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18 décembre - 2 Janvier: From Dunedin to Picton - New Zealand

A côté de Dunedin quand le brouillard se lève - Close to Dunedin when the fog lifts
A côté de Dunedin quand le brouillard se lève - Close to Dunedin when the fog lifts
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1 décembre - 17 décembre: From Christchurch to Nugget Point - New Zealand

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25 Novembre – 30 Novembre : Melbourne

Melbourne by night
Melbourne by night

Juste avant d'arriver à Melbourne, nous rencontrons Peng de Peng Aquaponics, qui nous présente sons sytème de culture en aquaponie, c'est fascinant! Retrouvez bientôt ses vidéos techniques!

 

A Melbourne, nous avons choisi de retourner là où je vivais quand j'étais étudiante. Brunswick. Tom a trouvé un airbnb pas trop cher là bas qui a l'air sympa.

 

Après quelques recherches dans mes archives, nous réalisons que ce airbnb est à 15min à pied de mon ancienne maison ! On va la voir pour le souvenir, on prend un photo que je mets sur facebook. Quelques heures plus tard, mon ancienne coloc m'écrit « mais qu'est ce que tu fais devant chez moi ? Pourquoi tu n'as pas sonné ?! ». Sia habite toujours là ! On y retournera pour prendre le thé bien sûr et la retrouver toujours la même, dynamique et souriante, avec deux petites filles adorables maintenant. Ses filles vont à l'école Montessori du coin. Elle s'est mise à la course à la pied.

 

On en profite aussi pour revoir mes amis de promo de l'Université de Melbourne. Quel événement de se retrouver 10 ans plus tard ! Sue est indienne et mariée à présent et s'est installée à Melbourne, quoiqu'elle envisage un jour de changer de vie et retourner apporter sa pierre à l'édifice en Inde. Arthur a un petit enfant et travaille sur Melbourne aussi. Roger est maintenant fonctionnaire dans un domaine similaire à celui où je bossais avant et parcours toujours le monde à la recherche des meilleures pistes de snowboard. Certaines choses ne changent pas.

 

Meg nous a mis en contact avec une personne, Ostii, qui habite Melbourne, il vit en ville et s'essaye à une vie plus sensée et à l'empreinte carbone plus légère. Il habite Brunswick aussi. Nous passons le voir pour un entretien. Il a une boîte de création de sites internet et de conseils pour les business qu'il accompagne par ce biais. Il choisit ses clients, ce sont des entreprises de bien-être, de cours de permaculture, de boutiques bio...etc. Il travaille de sa maison, pratique le zéro déchet le plus possible et son jardin de ville est un foulli de potager abondant et fait son propre compost. Il a aussi en projet l'installation de panneaux solaires. Il fait ce qu'il peut avec l'environnement qu'il a et ça donne un espace tout à fait harmonieux. Il a l'air heureux et serein et nous accueille chaleureusement.

 

Suivant ses conseils, nous nous dirigeons vers deux boutiques, une qui vend des produits en vrac et une autre, la Pachamama, au nom prometteur. La première boutique est une chaîne en Australie de 50 magasins qui est entièrement zéro déchet, les produits sont achetés en vrac aux fournisseurs et vendus dan de gros bacs. Il y a les traditionnels aliments secs mais aussi des biscuits, du chocolat, de l'huile, des savons, des produits lessives,...etc. Nous passons ensuite deux blocs plus loin à la Pachamama, un espace qui fait boutique de produits organiques, allant des légumes bien sûr à l'ensemble des produits qu'on trouverait dans une supérette classique, et café également avec de beaux espaces pour s'installer, se connecter et travailler.

 

Nous rencontrons Christophe avec qui nous passons une petite heure en entretien. Enfin quelques jours plus tard, nous passons à Ceres Garden, également à Brunswick, un grand espace qui était en friche il y a trente ans, devenu un espace de maraîchage, une boutique de produits bios et de vente des produits de la ferme du lieu, des jardins partagés, des espaces pédagogiques avec des ateliers en tout genre pour les enfants de tous âges, un espace d'expérimentation d'habitation écologique ainsi qu'une nursery de plants afin d'encourager les personnes à faire pousser leur nourriture. Le quartier tout autour est contaminé, on voit partout dans les jardins des plants de tomates, de courgettes, des arbres fruitiers et autres comestibles. Décidement, Brunswick nous impressionne. Un quartier entier d'une grande ville qui prend son destin en main, guidé par des initiatives individuelles qui impriment un vrai sens de la communauté, encore une autre alternative fascinante ! Je vous laisse découvrir plus de détail sur ce quartier à l'allure résolument verte, ici.

 

 

Quand nous ne sommes pas entrain de chasser l'alternative, nous visitons la ville. On a dû passer au moins 4 fois par l'Université de Melbourne, d'abord pour le souvenir et profiter de son ambiance « école de magie de Harry Potter » et aussi parce que c'était un endroit pratique pour attraper notre tram. Un soir Tom part faire un cours de cuisine avec Free to Feed, dans Brunswick aussi, une école de cuisine où des réfugiés en attente de papiers enseignent la cuisine de leur pays. Pour Tom ce sera un cours de cuisine Sri Lankai. De mon côté, j'en profite pour aller prendre le pouls de la scène lindy hop à Melbourne. Je me sens bien rouillée mais bon ça se passe bien. Tom me rejoint et nous partons pour une exploration Melbourne by Night du centre. Un grand sapin tout illuminé se dresse en face de Flinders Station, à Federation Square. Nous sommes en T-shirt. C'est l'été. Notre visite d'Australie touche à sa fin, nous sommes plein d'une douce chaleur que procure la gratitude et la joie d'avoir rencontré tellement de belles personnes, d'avoir retrouvé des amis chers et pu passer du temps avec eux et d'avoir pu témoigné de toutes ces alternatives viables, ces solutions qui existent déjà. Dans quelques jours, départ pour la Nouvelle-Zélande !

