2 mars - 29 mars 2019 - Raiatea - Polynésie Française

2 mars - 29 mars: Raiatea - l'île sacrée 

A notre retour sur Papeete, nous nous dirigeons vers le port industriel. C'est là que nous trouvons notre bateau suivant, un cargo qui prend aussi quelques passagers sur son pont, le Havaikinui. Il dessert Raiatea, Euahiné et Bora Bora. Embarquement à 16h et arrivée sur Raiatea à 4h du matin, les yeux qui collent mais la traversée s'est bien passée. La mer était tranquille et le vent nous a bien rafraîchit. A part l'odeur de frites émanant de la cheminée de la cuisine qui me donnait l'impression de dormir dans la friture, c'était parfait !

When we are back in Papeete, we go towards the industrial harbour. This is where we find our next boat, a cargo which also takes some passengers on its bridge, the Havaikinui. Its circuit goes to Raiatea, Euahine and Bora Bora. Boaring at 4pm, arrival in Raiatea at 4am. Our eyes are still glued together but the navigation was fine. The sea was calm and the wind cooled us down nicely. Apart from the fries smell coming out of the kitchen chimney next to us that gave me the impression of sleeping in a fast food kitchen, it was perfect !


Nous débarquons donc sur une Raiatea endormie avec un weekend devant nous avant de commencer notre woofing à la ferme de Vaihuti Fresh. Nous nous installons dans une sorte de parc au bord de la mer et sortons les matelas pour finir notre nuit. Le vigile nous voit bien mais nous laisser tranquille. Quand le soleil se lève, il vient nous réveiller et nous remballons nos matelas pour nous diriger vers le seul endroit ouvert, une brasserie, où nous mangeons un petit déjeuner qui nous remet les yeux en face des trous pour le reste de la journée. Uturoa est une petite ville, un village plutôt par sa taille mais en tant que ville principale de l'île, elle concentre les plus gros supermarchés, quelques restaurants et des magasins en tout genre ainsi qu'une école et des bâtiments administratifs.  

We get off on a sleepin Raiatea with a weekend ahead of us before starting our woofing at the Vaihuti Fresh farm. We set up in a kind of parc along the sea and take out inflating mats out to finish our night. The security guard sees us but lets us be. When the sun comes up, he comes and wakes us up, we fold our mats back in and start walking to the only place that seems open, a little café where we have a nice breakfast that wakes us up for the rest of the day. Uturoa is a little city, a town rather by its size but as the main city of the island, it also has the biggest supermarkets, restaurants and shops as well as a school and administrative buildings.


Nous prenons deux jours de repos avant de commencer le boulot. Nous les passons dans le sud-est de l'île, non loin du marae taputapuatea lieu ancestral de la culture des Iles sous le vent et à présent classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est aussi dans ce coin qu'on trouve la seule plage de l'île. Tout le monde va plutôt se baigner et pêcher aux multiples motus ou depuis les divers pontons autour de l'île. Pour y arriver, nous prenons le « truck », un bus avec des bancs sur sa longueur, très ouvert, qui se remplit petit à petit et ne part finalement qu'une heure après notre arrivée (à l'heure présumée du départ), fait plusieurs fois le tour du village pour récupérer des gens et nous emmène doucement vers notre destination. Il y a des arrêts pour faire descendre des passagers, d'autres pour des gens qui font des courses puis remontent. Tout le monde se parle, on nous parle aussi, on nous fait goûter des trucs et on nous donne des bons plans. Finalement, on met environ 3h depuis notre montée dans le bus à notre arrivée à destination à PK32, pour faire une trentaine de km donc mais c'est une super expérience qui nous met le sourire aux lèvres.  

We take two days of rest before starting to work. We spend them in the south east of the island, not far from the marae taputapuatea, traditional sacred area for the « îles sous le vent » and now recognized as world heritage site by the UNESCO. It is also in this area that you find the only beach of the main island. People rather go on the motus to bathe and fish or from the various quays going into the water around the island. To get there we take the « truck », a bus with benches on each side all along its length, very open, which fills up little by little and leaving about an hour after we board it (at the assumed time of departure), makes several times the tour of the town to collect more people and takes us slowly to our destination. There are stops to let people down and others for people to make some shopping and get back on the bus. Everyone talks to everyone and we talk too, we taste stuff that they give and listen to the advice and tips. Eventually we take about 3h since we boarded the bus to get to our destination at PK32, so about a 30km ride but is was a great experience that leaves a smile imprinted upon our faces.


