallies which swimming around in the area.

We follow this with a snorkelling in a coral garden where the visibility is really good and enables us to appreciate how incredible the colours are, purple, rose,pearly and the fishes and the shells that are populating this area. Next stop, the motu (small island) for a lunch with the feet in the water. It will be raw red tuna prepared as a tartar in coconut milk and lemon with freshly gratted coco. It is absolutely delicious !

We finish our little stay on Moorea with a nigh in a little cosy bungalow in a rather classy hotel thanks to Tom's parents christmas gift. What a nice time ! There is a small quay that goes into the water so you can swim with the fishes right there. We make a tour of the island on the scooter to go see the lookouts, enjoy the fruit juices and cocktails from the local fruit juice factory, Rotui. It is said that the profile of the most beautiful mountain here is like the profile of a sleeping tahitian woman, a vahine. We can really see the beautiful giantess vahine lying in the ocean and which face comes out creating Moorea. The « pineapple island » as it is surnamed is a very pretty discovery and we are definitely under its charms.


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A ne pas manquer / Not to miss!

Vidéo du projet Objectif Terre - Video on the Objectif Terre project

Le Super Adobe en Polynésie Française - Super Adobe in French polynesia

 

Vidéos zéro déchet avec Laureline - vidéos about zero waste with Laureline [soon]:

coupe menstruelle et couches lavables - moon cup and washable dipers

mode d'emploi zéro déchet - zero waste guidelines - an example

Recette pour un liquide vaisselle fait maison - Recipe for homemade dish washing liquid

 

Article FémininBio - portrait de Laureline et son projet "Mon Fare Durable"  à retrouver sur leur site fin Juin

 

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