25 Novembre – 30 Novembre : Melbourne

Melbourne by night
Melbourne by night

Juste avant d'arriver à Melbourne, nous rencontrons Peng de Peng Aquaponics, qui nous présente sons sytème de culture en aquaponie, c'est fascinant! Retrouvez bientôt ses vidéos techniques!

 

A Melbourne, nous avons choisi de retourner là où je vivais quand j'étais étudiante. Brunswick. Tom a trouvé un airbnb pas trop cher là bas qui a l'air sympa.

 

Après quelques recherches dans mes archives, nous réalisons que ce airbnb est à 15min à pied de mon ancienne maison ! On va la voir pour le souvenir, on prend un photo que je mets sur facebook. Quelques heures plus tard, mon ancienne coloc m'écrit « mais qu'est ce que tu fais devant chez moi ? Pourquoi tu n'as pas sonné ?! ». Sia habite toujours là ! On y retournera pour prendre le thé bien sûr et la retrouver toujours la même, dynamique et souriante, avec deux petites filles adorables maintenant. Ses filles vont à l'école Montessori du coin. Elle s'est mise à la course à la pied.

 

On en profite aussi pour revoir mes amis de promo de l'Université de Melbourne. Quel événement de se retrouver 10 ans plus tard ! Sue est indienne et mariée à présent et s'est installée à Melbourne, quoiqu'elle envisage un jour de changer de vie et retourner apporter sa pierre à l'édifice en Inde. Arthur a un petit enfant et travaille sur Melbourne aussi. Roger est maintenant fonctionnaire dans un domaine similaire à celui où je bossais avant et parcours toujours le monde à la recherche des meilleures pistes de snowboard. Certaines choses ne changent pas.

 

Meg nous a mis en contact avec une personne, Ostii, qui habite Melbourne, il vit en ville et s'essaye à une vie plus sensée et à l'empreinte carbone plus légère. Il habite Brunswick aussi. Nous passons le voir pour un entretien. Il a une boîte de création de sites internet et de conseils pour les business qu'il accompagne par ce biais. Il choisit ses clients, ce sont des entreprises de bien-être, de cours de permaculture, de boutiques bio...etc. Il travaille de sa maison, pratique le zéro déchet le plus possible et son jardin de ville est un foulli de potager abondant et fait son propre compost. Il a aussi en projet l'installation de panneaux solaires. Il fait ce qu'il peut avec l'environnement qu'il a et ça donne un espace tout à fait harmonieux. Il a l'air heureux et serein et nous accueille chaleureusement.

 

Suivant ses conseils, nous nous dirigeons vers deux boutiques, une qui vend des produits en vrac et une autre, la Pachamama, au nom prometteur. La première boutique est une chaîne en Australie de 50 magasins qui est entièrement zéro déchet, les produits sont achetés en vrac aux fournisseurs et vendus dan de gros bacs. Il y a les traditionnels aliments secs mais aussi des biscuits, du chocolat, de l'huile, des savons, des produits lessives,...etc. Nous passons ensuite deux blocs plus loin à la Pachamama, un espace qui fait boutique de produits organiques, allant des légumes bien sûr à l'ensemble des produits qu'on trouverait dans une supérette classique, et café également avec de beaux espaces pour s'installer, se connecter et travailler.

 

Nous rencontrons Christophe avec qui nous passons une petite heure en entretien. Enfin quelques jours plus tard, nous passons à Ceres Garden, également à Brunswick, un grand espace qui était en friche il y a trente ans, devenu un espace de maraîchage, une boutique de produits bios et de vente des produits de la ferme du lieu, des jardins partagés, des espaces pédagogiques avec des ateliers en tout genre pour les enfants de tous âges, un espace d'expérimentation d'habitation écologique ainsi qu'une nursery de plants afin d'encourager les personnes à faire pousser leur nourriture. Le quartier tout autour est contaminé, on voit partout dans les jardins des plants de tomates, de courgettes, des arbres fruitiers et autres comestibles. Décidement, Brunswick nous impressionne. Un quartier entier d'une grande ville qui prend son destin en main, guidé par des initiatives individuelles qui impriment un vrai sens de la communauté, encore une autre alternative fascinante ! Je vous laisse découvrir plus de détail sur ce quartier à l'allure résolument verte, ici.

 

 

Quand nous ne sommes pas entrain de chasser l'alternative, nous visitons la ville. On a dû passer au moins 4 fois par l'Université de Melbourne, d'abord pour le souvenir et profiter de son ambiance « école de magie de Harry Potter » et aussi parce que c'était un endroit pratique pour attraper notre tram. Un soir Tom part faire un cours de cuisine avec Free to Feed, dans Brunswick aussi, une école de cuisine où des réfugiés en attente de papiers enseignent la cuisine de leur pays. Pour Tom ce sera un cours de cuisine Sri Lankai. De mon côté, j'en profite pour aller prendre le pouls de la scène lindy hop à Melbourne. Je me sens bien rouillée mais bon ça se passe bien. Tom me rejoint et nous partons pour une exploration Melbourne by Night du centre. Un grand sapin tout illuminé se dresse en face de Flinders Station, à Federation Square. Nous sommes en T-shirt. C'est l'été. Notre visite d'Australie touche à sa fin, nous sommes plein d'une douce chaleur que procure la gratitude et la joie d'avoir rencontré tellement de belles personnes, d'avoir retrouvé des amis chers et pu passer du temps avec eux et d'avoir pu témoigné de toutes ces alternatives viables, ces solutions qui existent déjà. Dans quelques jours, départ pour la Nouvelle-Zélande !

Saint-Kilda Melbourne
Saint-Kilda Melbourne

Just before getting back to Melbourne we go and meet Peng, from Peng Aquaponics who presents us his very interesting system! Look out for his videos to come out soon!

 

In Melbourne, we have chosen to go back when i used to live as a student. Brunswick. Tom has found an airbnb which is not too expensive and seems nice.

 

After some deep dive in my archives, we realise we are actually 15min on foot from my previous place ! We are going to see the house for the memory, take a pic and put it on facebook. Some hours later, my former housemate writes to me « what are you doing there in front of my house ? Why didn't you ring ? » Sia still lives there ! We are going back to have some tea together and find her as if 10 years hadn't gone passed, dynamic and smiling with now two adorable daughters. Her daughters go to the local Montessori school. She started to run half marathons.

 

I also take the chance to meet up with some people from the uni from my year. What an event to meet up 10 years later ! Sue who is indian is now married and settled in Melbourne, though she wishes one day to go back to India and bring something to her country. Arthur now has a small child and works also in Melbourne. Roger is now working as civil servant in an area pretty similar to where i used to work before and still travels the world looking for the best snowboarding areas. Some things do not change.

 

Meg also put us in touch with Ostii who lives in Melbourne. He lives in the city and tries to make a life with more meaning and with a light carbon footprint. He lives in Brunswick too. We go and see him for an interview. He has a business creating websites for people and advising them about marketing. He is lucky that he can chose his clients and so he works mainly with well-being or permaculture or organic businesses. He works from home, try to go zero waste and his backyard is a bountiful veggie garden where he makes his own compost. He also has the project to establish solar pannels. He makes do with what he can in this environment and that provides a pretty harmonious space actually. He seems happy and serene and welcomes us warmly.

 

Following his advice, we go to two shops, one that sells bulk produce and the other the Pachamama, also both in Brunswick. The first shop is an Australia brand with 50 shops across the country that are entirely zero waste. The products are bought in bulk from the suppliers and sold within big baskets. There are the usual dry food bulk but also biscuits and chocolate as well as oil and soap and all kind of comestic and cleaning products. We then go two blocks further down to the Pachamama, a space that is an organic shop, from food to any products you would normally find in a supermarket and is also a café place with beautiful space to settle, connect and work.

 

We meet Christophe there with whom we spend a small hour of interview. Some days later we go through the Ceres Garden, also in Brunswick, a huge space that use to be a wasteland 30 years ago and has now become a veggie garden, an organic shop also selling the products grown there, community gardens, pedagogical areas with workshops and activities of all kinds for children of all ages, a space to experiment ecological building as well as a plant nursery in order to encourage people to grow their own. In fact the gardens of the whole neighbourhood around are filled with tomatoes, zuchinis, fruit trees and other edible stuff. Brunswick definitely impresses us. A whole part of a big city taking its faith into its own hands, guided by individual initiatives which imprint a real sense of community, another fascinating alternative ! I let you discover more on this topic here.

 

 

When we are not chasing alternatives, we are visting the city. We go at least four times to the Univeristy of Melbourne, first because of the memory and to enjoy the Harry Potter atmosphere and also because it is a practical stop to catch our tram. One evening Tom goes to catch a cooking class with Free to Feed, in Brunswick (again!) which is a cooking school where refugies awaiting their papers can teach the cuisine of their own country. Tom will learn some Sri Lankan cuisine. On my side, I take the chance to go and check out the lindy hop scene in Melbourne. I am definitely feeling rusty but it goes well. We meet up then for a Melbourne by Night exploration around Flinders Station and enjoy the huge illuminated Christmas tree in Federation square. We are wearing T-shirts, it's summertime. Our Australian visit is nearing the end and we are full of the nice warmth that gratitude and joy provide for having met so many beautiful people, having been able to spend some time with cherished friends and having been able to witness all these amazing viable alternatives, these already existing solutions. In a few days, we are off to New-Zealand !

A ne pas manquer / Not to miss

Articles sur le lieu / Articles on the venue:

Brunswick - le quartier green de Melbourne? / the green quarter of Melbourne ?

Découvrez l'aquaponic avec Peng Aquaponics / Discover Aquaponics with Peng Aquaponics

 

 

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19 Novembre – 25 Novembre : Kangaroo Island et Great Ocean Road

Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin
Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin

A Adelaïde, nous dégustons un délicieux burger (le meilleur de South Australia il paraît) et nous rencontrons Gaël, qui partagera notre trajet et notre voiture de loc jusqu'à Melbourne, lors d'une petite balade dans les hauteurs d'Adélaïde. Gaël fait son premier grand voyage et il débute fort avec un voyage d'un an entier en Australie. Il est déjà sur la fin de son année et nous raconte ses aventures. Lui aussi il fait parti des « good guys », aide-soignant et aimant son métier, il est aussi inquiet de la tournure des choses dans notre société.

 

La situation dans les maisons de retraite est bien préoccupante, il essaye à son échelle d'y amener de l'humain mais avec les horaires et les conditions c'est parfois difficile voir impossible et pourtant, il décrit le sourire ravie d'une vieille dame à qui il fait juste un petit compliment et on se rend compte qu'il ne faut pourtant pas grand chose pour améliorer le quotidien de ces personnes. On se dit que les personnes âgées sont quand même bien délaissées dans notre société « moderne développée » alors que dans les peuples premiers, ceux-ci sont chéris et respectés. Encore un truc qui doit changer.

 

On se dirige vers Kangaroo Island, mais d'abord un petit stop s'impose dans le Maclaren Vale, réputé pour son vin, où Gaël et Tom se font une petite dégustation et sélectionnent quelques bouteilles pour nos repas. Pendant nos courses, Gaël nous rappelle qu'il est possible aussi même en voyage de faire moins de déchets, pas de légumes en sachet par exemple, on retient et plusieurs semaines plus tard, je me rappelle ses conseils chaque fois que nous faisons les courses, c'est juste une habitude à prendre. Cette première soirée, on la passe dans un petit camping pas cher, à côté d'un village très étrange, aux maisons relativement propres, mais entièrement vides. Le temps n'est pas au beau fixe et demain nous allons sur l'île. On s'endort bercé par les vagues à deux pas de nos tentes. Le ferry nous transporte le lendemain dans une jolie petite île.