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19 Novembre – 25 Novembre : Kangaroo Island et Great Ocean Road

Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin
Gaël, notre covoitureur pour un bout de chemin

A Adelaïde, nous dégustons un délicieux burger (le meilleur de South Australia il paraît) et nous rencontrons Gaël, qui partagera notre trajet et notre voiture de loc jusqu'à Melbourne, lors d'une petite balade dans les hauteurs d'Adélaïde. Gaël fait son premier grand voyage et il débute fort avec un voyage d'un an entier en Australie. Il est déjà sur la fin de son année et nous raconte ses aventures. Lui aussi il fait parti des « good guys », aide-soignant et aimant son métier, il est aussi inquiet de la tournure des choses dans notre société.

 

La situation dans les maisons de retraite est bien préoccupante, il essaye à son échelle d'y amener de l'humain mais avec les horaires et les conditions c'est parfois difficile voir impossible et pourtant, il décrit le sourire ravie d'une vieille dame à qui il fait juste un petit compliment et on se rend compte qu'il ne faut pourtant pas grand chose pour améliorer le quotidien de ces personnes. On se dit que les personnes âgées sont quand même bien délaissées dans notre société « moderne développée » alors que dans les peuples premiers, ceux-ci sont chéris et respectés. Encore un truc qui doit changer.

 

On se dirige vers Kangaroo Island, mais d'abord un petit stop s'impose dans le Maclaren Vale, réputé pour son vin, où Gaël et Tom se font une petite dégustation et sélectionnent quelques bouteilles pour nos repas. Pendant nos courses, Gaël nous rappelle qu'il est possible aussi même en voyage de faire moins de déchets, pas de légumes en sachet par exemple, on retient et plusieurs semaines plus tard, je me rappelle ses conseils chaque fois que nous faisons les courses, c'est juste une habitude à prendre. Cette première soirée, on la passe dans un petit camping pas cher, à côté d'un village très étrange, aux maisons relativement propres, mais entièrement vides. Le temps n'est pas au beau fixe et demain nous allons sur l'île. On s'endort bercé par les vagues à deux pas de nos tentes. Le ferry nous transporte le lendemain dans une jolie petite île.

 

Nous allons d'abord vers un bout de l'île, on a de la chance, il ne pleut pas avant le soir. Nous croisons un koala sur le bord de la route, il est blessé et ne peut plus bouger, il est tout effrayé par ces touristes qui le prennent en photo. Il n'y a pas de réseau et nous ne pouvons pas appeler de secours pour lui. Les autres touristes s'en foutent royalement et repartent sans un regard pour l'animal immortalisé dans leurs photos. Nous croisons heureusement un sanctuaire d'animaux à seulement 1,3km de là, nous nous précipitons à l'intérieur et expliquons où se trouve le koala. Quelques semaines plus tard je leur écris sur leur page facebook pour demander des nouvelles, il est sain et sauf !

 

En arrivant au centre pour les visiteurs du parc, fermé car il est trop tard et donc impossible de payer notre camping, nous constatons que les arbres du parking sont remplis de koalas. C'est un plaisir de voir leurs petites bouilles endormies, ou leurs petits yeux curieux qui nous regardent. Il paraît que l'eucalyptus est un psychotrope puissant, et eux ils en consomment à longueur de journée, je me demande ce qu'ils voient quand ils nous regardent. On croise aussi des petits kangourous. Apparemment, les kangourous de cette île se sont adaptés et sont plus petits et plus costauds aussi. Finalement on trouve un camping sympa, et malgré la pluie on passe une nuit plutôt confortable (d'autant qu'on a récupé à Melbourne des tapis de sol que nous avions commandé, super light et bien conforts).

 

Le lendemain par contre c'est la cata, il tombe des trombes d'eau. On oublie la petite rando mais on va quand même voir entre deux éclaircies quelques endroits incontournables. On admire les lions de mer qui se fichent bien de la pluie eux puis on se fait complètement avoir sur des grosses pierres qui ressemblent à la côte de granite rose quand un nuage sournois décide soudainement de déverser des tonnes d'eau à notre endroit. Trempés jusqu'aux os, nous retournons rapidement à un camping nous changer dans des affaires sèches. Après un aller-retour un peu stressant pour aller chercher le drone oublié dans la cuisine la veille, nous repartons sereins vers l'autre côte de l'île, où nous visiterons, faute d’accalmie, le bar du coin.

 

Nous repartons le lendemain et passons par Robe. On nous l'a conseillé pour sa brasserie locale. Effectivement, après avoir fait la dégustation de la quinzaine de bières présentées et révisé les différences entre blonde, brune, IPA, Ale, Lagger,...etc, nous repartons joyeusement sur la route. Pour prendre le temps de visiter la great ocean road, nous essayons de pousser au plus loin mais le temps se met au gris à nouveau, puis à la pluie.

 

On hésite, on avance puis on recule un peu, nous roulons à la pire période de la journée, celle où tous les animaux semblent vouloir traverser les routes que nous parcourons. Pas de gros dégâts à part un oiseau qui se jette sous les rous mais on croise quand même pas mal de kangourous qui attendent que nous soyons bien proches pour sauter sur le bitume, une énorme biche qui déboule à notre gauche dans la nuit noire, des lapins et un échidné pas trop pressé. Les nerfs de Tom sont mises à rude épreuve. Nous dînons dans une aire de picnic dans un village illuminé des néons un peu glauques des motels. Après avoir brièvement envisagé de poser la tente là ou de dormir dans la voiture, nous retournons au camping du parc national, nous posons la tente. Il pleut dans la nuit. La tente de Gaël n'étant pas top, il finit sa nuit dans la voiture. Notre tente est petite mais étanche, on dort correctement.

 

Quand nous arrivons enfin sur la Great Ocean Road, le temps est très variable. Nous avons croisé la veille à l'auberge, un malaysien orthodoxe (rare!) qui nous explique un peu comment son pays est organisé, c'est fascinant ! 9 états dont 7 royaumes je crois et deux républiques, une royauté constitutionnelle pour chapeauter le tout et une cohabitation plus ou moins réussie de multiples religions. Ce pays est construit à partir de multiples origines éthniques et de cultures très différentes, il apparaît complexe et riche à la fois. Ah le monde d'aujourd'hui n'est pas si standard qu'on le croit quand on arrête de se regarder le nombril, les solutions du vivre ensemble sont différentes partout et ont chacune leurs avantages et inconvénients.

