31 mai - 13 juillet 2019: Pérou - Peru

31 mai - 3 juin: Lima

Nous débarquons vers minuit à Lima. Loreana vient nous chercher en pyjama, ils habitent à côté de l'aéroport. A peine débarqués et déjà une rencontre mémorable avec ce couple liménien très sympathique, Loreana et Erickson qui prennent soin de former immédiatement nos papilles à quelques-unes des très nombreuses spécialités culinaires ou végétales du Pérou. C'est LE pays de la gastronomie d'Amérique du Sud, une variété de plats typiques impressionnante et ultra-diverse ainsi qu'un nombre hallucinant d'espèces végétales comestibles et un nombre encore plus astronomique de variétés de légumes et fruits. Près de 3000 variétés de patates, plus de 500 d'avocats, des maïs de toutes les couleurs et toutes les tailles, des piments couvrant une palette gustative incroyable... bref, vous pouvez imaginer, Thomas est aux anges !

Nous passons le weekend avec nos nouveaux amis, à parcourir la vieille ville de Lima tout en découvrant le meilleur chicharron du coin, du porc bouilli et fris absolument divin, des churros dont on ne peut imaginer le goût spectaculaire sans l'avoir essayé. Nous passons aussi par les quartiers plus branchés de la ville, Miraflores et Barranco, on aime bien ce dernier avec la musique qui résonne partout dans la rue, ses petits bars et restaurants prometteurs ainsi qu'une ambiance généralement artistique illustrée par ses nombreux graffitis muraux. C'est donc un premier bref aperçu. Lima est une ville énorme, il faut plus d'une heure pour aller d'un bout à l'autre en voiture et par les grands axes et quand ça roule bien, on se déplace avec Loreana en bus en journée mais ça demande une sacrée expertise ! On est carrément enchanté par ce premier aperçu malgré une très forte pollution et la poussière dans la ville qui me font tousser. On termine le weekend devant un match de foot avec des amis d'Erickson et on fait la fête à la maison tout le dimanche, un vrai après-midi péruvien comme on les aime !  

We land around midnight in Lima. Loreana comes to pick us up wearing her Pjs, they live near the airport. As soon as we are there and it is already a memorable meeting with this very nice couple from Lima, Loreana and Erickson, who immediately take care to train our taste buds to some of the very numerous culinary or vegetal specialties of Peru. It is THE gastronomic country of South America thus there is an impressiv variety of eddible vegetables and a even greater number of varieties for each of those vegetables and fruits. Around 3000 varieties of potatoes, more than 500 of avocados, corn of all colors and sizes, peppers covering an incredible taste range... you can imagine that Thomas is besides himself with joy there !

We spend the weekend with our new friends discovering the old Lima, while eating the best chicharoon of the city, absolutely divine boiled and fried pork, churros which you cannot imagine the spectacular taste if you haven't tried it. We also go through the trendiest parts of the city, Miraflores and Barranco, we like especially the last one with its music everywhere in the streets, its little bars and promesing restaurants as well as generally an arty atmosphere illustrated by a lot of street art. It is a brief first taste of the city. Lima is an enormous city, it requires more than an hour to go from one end to the other in car and through the main roads and when circulation is fluid. We move around with Loreana by bus the first day which requires a real mastery of the bus organisation ! We are pretty amazed by this first glance even with the really strong pollution and intense dust of the city that make me cough. We end the weekend watching a soccer game with Erickson's friends and have a party at home all Sunday long, a real peruvian afternoon !


4 juin – 5 juin : Arequipa

Après un bus de nuit, nous arrivons bien décalqués à Arequipa. Après Lima, Arequipa au petit matin vue de haut est d'un calme serein très reposant ! Ce calme ne dure pas et bientôt le centre-ville grouille de voitures coincées dans le trafic des toutes petites rues. Nous y goûtons d'autres délicieuses spécialités culinaires comme le Rocotto relleno dans une picanteria fréquentée seulement par les locaux. Attention ça pique ! On s'en rend compte après avoir mordu dans ce qui ressemble à un poivron farçi à belle dent ! On essaye aussi plusieurs variétés de pommes de terre, le marché d'Arequipa recèle des étals impressionnants de pommes de terre ! Nous nous perdons un après-midi entier dans le couvent de Santa Catalina qui ressemble à un village entier préservé. Les formes douces de l'architecture en terre, les cuisines extérieures et les belles teintes des murs, tout y invite à la paix. Une belle expérience durant laquelle nous observons depuis une haute terrasse le soleil se coucher sur Arequipa, une ville réputée pour ses intellectuels et son atmosphère généralement éclairée et éduquée dont les habitants sont souvent des lanceurs de mouvements de protestation contre les politiques imposées par Lima. Le jour de notre arrivée, notre chauffeur de taxi écoute un débat politique à la radio.