 

Nous allons d'abord vers un bout de l'île, on a de la chance, il ne pleut pas avant le soir. Nous croisons un koala sur le bord de la route, il est blessé et ne peut plus bouger, il est tout effrayé par ces touristes qui le prennent en photo. Il n'y a pas de réseau et nous ne pouvons pas appeler de secours pour lui. Les autres touristes s'en foutent royalement et repartent sans un regard pour l'animal immortalisé dans leurs photos. Nous croisons heureusement un sanctuaire d'animaux à seulement 1,3km de là, nous nous précipitons à l'intérieur et expliquons où se trouve le koala. Quelques semaines plus tard je leur écris sur leur page facebook pour demander des nouvelles, il est sain et sauf !

 

En arrivant au centre pour les visiteurs du parc, fermé car il est trop tard et donc impossible de payer notre camping, nous constatons que les arbres du parking sont remplis de koalas. C'est un plaisir de voir leurs petites bouilles endormies, ou leurs petits yeux curieux qui nous regardent. Il paraît que l'eucalyptus est un psychotrope puissant, et eux ils en consomment à longueur de journée, je me demande ce qu'ils voient quand ils nous regardent. On croise aussi des petits kangourous. Apparemment, les kangourous de cette île se sont adaptés et sont plus petits et plus costauds aussi. Finalement on trouve un camping sympa, et malgré la pluie on passe une nuit plutôt confortable (d'autant qu'on a récupé à Melbourne des tapis de sol que nous avions commandé, super light et bien conforts).

 

Le lendemain par contre c'est la cata, il tombe des trombes d'eau. On oublie la petite rando mais on va quand même voir entre deux éclaircies quelques endroits incontournables. On admire les lions de mer qui se fichent bien de la pluie eux puis on se fait complètement avoir sur des grosses pierres qui ressemblent à la côte de granite rose quand un nuage sournois décide soudainement de déverser des tonnes d'eau à notre endroit. Trempés jusqu'aux os, nous retournons rapidement à un camping nous changer dans des affaires sèches. Après un aller-retour un peu stressant pour aller chercher le drone oublié dans la cuisine la veille, nous repartons sereins vers l'autre côte de l'île, où nous visiterons, faute d’accalmie, le bar du coin.

 

Nous repartons le lendemain et passons par Robe. On nous l'a conseillé pour sa brasserie locale. Effectivement, après avoir fait la dégustation de la quinzaine de bières présentées et révisé les différences entre blonde, brune, IPA, Ale, Lagger,...etc, nous repartons joyeusement sur la route. Pour prendre le temps de visiter la great ocean road, nous essayons de pousser au plus loin mais le temps se met au gris à nouveau, puis à la pluie.

 

On hésite, on avance puis on recule un peu, nous roulons à la pire période de la journée, celle où tous les animaux semblent vouloir traverser les routes que nous parcourons. Pas de gros dégâts à part un oiseau qui se jette sous les rous mais on croise quand même pas mal de kangourous qui attendent que nous soyons bien proches pour sauter sur le bitume, une énorme biche qui déboule à notre gauche dans la nuit noire, des lapins et un échidné pas trop pressé. Les nerfs de Tom sont mises à rude épreuve. Nous dînons dans une aire de picnic dans un village illuminé des néons un peu glauques des motels. Après avoir brièvement envisagé de poser la tente là ou de dormir dans la voiture, nous retournons au camping du parc national, nous posons la tente. Il pleut dans la nuit. La tente de Gaël n'étant pas top, il finit sa nuit dans la voiture. Notre tente est petite mais étanche, on dort correctement.

 

Quand nous arrivons enfin sur la Great Ocean Road, le temps est très variable. Nous avons croisé la veille à l'auberge, un malaysien orthodoxe (rare!) qui nous explique un peu comment son pays est organisé, c'est fascinant ! 9 états dont 7 royaumes je crois et deux républiques, une royauté constitutionnelle pour chapeauter le tout et une cohabitation plus ou moins réussie de multiples religions. Ce pays est construit à partir de multiples origines éthniques et de cultures très différentes, il apparaît complexe et riche à la fois. Ah le monde d'aujourd'hui n'est pas si standard qu'on le croit quand on arrête de se regarder le nombril, les solutions du vivre ensemble sont différentes partout et ont chacune leurs avantages et inconvénients.

 

Nous faisons le circuit de la Great Ocean Road, de magnifiques roches détachées du rivage se dressent majestueusement au milieu des vagues, l'orange de l'ocre des roches se détache violemment du bleu-gris des vagues et quand un rayon doré perce les nuages pour illuminer le tout, nous sommes servis.

 

Nous terminons la route sur Torquay, une station de surfers où nous profitons de bonnes bières et d'une bonne nuit de sommeil avant le retour à Melbourne. Gaël nous quitte là pour poursuivre ses aventures en Tasmanie, c'était un super compagnon de route et une belle personne qu'on espère bien revoir sur le chemin ou de retour au bercail.

 

In Adelaide, we taste the best South Australian burger, it is delicious. Then we meet up with Gaël who will be sharing our way back to Melbourne in a rental car. We start off together with a walk in Adelaide hights. Gaël is on his first very big trip and starts strong with a year-round trip in Australia. He is already close to the end of his year and tells us about his adventures. He is also part of the good guys, he is a nursing's assistant and loves his job. He is also worried about the way things are turning out in our society.

 

The situation in the retirement homes is dire and he tries at his own scale to bring back some humanity in it but with the hours and the conditions, it is sometimes difficult to near impossible. Still he describes the great big smile of an old lady to whom he makes just a tiny compliment and one realises that it doesn't take much to improve the daily life of these people. Seems like old people are really let down in our so-called « modern and developped » societies whereas in most primary people, they are cherished and respected. Another thing that needs to change.

 

First we are setting off to Kangaroo Island, but we have to stop by the Maclaren Vale, very famous for its wine, where Gaël and Tom have a little tasting and select some bottles for our meals. During our shopping, Gaël reminds us that it is still possible, even when traveling, to produce less waste, such as only taking vegetable in bulk and not using a plastic bag, we learn and some weeks later i still remember his advice everytime we go shopping. It is just a habit to take on really. The first night, we spend it in a cheap little camping close to a very strange village, all the houses are relatively clean but entirely empty. The weather is quite variable and tomorrow we are going on the island. We fall asleep rocked by the sound of the waves on our tents steps. The ferry carries us the next day onto a nice little island.

 

First we go to the other side of the island. We are lucky, it doesn't rain before the evening. We pass by a koala on the border of the road, it is hurt and can't move anymore, it's all scared by the tourists taking pictures. There is no phone network so we cannot call for help. The other tourists don't care at all and leave without even a look back to the animal now featured in their pictures. Luckily we pass by an animal sanctuary only 1,3km away from him, we rush inside and explain where the koala is. Some weeks later i write to them on their facebook page to ask for some news, he is safe and sound !

 

We arrive too late at the visitor center so it is impossible to pay for our camping, however we realize that the trees of the parking are full of koalas. It is such a pleasure to see them all with their sleepy faces or their curious little eyes looking at us. Apparently eucalyptus is a very strong drug, and they eat this all day long, i wonder what they see when they look at us. We also come across little kangaroos. Apparently the kangaroos of this island have adapted and they are smaller and steardier too. Finally we find a nice little camping and even with the rain we spend a rather comfortable night (we did pick up in Melbourne some camping mats that we had ordered which are super light and comfortable).

 

The next day however it is a disaster, it's raining cats and dogs. We forget the little trek we had planned but still go see in between two moments of calm, some of the must-see places. e admire sea lions who really couldn't care less about the rain then we get completly soaked through when going to look at big pink rocks which look like the pink granite coast of French Brittany. We go straight away to a camping place to change and put on some dry clothes. We have a stressful as we double back to go and get the drone forgotten in the kitchen the evening before, but we leave again happy to the other side of the island which we won't see much as with the rain, we spent the time in the local bar.

 

We are leaving the island the next day and pass by Robe. We were tipped off about a nice local brewery. And it is really nice ! Especially after tasting the fifteen different beers they have and having learned the difference between a blond, a dark, an IPA, an Ale, a Lagger,..etc. We start again quite joyously on the road. In order to get some tim to visit the Great Ocean Road, we are trying to push as far as possible but the weather turns greay and then to rain.

 

We are hesitating, we drive on ahead, double back a bit, we are now driving into the worse part of the day, the one where all the animals seem to have an appointment across the road. Not too much damage except for one bird that litteraly throws itself under our wheels but we do pass by a lot of kangaroos who are waiting for us to get close enough to decide to cross the road, an enormous deer coming out on our left from the pitch dark night, rabbits and an echidnea who is not in a hurry. Tom's nerves are put to the test. Finally we end up having some dinner in a picnic area, in a little town illuminated by the neons of some shabby looking motels. After having briefly though about setting the tent there or sleeping in the car, we decide to go back to the national park camping and set the tent up. It is raining during the night. Gaël's tent isn't the best one and he ends up finding refuge in the car. Our tent is small but fairly waterproof so we sleep ok.

 

When we finally arrive on the Great Ocean Road, the weather is again pretty shaky. We met the day before, an orthodox malay (rare!) who explains us how his country is organised. It's fascinating ! 9 states of which 7 kingdoms and 2 republics i think, a constitutional kingdom over the whole lot and a more or less successful cohabitation of multiple relgions. This country is built upon vary varied ethnical and cultural origins, it seems so complex and rich at the same time. Ah the world is not so standard as one may believe when we stop looking into our own belly-button (french expression but thought it carries the right image really), solutions to leave all together are different everywhere and each have their own pros and cons.

 

We make the Great Ocean Road circuit, beautiful rocks freed from the mainland stand there majestuously in the middle of the waves, the orange from the ocre of the rocks brings them out violently against the grey-blue of the waves and when a ray of golden light pierces through the clouds to illuminate the whole landscape, we feel blessed by mother Nature.

 

We finish the road in Torquay, a surfers town where we enjoy good beers and a good night sleep before going back to Melbourne. Gaël leaves us there to pursue his own adventures in Tasmania, he was a great road companion and a beautiful person we hope to meet again on the way or back home.

Plus à voir / More to see

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5 Novembre – 18 Novembre : Barossa Valley et Adelaïde

Après ces belles rencontres, nous partons quittons le Victoria pour le South Australia et Adélaïde. L'air y est plus chaud et il y fait plus sec quand nous y arrivons. Après un petite balade dans la ville dont un passage au musée d'Adélaïde qui accueille une superbe exposition des lauréats d'un concours de photographie National Geographics sur la faune et flore d'Australie ainsi que des œuvres aborigènes et une partie « histoire naturelle » pleine d'animaux empaillés, nous nous dirigeons vers la Barossa Valley.