 

Nous faisons le circuit de la Great Ocean Road, de magnifiques roches détachées du rivage se dressent majestueusement au milieu des vagues, l'orange de l'ocre des roches se détache violemment du bleu-gris des vagues et quand un rayon doré perce les nuages pour illuminer le tout, nous sommes servis.

 

Nous terminons la route sur Torquay, une station de surfers où nous profitons de bonnes bières et d'une bonne nuit de sommeil avant le retour à Melbourne. Gaël nous quitte là pour poursuivre ses aventures en Tasmanie, c'était un super compagnon de route et une belle personne qu'on espère bien revoir sur le chemin ou de retour au bercail.

 

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5 Novembre – 18 Novembre : Barossa Valley et Adelaïde

Après ces belles rencontres, nous partons quittons le Victoria pour le South Australia et Adélaïde. L'air y est plus chaud et il y fait plus sec quand nous y arrivons. Après un petite balade dans la ville dont un passage au musée d'Adélaïde qui accueille une superbe exposition des lauréats d'un concours de photographie National Geographics sur la faune et flore d'Australie ainsi que des œuvres aborigènes et une partie « histoire naturelle » pleine d'animaux empaillés, nous nous dirigeons vers la Barossa Valley.

 

Le South Australia par son ensoleillement, sa pluviosité moyenne à faible, son relief tout en collines et vallées et la clémence du climat océanique est parfait pour la culture du raisin et donc la production de délicieux vins. Nous travaillerons dans un vignoble pendant deux semaines, chez Smallfry Wines, vignobles en biodynamie, que vous pourrez découvrir ici. Il faut dire que nous étions sensés aller travailler dans une grande ferme à moutons mais la date approchant nous cherchons le profil de notre hôte afin de voir où elle se trouve exactement.

 

C'est là que nous nous rendons compte que cette ferme n'est pas dans le réseau woofing, même si l'email de contact contenait « wwoof » dans son objet. Nous cherchons la ferme d'après la signature et finissons par trouver une page facebook, c'est une énorme ferme industrielle, pas du tout organique. Nous écrivons à « l'hôte » pour lui demander pourquoi il n'est pas sur wwoof et le prévenir que nous ne souhaitons probablement pas venir vu que ce n'est pas une ferme au moins organique donc qui ne correspond pas tellement à nos objectifs. L'adresse email n'existe plus ! On ne sait pas trop à quoi on a échappé, mais on est content d'y avoir échappé.

 

Heureusement que le réseau wwoof en Australie est super et même deux jours avant, en expliquant ce qui nous est arrivé, nous recevons plein de réponses positives et des encouragements ou des références quand les hôtes eux-mêmes ne sont pas disponibles.

 

C'est ainsi que Wayne et Suzi nous accueillent dans une petite maison au milieu d'un de leurs deux vignobles. Le sol est super sableux, c'est surprenant. Il y a des pieds qui ont plus de cent ans et toute une variété de grapes différentes. Notre premier job, goûter le vin ! Autant vous dire que Tom est bien content ! On goûte et on remplit les tonneaux à l'aide du vin d'un autre tonneau. Impressionnant comme l'évaporation vide les tonneaux ! Les anges du coin doivent être bien bourrés !

 

 

Bon, nous ne faisons pas que goûter du vin pendant deux semaines quand même. Il y a une herbe invasive arrivée d'Afrique du Sud qu'il faut éradiquer, des jeunes pieds à dégager, les nouvelles branches à entortiller sur leurs guides, des espaces à dégager, de la débroussailleuse à passer, bref pas le temps de s'ennuyer.

 

Nous bossons une demi-journée par jour et le reste du temps nous sommes libres. Quelques dégustations, la vente de la voiture (enfin!), le travail sur les articles et les vidéos, de la lecture, de l'épluchage de fèves récoltés au potager devant la maison, un raid en vélo pour des bières fraîches et des dîners chez Wayne et Suzi font passer (trop) rapidement ces deux semaines.

 

C'était bien agréable pourtant de se poser un peu, de retrouver un semblant de quotidien, quoique nous sommes contents aussi de reprendre la route et retrouver Adélaïde.

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4 Novembre : Melliodora à Hepburn, Pat & Meg à Daylesford

Pat & Meg entrance
Pat & Meg entrance

Nous arrivons d'abord à Daylesford. Nous n'avons pas trouvé où dormir alors 10 min avant la fermeture de l'office du tourisme du coin, nous nous pointons là-bas la bouche en cœur. La gentille dame du bureau nous donne 4 pages A4 recto-verso d'endroits où dormir dans le coin. Il n'y a plus qu'à appeler. On trouve une chambre dans un motel de motards. Pas terrible et plutôt cher mais on ne pourra pas faire mieux aujourd'hui. Direction le bar car c'est aussi une brasserie et nous sommes curieux de goûter la bière du coin.

 

Le lendemain nous arrivons chez David Holmgren, à Melliodora dans le village de Hepburn. Je vous laisse découvrir cette visite mémorable ainsi que quelques uns des principes fondamentaux de la permaculture par la même occasion ICI. David est à la fois un intellectuel qui fait des recherches, compile les informations et y ajoute sa pensée critique pour en sortir des concepts et des principes généraux très intéressants et un travailleur du bois, un amoureux de la terre et de son abondance, un pratico-pratique qui a construit sa maison et vit avec Sue, une vie presque sans déchet, dans le partage, la sérénité et l'abondance naturelle. Pour une personne de sa stature, il est humble et accessible, il répond volontiers aux questions et accepte même d'être filmé pour une petite interview. Il fait partie de la solution.

 

Nous quittons Melliodora enchantés pour aller rencontre Pat et Meg, qui vivent dans une banlieue résidentielle et ont intégré la permaculture dans leur quotidien. C'est l'occasion d'aller découvrir un autre type d'auto-suffisance, une autre alternative, une solution pour ceux qui ne sont pas en plein milieu d'une campagne fertile. Nous sommes tous de suite accueillis par de grands sourires, il y a du monde à la maison. Je vous laisse découvrir notre expérience ici.