After a night bus, we arrive jetlagged to Arequipa. After Lima, Arequipa at dawn and seen from up a hill emanates a serene calm which is very restful. This quiet though doesnt last and soon the city center is full of cars stuck in trafic in the very small streets. We try other delicious culinary specialties such as Rocotto Relleno in a picanteria where only locals go to eat. Careful, it's spicy ! We realise it naturally right after having taken a big bite of what looked like an innocent stuffed pepper ! We try also several varieties of potatoes, the Arequipa market reveals an impressive array of potatoes ! We lose ourselves an entire afternoon within the Santa Catalina covent which looks like an entirely preserved village. The soft shapes of the earthy architecture, the outdoor kitchens and the beautiful colors of the walls, everything here invites peace of mind. A beautiful experience during which we observe the sunset from a terrace over Arequipa, a city well-known for its intellectuals and its generally enlightened and educated atmosphere where its inhabitants are often starting protests against the politics imposed by Lima. The day we arrive in this city, the taxi driver listens to a political debated on the radio.


6 juin – 10 juin : Colca & Cabana Conde

On débarque à Cabana Conde après 5-6h de bus dans un petit bus pas confortable mais après avoir admiré une belle succession de paysages. C'est presque lunaire par endroit et je vois de loin mes premiers alpacas !

Arrivés sur place, on se rend compte qu'il n'y a pas de possibilités de retirer des sous et que tout pendant les 4 prochains jours se fera en cash. Heureusement, une auberge accepte de nous laisser retirer des sous moyennant un pourcentage assez élevé. On en profite pour acheter nos billets d'entrée pour le trek du canyon de Colca, LE plus grand canyon du monde ! On nous dira ensuite qu'en fait, si tu pars avant 8h, il n'y a pas de garde et après il n'y a plus de contrôles. Arf.

We arrive in Cabana Conde after 5-6h of a small uncomfortable bus and having admired a beautiful succession of landscapres. It is almost moonlike in some places and from afar i manage to glance my first alpacas !

Now that we are there, we realize there is no way to withdraw cash and that we can only pay by cash for the next four days. Luckily, there is a hostel that agrees to let us cash out for a pretty high service fee of course. We buy our tickets to enter the Colca canyon trek, THE biggest canyon of the whole wide world ! We get told later on that if we would have started before 8am, there are no guards to control us. Well.


On démarre notre trek tôt le matin, enfin la campagne péruvienne ! On croise des terrasses de culture immenses et plein de petits champs. Ici, et comme dans beaucoup d'endroits au Pérou, l'agriculture se fait encore sur une petite échelle. Il y a beaucoup beaucoup de gens qui travaillent dans le secteur de l'agriculture – ça peut aller de 40% à 80% de la population selon les régions ! - chacun ses petits champs, beaucoup cultivés avec peu de mécanisation voir en traction animale.

Ce n'est pas comme ça partout bien sûr, il y a des régions où la monoculture industrielle est bien présente bien sûr mais il est à noter que malgré son développement important, elle n'a pas réussi à tuer encore l'ensemble des nombreuses petites fermes qui occupent les terres agricoles du pays.  

We start our trek early in the morning. At last we are in the countryside ! We pass by huge cultivated terraces and a lot of small fields. Here, as in a lot of places in Peru, agriculture is still being done on a small scale. There are a lot of people still working in the agriculture sector – it can go from 40% up to 80% of the population according the region ! People have their own small fields, a lot of them cultivated with only little mecanisation or using animal power.

It isn't like this everywhere of course, there are regions where industrial monoculture is present as well but it can still be noted that even with its large development, it didn't succeed in killing the great host of little farms that occupy the agricultural land of the country.  


Nous descendons avec nos sacs, allégés du superflu pour ces trois jours de rando. 1000 mètres la première journée. Ca fait mal aux cuisses et aux mollets en fin de journée ! Heureusement, à notre première halte, il y a des bains chauds d'une source chaude naturelle. Du coup, on se prélasse bien longtemps au bord de la rivière, ça fait un bien fou !

We go down with our backpacks, relieved of the unnecessary for three days of trekking. 1000 meter down the first day. Thighs and calves are hurting at the end of the day ! Luckily, at our first stop, there are hot baths from a natural hot spring. We soak for a good long time, enjoying the nearby river, it is such a treat !


Il n'empêche que le lendemain, j'ai bien les jambes en bois et qu'il faut monter d'abord, avec nos sacs qui ne nous semblent plus si allégés que ça. Avec notre filtre, nous maintenons nos bouteilles remplies d'eau potable. Il a fait très chaud la veille et ça ne change pas. Toutefois, cette deuxième journée sillonne le flanc du canyon entre petits villages et petits champs de culture, maïs ou cactus, ou encore vergers, principalement à l'ombre. Au point culminant de la journée, même pas le temps de dire bonjour aux touristes qui se reposaient là avant nous, l'un deux crie « condor ! », et effectivement, sorti nous accueillir, on découvre émerveillé un immense oiseau noir qui tourne autour de nous dans l'immensité du canyon qui déroule sous nos pieds. +700m puis -700m, une petite journée en somme, bienvenue car mes jambes à défaut de s'être reposées, ne vont pas plus mal le soir même. A l'oasis de Sangualle, nous découvrons avec surprise, une grande cascade et un espace vert luxuriant et rempli de fleurs tropicales, des hibiscus éclatants et de l'eau partout, quel contraste avec la sécheresse des flancs du canyon ! On observe même un colibri ! Dans la même journée, on aura donc vu un des plus grands oiseaux du monde et un des plus petits !