 

Le South Australia par son ensoleillement, sa pluviosité moyenne à faible, son relief tout en collines et vallées et la clémence du climat océanique est parfait pour la culture du raisin et donc la production de délicieux vins. Nous travaillerons dans un vignoble pendant deux semaines, chez Smallfry Wines, vignobles en biodynamie, que vous pourrez découvrir ici. Il faut dire que nous étions sensés aller travailler dans une grande ferme à moutons mais la date approchant nous cherchons le profil de notre hôte afin de voir où elle se trouve exactement.

 

C'est là que nous nous rendons compte que cette ferme n'est pas dans le réseau woofing, même si l'email de contact contenait « wwoof » dans son objet. Nous cherchons la ferme d'après la signature et finissons par trouver une page facebook, c'est une énorme ferme industrielle, pas du tout organique. Nous écrivons à « l'hôte » pour lui demander pourquoi il n'est pas sur wwoof et le prévenir que nous ne souhaitons probablement pas venir vu que ce n'est pas une ferme au moins organique donc qui ne correspond pas tellement à nos objectifs. L'adresse email n'existe plus ! On ne sait pas trop à quoi on a échappé, mais on est content d'y avoir échappé.

 

Heureusement que le réseau wwoof en Australie est super et même deux jours avant, en expliquant ce qui nous est arrivé, nous recevons plein de réponses positives et des encouragements ou des références quand les hôtes eux-mêmes ne sont pas disponibles.

 

C'est ainsi que Wayne et Suzi nous accueillent dans une petite maison au milieu d'un de leurs deux vignobles. Le sol est super sableux, c'est surprenant. Il y a des pieds qui ont plus de cent ans et toute une variété de grapes différentes. Notre premier job, goûter le vin ! Autant vous dire que Tom est bien content ! On goûte et on remplit les tonneaux à l'aide du vin d'un autre tonneau. Impressionnant comme l'évaporation vide les tonneaux ! Les anges du coin doivent être bien bourrés !

 

 

Bon, nous ne faisons pas que goûter du vin pendant deux semaines quand même. Il y a une herbe invasive arrivée d'Afrique du Sud qu'il faut éradiquer, des jeunes pieds à dégager, les nouvelles branches à entortiller sur leurs guides, des espaces à dégager, de la débroussailleuse à passer, bref pas le temps de s'ennuyer.

 

Nous bossons une demi-journée par jour et le reste du temps nous sommes libres. Quelques dégustations, la vente de la voiture (enfin!), le travail sur les articles et les vidéos, de la lecture, de l'épluchage de fèves récoltés au potager devant la maison, un raid en vélo pour des bières fraîches et des dîners chez Wayne et Suzi font passer (trop) rapidement ces deux semaines.

 

C'était bien agréable pourtant de se poser un peu, de retrouver un semblant de quotidien, quoique nous sommes contents aussi de reprendre la route et retrouver Adélaïde.

After the beautiful meetings, we leave Victoria for South Australia and Adelaïde. The air is hotter and it is dryer when we arrive. After a short walk in the city including a visit to Adelaïde museum which hosts an amazing photography exhibition showing the winners of the National Photographic competition about flora and fauna of Australia. It also has a section dedicated to aboriginal culture and art as well as a natural history part full of stuffed animals. We are heading out afterwards to the Barossa Valley.

 

South Australia by its sunshine and rather low rainfall, its hilly landscape and the mild ocean climate is perfect for cultivating grapes and thus to produce delicious wines. We are working on a vineyard for 2 weeks at Smallfry Wines, which is using biodynamy, you can find out more here.

 

At the beginning we were supposed to go work in a huge sheep farm and so when the date came closer we went and check out where the farm was exactly. Turns out the farm isn't in the woofing network, even when the contact email mentionned « wwoof » and that when looking for it on the net with the farm name, we found a facebook page for a huge industrial, not at all organic, farm. We therefore write to our host ahead of time to ask why he is not on the woofing website and to let him know that we probably wouldn't wish to come as his farm would not really fit our project. The email didn't exist anymore and came back undelivered ! We don't know what we escaped from, but we are pretty glad we did !

 

Lucky for us the woofing network in Australia is great and even only with two days notice, explaining what happened to us, we are receiving a lot of positive answers and encouragements or even references to other hosts when they're not available themselves.

 

This is how we arrive at Wayne and Suzi's where we stay in a little house in the middle of one of their vineyards. The soil is very sandy, it is pretty surprising. Some vines here are over 100 years old and there is a great variety of different grapes. Our first job is to taste the wine ! Let's just say Tom is pretty happy about it ! We taste and then fill the barrels with wine from another one. Impressive the amount that evaporates from the barrels during the fermentation ! The angel's share as we say is huge, these particular angels are certainly pretty tipsy !

 

 

Well, it is not all wine tasting during two weeks of course. There is invasive weed coming from South Africa that we need to eradicate, young vine plants that need breathing room, new shoots to guide onto the steel lines, space to free up and weeper-snipping to do, no time to get bored that is for sure !

 

We work hald days and the rest of the time we are free. Some tastings, the car sale (at last!), working on the articles and videos, preparing the broadbeans harvested on the veggie patch in front of the house, a bicycle ride to get some fresh beers and diners at Wayne and Suzi's are making the days fly by (too) swiftly.

 

It is very nice to be able to stay in one place for a little while and get back something like a daily life, though we are also happy when the time comes to hit the road again, starting back in Adelaide.

A ne pas manquer / Not to miss

L'article du lieu / Article on the venue:

Smallfry Wines

 

Les vidéos techniques / The technical videos:

Préparer des fèves / Preparing broadbeans

Fertilisant biodynamique / Biodynamical fertiliser

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4 Novembre : Melliodora à Hepburn, Pat & Meg à Daylesford

Pat & Meg entrance
Pat & Meg entrance

Nous arrivons d'abord à Daylesford. Nous n'avons pas trouvé où dormir alors 10 min avant la fermeture de l'office du tourisme du coin, nous nous pointons là-bas la bouche en cœur. La gentille dame du bureau nous donne 4 pages A4 recto-verso d'endroits où dormir dans le coin. Il n'y a plus qu'à appeler. On trouve une chambre dans un motel de motards. Pas terrible et plutôt cher mais on ne pourra pas faire mieux aujourd'hui. Direction le bar car c'est aussi une brasserie et nous sommes curieux de goûter la bière du coin.

 

Le lendemain nous arrivons chez David Holmgren, à Melliodora dans le village de Hepburn. Je vous laisse découvrir cette visite mémorable ainsi que quelques uns des principes fondamentaux de la permaculture par la même occasion ICI. David est à la fois un intellectuel qui fait des recherches, compile les informations et y ajoute sa pensée critique pour en sortir des concepts et des principes généraux très intéressants et un travailleur du bois, un amoureux de la terre et de son abondance, un pratico-pratique qui a construit sa maison et vit avec Sue, une vie presque sans déchet, dans le partage, la sérénité et l'abondance naturelle. Pour une personne de sa stature, il est humble et accessible, il répond volontiers aux questions et accepte même d'être filmé pour une petite interview. Il fait partie de la solution.

 

Nous quittons Melliodora enchantés pour aller rencontre Pat et Meg, qui vivent dans une banlieue résidentielle et ont intégré la permaculture dans leur quotidien. C'est l'occasion d'aller découvrir un autre type d'auto-suffisance, une autre alternative, une solution pour ceux qui ne sont pas en plein milieu d'une campagne fertile. Nous sommes tous de suite accueillis par de grands sourires, il y a du monde à la maison. Je vous laisse découvrir notre expérience ici.

 

Cette visite parachève le déplacement de notre opinion sur la permaculture. A l'origine, nous trouvions le concept intéressant, avec des applications pratiques certes mais pas nécessairement applicables à une échelle professionnelle, ce qui en faisait un frein dans notre esprit. De plus, la permaculture semble attirer en France à la fois des gens très bien et toute une ribambelle de gens qui « savent mieux que tout le monde », se font certifier et se mettent à enseigner sans jamais avoir réellement pratiqué ce concept qui englobe toute une vie, toute une éthique et des principes que seuls l'expérience et la découverte permettent de comprendre dans leur profondeur. On avait, vous l'avez compris, un avis assez peu positif sur ce qu'on en voyait en France (attention, il y des permaculteurs supers en France, ce n'est pas ce qu'on dit!) même si le concept théorique paraissait plutôt bon.

 

En Australie par contre, nous avons rencontré des gens qui la vivent dans son entier, sans en choisir des techniques qui en elles-mêmes ne constituent pas la permaculture. Des personnes qui ont intégré les valeurs de partage, pour qui les techniques employées pouvaient être diverses et variées du moment qu'elles découlent des principes de la permaculture. Ces principes permettent et encouragent l'innovation précisément parce que la permaculture n'est pas un répertoire de techniques mais un guide de conception.

C'est aussi avec surprise que nous découvrons le caractère central et essentiel de l'habitat, ce cœur de la zone 0 en permaculture, construit à nouveau selon ces principes. Nous sommes loin des buttes ou des lasagnes de jardinage. Tout est fait pour répondre à une utilité. Il y a butte ou lasagne dans le cas où c'est nécessaire, pas parce que « la permaculture dit qu'il faut faire des buttes ».

 

Bien sûr avec le temps, l'application de ces principes favorisant l'innovation, on retrouve des techniques communes à ces lieux de permaculture comme par exemple, planter sur les lignes de niveaux les arbres fruitiers, créer des micro-climats ou en tirer parti en tous cas. C'est le fruit de l'observation et de la réflexion favorisés par les fondations de la permaculture. Une découverte intéressante car finalement la permaculture trace un cadre intelligent au sein duquel, chacun à la liberté et la responsabilité de jouer son rôle. Si ce cadre pouvait traverser les frontières et atteindre l'ensemble de l'humanité demain, on serait sauvé. Tout simplement. On verra demain donc.

 

 

Pour que vous vous fassiez une idée, retrouvez ci-après une petite présentation de la permaculture basée sur des extraits d'un livret de David Holmgren.

David Holmgren teaching
David Holmgren teaching

We are arriving in Daylesford. We haven't a place to spend the night yet so about ten minutes before closure we arrive at the tourist office with a nice question. The kind lady at the desk gives us 4 pages of places where to sleep in the area. Only calls to make. We finally find a room in a biker's motel. The room isn't nice and quite pricey but we can't do better for today. Off to the bar as there is a brewery in town and we are curious to try it out.

 

The day after we are arriving at David Holmgren's place, at Melliodora, in Hepburn. I let you read about this memorable visit and discover some of the permaculture fundamentals principles HERE. David is both an intellectual making his research and compiling information, ading his own critical and analytical thoughts to bring about interesting concepts and principles and also a wood worker, who loves his land and its bountifulness, a pragmatic who built his own house and lives with Sue, a life nearly free of wasted waste, leading a sharing and serene life. For someone so famous, he is humble and accessible, he answers willingly to questions and even agrees to be filmed for a small interview. He is definitely also part of the solution.

 

We leave Melliodora truly enchanted to go and meet Pat and Meg, who live in a residential suburb and have integrated permaculture into their daily lives. It is the chance to go and discover another type of self-sufficiency, another alternative, a solution for those who do not live a bountiful countryside land. We are right away welcomed with big smiles, there is a lot of people at the house. I let you read all about this great experience here.