Nous commençons par camper une nuit. Mauvaise idée ! La chaleur intense ne permet pas à la nuit de se rafraîchir et nos matelas en plastoc nous collent à la peau, on ne peut pas ouvrir entièrement non plus à cause des moustiques virulents. Heureusement, notre camping est aussi une pension avec des bungalows à louer. La deuxième nuit se passera en bungalow fermé par des moustiquaires et sous un ventilo, on respire. Nous mangeons le soir à la roulotte du coin, ce sera sashimi de thon rouge ou thon cru au lait de coco ou un poisson grillé, c'est tellement bon tous ces poissons du coin, on en profite avec délectation !

We start by camping one night. What a bad idea ! The intense heat does not allow for the night to get fresher and our plastic mats are sticking to our skin. We can't open the tent either because of the very agressive mosquitoes. Lucky for us, the camping is also a pension with some bungalows for rent. The second night will be spent in a bungalow closed by mosquito nets and under a fan, we get to breathe again. In the evening, we eat at the nearby foodtruck, red tuna sashimi or coconut milk raw tuna or grilled fish. The local fishes are amazingly good ! We enjoy them thoroughly !


Lundi nous retrouvons Thierry de la ferme Vaihuti Fresh qui nous y emmène. Thierry c'est le boss de la ferme. Anciennement océanographe, il a basculé tout naturellement dans l'agriculture bio quand il a constaté l'effet de la pollution humaine sur les coraux. En chemin, il nous raconte un peu la ferme, 3ha cultivés avec pas mal de serres, une équipe de 6 travailleurs et une assistante, trois associés. C'est une grosse affaire et tout ça en bio dans un climat chaud et humide propice à toutes les maladies fongiques des plantes, chapeau ! On y reste un mois. Un mois pour découvrir cet incroyable projet qui tourne et produit des légumes bios pour la région. Plus sur la ferme ICI.  

Monday, we meet with Thierry of the Vaihuti Fresh farm. Thierry is the farm boss. Previously oceanographer, he fell very naturally into organic farmin when he observed the effect of human pollution onto the corals. On the way, he tells us a bit about the farm. 3 ha (~6 acres) of cultivated land with a lot of tunnels, a 6 workers team and a secretary, three associates. It is a big company and all this organically in a hot and wet climate favourable to all kinds of fongic deseases for plants, way to go ! We stay there a month. A month to discover this incredible project which is running and providing organic vegetables to the surrounding region. More on the farm HERE.


Un mois pour Thomas qui lui permet d'apprendre tout un tas de gestes de maraîcher comme planter, préparer une planche, tailler certains légumes, récolter, laver, peser, empaqueter, semer un peu et surtout affronter la chaleur et l'humidité terrible sous les serres l'après-midi. Un pour mois pour moi qui me permet de me replonger dans le maraîchage à fond et avec plaisir, malgré des conditions très dures, chaleur, humidité aussi et moustiques surtout donc travail en manches longues et pantalons, ce qui ne rend pas les choses plus faciles. Tom en ressort le dos endurci et des kilos d'eau perdue et j'ai pu éprouver les limites de ma résistance et même un peu pousser au-delà.

A month for Thomas to enable him to learn a lot of various market gardener moves like planting, preparing a bed, trimming some veggies, harvesting, cleaning, weighing, packing, sowing a bit and mostly face the terrible heat and humidity under the plastic tunnel houses during the afternoons. A month for me to dive right back into market gardening with pleasure even with the harsh conditions of heat and humidity but also relentless mosquitoes thus with long sleeves and long pants for work which doesn't make it easier. Tom gets out with a stronger back and kilos of water lost and I could test my resistance, my physical limits and even push a bit further beyond.