Even so, the next day, my legs feel like wood and we need to go up now with our bags that don't seem as lightened now. With our filter, we maintain our water bottles filled with drinkable water. It was really hot the day before and it does not change. However, this second day brings us along the flank of the canyon around small villages and small cultivated fields, corn or cactus of orchards, mainly under the cover of shadows. At the highest point for the day, we don't even have time to greet the tourists that were taking a rest before us, one of them shouts « Condor ! » and sure enough, out to welcome us up there, we discover amazed a huge black bird that fly around us in the immensity of the canyon below our feet. +700m then -700m, a small day all in all, which is a good thing for my legs which even if they haven't rested are not worse at least in the evening. In the Sangalle oasis, we are astonished to discover a beautiful waterfall and luscious green area full of tropical flowers, bright hibiscus and water everywhere. What a contrast with the dryness of the canyon sides ! We even get to see a hummingbird ! In the same day, we will have seen one of the biggest birds and one of the smallest ones !


Le lendemain matin, c'est la souffrance, une vraie catastrophe ! Je pourrais bien remonter en mule, le « donkey taxi » comme cette jeune fille croisée la veille sur le chemin en fin de journée et qui pleurait de fatigue. Finalement, après avoir serré les dents bien fort sur les premiers pas, je trouve mon rythme dans une douleur forte mais constante. On monte. Nous n'avons aujourd'hui que 3L d'eau. Au bout de quelques heures, nous n'avons plus d'eau, la pente est carrément raide et il n'y a aucun répit contre le soleil implacable. Nous avions bien économisé l'eau au maximum, gorgée par gorgée quand nous avons réalisé les conditions mais ça n'a pas suffit. On rentre presqu'en transe, il faut bien continuer à monter, j'ai affreusement mal aux jambes et ma bouche est desséchée, je passe chaque minute à me dire que c'est qu'un moment éphémère et qu'on va y arriver, il suffit de mettre un pied devant l'autre. J'avale ma salive en me disant que tant que j'en ai c'est qu'on n'est pas encore mort de soif. C'est dur.

Thomas se pique les doigts sur un cactus pour attraper l'unique fruit mûr et accessible, je me mets plein d'épines dans les pouces à le peler avec mon couteau. Le fruit est minuscule, on le partage, c'est un délice qui nous transporte au paradis ! Sa chair est juteuse et sucrée, elle nous permet de continuer bien une heure avant de retomber dans notre transe infernale. Quand nous apercevons les premiers arbres, nous savons que nous n'en avons plus pour longtemps, c'est le soulagement général !

Bientôt le terrain est enfin plat, nous sommes sur le plateau. Un canal d'eau fraîche traverse le chemin, on se précipite et on bénit notre filtre. On remplit les bouteilles et on boit de longues gorgées avant de se regarder. « Cette eau, elle a pas un peu un goût de paille ? Oui, plutôt comme un goût de fumier en fait... » N'empêche qu'elle nous a bien rafraîchit !

On finit tout guilleret à Cabana Conde pour découvrir que nous avons raté le dernier bus de la journée alors il va falloir rentrer demain. Avant de quitte cette ville, on retourne dans un petit restau local pour manger un lomo saltado d'alpaca. Je suis un peu suspicieuse sur la viande... Quelques minutes plus tard, on a des crampes d'estomac et cinq heures de bus suivies d'un bus de nuit...  

The next day, I am in pain, a disaster ! I could go back up riding a mule, the « donkey taxi » like the young lady we came across the day before on the treak towards the end of the day and who was litterally crying from fatigue. Finally, after grinding my teeth on the first few steps, i find my rythm through a strong but constant pain. We go up. Today, we only have 3 liters of water. After a few hours, we don't have water anymore, the slope is really straight up and there is no hiding from the scorching sun. We did ration our water as much as we could, sip by sip, when we realized the conditions but it wasn't enough. We nearly fall into a kind of transe, we do need to continue going up and my legs hurt like crazy and my mouth is totally dry. I spend each minute telling myself it's only a passing moment and that we are going to get through this, we just need to put one foot in front of the next. I swallow my saliva telling myself as long as i still have some, we are not yet dead of thirst. It's hard.

Thomas gets stung on a cactus to reach reach the only mature and accessible fruit on the path, I get stung in turn in the thumbs pealing it with my knife. The fruit is so small, we share it, it is delicious, like paradise in the form of the small pink sweet juicy flesh. It enables us to continue for nearly another hour before falling back into our hellish transe. When we finally see the first trees, we know that we don't have much longer to go, what a relief !

Soon the landscape flattens, we have reached the plateau. A fresh water canal goes across our path, we rush to it and are so grateful for our water filter. We fill up the bottles and drink long deep sips before looking at each other : « This water, doesn't it have some kind of straw taste ? Yes, rather like manure taste actually... ». Whatever it is, it did refresh us !

We end our trek in Cabana Conde, so happy to have made it through, only to discover that we have missed the last bus of the day to go back so we'll need to wait for tomorrow. The next day, before we leave the town, we go back into a small local restaurant to eat a lomo saltado of alpaca. I am a bit suspicious of the meat... A few minutes later, we have stomach cramps and a five hour bus ride ahread of us, followed by another full night bus ride...