 

Cette visite parachève le déplacement de notre opinion sur la permaculture. A l'origine, nous trouvions le concept intéressant, avec des applications pratiques certes mais pas nécessairement applicables à une échelle professionnelle, ce qui en faisait un frein dans notre esprit. De plus, la permaculture semble attirer en France à la fois des gens très bien et toute une ribambelle de gens qui « savent mieux que tout le monde », se font certifier et se mettent à enseigner sans jamais avoir réellement pratiqué ce concept qui englobe toute une vie, toute une éthique et des principes que seuls l'expérience et la découverte permettent de comprendre dans leur profondeur. On avait, vous l'avez compris, un avis assez peu positif sur ce qu'on en voyait en France (attention, il y des permaculteurs supers en France, ce n'est pas ce qu'on dit!) même si le concept théorique paraissait plutôt bon.

 

En Australie par contre, nous avons rencontré des gens qui la vivent dans son entier, sans en choisir des techniques qui en elles-mêmes ne constituent pas la permaculture. Des personnes qui ont intégré les valeurs de partage, pour qui les techniques employées pouvaient être diverses et variées du moment qu'elles découlent des principes de la permaculture. Ces principes permettent et encouragent l'innovation précisément parce que la permaculture n'est pas un répertoire de techniques mais un guide de conception.

C'est aussi avec surprise que nous découvrons le caractère central et essentiel de l'habitat, ce cœur de la zone 0 en permaculture, construit à nouveau selon ces principes. Nous sommes loin des buttes ou des lasagnes de jardinage. Tout est fait pour répondre à une utilité. Il y a butte ou lasagne dans le cas où c'est nécessaire, pas parce que « la permaculture dit qu'il faut faire des buttes ».

 

Bien sûr avec le temps, l'application de ces principes favorisant l'innovation, on retrouve des techniques communes à ces lieux de permaculture comme par exemple, planter sur les lignes de niveaux les arbres fruitiers, créer des micro-climats ou en tirer parti en tous cas. C'est le fruit de l'observation et de la réflexion favorisés par les fondations de la permaculture. Une découverte intéressante car finalement la permaculture trace un cadre intelligent au sein duquel, chacun à la liberté et la responsabilité de jouer son rôle. Si ce cadre pouvait traverser les frontières et atteindre l'ensemble de l'humanité demain, on serait sauvé. Tout simplement. On verra demain donc.

 

 

Pour que vous vous fassiez une idée, retrouvez ci-après une petite présentation de la permaculture basée sur des extraits d'un livret de David Holmgren.

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1 Novembre – 3 Novembre : Melbourne and Mornington Peninsula

Hot Springs Mornington Peninsula
Hot Springs Mornington Peninsula

A Melbourne, nous retrouvons Lisa pour déjeuner, une amie de Tom. Elle est charmante et enthousiaste, il faut dire qu'elle bosse dans le domain de l'anti-corruption. Elle fait partie des « good guys » et malgré le peu de temps disponible, la conversation tourne autour de la situation du monde et des solutions. Comme c'est rassurant de rencontrer d'autres personnes qui s'en préoccupent, il y a tellement à faire et de se dire, que nous sommes plus nombreux que les nouvelles souvent déprimantes du quotidien nous laissent à penser. On ne reste pas à Melbourne.

Enfin juste le temps de se faire racketer 150 dollars pour un contrôle technique inutile. Il faut dire qu'il faut penser à revendre la voiture car il ne nous reste qu'un mois pour le faire. On passe quelques soirées à se prendre la tête pour savoir comment faire, aider par Sabrina et Shaun ainsi que des inconnus sur facebook car il faut démêler les procédures qui varient d'un état à l'autre d'Australie. On passe les frontières sans contrôle mais quand il s'agit de revendre une voiture, on voit tout de suite qu'il y a bien des états tout à fait séparés avec leurs propres procédures et des contrôles techniques qui ne sont pas reconnus d'une frontière à l'autre.

 

Bref, on finit par mettre au point une stratégie relativement simple, c'est « on verra en South Australia » parce qu'il paraît que c'est plus simple là bas. Ce soucis résolu, nous partons pour la Mornington Peninsula à une heure de Melbourne. C'est un peu leur Deauville. C'est mignon et surtout il y a des sources chaudes organisées en grand spa avec plusieurs bassins où nous passerons une demie-journée, plongés dans des bains à 40°C ou à suer au sauna pour se plonger délicieusement dans une eau glacée. On repart tout détendu de cette après-midi après nous être fait voler nos sandwichs par les corbeaux du coin.

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29 Octobre – 1 Novembre : Fish Creek – la ferme de Tinker et Ad

un sacré caractère! du bon salami par contre ;)
un sacré caractère! du bon salami par contre ;)

Notre woofing suivant se situe dans une petite ferme à 5km de Fish Creek. Tinker nous a intrigué en se présentant car elle mentionne tout de suite des traumas subis l'année précédente. Du coup, elle prévient les woofers et indique qu'elle ne souhaite accueillir que des gens stables émotionnellement et matures. Tom lui assure que nous le sommes. On vous laisse découvrir la description de cette jolie petite ferme du Victoria ici. Au final, nous nous entendons très bien avec Tinker et Ad et je découvre avec Tinker un nombre impressionnant de points en commun qui nous lance dans diverses conversations passionnantes. Marrant comme l'univers fonctionne parfois. Tom fait un peu de cuisine, je fais un peu de pain, rassurée par la dernière expérience réussie à Bombah Point. Nous ne restons que quelques jours car nous avons rendez-vous à Melbourne.

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24 Octobre – 28 Octobre : Gongeerah et Wilson Promontory

notre maison ambulante - our mobile house
notre maison ambulante - our mobile house

Après une autre nuit sur une aire d'autoroute, plutôt fraîche – nous ne sommes clairement plus dans la chaleur du Queensland, nous roulons sur une route extrêmement sinueuse au mileu d'une grande forêt. La route est étroite, parcourue par des motards dangereusement penchés dans les tournants et des camions énormes remplis de troncs de bois qui coupent les virages. Une combinaison explosive. Au détour d'un de ces virages, nous arrivons chez Jill Redwood.