 

This visit completes our change of opinion on permaculture. Originally we thought the concept interesting, with some practical applications but not really applicable to a profesionnal scale, which somehow had made it a negative point in our mind. Moreover permaculture in France seem to attract both very good people and a whole range of « know-it-all » people who get themselves certified and start teaching without ever having applied the concept themselves which covers a whole life, a specific ethic and some principles that, it seems, only experience and discovery can enable deep understanding. You would have got our point, a rather not so positive opinion on what we had seen so far in France (though there are some very good permaculture people in France, that is not what we are saying) even if the theoretical concept seems good.

 

In Australia, on the other hand, we meet people who are living it in its entirety, without selecting only some techniques which by themselves do not constitute permaculture. People who have integrated the sharing values, for whom the techniques can be various and diversified as long as they derive from the principles of permaculture. These principles enable and encourage innovation precisely because permaculture is not an index of techniques but rather a design guide.

 

It is also surprising to discover the central and essential rôle of the housing, this heart of zone 0 in permaculture, also built along the core principles. We are far from the mounds and other lasagna type gardening techniques. Everything is done according it usefulness. There are mounds or lasagna type beds when it is necessary, not because « permaculture says so ».

 

 

Of course with time, the application of these principles, favouring innovation, common techniques are used in these permaculture practicing places such as planting trees along level lines or creating micro-climates or taking advantage of those that are there. It is the result of observation and thinking both encouraged by the permaculture fundamentals. An interesting discovery as finally, permaculture draws an intelligent framework within which everyone has the freedom and responsibility to play its role. If that framework could go through frontiers and reach the whole of humanity, we would probably be saved. Simple as that. Let's see what tomorrow looks like then.

 

We are putting here below a small section aside on the fundamental principles of permaculture and a little extract of one of David Holmgren's book so that you can up your own mind.


Aparte : La Permaculture - fondamentaux / Permaculture fundamentals

Tout d'abord et le plus important, l'éthique de la permaculture, ses valeurs fondamentales qui précèdent toute réflexions de design :

 

Soin de la terre (du sol, des forêt et de l'eau)

Soin des humains (de soi-même, de ses proches et de la communauté)

Partager justement (limiter la consommation et la reproduction, redistribuer les surplus)

 

De là en découle naturellement une critique de la société moderne « développée » qui ne soutient pas, voir va à l'encontre, de ces valeurs.

 

«Ce même système de pouvoir qui extrait et exploite les moins puissants, apaise le milliard de gens des classes moyennes, la plupart dans l'hémisphère Nord, dans la complaisance avec des coûts bas et même en réduction par rapport au revenu moyen, de la nourriture, de l'énergie et autres biens essentiels. L'échec du marché globalisé à transmettre les signaux de tarissement des ressources et de dégradation de l'environnement a isolé les consommateurs du besoin de développer des façons de vivre plus auto-suffisantes, et désengager la motivation pour des politiques publiques qui auraient pu aider à ces adaptations nécessaires. La marée de biens de consommations nouveaux et pas chers a stimulé la consommation à un point de super-saturation, alors qu'en même temps les mesures sociales et de bien-être ne font que perdre du terrain depuis leur pic dans les années 70.

L'acceptance lâche de la croissance économique à tout prix et les puissants intérêts établis des corporations et des gouvernements, qui ont à perdre dans ce genre de transition, rend claire la nature radicalement politique de l'agenda de la permaculture.» citation tirée du livret Essence of Permaculture de David Holmgren

 

Ensuite les 12 principes fondateurs qui encadrent la réflexion de design de tout projet en permaculture – ils sont accompagnés de proverbe qui visent à prévenir le lecteur :

  1. Observer et interagir – La beauté est dans les yeux de celui qui regarde

     

  2. Collecter et stocker l'énergie – Faites le foin quand le soleil brille

     

  3. Obtenir une production – On ne peut pas travailler le ventre vide

     

  4. Appliquer l'auto-régulation et accepter les retours – Les pêchés du père reposent sur les enfants jusqu'à la septième génération

     

  5. Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables– Laisser la nature suivre son chemin

     

  6. Ne pas produire de déchets – Ne pas gâcher, ne pas vouloir / Une réparation à temps en épargne neuf plus tard.

     

  7. Concevoir du motif au détail – L'arbre cache la forêt

     

  8. Intégrer plutôt que séparer – Plus on est de fous, plus le travail est léger

     

  9. Utiliser des solutions petites et lentes – Le plus gros ils sont, le plus dur ils tombent / Lent et certain gagne la course

     

  10. Utiliser et valoriser la diversité – Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier

     

  11. Utiliser les bordures et valoriser le marginal – Ne pensez pas que vous êtes dans le bon chemin juste parce que c'est un chemin très utilisé

     

  12. Utiliser de façon créative et répondre au changement – Une vision n'est pas voir les choses comme elles sont mais comment elles seront

Bien sûr chaque principe s'explique de façon plus longue afin d'en comprendre l'utilisation.

 

 

Pour en savoir plus : les livres de David Holmgren sur le sujet

First of all and the most important, the ethics of permaculture, its fundamental values that precedes any thoughts about design :

 

Care for the earth (husbands soil, forests and water)
Care for the people (look after self, kin and community)
Faire share (set limits to consumption and reproduction, and redistribute surplus)

 

From there naturally stems a critic of the modern « developped » society which does not support, or even goes against, those values.

 

« The same system of power that extracts and exploits the less powerful, soothese the billion or so middle-class people, mostly in the North, into complacency with low, and even falling costs relative to average incomes, of food, water, energy and other essential goods. This failure of global mrakets to transmit signals about resource depletion and environmental degradation has insulated consumers against the need for developing more self-reliant lifestyles, and disabled the drive for public policies which might assist these necessary adaptations. The flood of new and cheap consumer goods has stimulated consumption to a point of super-saturation, while at the same time measures of social capital and wellbeing continue to fall from peaks in the 1970's.

The craven acceptance of economic growth at all costs, and the powerful established corporate and government interests, which stand to lose power from such a transition, makes clear the radical political nature of the permaculture agenda. » quoted from « Essence of Permaculture » by David Holmgren

 

 

Then the 12 fundamental principles which frame the design of any permaculture project – they are associated with a traditional proverb that emphasises the negative or cautionary aspect of the principle :

 

  1. Observe and interact – Beauty is in the eye of the beholder

     

  2. Catch and store energy – Make hay while the sun shines

     

  3. Obtain a yield – You can't work on an empty stomach

     

  4. Apply self-regulation and accept feedback – The sins of the fathers are visited on the children unto the seventh generation

     

  5. Use and value renewable ressources and services – Let nature take its course

     

  6. Produce no waste – Waste not, want no / A stich in time saves nine

     

  7. Design from patterns to details – Can't see the forest for the trees

     

  8. Integrate rather than segregate – Many hands make light work

     

  9. Use small and slow solutions – The bigger they are, the harder they fall / Slow and steady wins the race

  10. Use and value diversity – Don't put all your eggs in one basket

     

  11. Use edges and value the marginal – Don't think you on the right track just because it's a well-beaten path

     

  12. Creatively use and respond to change – Vision is not seeing things as they are but as they will be

 

 

 

 

Of course each principle has a longer explanation in order to understand its use.

 

 

For more information : Books of David Holmgren on the topic



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1 Novembre – 3 Novembre : Melbourne and Mornington Peninsula

Hot Springs Mornington Peninsula
Hot Springs Mornington Peninsula

A Melbourne, nous retrouvons Lisa pour déjeuner, une amie de Tom. Elle est charmante et enthousiaste, il faut dire qu'elle bosse dans le domain de l'anti-corruption. Elle fait partie des « good guys » et malgré le peu de temps disponible, la conversation tourne autour de la situation du monde et des solutions. Comme c'est rassurant de rencontrer d'autres personnes qui s'en préoccupent, il y a tellement à faire et de se dire, que nous sommes plus nombreux que les nouvelles souvent déprimantes du quotidien nous laissent à penser. On ne reste pas à Melbourne.

Enfin juste le temps de se faire racketer 150 dollars pour un contrôle technique inutile. Il faut dire qu'il faut penser à revendre la voiture car il ne nous reste qu'un mois pour le faire. On passe quelques soirées à se prendre la tête pour savoir comment faire, aider par Sabrina et Shaun ainsi que des inconnus sur facebook car il faut démêler les procédures qui varient d'un état à l'autre d'Australie. On passe les frontières sans contrôle mais quand il s'agit de revendre une voiture, on voit tout de suite qu'il y a bien des états tout à fait séparés avec leurs propres procédures et des contrôles techniques qui ne sont pas reconnus d'une frontière à l'autre.

 

Bref, on finit par mettre au point une stratégie relativement simple, c'est « on verra en South Australia » parce qu'il paraît que c'est plus simple là bas. Ce soucis résolu, nous partons pour la Mornington Peninsula à une heure de Melbourne. C'est un peu leur Deauville. C'est mignon et surtout il y a des sources chaudes organisées en grand spa avec plusieurs bassins où nous passerons une demie-journée, plongés dans des bains à 40°C ou à suer au sauna pour se plonger délicieusement dans une eau glacée. On repart tout détendu de cette après-midi après nous être fait voler nos sandwichs par les corbeaux du coin.

In Melbourne, we meet up with Lisa for lunch, a friend of Tom's. She is charming and enthusiastic, she works in the anti-corruption field, one of the good guys. Even with the short time we have, the conversation runs around the world situation and the solutions. It is so comforting to meet other people who care, so much to do and knowing that we more numerous than what the depressing world news would let us believe. We are not staying in Melbourne. Just enough time to be racketed 150 bucks from a garage for a useless car inspection. We need to think about selling the car and we have less than a month to do so. We are spending some evenings researching the topic helped by Sabrina and Shaun as well as unknown people on Facebook because the procedures vary from one Australian state to another and it gets pretty complex. There is no controls at the frontiers but selling a car interstate proves right away that there actually are several separated states with their own procedures and their car inspections which are not recognized from one state to the other.

 

Anyhow, we end up putting a strategy together which is quite basic « let's see how it goes once we are in South Australia » as it seems simpler over there. That problem solved, we leave for Mornington Peninsula, an hour away from Melbourne. It is really cute and most important, they have hot springs ! We spend a half day lounging in the 40°C baths or sweating in a sauna just to dive into a deliciously freezing water. We leave this place very relaxed even with the theft of our sandwichs by the local crows.

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29 Octobre – 1 Novembre : Fish Creek – la ferme de Tinker et Ad

un sacré caractère! du bon salami par contre ;)
un sacré caractère! du bon salami par contre ;)

Notre woofing suivant se situe dans une petite ferme à 5km de Fish Creek. Tinker nous a intrigué en se présentant car elle mentionne tout de suite des traumas subis l'année précédente. Du coup, elle prévient les woofers et indique qu'elle ne souhaite accueillir que des gens stables émotionnellement et matures. Tom lui assure que nous le sommes. On vous laisse découvrir la description de cette jolie petite ferme du Victoria ici. Au final, nous nous entendons très bien avec Tinker et Ad et je découvre avec Tinker un nombre impressionnant de points en commun qui nous lance dans diverses conversations passionnantes. Marrant comme l'univers fonctionne parfois. Tom fait un peu de cuisine, je fais un peu de pain, rassurée par la dernière expérience réussie à Bombah Point. Nous ne restons que quelques jours car nous avons rendez-vous à Melbourne.