10 juin – 14 juin : Cusco

L'arrivée à Cusco se passe dans une sorte de cauchemar éveillé pour moi et dans un grand inconfort pour Thomas. J'ai très mal aux jambes, sans doute les tendons enflammés comme ça m'arrive souvent et un mal de ventre horrible. Thomas a mal au ventre aussi. On arrive tôt le matin dans cette ville à 3400m d'altitude, il fait très froid encore car le soleil est à peine levé. La ville est superbe mais on a juste envie d'aller se coucher. Impossible de retrouver l'auberge qu'on avait repéré. De dépit, on se pose dans un café pour manger un petit déjeuner. La dame nous propose de rester dormir pour une modique somme. Il faudra des médicaments pour calmer les maux de ventre. Poussés par cette mauvaise expérience, nous allons dîner dans un restaurant végan pensant manger léger. On n'arrive pas à finir ! Heureusement qu'on peut emporter le reste, ça nous fait notre déjeuner suivant. La chambre est très bruyante, sans fenêtre et sans eau chaude, voir sans eau selon l'heure du jour. Malades comme on est, entre temps j'ai attrapé froid et Thomas suivra bientôt, il faut qu'on aille se reposer. On veut faire la grande randonnée du Salkanthay bientôt alors il faut aller mieux. Tout, les jambes, le rhume, le ventre, tout ! On trouve un petit hôtel raisonnable mais bien au-dessus du budget local avec sauna et douche chaude avec pression. Un vrai bonheur ! Pendant que je repose mes jambes, Thomas part en excursion découvrir les magnifiques Rainbow Mountains. Très très fréquentée mais pour de bonnes raisons car le paysage est époustouflant !

We arrive in Cusco in a kind of waking nightmare for me and great discumfort for Thomas. My legs are really hurting, probably inflammed tendons as it happens often to me and a horrible stomach pain. Thomas also has stomach pain. We arrive very early in this 3400m high city, it is really cold still as the sun is just up. The city is beautiful but we just want to go to bed and we cannot find the hostel we had picked. Sick and tired of the situation, we stop at a café to have some breakfast. The lady offers us to stay in one of her rooms – turns out she has some ! - for a very reasonable fee. We'll require some medication to stop the stomach aches. Motivated by this bad experience, we go have dinner in a vegan restaurant, thinking it should be a light meal. Turns out we can't even finish our plate ! Luckily, we are able to bag the rest and bring it home, it'll be enough for the whole next meal. The room is very noisy, without a window nor hot water, not even water depending on the time od the day. Sick as we are, in the meantime I caught a cold and Thomas soon follows, we need to get some good rest. We want to go trek the Salkanthay soon so we really need to get better. All of it, the legs, the cold, the stomach, all of it needs to heal ! We find a small reasonable hotel, well above the local budget but with sauna and hot showers that have pressure. A real treat ! While I give a rest to my legs, Thomas goes on an excursion to discover the wonderful Rainbow Mountains. Over frequented by tourists but for good reasons as the landscape is breathtaking !


15 juin – 18 juin : Salkanthay

Mollepata – (2677m) - Soraypampa (3900m) – 12km + Lake Humantay (1h de montée jusque 4200m)

 

 

Les premiers mètres d'ascension du matin sont très durs. Je me dis que je ne tiendrai pas même si nous ne sommes pas chargés de nos affaires qui sont transportées par des mules. Heureusement notre guide nous arrête un quart d'heure plus tard et distribue des feuilles de coca à mâcher comme du tabac à chiquer et nous fait respirer une eau florale. Ces deux produits sont sensés aider notre corps à supporter l'altitude et le manque d'oxygène. Dix minutes plus tard, je me sens beaucoup mieux et on peut enfin profiter du paysage tout en machouillant notre bouillie de feuilles.

La fin de la journée est froide et se fait sous la pluie. Toutefois, Thomas pas découragé et bien mis en jambe par cette première journée de marche relativement tranquille, part avec quelques autres courageux faire un tour au lac Humantay situé au-dessus du camping et recouvert à leur départ d'une épaisse brume descendue des sommets enneigés qui nous entourent. Heureusement pour lui, la brume se dégage à temps et lui permet d'admirer la lagune.

Le repas tous ensemble nous permet de faire un peu plus connaissance avec notre groupe de marcheurs et l'équipe qui nous entoure, un cuisinier, un responsable des mules et les mules et notre guide. Les marcheurs sont un groupe de quatre allemands dont un couple en tour du monde rejoint par leurs amis pour le voyage au Pérou, un couple d'allemands en voyage au Pérou, un québécois que sa femme et sa sœur rejoindront le dernier jour pour la visite du Machu Picchu, un frère en tour du monde et sa sœur qui l'a rejoint pour le pérou du Canada. Tous ont des profils très différents et la plupart sont sensibles à la nature et l'environnement et ont des opinions fortes sur la société moderne actuelle offrant de multiples discussions intéressantes qui se dérouleront tout au long de cette randonnée.