L'équipe des travailleurs est géniale. Ils sont tous tahitiens et on apprend des mots de la langue et un aperçu de leur quotidien. Ah la vie sur la ferme n'est pas toute rose bien sûr, et ces Tahitiens là ne sont pas tous des communicateurs nés alors parfois ça coince et il faut remettre les choses à plat. Heureusement Thierry avec son naturel calme et posé, et Paul son associé à l'énergie communicative, veillent au grain et s'assurent de tirer les vers du nez à tout le monde et prendre ensuite les mesures qu'il faut pour continuer à s'améliorer. Cela fait trois ans que la ferme existe mais elle continue de progresser et grandir et il y a encore plein de projets à venir alors faire tourner l'équipe est essentiel.  

The working team is great. They are all Tahitians and we get to learn some words into Tahitian language and get a glimpse of their daily lives. Of course, life on the farm isn't all a bed of roses and these Tahitians are not always the best communicators so some sand can get into the gears sometimes and things need to be set back straight sometimes. Luckily, Thierry with his natural calm and rational thinking and Paul, his associate, with his communicative energy are taking care and ensure to get it out of everyone and arrange the necessary measures that are required to continue improving. It has been three years that the farm exists and it still continues to improve and grow and there are still a lot of projects to implement so making sure the team runs well is paramount.


Parmi les travailleurs, Ariihau a commencé en même temps que nous, d'ailleurs on était sur le même bateau à l'arrivée ! Comme sa famille habite en ville ou sur Tahaa (une île voisine), il dort sur place comme nous. Il a 24 ans. On s'entend très bien et on passe des soirées à papoter et rigoler dans la grange où nous dormons ouverte sur la nuit étoilée de Raiatea, l'île sacrée. C'est un enfant du fenua mais il a passé son adolescence avec son père à Toulon en métropole. Nostalgique de sa culture et de sa terre d'origine, il y est revenu à 19 ans et depuis semble couler des jours beaucoup plus heureux.  

Amongst the workes, Arii'hau started at the same time as us. We were even on the same ship getting to the island ! As his family lives in town or on Tahaa, the neighbouring island, he sleeps also onsite like us. He is 24 years old. We get along really well and spend evening speaking and laughing together in the open barn where we are sleeping under the star-filled sky of Raiatea, the sacred island. He is a child of the fenua (the islands, the home terriroty) but spent par of his teens with his father in Toulon, South of France. Nostalgic from his own culture and original land, he comes back at 19 and since then, seems to be living a much happier life.


On découvre ensemble la ferme et la dynamique de l'équipe, ce qui resserre d'autant les liens. Il nous apprend des mots, comment manger certains trucs, à reconnaître certaines plantes et nous l'écoutons avec joie quand il s'empare de son yukulélé pour pratiquer. Nous on lui raconte les autres fermes qu'on a vu, les techniques rencontrés, ce qu'on voudrait faire en rentrant, ça l'intéresse puisqu'il découvre ici sa première ferme productive et apprécie donc les points de comparaison.

Thierry nous demande en plus d'observer la ferme et faire des suggestions pour améliorer les choses en fonction de ce qu'on a pu voir avant dans d'autres fermes et avec ma formation de maraîchage. Du coup, ça alimente pas mal nos discussions du soir aussi et on se passionne à imaginer tout ce qui pourrait être fait, du plus simple au moins réalisable. On ne lui présentera que ce qui nous semble le plus réaliste et utile bien sûr. 

Pendant ce mois, Tom pratique donc le maraîchage bio et apprend ainsi des gestes techniques qui se normalisent rapidement, on découvre aussi une nouvelle manière de planter les tomates, on en apprend un peu la gestion de l'irrigation ici et sur la façon de tailler les aubergines ou d'accrocher les tomates. Chaque ferme a ses particularités et ses façons de faire pour chaque légume, j'adore les découvrir et ainsi augmenter notre éventail des possibles pour notre futur projet.