Our next woofing is located on a farm 5km from Fish Creek. Tinker raised our curiosity when presenting herseld as she mentioned almost right away some traumas she went through the year before. Hence, she warns the woofers and says she only wants to host emotionnally stable and mature people. Tom assures them we are. We let you discover the little description of this cute little farm here. In the end, we get along very well with Tinker and Ad, and I discover an impressive number of common points with Tinker which starts us off into various interesting conversations. Funny how the universe works sometimes. Tom cooks a bit, i bake some bread, more confident now as it went well last time in Bombah Point. We are only staying a few days as we have a meeting in Melbourne.

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24 Octobre – 28 Octobre : Gongeerah et Wilson Promontory

notre maison ambulante - our mobile house
notre maison ambulante - our mobile house

Après une autre nuit sur une aire d'autoroute, plutôt fraîche – nous ne sommes clairement plus dans la chaleur du Queensland, nous roulons sur une route extrêmement sinueuse au mileu d'une grande forêt. La route est étroite, parcourue par des motards dangereusement penchés dans les tournants et des camions énormes remplis de troncs de bois qui coupent les virages. Une combinaison explosive. Au détour d'un de ces virages, nous arrivons chez Jill Redwood.

 

Jill Redwood vit en auto-suffisance complète sur son terrain depuis plus de 30 ans et défend la forêt depuis au moins autant de temps. Nous lui avons demandé un peu de temps pour un entretien. Cet entretien est publié sur FemininBio ICI.

 

On vous recommande cette lecture ! Jill est une femme lumineuse et animée d'une détermination qui donne de la force à tous ses actes et ses propos. On est tout de suite fasciné par l'atmosphère de calme et de confort qui règne sur son terrain, dans sa maison faite main par elle-même, au milieu de ses animaux et des grands arbres. Elle n'a pas eu une vie facile et apprécie d'autant plus le petit paradis qu'elle s'est offert. Bref, on vous laissera vous faire une idée vous-même, nous on a été transporté par cette rencontre. Des alternatives pour vivre différemment il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, le système de consommation de masse n'a qu'à bien se tenir car les solutions sont là !

 

Déjà il nous faut repartir avant que la nuit ne tombe car nous nous dirigeons vers le Wilson Promontory pour un trek de 3 jours. Nous passons la frontière du New South Wales et entrons dans le Victoria. On s'arrête sur une aire d'autoroute pour y passer la nuit. Il commence à faire bien froid. Le lendemain matin, nous nous réveillons aux aurores. Il fait FROID ! Effectivement, la toile de tente a gelé durant la nuit. Bienvenu dans le Victoria ! Nous sommes passés des chaleurs sèches et flamboyantes du Queensland au gel pendant la nuit, ça donne une idée de la taille de ce pays continent.

 

 

Nous arrivons à Foster où nous passerons deux nuits confortables dans un petit motel et nous nous précipitons dans une op shop (les boutiques d'occaz) pour trouver une couverture. Elle prendra plus de la moitié de mon sac pendant le trek mais on sera bien ravi de l'avoir ! Le trek est superbe, alternant entre plages et forêts. Le terrain monte et descend, il faut porter les sacs même considérablement allégés, et le temps s'écoule plus rapidement qu'en voiture alors que les heures filent et qu'il faut atteindre le campement. Le deuxième jour surtout, les jambes lourdes, la nuit froide et humide, nous poussons quand même, dans un élan de motivation et de détermination et contre les cris muets de nos muscles, jusqu'au campement suivant afin d'assurer un trajet moins long le lendemain et être à l'heure pour notre woofing suivant. C'est le dernier jour que nous croiserons plein de wallabys sur les chemin. Retournés à notre point de départ, le café du centre des visiteurs nous fait un grand bien et nous partons déguster un bon déjeuner au Fish Creek Hotel à une heure de là.

Wilson Promontory
Wilson Promontory

After another night on a highway rest area, rather fresh – we have clearly left the warm Queensland behind, we are driving on a very curvy road in the middle of a big forest. The road is narrow and full of motorbikes which riders are dangerously leaned over the road in the curves and huge trucks full of logs, cutting the road turns. An explosive combination. Around one of those turns, we arrive at Jill Redwood's place.

 

Jill lives completely self-sufficient on her land for more than 30 years and also defends the forest. We have asked her for an interview. This interview is published HERE in a French magazine (sorry French only, you can use automated translation). We recommend the read ! Jill is a luminous woman with a strong determination that supports vibrantly her actions and words. We are instantly fascinated by the calm and cosy atmosphere that reigns all over her land, her own-hand-made house, her animals and the huge trees towering over. She did't have an easy life and still appreciates even more the little paradise she has built. Anyhow, we'll let you make up your own mind, we have been transported by this encounter. There are different ways to live an alternative life, all sorts actually for everyone's inclinations. The mass consumption system should start to worry, the solutions are there !

 

Already we have to leave before the night falls as we are going to the Wilson Promontory for a 3-days trek. We are passing the frontier between New South Wales and enter into Victoria. We stop at a rest area to spend the night. It is starting to get down right chilly. The next day, we wake up at dawn. It is COLD ! And when putting our heads out, the tent clothe is frozen rigid. Welcome to Victoria ! Gone is the dry and fiery warmth of Queensland, here is the nighty frost, gives you an idea of the size of this continent-sized country.

 

 

We arrive in Foster where we spend two comfortable nights in a small motel and rush into an op shop to buy an extra cover. It takes up most of the space of my backpack during the trek but we are really happy to have it ! The trek is beautiful, alternating between beach and forest landscapes. The terrain goes up and down, we still have to carry the bags, altough considerably lightened. Time goes faster than by car and the hours fly by as we need to reach camp. The second day is the most difficult, legs are now heavy, the night had bee cold and humid, still we push on in some weird motivation spree and against the mutted cries of our own muscles, until the following camp site so as to shorten rhe way the next day and be on time for our next woofing. The last day we meet a lot of wallabys on the way. Back to our starting point, the visitor center coffee feels amazing and we are off to have a good lunch at the Fish Creek Hotel, an hour from here.

Mummy wallaby and her baby in Wilson Promontory
Mummy wallaby and her baby in Wilson Promontory

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18 octobre – 23 Octobre : Kangaroo Valley et Brogo

Eight Pools
Eight Pools

En avant pour notre woofing suivant ! C'est partie pour la Kangaroo Valley. On est loin de savoir à ce moment qu'on se dirige vers une magnifique vallée luxuriante, habitée par mon animal préféré d'Australie, le wombat, et peuplée de gens géniaux pour qui l'idée d'être auto-suffisant n'est pas un souhait mais un mode de vie pratique, économique et quotidien.

 

On décide de passer par Eight Pools, dans le Royal National Park. C'est superbe ! Déjà la route à travers le parc qui s'étend à travers la forêt nous plonge sans délai en pleine nature, une sensation bienvenue de sérénité après l'agitation toute urbaine de Sydney. Ensuite, la balade est superbe et coup de chance car nous n'avions pas vérifié, la marée est suffisamment basse pour que nous puissions aller jusqu'au bout nous aventurer sur ces roches creusées, aplaties et dentelées par le ressac incessant. On est seul, la marée menace, montant avec ses vagues agressives, on se sent tout petit. On se dépêche de rejoindre la plage. On croise de beaux lézards pas tellement farouches et des petits wallabys tout aussi placides. On revient en moitié moins de temps qu'indiqué sur le panneau, on n'est pas peu fier !

 

On reprend la route qui quitte la côte, s'enfonce dans les terres et commence à sinuer dans les « montagnes » (hautes collines on dirait peut-être).

 

Sur la route, on s'arrête brusquement, quelque chose traverse la route. C'est un échidné ! Ce petit animal tout en piquants est aussi mignon que son cousin européen mais à notre approche, il a planté son nez dans le sol et impossible de revoir le bout de son nez, nous repartons.

 

La forêt est magnifique. Le soleil qui joue dans le feuillage l'éclaire de toutes les nuances de vert imaginables et produit des rayons dorés. On a l'impression d'entrer dans une vallée enchantée, comme dans les livres de contes. Nous traversons le petit village et nous dirigeons vers Terrewah, notre prochain woofing, situé à 10 min du village.

 

Tom voit son premier wombat, malheureusement celui-ci se présente les 4 fers en l'air sur le bord de la route. Heureusement, le suivant est sur ces quatre pattes et nous passons tout près de lui. Les wombats ressemblent à de petits ours qui seraient végétariens avec une énorme truffe noire et une tête toute poilue toute ronde, tout droit sorti d'un cartoon. Je suis gaga mais on arrive alors il faut bien retrouver une certaine contenance.

 

Kirsty, Andrew et Jayden, leur fils de 8 ans, nous accueillent chez eux, en haut de la colline. On vous laisse découvrir quelques plans aériens de leur magnifique ferme.  

Off to our next wwoofing ! Kangaroo Valley is our next destination. We are from aware at that point that we are driving towards a beautiful lush green valley, inhabited by my all time favourite aussie animal, the wombat, and by amazing people to whom the idea of being self-sufficient isn't just up in the air but an actual practical and economical daily way of living.

 

We decide to stop first by the Eight Pools in the Royal National Park. It looks beautiful ! Already the road crossing the park into the forest immerses us right into the Nature, a welcomed feeling of serenity after all the hustle and bustle of urban Sydney. Then the trek itself is superb. Stroke of luck for us as we hadn't checked, the tides are good for us to get onto the flattened and nature-carved rocks, sizzeled by the relentless waves. We are alone, the tide is coming up again, threatening to close the pathway with its oncoming waves, we feel pretty small. Hurrying up we finally reach the beach safely. We cross path with beautiful lezards which are not so afraid of us as well as indifferent little wallabys watching us curiously from the side of the path. We come back in half the time indidated on the starting sign, pretty proud of it !

 

We get back on the road, leave the coast behind and start driving inland. The road starts to wind around the hills. Suddenly, we brake, something is crossing the road. It is an echidnea ! This little animal, all spiky and as cute as its european cousin, dugs its nose into the soil as we approach it. No way to see its little snout again so we leave.

 

The forest is magical. The sun plays with the leaves, lighting them in all shades of green, sometimes falling in straight golden rays. We feel like we are reaching so kind of enchanted valley, as we would in a fairy tale. We cross the little village and start towards Terrewah, our destination, about 10min away from the village.

 

Tom sees his first wombat, unfortunately, it is with its 4-feet in the air, dead alongside the road. Lucky for us the next wombat has its feet on the ground and we pass by really close. Wombats are little vegetarian bears with a big black snout and a very hairy round face, as if coming straight out of a cartoon. I am crazy about them but we are arriving so i need to pull it together a bit.

 

Kirsty, Andrew and Jayden, their 8 year old son, welcome us into their home, on top of a small hill. We let you discover above through some aerial views their beautiful farm.  

On y découvre une famille et une communauté incroyablement auto-suffisant. C'est une réflexion sur la planète bien sûr mais c'est aussi carrément plus économique ! Le raccordement par les compagnies privées est devenu extrêmement cher et généralement les devis ne sont que de vagues indications. Quand l'énergie était encore dans le secteur publique, il était possible de se raccorder même à la campagne pour une somme relativement faible et fixée. Toujours est-il que nombreux sont les foyers dans cette vallée qui non seulement ont des panneaux solaires mais également des cuves de récupération d'eau de pluie, soit de la géothermie soit des chauffe-eaux au feu de bois ou au solaire, des maisons orientées correctement afin de limiter les besoins en chauffage ou en refroidissement, un potager et des poules au moins.  