Mollepata – (2677m) - Soraypampa (3900m) – 12km + Lake Humantay (1h hiking up to 4200m)

 

The first meters up are really hard. I think I am never going to make it all the way even if we don't carry our stuff anymore as the mules do. Luckily, our guide stops us a quarter hour later and gives us all coca leaves to chew on like chewing tobaccco and makes us breathe a floral water. These two products are supposed to help our bodies bear with the altitude and the lack of oxygene. Sure enough, ten minutes later, I feel way better and we can enjoy the landscape while chewing on our leaves mash.

The end of the day is cold and under the rain. However, Thomas is not discouraged and well warmed up by this first day of relatively easy hike so he leaves with a few other courageous people to make a tour at the lake Humantay, located above the campstie and covered, when they leave, by a thick fog that came down from the snowy mountain tops that surround us. Lucky for him, the fog clears in time and allows him to admire the lagoon.

The meal altogether allows us to get to know our hiking group and the support team, a cook, a mule guy and the mules and our guide. The hikers are a group of 4 German people of which a couple on a world tour joined up by their friends for the Peruvian part, another German couple travelling through Peru, a Quebecois who will be joined by his wife and sister on the last day for the Machu Picchu visit, a canadian guyon a world tour joined by his sister for the Peru part as well. All have very different profiles and most are receptive to nature and the environment and all have strong opinions about the current moder society which offer numerous interesting conversation opportunities which will happen all along this hike.


Soraypampa – ascension jusque 4630m à la passe du Salkanthay (6271m pour le sommet lui-même) – Chaullay (2800m) – 22km

 

Le deuxième jour est le plus dur, il faut monter toute la journée et l'altitude se fait de plus en plus sentir. A l'approche de la passe, on s'arrête tous les cinq mètres pour reprendre notre souffle, le bord du chemin est encombré de marcheurs qui se reposent. Le vent est cinglant et le froid mordant dans la passe, tout le monde se presse pour la photo et vite, nous redescendons vers des plaines rocailleuses plus protégées du vent et la température remonte en flèche. Nous sommes bien contents d'arriver au camping et profitons de la soirée pour faire un jeu des petits papiers (Time's up) introduit par Thomas. Malgré les différentes références culturelles et la méconnaissance des uns et des autres au sein de chaque équipe, nous passons un super moment à nous esclaffer tous ensemble.

Soraypampa – hiking up to 4630m at the Salkanthay pass (6271m for the mountain top) – Chaullay (2800m) – 22km

 

The second day is the hardest, we have to hike up all day and the altitude effects are more and more present. Reaching the highest point of the day, a pass, we stop every five meters to catch our breath on the side of the path which is full of hikers taking a break. The wind is scathing and the bcold biting in the pass, everyone hurries around for the picture and quick, we go back down towards the rocky planes, better protected from the wind and where the temperature rapidly rises. We are pretty happy to arrive at the campground and take the chance to organise a little game, called « Petits papiers » which is a kind of self-made « Time's up » introduced by Thomas. Even with the different cultural references and the fact that we don't know each other well within each team, we have a really nice time laughing together.


Chaullay – Lucmabamba – voiture jusque Hydroelectrica – Aguas Calientes (15km à pied)

 

Ayant peu dormi la nuit d'avant à cause de gros buveurs locaux qui faisaient la fête, nous démarrons cette journée bien fatigués. Toutefois, mes muscles ne souffrent pas trop contrairement à la rando de Colca, certainement dû à ces bâtons de rando prêtés par Okidoki, l'agence qui organise notre trek. Cest bâtons de marche sont une vraie révélation pour moi car ni mes cuisses, ni mes mollets n'ont de courbatures alors que le dénivelé et les distances sont plus importants. Le paysage change radicalement et nous traversons la jungle tout en longeant une rivière, le paysage est féérique et le soleil nous réchauffe agréablement.

Chaullay – Lucmabamba – by car to Hydroelectrica – Aguas Calientes (15km on foot)

 

Having slept very little due to local heavy drinkers partying in the night, we start the day pretty tired. Howevern my muscles don't suffer so much as they did during the Colca trek. It is probably due to the walking sticks lent by Okidoki, the agency that organizes our trek. These walking sticks are a real revelation for me as nor my thighs nor my calves have muscle pains even though the height difference and the distances are bigger. The landscapre changes radically and we soon are crossing a jungle while following a river, the view is wonderful and the sun nicely heats us up.


Visite du Machu Picchu et retour en train jusque Ollantaytambo puis bus jusque Cusco

 

Après la longue marche la veille jusque Aguas Calientes, facile mais longue, nous sommes ravis d'avoir choisi l'option de prendre le bus pour monter jusqu'au Machu Picchu. On le redescendra à pied mais n'ayant plus avec nous les bâtons de marche, c'est une très bonne option qui ménage nos guibolles fatiguées. La découverte de cette merveille du monde est incroyable. On doit sa conservation à la fuite des Incas, la classe dirigeante, faite de nobles et d'érudits, du peuple Quechua, exterminée lors de l'arrivée des conquistadors, qui en abandonnant cette ville devant l'arrivée des colons, ont empêché sa découverte et donc sa mise à sac.