Il n'y a pas une bonne ou une mauvaise manière, juste des façons différentes très dépendantes du matériel présent sur place, de l'accessibilité de celui-ci ainsi bien sûr que du climat, de la terre et de l'organisation de la ferme. C'est fou comme on retrouve la diversité en bio, non seulement dans la vie du sol mais également dans les manières de faire, toute cette diversité foisonne d'idées et d'innovations, de la petite à la grande pour produire un paysage agricole dynamique et évolutif. J'ai l'impression que c'est ce qui arrive quand on se lance en maraîchage bio avec l'idée de faire mieux pour soi, pour les autres et pour la planète, ça motive à trouver des solutions et donc à innover ! 

We discover the farm together as well as the team dynamics which pulls us together as well. He teaches us words, how to eat certains things and to recognize some plants and we listen delighted when he picks up his yukulele to practice. We tell him about the other farms we've seen , the techniques we encountered, what we would like to do back hom, it is interesting for him since he is discovering here his first productive farm and appreciates the comparisons.

Thierry also asks us to observe the farm and make suggestions to improve things according what we were able to experience before on other farms and with my market garden training. That too feeds a lot of our evening discussions and we are all really into imagining what could be done from the simplest to the less realistic. We only let Thierry know about what seems to us useful and realistic of course.

During this month, Tom practice organic market gardening and learns about the technical moves that rapidly become a second nature, we also discover new ways to plant the tomatoes, learn a bit about irrigation management and the way to trim eggplants or to train tomatoes. Each farm has its particularities and ways of doing things for each veggetable, I love to discover them and thus increasing our range of options for our future project.

There are no good or bad ways to do things, only different ways very much linked to the available material and tools available onsite. It is pretty crazy how diversity can be found in organic farming, not only for the soil life but also in the ways of doing things. Organic farming is full of ideas and innovations, from small to big to produce a very dynamic and evolutionary agricultural landscape. I am under the impression that this is what happens when you start growing veggies organically with the idea to do better for yourself, the others and the planet, it motivates you to find solutions and thus to innovate !


Thomas retrouve aussi Sylvain, un ami d'enfance avec qui il jouait au tennis et qui habite maintenant Raiatea d'où il dirige la base de Trade Winds, une entreprise qui fait des croisières de loisirs sur des catamarans. Malgré le temps passé, ils cliquent tout de suite et on passe de très bons moments ensemble. Sylvain nous amène à une soirée chez des amis, c'est très sympa mais à 22h on part carrément dormir dans la voiture en attendant de rentrer parce que le rythme à la ferme c'est 6h30 – 21h grand max, et là c'est déjà une longue soirée ! 

Laura sa copine est une jeune femme pétillante de joie qui travaille à l'hôpital de Uturoa, on fait sa connaissance avec plaisir ! Pendant le weekend, quand nous ne les voyons pas, nous sommes en vadrouille à Tahaa où on se fait un petit plaisir dans une pension familiale, Ti Taina, et allons nager dans le plus beau jardin de corail que nous avons vu jusque là (quoique celui du motu à côté de Moorea se défend bien aussi). Sinon Paul, l'associé de Thierry, nous prête carrément une maison le temps d'un weekend, proche de la ville, ce qui nous permet de sortir un peu de la ferme. C'est super sympa ! Entre lui et Thierry qui nous a prêté une voiture car il est content de nous à la ferme, on est vraiment gâté !

Thomas also connects back with Sylvain, a childhood friend with whom he used to play tennis with and who now lives in Raiatea from where he manages the Trade Winds company base, a company that organizes catamaran leisure journeys. Even though it's been a good long while, they hit it off really quickly and we have really good times together. Sylvain takes us to his friends party one evening, it is great but at 10pm we can't stand up anymore and go straight to sleep in the car until we go back home. The rythm at the farm is 6:30am till 9pm tops and that would already be a long night !

Laura, his girlfriend, is a young and perky woman who works at Utuora hospital. We enjoy meeting her ! During the weekend, when we don't see them, we are visiting Tahaa where we treat ourselves to a family pension, Ti Taina, and go snorkeling in the most beautiful coral garden we've seen so far (though the one close to the motu in Moorea is also really nice). Otherwise, Paul, Thierry's associate, even lends us a house for a weekend, closer to town, so we can get out of the farm a bit. It is really nice ! Between him and Thierry who lent us a car as a reward for our good work (he says too kindly!), we are really spoiled !