 

Jill Redwood vit en auto-suffisance complète sur son terrain depuis plus de 30 ans et défend la forêt depuis au moins autant de temps. Nous lui avons demandé un peu de temps pour un entretien. Cet entretien est publié sur FemininBio ICI.

 

On vous recommande cette lecture ! Jill est une femme lumineuse et animée d'une détermination qui donne de la force à tous ses actes et ses propos. On est tout de suite fasciné par l'atmosphère de calme et de confort qui règne sur son terrain, dans sa maison faite main par elle-même, au milieu de ses animaux et des grands arbres. Elle n'a pas eu une vie facile et apprécie d'autant plus le petit paradis qu'elle s'est offert. Bref, on vous laissera vous faire une idée vous-même, nous on a été transporté par cette rencontre. Des alternatives pour vivre différemment il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, le système de consommation de masse n'a qu'à bien se tenir car les solutions sont là !

 

Déjà il nous faut repartir avant que la nuit ne tombe car nous nous dirigeons vers le Wilson Promontory pour un trek de 3 jours. Nous passons la frontière du New South Wales et entrons dans le Victoria. On s'arrête sur une aire d'autoroute pour y passer la nuit. Il commence à faire bien froid. Le lendemain matin, nous nous réveillons aux aurores. Il fait FROID ! Effectivement, la toile de tente a gelé durant la nuit. Bienvenu dans le Victoria ! Nous sommes passés des chaleurs sèches et flamboyantes du Queensland au gel pendant la nuit, ça donne une idée de la taille de ce pays continent.

 

 

Nous arrivons à Foster où nous passerons deux nuits confortables dans un petit motel et nous nous précipitons dans une op shop (les boutiques d'occaz) pour trouver une couverture. Elle prendra plus de la moitié de mon sac pendant le trek mais on sera bien ravi de l'avoir ! Le trek est superbe, alternant entre plages et forêts. Le terrain monte et descend, il faut porter les sacs même considérablement allégés, et le temps s'écoule plus rapidement qu'en voiture alors que les heures filent et qu'il faut atteindre le campement. Le deuxième jour surtout, les jambes lourdes, la nuit froide et humide, nous poussons quand même, dans un élan de motivation et de détermination et contre les cris muets de nos muscles, jusqu'au campement suivant afin d'assurer un trajet moins long le lendemain et être à l'heure pour notre woofing suivant. C'est le dernier jour que nous croiserons plein de wallabys sur les chemin. Retournés à notre point de départ, le café du centre des visiteurs nous fait un grand bien et nous partons déguster un bon déjeuner au Fish Creek Hotel à une heure de là.

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18 octobre – 23 Octobre : Kangaroo Valley et Brogo

Eight Pools
Eight Pools

En avant pour notre woofing suivant ! C'est partie pour la Kangaroo Valley. On est loin de savoir à ce moment qu'on se dirige vers une magnifique vallée luxuriante, habitée par mon animal préféré d'Australie, le wombat, et peuplée de gens géniaux pour qui l'idée d'être auto-suffisant n'est pas un souhait mais un mode de vie pratique, économique et quotidien.

 

On décide de passer par Eight Pools, dans le Royal National Park. C'est superbe ! Déjà la route à travers le parc qui s'étend à travers la forêt nous plonge sans délai en pleine nature, une sensation bienvenue de sérénité après l'agitation toute urbaine de Sydney. Ensuite, la balade est superbe et coup de chance car nous n'avions pas vérifié, la marée est suffisamment basse pour que nous puissions aller jusqu'au bout nous aventurer sur ces roches creusées, aplaties et dentelées par le ressac incessant. On est seul, la marée menace, montant avec ses vagues agressives, on se sent tout petit. On se dépêche de rejoindre la plage. On croise de beaux lézards pas tellement farouches et des petits wallabys tout aussi placides. On revient en moitié moins de temps qu'indiqué sur le panneau, on n'est pas peu fier !

 

On reprend la route qui quitte la côte, s'enfonce dans les terres et commence à sinuer dans les « montagnes » (hautes collines on dirait peut-être).

 

Sur la route, on s'arrête brusquement, quelque chose traverse la route. C'est un échidné ! Ce petit animal tout en piquants est aussi mignon que son cousin européen mais à notre approche, il a planté son nez dans le sol et impossible de revoir le bout de son nez, nous repartons.

 

La forêt est magnifique. Le soleil qui joue dans le feuillage l'éclaire de toutes les nuances de vert imaginables et produit des rayons dorés. On a l'impression d'entrer dans une vallée enchantée, comme dans les livres de contes. Nous traversons le petit village et nous dirigeons vers Terrewah, notre prochain woofing, situé à 10 min du village.

 

Tom voit son premier wombat, malheureusement celui-ci se présente les 4 fers en l'air sur le bord de la route. Heureusement, le suivant est sur ces quatre pattes et nous passons tout près de lui. Les wombats ressemblent à de petits ours qui seraient végétariens avec une énorme truffe noire et une tête toute poilue toute ronde, tout droit sorti d'un cartoon. Je suis gaga mais on arrive alors il faut bien retrouver une certaine contenance.

 

Kirsty, Andrew et Jayden, leur fils de 8 ans, nous accueillent chez eux, en haut de la colline. On vous laisse découvrir quelques plans aériens de leur magnifique ferme.  

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14 octobre – 17 octobre – Sydney

Nous quittons les bons soins de Suzi et Duncan pour nous diriger vers Sydney. Après plusieurs semaines dans la campagne australienne, revenir en ville va nous faire un choc. On amortit avec une nuit sur une aire d'autoroute, bercés par les bruits des camions et réveillés par le camion frigorifique qui fait tourner son moteur toute la nuit pour ne pas perdre la fraîcheur de ses produits. Sans commentaire, on ne va pas se lancer dans une diatribe sur les circuits longs.

 

Après cette courte nuit, nous voilà plongés dans le trafic urbain. Nous arrivons chez Xavier, un ami de Thomas, qu'il n'a pas vu depuis bien longtemps. Il habite un joli quartier pas loin de la mer où l'on respire plutôt bien. Ah c'est quand même chouette une ville en bord de mer ! Il nous accueille gentiment avec ses deux petites filles toutes mignonnes et bien réveillées qui jonglent joyeusement de l'anglais au français.