La ville est entourée de multiples terrasses qui créent des micro-climats particuliers et ont permis aux Incas d'expérimenter l'acclimatation de diverses plantes comestibles. En déshydratant nombre de leurs aliments, ils se constituaient ainsi des stocks qui permettaient de maintenir une certaine stabilité alimentaire.

Suivez donc Monsieur Lama qui nous guide dans les ruines de son domaine.  

Visit of the Machu Picchu return by train until Ollantaytambo then by bus to Cusco

 

After the long walk the day before until Aguas Calientes, an easy but long one, we are truly happy to have chosen the bus to go up to the Machu Picchu. We will go down on foot but without the walking sticks it is a really nice way up that puts our tired legs at ease. The discovery of this world's wonder is amazing. We owe its present conservation to the Incas fleeing the site. The leading class of the Quechua people, the Incas, made up of nobles and scholars, were exterminated when the conquistadors arrived so they fled this city before they arrived and prevented its discovery and thus its pillage.

The city is surrounded by numerous terraces creating special micro-climates which enabled the Incas to experiment acclimatation of various edible crops. By dehydrating a lot of their food, they were able to keep a stock and thus a stable food source. Follow Mister Lama guiding us through his domain !

 


Le retour à Ollantaytambo en train est un rêve. Pour ceux qui prennent le bus, il faut revenir de 10km à pied en arrière. On est ravis de s'installer sur des sièges et regarder le paysage naturel défilé devant nous. C'est un véritable luxe dont on profite pleinement du début à la fin de ce court voyage en train.

Our return back to Ollantaytambo by train is like a dream. For those taking the bus, it is another 10km on foot backwards. We are so comfy in our seats, watching the landscape go by. It is a real luxury which we enjoy fully from the start to the end of this short train trip.


19 juin – 6 juillet : Las Chullpas Ecolodge – Urrubamba

On quitte Cusco pour aller vers Urrubamba dans la Vallée Sacrée. Changement d'ambiance, on débarque dans une vallée verdoyante, froide la nuit et chaude le jour, d'altitude plus basse, nous respirons mieux. Nous allons faire un volontariat d'une dizaine de jours qui se transforment en presque trois semaines finalement. Nancy et son équipe nous accueillent dans leur écolodge, un endroit magnifique et paisible où les bonnes vibrations sont favorisées. Les habitations sont faites en écoconstruction, de pierres et de terre-paille, les formes sont organiques et chaudes et le jardin qui serpente au milieu de celles-ci est à la fois sauvage tout en répondant à une certaine logique car c'est un jardin de plantes médicinales principalement.

Je ne vous en dis pas plus, vous découvrirez ce lieu et le parcours de Nancy dans notre prochain article pour FémininBio (ICI – lien à venir). Sur les instructions de Nancy, nous commençons avec trois autres volontaires, Amber du Chili et son ami Percy du Mexique et Laura d'Espagne, à construire une serre. Les fondations seront en pierre et ensuite les arceaux seront de bois. On essaye d'aplanir un peu le sol puis on part chercher des pierres. Il faut de grandes pierres alors c'est un effort de les ramener puis on récupère de l'argile qu'on mélange à une herbe séchée locale qui fait office de paille pour faire un mortier.

On y ajoute de la chair de cactus dans le mix pour en faire une colle. Après quelques jours, il faut laisser le tout sécher et Thomas et moi nous consacrons à la remise à jour du site internet ICI et la production d'une vidéo de promotion de l'endroit ICI.

Nelly et Doris cuisinent pour l'écolodge mais aussi pour tout le monde sur le site, on mange plein de spécialités locales végétariennes. Un régime qui nous met bien en forme ! Le matin, on a notamment droit au « mix », une sorte de porridge d'avoine à l'eau chaud et mélangé à plein de céréales, du maca (poudre d'une sorte de navet) et de cannelle, c'est délicieux, ça réchauffe après les nuits bien froides et ça tient au corps jusqu'au déjeuner, un délice ! (enfin, Thomas n'est pas hyper fan mais moi j'adore!)  

We leave Cusco to go to Urrubamba in the Sacred Valley. Totally different scene, we arrive in a lushious green valley, cold in the night and warm during the day. It is also at a lower altitude so we do breathe a bit better. We are going to volunteer during about ten days which are finally turning into three weeks in the end. Nancy and her team welcome us in their ecolodge, a beautiful and quiet place where good vibes are carefully favoured. The accomodation is made up entirely of naturally built units with stones, earth and straw creating beautiful organic and warm shapes within the winding garden which is seemingly wild while still organized according a logic as it is mainly a medicinal plant garden.

I am not saying more about this place, you will discover the venue and Nancy's fascinating journey in our next article for FemininBio (Here – link to come / need to use googletranslate). Under the instructions of Nancy, we start, with three other volunteers, Amber from Chile and her friend Percy from Mexico and Laura from Spain, to build a green house. The base is made up of rocks. We need large rocks so it is quite an ordeal to bring them to the site, then we dig up some clay that we mix with a local dried grass which takes the rôle of straw to make some mortar.