 

A Terrewah, nous vivons le quotidien de la famille, le maraîchage pour le marché hebdomadaire, les moutons dont les petits agneaux qui ont été rejetés par leurs mères et qu'il faut nourrir chaque jour,etc. Kirsty et Andrew nous présentent aussi leur projet tel qu'ils l'ont imaginé il y a quelques années et qu'ils développent un peu plus chaque année. Le design se centre autour de deux hangars transformés en centre d'accueil d'un côté et la préparation des légumes de l'autre. Il y aura plusieurs cottages qui seront placés au milieu des arbres plantés sur le versant dégagé de leur domaine afin d'accueillir des touristes qui pourront profiter des produits frais de la ferme. Ca rappelle notre propre projet ! Du coup c'est super intéressant de discuter des écueils et des aventures de leur mise en place.

 

Le jeudi c'est jour de marché, nous aidons à la préparation et après nous sommes libres de nous balader au marché. Nous rencontrons un maraîcher absolument fan de compost avec qui on discute un peu, ça fait plaisir de trouver des personnes aussi enthousiastes. On discute aussi avec une dame qui fait des pickles et une autre qui vend des micro-greens.

 

 

Durant la semaine nous visitons Jamie qui nous explique comment il a construit sa maison en bottes de paille. On vous laisse découvrir son aventure ici. Nous prenons rendez-vous avec Peter, qui est le beau-frère de Duncan de Bombah Point, qui a construit une petite entreprise pour faire des maisons en briques de terre crue, vous le retrouverez en vidéo pour en apprendre plus sur cette technique que nous retrouvons ensuite en application dans plusieurs maisons que nous visiterons plus tard. Sur un coup de tête, nous appelons également le forgeron du coin, Mark, qui nous accueille volontiers dans son atelier pour y découvrir les étapes de création d'objets en métal. Travailler avec le feu, c'est fascinant, on est captivé par la sérénité qui émane du travail du métal, la régularité méditative et la dépense physique, toute cette énergie vitale transmise dans l'objet créé. C'est tout à fait poétique. Retrouvez donc ses explications et son univers dans cet article-ci. Nous découvrons l'incrEDIBLE Garden de Peter Brandis, qui fournit des légumes à Terrewah pour le marché et pratique et expérimente tout un tas de différentes manières de cultiver, d'élever ses poules et d'organiser son terrain. On y apprend beaucoup de choses en peu de temps, retrouvez son jardin, son parcours et quelques unes de ses techniques ici.

Customized mudbricks in the making - with Peter Jiergens - technical video coming soon!
Customized mudbricks in the making - with Peter Jiergens - technical video coming soon!

 

We discover a family and a community incredibly self-sufficient. It is both born out of awareness about our planet of course but also because it is simply a less expensive life-style ! Getting pluged into the electrical network for instance is done nowadays by private companies and has become extremely expensive. Moreover they provide quotes which are merely indications and mostly always come out more expensive than planned. It used to be cheaper to get pluged in when the service was public, and at least it was a fixed amount. Anyhow, nowadays, several homes in this valley are therfore equipped with solar pannels that make them self-sufficient in energy but also using rainwater tanks for their water supply and either geothermia or wood boilers or solar boilers and properly oriented houses to fulfill their heating or cooling needs, most have a veggie patch and some chickens too.

 

At Terrrewah, we live the daily life of the family, market gardenning preparing for the weekly farmer's market, sheep moving and lamb care for those little lambs that require feeding everyday as they have been rejected by their mother,etc. Kirsty and Andrew also present to us their project as they have imagined it some years ago and are currently implementing every year a little further. Their design is centered around two sheds of which one is a welcome center for the visitors and the other, already existing, remains for the preparation and storage of the veggetables. There will be several self-contained units which will be spread out in between the planted trees on the cleared side of the hill in order to host tourists who will be able to enjoy fresh products from the farm. It reminds us of our own project ! It is really interesting and we learn a lot discussing their project as well as their adventures during the implementation. On Thursday, it is market day and we help with the preparation and then we are free to wander around the market. We meet an organic vegetable farmer who is an absolute fan of compost, it is nice to meet such enthousiastic people. We also talk with a lady who makes pickles and another who sales micro-greens.

 

During the week we visit Jamie who explains us how he built his strawbale house. His adventure is recounted here. We also take an appointment with Peter, the brother in law of Duncan from Bombah Point, who built a small mudbricks business. You can find him on our website to learn a bit more this technique which we will see again applied to various houses we'll visit later on. On a hunch, we also decide to call the local blacksmith, Mark, who accepts straight away to welcome us in his shop to discover how to work metal ste-by-step. Working with fire is fascinating and we are captivated by the serenity of working with metal, the meditative regularity and the huge physical effort, all this vital energy transfered into the created object. It is truly poetic. Find out his explanations and his universe in this article. We also discover the incrEDIBLE Gardens of Peter Brandis, who provides some veggetables to Terrewah for the market and experiments a lot of different gardenning styles. We learn a lot there in such little time, we recommend the articles about him and some of his techniques here.

Mermaid's Inlet - Jervis Bay
Mermaid's Inlet - Jervis Bay

Nous prenons congés de Terrewah et de la Kangaroo Valley après une semaine édifiante. Il y a ici un vrai sens de la communauté, des valeurs de protection de l'environnement qui se traduisent par des modes de vie concrets et adaptés, on se dit qu'il y a des endroits où les choses vont dans la bonne direction. Nous passons par Jervis Bay dont on nous a dit beaucoup de bien. Effectivement, Mermaid's Inlet nous coupe le souffle, tant parce que c'est venteux que parce que c'est beau bien sûr.

 

Les plages de Jervis Bay dont certaines de sable blanc sont superbes également mais le développement de la côté, avec ses petites maisons bourgeoises et des panneaux d'interdiction de camper et de ceci ou cela, nous donnent le sentiment de ne pas être particulièrement accueillis.

 

 

Direction Bega Valley, la petite sœur rustique de Kangaroo Valley, où nous avons rendez-vous avec John Champagne, Brogo Permaculture Gardens. Il pratique la permaculture depuis plus de vingt ans et son endroit est à l'image de ce que ce concept représente. Son centre, la maison, construite par la famille Champagne et leurs amis, en brique de terre crue. Elle est magnifique. Vous n'imaginez pas la sérénité de cette maison dont les angles arrondis de la terre donnent une chaleur et une sensation de cocon toute particulière.

 

La lumière y entre par rayon doré et illumine ici des petits vitraux, là une plante verte, les étagères sont moulées à l'intérieur des murs et on peut s’asseoir sur la terre crue réchauffée au bord des fenêtres, le plafond est haut et les poutres apparentes. Le potager nourricier est tout proche de la maison, le chemin vers l'assiette est ainsi au plus efficace. Ensuite viennent les fruitiers, organisés en plusieurs zones.

 

Je ne vous refais pas l'article sur ce lieu, vous le trouverez ICI et ne manquez pas de regarder ses différentes vidéos sur des techniques de design en permaculture pour améliorer son jardin !

Brogo Permaculture Gardens
Brogo Permaculture Gardens

We take our leave from Terrewah and the Kangaroo Valley after a very educative week. There is here a real sense of community and environmental protection values that are translating into real life concrete and adapted lifestyles. This is a place, we think, that is going in the right direction. Next we are passing through Jervis Bay, which we are told is great. It actually is, Mermaid's Inlet is breathtaking, and not only because of the strong wind there.

 

Jervis Bay's beaches of which some are beautiful white sand are equally beautiful too but the coastal development with all its high-end houses and its « no camping » and other « no something » signs give us the feeling of not being particularly welcome there.

 

 

Off to Bega Valley, the little more rustic sister of Kangaroo Valley, where we have a meeting with John Champagne, of Brogo Permaculture Gardens. He practices permaculture for more than 20 years and his place is a good reflection of what this concept represents. At its center, the house, built by the Champgane family and their friends, mud-brick based. It is beautiful.

 

You cannot imagine the serenity of the round-angled house which gives a special nice and cosy atmosphere. Light enters bu golden rays and illuminates here some stained glass window, here a green plant, some shelves are molded into the walls and one can seat by the window on the sun warmed mudbrick. The ceiling is high and the wood beams visible. The vegetable garden is close to the house, the way from garden to fork is the most efficient. Then comes the orchard divided into several zones.

 

I am not redoing the article on his place, you will find it HERE, and don't forget to look up his various technical videos which are talking about a few very interesting garden design techniques !

A ne pas manquer / Not to miss

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14 octobre – 17 octobre – Sydney

Nous quittons les bons soins de Suzi et Duncan pour nous diriger vers Sydney. Après plusieurs semaines dans la campagne australienne, revenir en ville va nous faire un choc. On amortit avec une nuit sur une aire d'autoroute, bercés par les bruits des camions et réveillés par le camion frigorifique qui fait tourner son moteur toute la nuit pour ne pas perdre la fraîcheur de ses produits. Sans commentaire, on ne va pas se lancer dans une diatribe sur les circuits longs.

 

Après cette courte nuit, nous voilà plongés dans le trafic urbain. Nous arrivons chez Xavier, un ami de Thomas, qu'il n'a pas vu depuis bien longtemps. Il habite un joli quartier pas loin de la mer où l'on respire plutôt bien. Ah c'est quand même chouette une ville en bord de mer ! Il nous accueille gentiment avec ses deux petites filles toutes mignonnes et bien réveillées qui jonglent joyeusement de l'anglais au français.

 

Le lendemain, on part en vadrouille dans Sydney. On galère bien sûr à nous garer en centre ville. A peine garé, qu'un oiseau se lâche sur mes lunettes. Sympa l'accueil. On ne se décourage pas et on fait une courte balade à pied avant de reprendre la voiture et chercher à nouveau un endroit où se garer. Ce sera 3h à côté de Pyrmont. Juste assez de temps pour prendre un ferry, passer devant l'Opera House et le superbe pont qui l'accompagne, manger des fish & chips à Watson Bay et faire la petite balade menant à un minuscule phare tout rouge dans le parc de South Head.

 

Les habitants de ce quartier bien bétonné déjà se battent pour que d'autres habitants ne s'intallent pas et ne bétonnent pas ce qui reste du parc en bord de mer. Comme on est en période de campagne électorale, on tombe sur un type bien habillé sur la plage qui parle à des journalistes, il y a trois clampins autour. Un candidat sans doute. 20 min plus tard à notre retour pour aller au ferry, il n'est déjà plus là. L'info-flash, le paraître du politique, non mais là aussi sans commentaire allez.

 

Nous on se dépêche sinon c'est l'amende assurée. Ouf on l'a échappé belle ! Direction Manly pour finir en beauté cette journée. Là on découvre un sport excellent ! Un mix de balle au prisonnier et de Stand-Up Paddle. On se marre bien à les regarder, on dirait presque du Quidditch (le sport sur les balais de Harry Potter!). Ils se poussent, tombent, se font des passes et se marrent comme des baleines.

 

Fin de la visite éclaire de Sydney et de cette journée qui finit en beauté dans un tout petit restau là-bas de pizzas gourmet.