 

Le lendemain, on part en vadrouille dans Sydney. On galère bien sûr à nous garer en centre ville. A peine garé, qu'un oiseau se lâche sur mes lunettes. Sympa l'accueil. On ne se décourage pas et on fait une courte balade à pied avant de reprendre la voiture et chercher à nouveau un endroit où se garer. Ce sera 3h à côté de Pyrmont. Juste assez de temps pour prendre un ferry, passer devant l'Opera House et le superbe pont qui l'accompagne, manger des fish & chips à Watson Bay et faire la petite balade menant à un minuscule phare tout rouge dans le parc de South Head.

 

Les habitants de ce quartier bien bétonné déjà se battent pour que d'autres habitants ne s'intallent pas et ne bétonnent pas ce qui reste du parc en bord de mer. Comme on est en période de campagne électorale, on tombe sur un type bien habillé sur la plage qui parle à des journalistes, il y a trois clampins autour. Un candidat sans doute. 20 min plus tard à notre retour pour aller au ferry, il n'est déjà plus là. L'info-flash, le paraître du politique, non mais là aussi sans commentaire allez.

 

Nous on se dépêche sinon c'est l'amende assurée. Ouf on l'a échappé belle ! Direction Manly pour finir en beauté cette journée. Là on découvre un sport excellent ! Un mix de balle au prisonnier et de Stand-Up Paddle. On se marre bien à les regarder, on dirait presque du Quidditch (le sport sur les balais de Harry Potter!). Ils se poussent, tombent, se font des passes et se marrent comme des baleines.

 

Fin de la visite éclaire de Sydney et de cette journée qui finit en beauté dans un tout petit restau là-bas de pizzas gourmet.

 

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8 Octobre – 14 octobre – Bombah Point Eco-Cottage

On vous laisse découvrir ce très bel endroit et sa région en images à travers la vidéo réalisée par Tom pour aider Duncan et Suzi à mettre en avant l'endroit.

Have a look at this beautiful place and region in images with the video Tom made to support Duncan and Suzi's communication about the place. 

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13/09/2018 - 08/10/2018: Australia - entre terre et mer / between land and sea

Whitsundays Islands - Whitehaven Beach
Whitsundays Islands - Whitehaven Beach

Après avoir séjourné deux, trois jours chez Sabrina sur la Gold Coast et avoir visité notre premier "sanctuary", réserve pour animaux blessés qui ne peuvent plus être retournés à la nature, et ainsi vu nos premiers animaux de légende (même un kangourou qui grimpe aux arbres!), nous avons récupéré notre Mitsubishi Pajero de 99 des  chez un ami garagiste et mécanicien de Shaun. Tom fait son baptême de conduite dans les bouchons de Brisbane, c'est tendu mais bien sûr ça passe!

Nous quittons les bons soins de Sabrina pour partir vers le Nord afin de faire notre petit bout de voyage touristique car nous prévoyons de descendre dans le sud ensuite pour aller bosser en ferme. La voiture n'est pas encore équipée alors ce sera auberge de jeunesse. On commence près de 7h de route. Ouf! Et la nuit qui tombe à 18h à peine. Sur la route, les panneaux nous posent des questions quizz pour nous éviter de fermer les paupières. Il est temps de s'arrêter. Ce sera Gladstone dans un backpacker qui nous ramène chacun plusieurs années en arrière. La vingtaine avec les bières de micro-brasseries locales en sus.

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Départ le 11 Septembre 2018! Departure set to Sept, 11th 2018!

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Semaine 8 : De Manzanillo à Bocas Del Toro (Panama), Cahuita et San José

Nous sommes maintenant des barroudeurs du bus. Avant de monter dans celui qui nous emmènera à Manzanillo, on prend quelques petites choses à grignoter et à boire. Tranquilles. Manzanillo nous est recommandé par notre hôte de Cahuita qui nous dit qu’il n’y a pas trop de tourisme, surtout des locaux vont là-bas, là où tout le monde s’arrête plutôt à Puerto Viejo, la ville touristique du coin. Du coup, le bus nous y emmène mais nous ne ferons que la traverser. 

 

Now we are experienced bus riders. Before getting in the one that will take us to Manzanillo, we buy a few things to eat and drink. Chill. Manzanillo has been recommended by our host in Cahuita who says there is not much tourism, mostly only locals go there, everyone else stops at Puerto Viejo, the touristy city of the area. The bus takes us there but we only go through.


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Semaine 7 : Costa Rica - From Puriscal to Cahuita

Puriscal est une ville de province, un peu comme San Isidro del General, la première ville du Costa Rica où nous étions allés. En plus petit et en plus calme. On n’y voit pas de touristes, les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. En allant retirer des sous à une banque, nous croisons une famille, un maman américaine avec ses deux enfants, dont l’un est en uniforme d’écolier. Ils vivent ici.

En nous promenant, nous découvrons une église, presqu’une cathédrale vue la taille, abandonnée et encerclée d’un grillage pour en barrer l’accès. Un bâtiment si grand à l’abandon fait de l’effet, surtout en plein milieu de la petite ville. Nous mangeons dans un petit restau local, c’est pas mal et pas cher, tout en regardant les nouvelles qui passent sur une écran.

Il y a du foot, des nouvelles de la construction d’un pont qui prend du retard et qui coûte plus cher que prévu, on y voit défiler les politiciens qui essaient de justifier ce retard et racontent des bobards pour se faire ré-élire, rien de bien nouveau par rapport à la France – tous les mêmes à travers le monde finalement. Puis il y a un petit reportage sur une petite école qui met en place des pratiques écologiques et durables, avec ré-utilisation des pneus usagés pour en faire des jardinières. Nous attendons notre bus avec tout le monde, il y a la queue sur le trottoir. Nous montons et c’est parti. Le voyage dure une heure et des brouettes. 