We then add some cactus flesh in the mix to make it gluey. After a few days of work, we need to let it all sit for a while to dry, Thomas and I take this time to renovate the internet site HERE and the making of a promotional video for the place HERE.

Nelly and Doris cook for the eco-lodge guests but also for everyone on site, we eat a lot of local vegetarian specialties. A diet which puts us right back into shape ! During the morning, we get to drink the « mix » which is a kind of oat porridge with hot water mixed with several other cereals, some maca (a powder made from a kind of turnip) and cinnamon, it is delicious and warms you right up after the cold nights. It holds up your appetite until lunch time, a treat ! (well, Thomas isn't such a big fan of it, but i love it!)


6 juillet – 7 juillet : Pisac

On quitte les bons soins de l'équipe des Chullpas pour nous diriger vers Pisac. Un mignon petit village réputé touristiquement pour son marché d'artisanat. On loge un peu à l'écart dans un petit hostel. C'est calme et sympathique, on en profite pour faire nos achats d'artisanat pour les amis et la famille. S'il y a bien un pays d'artisanat textile, c'est bien le Pérou. Avec les différents lamas, alpacas et autres animaux laineux et leur maîtrise étonnante des teintures aux milles couleurs, c'est superbe. Bien sûr, l'industrialisation et la mondialisation n'ont pas épargné le pays, toutefois, que ce soit dans l'artisanat ou l'agriculture, les Péruviens semblent avoir réussi à sauvegarder un peu de leur modèle de petite production locale. Un peu c'est déjà beaucoup face à la puissance de la production de masse qui s'immisce dans tous les aspects de la vie quotidienne des habitants du monde.

We leave the good care of the Chullpas team to go to Pisac. It is a cute little vilage quite famous touristically thanks to its craft market. We stay a little bit outside in a small hostel. It is quiet and nice, we take the time to make some craft shopping for the friends and family. It there is one country for textile craft, it is Peru. With the different lamas, alpacas and other wool-coated animals and their amazing mastery of colored dyeing, it is just beautiful ! Of course, industrialisation and globalisation have not spared this country, however be it in craft making or agriculture, the peruvians seem to have managed to safeguard a little of their small local production model. A little is already a lot when faced with the power of mass production already permeating all aspects of the daily life of every Earth inhabitant.


7 juillet – 9 juillet : Nasca

Nous retournons d'abord à Cusco où nous vivons en direct la finale de la Copa America. Après moult péripétie, les Péruviens sont en final ! Ils ont battu les Argentins ! Il est donc permis de rêver même si la finale se déroule contre le Brésil, au Brésil. Vous imaginez l'effervescence dans les rues de la ville. On prévoit donc un endroit sympa pour y regarder la finale, nous ne sommes pas déçus même si finalement le Pérou s'incline pendant le match.

 

Depuis Cusco nous repartons en bus de nuit et serpentons à travers d'immenses paysages lunaires aux reliefs doux. Nous allons à Nasca attirés par les fameuses « lignes de Nasca », d'immenses dessins réalisés dans le désert et visibles dans leur entier que depuis des miradors ou par hélicoptère même. Le mystère de leur création dans une ère pré-pétrole reste entier, les symboles sont superbes même si depuis les mirador nous n'en observons que quelques-uns. Nous visitons aussi d'autres ruines et un système de transport et stockage de l'eau encore tout à fait fonctionnel.

Quelle civilisation incroyable, celle de la pierre et des grandes constructions monumentales.

En de journée, on se retrouve coincé non loin des miradors des lignes, à pied à quelques dizaines de km de Nasca. Avec nous, deux espagnols dans le même cas. On papote en attendant de trouver un bus ou quelqu'un pour s'arrêter et nous ramener à la ville. Ils sont en voyage pour des projets sociaux et environnementaux. On a des discussions passionnantes.

Finalement, c'est une voiture de police qui s'arrête et nous prend en stop. À 6 dans le pick-up, je suis sur les genoux de Thomas, le conducteur est au téléphone, c'est tranquille. Ils nous donnent quelques tuyaux sur les boissons alcoolisées typiques à essayer dans le coin et les restau à faire sur Nasca et nous déposent à la station de bus où nos deux compères veulent réserver un bus pour cette nuit.

On est ahuri de la gentillesse débonnaire de ces policiers, nous qui lisons dans les nouvelles venues de France les exactions régulières de la police française sur les gilets jaunes ou les manifestants écolo. Nous partons pour un bon dîner bien typique tous les quatre et passons une excellente soirée à discuter en espagnol sur le monde et tout ce qu'il faudrait faire pour le rendre plus juste et meilleur.  

We go back to Cusco first where we watch the Copa America final live. After a lot of emotions and suprises, Peru is in the final ! They even beat Argentina to get there ! It is thus logical they start dreaming even with the final being against Brazil in Brazil. You can imagine the electric atmosphere in the streets of the city. We find a nice place to watch the game and are not disappointed even when finally Peru loses the game itself.

From Cusco, we leave with a night bus and wind through vast moonlike landscapes with soft hills. We are going to Nasca, attracted by the very famous « Nasca lines », huge drawing made in the desert and only visible in their entirety from watchtowers or by helicopters even. The mystery of their creation during a pre-petrol era is still whole, the symbols are amazing even if from the watchtowers we only see a few of them. We also visit other ruins and an ingenious system to transport and store water which is still running today.