 

We leave the good care of Suzi and Duncan to drive to Sydney. After several weeks in the Australian coutrnyside, coming back to the city is a bit of a shock. We buffer it with a night spend on a highway rest area, rocked by the soft sounds of the trucks rushing by and woken up by the cool truck that leaves its engine on all night long to keep its produce fresh. No comment, we are not going to start there another rant on long supply chains.

 

After this short night, we dive into the urban trafic. We arrive at Xavier's place, a friend of Tom's 't seen for a pretty long time. He lives in a nice little neighbourhood not far from the sea where we can breathe rather well. Ah, it is still nice to live in a city on the ocean shores ! He kindly welcomes us in his home with his super cute little girls who are wide awake and juggle joyfully between French and English.

 

The next day we leave for a drive around Sydney. We run into the usual trouble of parking in a big city and finally find a place in the city center. As soon as we are parked, a bird releases himself on my glasses. Nice welcome. Not discouraged though, we do take a little walk around before taking the car again and finding another place to park. We finally settle for a 3h parking space near Pyrmont. Just enough time for us to take a ferry and pass in front of the all-time famous Opera House and the impressive bridge in front of it, eat some fish and chips at Watson Bay and take a small walk in the South Head park.

 

The inhabitants of this well concreted area are fighting so that others do not come and pour down more concrete taking away what has been left of the sea-side national park. As we are in an electoral campaign time in Australia, we see a well-dressed guy on the beach speaking to journalists, as three curious bystanders take a look. Probably a candidate. 20 min later when we return to the ferry, he is gone. Flash information, the « all in the apperance » kind of style of the politicians, well alright, no comments there too.

 

We are hurrying otherwise we are going to get a parking ticket. Lucky for us we didn't. Next stop is Manly in order to finish this day beautifully. There we discover an excellent funny sport played on Stand-Up Paddle boards. We have a good laugh watching them, it almost seems like Quidditch actually. They push each other, fall in the water, throw balls and mostly laugh themselves off the boards too.

 

And that concludes our nice little visit of Sydney and this day which ends in a pretty good gourmet pizza place.

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8 Octobre – 14 octobre – Bombah Point Eco-Cottage

On vous laisse découvrir ce très bel endroit et sa région en images à travers la vidéo réalisée par Tom pour aider Duncan et Suzi à mettre en avant l'endroit.

Have a look at this beautiful place and region in images with the video Tom made to support Duncan and Suzi's communication about the place. 

Ils nous installent magnifiquement dans l'appartement qui était occupé par le manager de l'endroit avant qu'ils le reprennent. Autant vous dire qu'on est royalement installé. En plus Duncan et Suzi sont des hôtes très attentionnés et sont ravis d'apprendre que Tom cuisine bien et cuisine français ! C'est parti pour la valse des bons petits plats cuisinés par Tom alors que Duncan nous arrose de bons vins tous les soirs.

 

On a de supers discussions, lui venant d'un milieu agricole traditionnel et ayant changé d'avis petit à petit sur les pratiques conventionnelles (celles qui ont été mises en place à la fin de la 2nde guerre mondiale) accompagné de Suzi qui, d'infirmière à jardinière en chef de l'endroit, a bien sûr une conscience aiguë de l'importance d'une nourriture saine pour une bonne santé.

 

Duncan nous a aussi baladé en bateau sur Myall Lakes et invité pour des Fish&Chips un jour de fête à Tea Gardens. Super ambiance !

 

Bon mais sinon, on a aussi bossé un peu quand même ! Comme vous le voyez sur les photos, on a aidé Duncan à déplacer un arbre mort. J'étais toute ravie de conduire à nouveau un tracteur, j'avais bien eu l'occasion à plusieurs reprises durant ma formation en maraîchage bio mais ce n'a été que très bref, et là il fallait traîner un énorme tronc poussé par Duncan dans le fork-lift et traîner par le tracteur. Tom est allé fournir le bois de tous les cottages (dont le chauffage est au poêle) à l'aide du Gator comme vous pouvez le voir sur les photos.

 

Et dans l'ensemble nous avons aidé au nettoyage et à la préparation des cottages une expérience très intéressante, tant pour apprendre des trucs pratiques sur l'hospitalité touristique – comme savoir faire un lit façon hôpital – que sur l'ensemble d'un business tel que celui-ci en éco-tourisme puisque c'est un aspect de notre projet d'installation.

They put us up in a beautiful flat which was previously occupied by the manager of the cottages before Duncan and Suzi took over. That is to say we are superbly installed. Moreover Duncan and Suzi are very caring hosts and happy to learn that Tom cooks well and cooks French ! Here we go for a round of Tom's best meals while Duncan opens up good wine bottles one after the other every evening.

 

We have very interesting conversations, Duncan being from a traditional agricultural background and having little by little changed his mind about conventional practices (those that were put in place at the end of the 2nd WW), together with Suzi who went from nurse to chief gardener of the place and has a high awareness about the importance of healthy food for a healthy life.

 

Duncan also took us on a boat ride over the Myall Lakes and invited us for delicious fish and chips on a party day in Tea Gardens. Great atmosphere !

 

We did also work a bit of course ! As you see on the pictures, we helped Duncan move a dead tree trunk. I was very happy to drive a tractor again, i did have the chance during my organic farming training but it was only short and this time we had to drag an enormous trunk, pushed by Duncan in the fork-lift and pulled by the tractor. Tom went to replenish the wood in all the cottages (which heating is wood-stove based) using the Gator, as you see on the pictures.

 

In general, we helped cleaning and preparing the cottages, a very interesting experience, to learn about practical hospitality things such as making a hospital bed to an overall view on a business such as this one as eco-tourism is one aspect of our own farm project.

A ne pas manquer / Not to miss

La visite virtuelle de / The virtual visit of:

Bombah Point Eco-Cottages

 

La vidéo technique / The technical video:

Système de traitement des eaux avec des vers de terre / Worm farm based household water treatement

 

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13/09/2018 - 08/10/2018: Australia - entre terre et mer / between land and sea

Whitsundays Islands - Whitehaven Beach
Whitsundays Islands - Whitehaven Beach

Après avoir séjourné deux, trois jours chez Sabrina sur la Gold Coast et avoir visité notre premier "sanctuary", réserve pour animaux blessés qui ne peuvent plus être retournés à la nature, et ainsi vu nos premiers animaux de légende (même un kangourou qui grimpe aux arbres!), nous avons récupéré notre Mitsubishi Pajero de 99 des  chez un ami garagiste et mécanicien de Shaun. Tom fait son baptême de conduite dans les bouchons de Brisbane, c'est tendu mais bien sûr ça passe!

Nous quittons les bons soins de Sabrina pour partir vers le Nord afin de faire notre petit bout de voyage touristique car nous prévoyons de descendre dans le sud ensuite pour aller bosser en ferme. La voiture n'est pas encore équipée alors ce sera auberge de jeunesse. On commence près de 7h de route. Ouf! Et la nuit qui tombe à 18h à peine. Sur la route, les panneaux nous posent des questions quizz pour nous éviter de fermer les paupières. Il est temps de s'arrêter. Ce sera Gladstone dans un backpacker qui nous ramène chacun plusieurs années en arrière. La vingtaine avec les bières de micro-brasseries locales en sus.

After a few day's at our friend's Sabrina on the Gold Coast and having seen our first Australian animals of legend  - which even included a tree-climbing roo! - we collected our car, a 99 Mitsubishi Pajero. Tom is thrown in deep straight away driving thru Brisbane crazy traffic jams but for sure he manages alright. 

We leave Sabrina's good care for the North as we plan to do a bit of a touristic trip prior we leave south to start wwoofing. Our car isn't equipped yet so we'll have to stay in hostels. We start with a 7 hour drive. Pfiou! And with night falling around at not even 6pm. On the road, the signs start quizzing us to prevent us from falling asleep. Time to stop. It will be Gladstone, in a backpacker's hostel that brings us back a few years. our twenties with some local micro-brewery beers on top!

Ce panneau: "Zone de Fatigue - Continuer à jouer au quizz - cela peut vous sauver la vie" et les panneaux suivants qui nous ont fait les questions/réponses!
Ce panneau: "Zone de Fatigue - Continuer à jouer au quizz - cela peut vous sauver la vie" et les panneaux suivants qui nous ont fait les questions/réponses!

La suite? Vous la voyez en introduction de cette newsletter! Nous embarquons à Airlie Beach sur un catamaran pour une journée d'exploration des Whitsundays islands. Sur la photo Whitehaven beach. Pas tellement de mots pour décrire ce paysage incroyable, ce sable blanc qui crisse doucement sous les tongs et reste frais au toucher, à la texture incroyablement fine en compétition avec le bleu clair crystallin des eaux. On ne peut pas s'empêcher quelques envolées lyriques là-bas. On complète la journée avec une visite en masque et tuba des coraux du coin. Il y en a moins qu'avant mais les couleurs restent extraordinaires et on retrouve les supers poissons-perroquet et une myriade de petits poissons colorés qui portent leur plus belle robe dans ce bal entre la lumière du soleil, les reflets de l'eau limpide et les coraux arc-enciel.

Next step? You see it in introduction to this newsletter! We sail off from Airlie Beach on a catamaran for a one day exploration of the Whitsundays Islands. On the picture, Whitehaven Beach. Words are lacking to describe this incredible landscape, this white sand that squeaks gently under your flip-flps and stays fresh to the touch, with its incredible texture competing with the crystal blue waters. One cannot help but feeling poetic there. We complete the day with some snorkelling around the nearest coral reefs. There are less than before but the colours remain extraordinary with amazing parrot fish and myriads of little brightly coloured fishes wearing their most extravagant gowns in this play between sunrays and crystal clear water reflections and rainbow touched corals.


Pour terminer notre petite escapade touristique dans le nord du Queensland, nous réalisons notre premier visite, l'éco-village de Crystal Waters issue d'une communauté créée dans les années 70. Nous sommes curieux de voir ce qu'elle est devenue. Si vous aussi êtes curieux de le savoir, cliquer ici!

To end of little touristic escapade in northern Queensland, we make our first visit to the eco-village of Crystal Waters, descending from a community created in the 70s. We are curious to see how it has faired since then, if you are too, click here!

Ces premiers jours sont plein de découvertes. Les routes sont immenses, les distances très différentes. Le coût de la vie est élevé malgré l'avantage de l'euro sur le dollar australien en ce moment. Il faut dire que c'est le début et qu'il faut régler l'assurance de la voiture et acheter quelques équipements supplémentaires pour camper, qu'on espère revendre avec la voiture. C'est aussi une partie voyage donc il y a des dépenses. On se dit qu'on se rattrapera en volontariat pour limiter tout ça. On se fait arrêter par la police la nuit, roulant à 70 sur une route à 50 à travers un petit village western. Comme dans les films, le policier déboule à la lampe torche, avise notre fil à linge où sèche nos vêtements fraîchement lavés dans notre sac à laver le linge portable, nous dit qu'on ferait mieux de dépenser l'argent de cette amende (160 AUD!) dans nos vacances et nous laisse partir, sans nous mettre l'amende! Sympa! On séjourne pas loin dans un petit motel qui ne doit pas voir beaucoup de touristes non australien. C'est typique, pas glamour mais sympa. On recule dans une voiture sans faire exprès alors qu'on est pris dans un bouchon. Le gars nous dit que c'est rien, on remet sa plaque d'immatriculation et on repart. Sympa!