Puriscal is a provincial city, a bit like San Isidro de General, the first city in Costa Rica we have been to. Smaller and quieter. No tourists around, people doing their daily business. When going to retrieve some cash at a bank, we see a family, american mother and her two children, one has a pupil's uniform. They live here. While strolling around, we discover an abandonned church, in view of its size nearly a cathedral even, it is circled by a net to prevent access. Such a huge abandonned building makes for quite an effect especially in the middle of such a small city. We eat in small local place, it's quit good and cheap, while watching the news on TV. There is soccer, news of bridge building that is taking more time than planned and costing a lot more too. You see then politicians one after the other justifying this delay and telling the same bullshit to get elected again, nothing new, we have the same in France - they are the same everywhere you go I guess. Then there is a small report about a primary school that is setting up ecological and sustainable practices, re-using tires to makes flower pots in the vegetable garden. We wait for our bus with everyone else, there is a long queue on the sidewalk. We get on for a one hour and something trip.


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Semaine 6 : Nicaragua – De Playa Gigante à Playa Maderas et San Juan Del Sur à San Jose

De retour sur la terre ferme après Ometepe, nous nous laissons convaincre par un jeune chauffeur sympathique de partager un taxi avec une autre personne. Nous ne savons pas bien où aller et en discutant avec lui, nous décidons d’aller à Playa Gigante. Il paraît que c’est moins touristique et moins cher, qu’on peut y manger du bon poisson juste pêché pour pas cher. C’est un vrai driver, qui nous raconte ses aventures avec sa classe S, qu’il manie gentiment. Un collègue à lui fait le même trajet et ils se saluent de temps à autre, se dépassent et se contournent sur le chemin. Il y a près d’une heure de trajet. On aurait pu prendre un bus de Rivas, la ville proche de l’embarcadère d’Ometepe mais nous sommes arrivés un peu tard et le traffic vit avec la lumière du jour principalement.


Back on solid ground after Ometepe, we let ourselves be convinced by a nice taxi driver to share a cab together with another person. We don't really know where to go and discussing it with him, we decide to go to Playa Gigante. Apparently it is less touristy and cheaper, one can eat there good fish just fished for cheap (try saying that 10 times really fast). He a real taxi driver and tells us about his adventures with his class S car that he drives kindly. A colleague of his is doing the same route and they salute each other every time they pass each other by. There is about a one hour drive. We could gave taken a bus from Rivas, the city closest to the embarcation point for Ometepe but we arrived a bit late and the traffic mostly lives with the light of day. After thinking about it, we might have found a bus in Rivas but our driver didn't have much interest letting us know about the buses I guess. Not a big deal, we have a good time talking to him.

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Semaine 5 : Nicaragua – De Masaya à Granada à Ometepe

Nous revoilà dans un bus pour changer. Direction la frontière avec le Nicaragua. C’est bien l’endroit où on a eu le plus l’impression de se faire arnaquer. D’un côté de la frontière pour sortir, il faut aller payer dans une petite échoppe grillagée qui ne ressemble pas du tout à un bureau officiel l’impôt de sortie du territoire. Au final ils ne se prennent qu’un dollar en plus pour le service mais il y a bien une machine (en panne lors de notre passage) qui devrait permettre d’obtenir son reçu directement dans le bureau. De plus, l’agent de la frontière s’en fiche complètement du reçu, à croire que même sans payer on aurait pu passer.

En sortant, on nous dirige vers une vérification des bagages, complètement sommaire bien sûr malgré l’imposante machine. Puis il y a un no-man’s land à traverser à pied. Tom est fatigué alors on prend le pousse-pousse à vélo qui est là, qui nous dit que c'est super long, et nous dit que c’est un dollar.

Ce sera deux à la fin parce que le prix est par personne en fait, et c'est à côté, bref, ca part bien. On nous dit ensuite qu’il faut payer un impôt municipal, à une nana dans un box à l’écart, on ne sait pas trop si c’est vrai mais devant l’insistance de la dame, on y va et on paye. Ensuite il faut payer pour entrer. Bref, et c’est pas terminé. Il faut maintenant trouver un bus de l’autre côté et là c’est la cohue. On se retrouve dans un bus, on monte vers le nord avec, ça on sait mais on ne sait pas trop si on va arriver à s’arrêter où on veut. On s’endort... loose time, finalement réveillés juste avant le terminal ! C’est-à-dire qu’on arrive à Managua, la capitale du pays, pas du tout notre destination. On descend un peu déboussolé et on retrouve illico un bus qui redescend, on prend deux heures de trajet de plus mais finalement on arrive.

Masaya nous voilà !

Well, here we are in a bus for a change. Bound to Nicaragua's boarder. It is the place where we were most under the impression of being ripped off. On the one side of the boarder to get out, you need to go pay in little shabby shop with a steel grid in front that doesn't seem in least like an official office the exit tax. They take one dollar more to pay for the service. We do notice a machine inside the official office (out of order when we passed through) where you could pay this tax. Moreover, the boarder control agent doesn't care at all about our receipt, it is as if we could have gone through without paying. You never know and the waiting queue is long. Getting out, we are directed to a luggage check, where nothing is checked even if there is a big machine for it. Then there is a no-man's land which you have to cross on foot. Tom is tired to carry his very heavy bag so we pay a ride on a bicycle-trolley. He tells us it is one dollar. It will be two at the end, one for each person of course. Then we are told we need to pay for the city tax to a lady in a corner. We don't really know if that is for real but she is insisting so we end up paying. Then we have to pay o get in Nicaragua. Pay, pay, pay and it isn't over. We need to find a bus on the other side and there it is a complete mess. We find a bus to go north, we don't really know if we will manage to stop where we want to. We end up falling asleep and go all the way to the last stop! We arrive in Managua, the capital, not at all our destination. We get down, lost, find another bus immediately going the other way, take two more hours of travel but finally end up in Masaya.