 

 

What an incredible civilization ! Building monumentous stone constructions like these. At the end of the day, we are stuck close to the lines watchtowers, on foot a few tens of km from Nasca. With us, two Spanish guys also in the same situation. We talk while waiting for a bus or someone to stop and take us back to town. They are traveling for social and environmental projects, we have fascinating discussions.

Finally, it is a police car that stops and takes us in. At 6 in the pick-u car, I am on Thomas lap, the driver is on the phone, all is fine. They give us some tips about the typical aloholic drinks to try and for restaurants in Nasca. They drop us off at the bus station where our two newfound friends book a bus for later tonight.

We are bewildered by the debonair attitude of the policemen. We regularly read the French news which is full of police violence in France on the « Gilets Jaunes » or even ecological protestors. We have a very typical dinner together and spend an excellente evening talking in spanish about the world and what needs to be done to make it better.


9 juillet – 10 juillet : Ica & Paracas

A Ica, nous ne passons qu'une demie-journée donc nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi de nous amener goûter quelques produits locaux et d'aller faire un tour à l'oasis Huancachina. On découvre non seulement le pisco, qui peut être vraiment délicieux, un peu comme une très bonne vodka est complètement étrangère aux expériences des soirées étudiantes mais également tout un tas de produits dérivés comme des crèmes de pisco associées à des plantes locales absolument délicieuses. On découvre aussi le vin de la région même s'il n'est pas de notre goût à quelques rares exceptions. Le soir, nous finissons par arriver à Paracas, en bord de mer l'ambiance est complètement différente de la campagne, ça fait du bien de retrouver l'air du large et les embruns ainsi que l'altitude zéro ! Le lendemain on loue des vélos pour faire un tour dans un magnifique parc de dunes dans lequel on s'amuse un peu à faire du mountain bike et on admire le ballet des oiseaux marins qui plongent à pique pour pêcher dans un banc de poissons qui semble s'être introduit dans la baie protégée. Thomas s'en va apprendre à faire le ceviche avec un ami de nos hôtes couchsurfing de Lima, chef de la cuisine d'un grand hôtel du coin.

In Ica we only spend half a day so we accept the offer of a taxi driver to bring us to taste some local products and have a visit of the Huancachina oasis. We discover not only pisco, which can really be delicious, such as very good vodka can be so totally different from the student parties one, but also a lot of derivated products such pisco creams associated to local plants which are absolutely divine. This evening we end our travels in Paracas, at the seashore, the atmosphere is so entirely different again from the countryside, it feels good to find the ocean air and its spray as well as the sea level ! The next day we rent bicycles to make a tour in the magnificent dune park where we have a little fun mountain biking and admiring the sea birds dance, diving straight down to fish on a school of fish which seems to be hanging out in the protected waters of the bay. Thomas goes to take a cooking lesson about how to make a good ceviche with a friend of our couchsurfing's hosts in Lima who is a chef in the kitchen of a big hotel nearby.


10 juillet – 13 juillet : Lima

Derniers jours au Pérou. Nous sommes de retour à Lima. Comme c'est le pays de la gastronomie sud-américaine, nous avions réservé il y a un mois de cela une table chez Astrid & Gaston. On se sent un peu déplacé dans nos vêtements pas très chics devant cette entrée majestueuse en escalier de marbre pour entrer dans le restaurant. Bien entendu, pour faire bonne mesure, je me casse carrément la figure sur les marches et c'est rouge comme une tomate que je suis Thomas et notre serveur bien plus chic que nous à nôtre table. C'est un vrai ravissement des papilles, une fusion entre les produits frais typiques du Pérou et une cuisine très moderne et gastronomique. Le lendemain, nous bouclons finalement la boucle de cette escapade péruvienne et nous dînons avec nos hôtes couchsurf, Loreana et Ericson avec des anticuchos avant d'aller terminer sur un verre chez eux, à côté de l'aéroport où ils nous accompagnent ensuite pour notre vol qui partira à 4h du matin. On espère les revoir à l'occasion car c'est un couple au grand cœur et nous sommes ravis de leur amitié. Direction Montréal et l'été de l'hémisphère nord.

Last days in Peru. We are back in Lima. As it is the country of the gastronomy in South America, we booked a month ago a table at Astrid & Gaston. We feel a little out of place with our not so chic clothe in front of the majestuous marble stairway to get in the restaurant. Of couse, in order to make it look even better, i trip and fall face flat on the stairs. Of course ! It is red as a tomatoe that I follow Thomas and our super chic waiter to our table. It is a real treat for our taste buds, a fusion between typical local peruvian fresh food and a very gastronomic and modern cuisine. The next day, we close the loop of the Peruvian getaway by having dinner with our couchsurf hosts, Loreana and Ericson with anticuchos before having a last drink at their place, close to the airport where they kindly drop us off for our 4am flight. We hope to see them again as they are really a kind hearted couple and we are so grateful for their friendship. Next stop, Montreal, and the Northern hesmiphere summer !


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