Retour chez Sabrina où Shaun nous transforme la voiture en petite maison ambulante avec tente sur le toit, frigo mobile et chaises de camping. En attendant, nous partons tous ensemble pour une journée sur le petit bateau de pêche de Shaun, on affronte les vagues pour aller voir des baleines mais nous ne verrons qu'une tortue! Et nous nous baladons le long de la côté de Surfers paradise et nous essayons sans succès à pêcher quelques "floodies" dans les fonds peu profonds et sableux. Ceci dit, la fois d'après Shaun part sans nous à l'aube et revient avec un magnifique red snapper (magnifique au standard européen = petit selon celui australien!) que nous dégusterons avec délice! Nous préparons ensuite un petit séjour de quelques jours sur Fraser Island, la plus grande île de sable du monde. Un moment incroyable que l'on passe à fond à profiter du temps passé ensemble dans un endroit hors de ce monde. Découvrez le en vidéo!

These first days are full of discoveries. The roadsare huge and distances very different. The cost of living is pretty high even with the euro being strong. It is the beginning of the trip so we do have some extra expenses such as car insurance and some camping gear we'll try to sell at the end. It is also a travelling bit so there are expenses. We tell ourselves this will be caught up by our volunteering time. We get pulled over by the police, driving 70 on a 50km/h road through a little western village. As in the movies, the policeman arrives torch in hand and checks out our cloth line hanging in the back with freshly washed thanks to our portable handwashing bag, says something about oughting to not spend money on fines (160 AUD!) but rather on holidays and lets us go without paying the fine! Thanks mate! We stay overnight not too far from there in a very typical motel which probably doesn't see many non Australian tourists. It is typical, not glamorous but still friendly enough. We back the car into another by accident and the guy says it's nothing, we put his plate back on and drive on. Thanks mate!
Back to Sabrina's where Shaun transforms our car in a small mobile house with a rooftop tent, mobile fridge and camping chairs. The next day we leave for a boating expedition around Surfers paradise where we try and spot whales but end up enjoying the view on a sea turtle. We then try unsuccessfully to catch some floodies in the sandy shores just for the fun of throwing a line really. Next time Shaun leaves at dawn and comes back with a beautiful red snapper (beautiful according EU standard means small according to Austrlian's!). Next, we are preparing a small trip of a few days altogether on Fraser Island, the biggest sand island on Earth. An incredible time which we spend enjoying our time together in this out of the world place. Discover it in vidéo above!

Des souvenirs pour la vie avec des amis de toute une vie! Lifetime memories with lifelong friends!

La Sandy Cape Rap Crew et son homme invisible derrière la caméra! The Sandy Cape Rap Crew and its invisible man behind the camera!
La Sandy Cape Rap Crew et son homme invisible derrière la caméra! The Sandy Cape Rap Crew and its invisible man behind the camera!
La Fraser Crew au complet! The Fraser Crew complete!
La Fraser Crew au complet! The Fraser Crew complete!

Après Fraser, nous retournons vers la Mary Valley, cette région toute verte du Queensland qui contraste tellement avec Central Queensland, toute aride et région renommée d'élevage de vaches.

 

After Fraser, we go back to the Mary Valley, this very green Queensland region which constrasts so much with Central Queensland, all dry though very famous as a cattle grazing region.

Central Queensland et la capitale du bœuf australien

Quelques pensées sur les effets du capitalisme libéral en pratique.
Some thoughts about the practical effects of free market and capitalism.

Jampot Creek Farm

Notre premier volontariat! Dans une très jolie ferme inspirée de méthodes bio-intensives glanées outre-pacific, aux US et au Canada! Avec Damien, décorateur dans le monde du spectacle, devenu fermier à mi-temps! A découvrir en images!
Our first volunteering! In a very nice farm inpired by biointensive methods from North America! With Damien, a set designer for shows who became half-time farmer! Discover through a video!

Notre maison sur roue! Our house on wheels!
Notre maison sur roue! Our house on wheels!

Et retour à la base! Chez Sabrina! On en profite pour passer dans Brisbane que nous n'avons pas encore vu et rencontrer un couple de français qui viennent de débarquer en Australie, Ben et Elo. Munis de leur visa vacances-travail d'un an, ils ont un projet un peu similaire au nôtre alors il fallait qu'on se rencontre! On visite ensemble une ferme urbaine, plutôt jardin communautaire pour animer la vie de quartier, Northey Urban City Farm. Faute de guide, nous vagabondons dans l'endroit, c'est joli, peu productif vu que le sol est plein d'amiante donc les végétaux doivent pousser dans des lits surrélevés. On se dit que ça demande beaucoup d'efforts du coup pour une ferme mais c'est un bel endroit bien situé pour se retrouver au café, jardiner ensemble, faire découvrir la nature aux enfants (tant qu'ils se lavent les mains après avoir joué avec la terre du sol!) et c'est également un chantier d'insertion pour les chômeurs longue durée apparemment. On retourne chez Sabrina pour vidanger l'huile de la voiture et passer encore un peu de bon temps entre amis! On ne se voit pas tous les jours à 15 000km de distance! Arrive pourtant le moment de se dire au revoir (et à bientôt!).

Direction le sud mais doucement cette fois! D'abord on part pour Byron Bay, chef-lieu hippie devenu capitale du hippie chic. Visite éclaire, tout est cher et il pleut de toutes façons.

 

On part pour Nimbin, la nouvelle capitale du baba cool où se déroule non loin le lendemain le Weave and Mend festival, festival de vannerie dans un jardin en permaculture. Nimbin est un petit amsterdam version campagne et hippie. L'unique rue principale est une série de magasins faisant la promotion du chanvre, de magasins bios et de petits cafés sympas avec quelques restaurants et une galerie d'art. Ambiance sympa et détendue garantie!

Back to our main operating base! Sabrina's! We take the chance to pass by Brisbane which we hadn't seen yet and go meet a freshly arrived French couple, Ben and Elo. With their one-year working holiday visa, they have a project similar to ours so we had to meet up! We visit the Northey Urban City Farm, rather a community garden than a farm, it animates the neighbourhood life. As we couldn't find a guide, we stroll along the place. It's beautiful but not very productive since the soil is contaminated by asbestos so the veggies need to be grown in elevated beds. That is a lot of work and effort for a farm! But it is a very well located place to meet up for a coffee, garden together, make children discover a bit about nature (so long as they wash their hands after playing in the dirt!) and it is also a social endevour as they hire long-term unemployed people. We go back to Sabrina's to service the car and spend a bit more time with our good friends! It is not everyday that you can do so when you live 15000 km appart! Nevertheless, the moment to say goodbye (and see you soon!) arrives.

Southbound it is and slowly this time! We start with Byron Bay, famous hippy place that became the capital for chic bobo type lifestyle. Flash visit as everything there is super expensive and it is raining anyways.

 

We leave for Nimbin, the new hippy capital where the day after nearby the weave and mend festival will be held in a permaculture garden. Nimbin is like a little countryside Amsterdam. The main street is packed with hemp-promoting shops and organic shops as well as nice little cafés, some restaurant and an art gallery. Nice and relaxed atmosphere!

Le festival lui est principalement féminin. Des cercles de femmes sous des tipies ou des toiles tendus se retrouvent sur des grands tapis et mêlent des fibres végétales pour en faire des paniers, des dessous de plat, des décorations. Il y a quelques hommes quand même. Le temps ralentit comme on se plonge dans la manipulation des fibres végétales, environné des conversations alentours et du chant des oiseaux, alors que le temps variable nous oblige à nous serrer sous les abris. Etrange expérience. On repart avec un peu de savoir, des sensations, une méditation et un dessous de verre en mélange de chanvre, herbes folles locales et fibres de feuilles de banane.

Ces derniers jours, on découvre aussi que malgré la tente sur le toit, il faut quand même payer le camping! Très variable selon l'endroit. Qu'à cela ne tienne, à South West Rocks, on prend un joli emplacement de camping face à la mer. Une jolie balade sur la jetée et un bon dîner dans la cuisine du camping après une douche bien chaude, parfait. Mais le vent se lève et va durer toute la nuit! Malgré nos efforts pour réduire la prise au vent, il reste quelques bouts de toile qui claquent dans la tempête. On ne dort pas beaucoup même si c'est d'un bon sommeil que l'on dort lorsqu'on y parvient.

 

 

Le lendemain, nous visitons Hat Head pour une petite balade de 3-4km en bord de mer en haut de falaise. Superbes vues! On voit au loin une baleine et son baleineau qui remontent le rivage. L'eau est limpide, il fait grand soleil. On croise un grand kangourou qui s'arrête intrigué puis une maman couchée avec son petit qui pointe sa tête hors de la poche. Pas farouche. Nous croisons des oiseaux multicolores. Juste une journée ordinaire en Australie bien sûr! Ce soir là, on se dit que du coup on va se mettre dans un endroit abrité du vent, une aire d'autoroute par exemple et ce sera gratuit comme ça. On s'installe sur le chemin de notre prochain woofing. Il y a des sanitaires, des tables de picnics, c'est suffisant pour la nuit. Manque de pot, un camion probablement frigorifique arrive après la nuit tombée et laisse tourner son moteur! Il ne repart que quelques heures plus tard en pleine nuit. Quel silence fabuleux juste après! 

 

The festival is mainly by and for women. Circles of women under tipies or stretched canvas are gathered on big mats and weave together plant fibers to make baskets, coasters for glasses or pots and decorations. There are still a few men around. Time slows down as we weave the fibers surrounded by ongoing conversations and bird songs while the variable weather pushes us to huddle together under the sheltered spaces. Strange experience. We leave this place with a bit more knowledge, some sensations, a meditation and a mixed-hemp-weeds-banana leaf fibers glass coaster.

These last days we find out that even with the tent on the roof, we still need to pay for the camping! And the fee is pretty variable according to the place. Whatever. In South West Rocks, we decide for a nice little camping spot facing the sea. A nice walk along the pier and a good dinner in the kitchen campground after a beautiful hot shower announces a perfect night. Unfortunately, the wind raises and lasts throughout the night!

Even with our efforts to reduce the wind intake, there are still some bits that flap around in the storm. Not much sleep even if the one we do get is good.

 

The next day, we visit Hat Head for a small 3-4km hike on the seashore high up. magnificent views! We even get to see a whale with its baby swimming past going south. The water is crystal clear and the sun is shining. We cross paths with a roo which stops intrigued by us and then a mother roo with its baby popping out his head frm the pouch. Not very impressed by our presence. We see many-coloured birds. Just another ordinary day in Australia of course! This night, learning from the last, we think to find a place sheltered from the wind, like a road rest area and on top it will be free this way. We set camp in a place on the way to our next wwoofing. There are toilets and picnic tables, it'll do for the night. Then again! Bad luck! A truck with some fridges on probably stop near ur after the night has fallen and leaves its engine on for the whole time! It only leaves a few hours later dead in the night. What an amazing silence afterwards! 

 

 

 

 


Direction the Bombah Point Eco-Cottage! On vous en dit plus dans la prochaine newsletter sur cet endroit fabuleux et la suite de nos aventures!

Next is Bombah Point Eco-Cottage! We tell you more about this fabulous place and the rest of our adventures in the next newsletter!


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