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Semaine 4 : Costa Rica – De Santa Teresa à Libreria à Playa del Coco

Après un autre long voyage en bus et quelques changements, nous arrivons à Punta Arenas, port de départ pour la péninsule de Nicoya. En arrivant nous croisons une allemande qui revient tout juste du festival Envision, nous nous asseyons ensemble dans un café en attendant le bateau. Elle retourne à Santa Teresa où elle est depuis 3 semaines déjà. "Olie" de son surnom est médecin et sa vie en Allemagne semble un mélange de trop de travail et de quotidien qui l’ennuie. On dirait qu’elle aussi travaille dans un domaine qui est parfois très macho encore. Son voyage est de quelques mois et elle se pose longtemps dans certains endroits, elle se cherche plus qu’elle ne cherche à visiter et faire la touriste. J’aime bien ses idées. Je dois dire que ça me fatigue un peu aussi de bouger sans arrêt d’un endroit à l’autre. Sur le chemin pour monter dans le bateau, nous croisons Jack, il est anglais et c’est son premier voyage en backpacker seul. Il a des histoires incroyables à raconter et une candeur de néophyte du voyage qui est particulièrement rafraichissante et enthousiasmante. Tous les quatre embarquons sur le navire et c’est au son de la musique à la mode, salsa et reggaeton, que nous voguons vers la péninsule tout en papotant. Nous rigolons bien, on décide de poursuivre le voyage jusqu’à Santa Teresa, convaincus par Olie, notre nouvelle guide. 

After another long week of bus travel and a few connexions, we get to Punta Arenas, departure harbour for the Nicoya peninsula. As we arrive there, we meet a German girl coming right back from Envision. We sit down together in a coffee place while waiting for the boat. She is going back to Santa Teresa where she has been living for 3 weeks already. Olie, her nickname, is a doctor and her life in Germany is a mix of too much work and a daily life that seems to bore her. It seems that she is working in a field which is still pretty sexist. Her trip is a few months long and she stays in one place at a time for a while each time, she searches for herself rather than visit places for tourism. I like her ideas. I have to say moving from place to place all the time is pretty tiring. On the way to get onboard the ship, we meet Jack, he is British and it is his first backpacking trip. He has incredible stories to tell and genuine new eyes on traveling that are particularly enthusiastic and refreshing. All four of us embark on the boat and along the local music in fashion here, salsa and reggaeton, we sail to the peninsula, chatting away. We have a good time and decide to continue the trip together to Santa Teresa.


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Semaine 3 – Costa Rica – De Uvita à Puerto Jimenez, au Corvocado et Drake Bay

En route pour Uvita, nous rencontrons Esteban dans le bus. Un grand déguigandé qui parle bien sept langues différentes au moins. Il m’interpellera même en japonais ! Il est dealer et il part Envision. Envision c’est LE festival du Costa Rica apparemment. D’ailleurs Ana et Valery y vont également de façon indépendante pour travailler en volontaires et profiter du festival Envision. Envision c’est ambiance Yoga, méditation, bien-être, permaculture, expression corporelle et c’est aussi gros son électro, grosse beuverie et drogues à gogo avec un ticket d’entrée à 300 US$ et 140 US$ pour les locaux. C’est très cher pour tout le monde.

A l’intérieur du festival, Esteban nous raconte, c’est un peu la décadence totale alors il se fait du bon business, même juste en ramassant ce que les gens font tomber c’est déjà un petit pactole.

On the way to Uvita, we meet Esteban in the bus. A tall thin guy who speaks well seven different languages at least. He even talks to me in Japanese at some point! He is a drug dealer and he is going to Envision. Envision is The festival of the year in Costa Rica apparently. Ana and Valery, two volunteers from Cielo Verde, are also heading there independently to work and enjoy the festival. Envision is about Yoga, meditation, well-being and body expression and it is also about big electro music, loads of drinkings and flows of drugs, the whole experience with a 300 US$ entrance ticket, 140US$ for the locals. It is very expensive for everyone? Inside the festival, Esteban tells us, it is completely decadent so he is doing good business, even if just picking up what the people high on drugs drop is already quite a significant amount of it.


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Semaine 2 - Costa Rica - Chirripo

6h du matin. Nous nous réveillons doucement, un peu en retard, décalés du weekend et de la rencontre avec les nouveaux volontaires qui ne sont pas encore dans le rythme. Pas de pâture ce matin, les chèvres ont investi leurs nouveaux quartiers alors nous n’avons plus besoin de les nourrir. Il y a bien deux chèvres qui se sont échappées pour retourner sur la ferme. Elles savent très bien où est le grain. 

6am. We slowly wake up, a little late, what with the weekend and meeting the new volonteers who are not yet in the working rythm. No pasture thilosed fies morning, the goat have taken their summer quarters inside the now closed field so they don't require feeding anymore. Still two goats have escaped from the field and wame back to the farm where the grain is. They are very well aware about its location.


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Semaine 1 - Costa Rica - De Paris à Chirripo

Après une escale curry wurst à Francfort, nous sortons prendre l’air dans la nuit chaude et étouffante des Caraïbes, République Dominicaine. Ca y est, il fait chaud.

Déjà s’éloignent de nous les froideurs hivernales françaises.

Quelques heures plus tard et une ecale plus loin,  nous débarquons à San José.

After an unavoidable curry wurt in Francfurt where we had a stopover, we breath in the hot stiffling air of the Carribbeans for another stopover. Exit the cold European winter and welcome to the tropical spring! A few hours later, we land in San Jose, Costa Rica's capital city.

Nous regardons à peine les bâtiments à la recherche de notre station de bus mais de toutes façons ce n’est pas une ville qui charmerait quiconque par son architecture. Alors que nous errons dans la ville selon de vagues directions, nous croisons une femme costaricaine, cheveux ramassés en queue de cheval, stricte et visage fermé. Un peu plus loin, alors que nous nous attardons à prendre une photo d’une locomotive à vapeur posée dans le jardin d’un bâtiment, elle s’approche de moi. Sans un sourire, elle me demande néanmoins où nous allons. Je lui répond et elle m’indique la direction et me décris l’endroit. Je la remercie et elle reprend son trajet. Pas souriante mais d’une gentillesse un peu rude peut-être. Serait-ce l’hospitalité à la costaricaine ?

We walk through the city, barely looking around us to a not really beautiful city. At some point, we pass by a Costarican lady. She is not smiling, wearing strict serious clothes and walking straight ahead unflinching. A moment later, as we are stopped in front of a gate taking pictures of a steam locomotive, she, in turn, stops and turns to me. "Are you lost? Where are you going?" I explain we are looking for the bus station. She helps us out with direction, says goodbye and leaves. She wasn't a smiling face but she was helpful and kind. Is this Costarican hospitality?


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