Le Surf sur Raiatea / Surfing in Raiatea

Paul et Thierry sont liés par le surf. C'est une activité essentielle sur l'île et Paul nous raconte un peu le milieu du surf. Les vagues à Raiatea sont farouchement protégées par les surfeurs locaux. Tout le monde est le bienvenu du moment que tu respectes l'étiquette. Pas compliqué, juste dire bonjour et attendre ton tour pour profiter de la vague, que tu sois bon ou pas, comme ça tout le monde peut progresser et profiter des vagues. Il est aussi interdit de filmer les surfeurs car dans cette société capitaliste, les photos des surfeurs terminent sur des magazines ou dans des pubs sans que ceux-ci ne voient passer un kopeck. Une célèbre marque de soda ultra-énergisant (et qui vous file des attaques cardiaques et rend les gens obèses) a bien essayé d'organiser une compétition là-bas qui aurait fait sortir ces vagues de l'inconnu pour les propulser sur la scène des compétitions de surf. Après une farouche opposition, ils sont parvenus à obtenir un spot, mais seulement à la date où la vague serait bien. Occupés ailleurs, l'équipe de tournage n'a pu se rendre à temps sur place alors que le swell était là. Terminé, les surfeurs leur ont dit qu'ils avaient eu leur chance, le contrat était conclus. Les vagues de Raiatea sont ainsi restées protégées et la communauté des surfeurs conserve l'esprit du surf qui a disparu déjà sur bien des vagues célèbres autour du monde, polluée par des surfeurs arrogants qui volent les vagues aux autres sans dire bonjour. Du coup, on a croisé des gens plus tard qui nous ont dit qu'il n'y avait pas de vagues à Raiatea, forcément vu qu'elles ne sont pas connues, pourtant elles sont superbes et souvent là. Apparemment, il y a même des vagues dans un certain sens qui seraient assez rares mais bon je ne peux pas vous en dire plus. Et c'est tant mieux !

Paul and Thierry are linked through surfing. It is an essential activity of the island and Paul tells us a bit about this community. The Raiatea waves are protected by the local surfers. Everyone is welcome so long as you follow the etiquette. Nothing complicated, just say hello and wait for your turn to enjoy the waves, wether you are a good surfer or not, this way everyone can progress and enjoy the waves. It is also forbidden to film the surfers because in this capitalistic society, the pictures end up on magazines and commercials without them receiving one dime for it. A famous brand of ultra-energizing soda (which also gives you heart attacks and makes people obese) did try to organize a competition there which would have taken these waves out of the unknown to bring them forth on the international surfing competition scene. After a strong opposition, they managed to get one spot, but only for one date when the wave would be there. Busy elsewhere, the movie team couldn't make it on that day when the swell was here. It was over, the local surfers said they had their chance and didn't take it so the contract was terminated. The waves of Raiatea remained protected and the surfers community still keeps the surf spirit which has all but disappeared on the famous waves of the world, polluted by arrogant surfers who steal waves and don't say hello. Later, we met people that told us there are no waves in Raiatea, of course, since they are not well-known, although they are beautiful and often there. Seems that the waves there are in a certain direction that makes them pretty rare, but not being an expert, i can't tell you more about it. And all the better for it !



Jules après une dure journée de travail / Jules after a day of work
Jules après une dure journée de travail / Jules after a day of work

Quand arrivent les Jujus, Justine et Jules, qui viennent woofer un petit mois pendant leur tour des îles de la Polynésie Française avant de s'installer à Tahiti, c'est la fête. Notre petit groupe vivant dans la grange s'agrandit et on se lance dans un défi de « dîner presque parfait » avec les moyens du bord pour stimuler notre inventivité culinaire. Et ça marche ! On passe une semaine à manger plein de bonnes choses, même le premier repas fait totalement à l'arrache par un Ariihau fatigué d'un weekend passé à bronzer sur le motu est réussi. Des aubergines façon tempura ! Miam ! Ici on mange des aubergines et des concombres, des haricots rouges ou pois cassés, le tout avec du riz et une sauce, tous les jours alors préparer ces ingrédients différemment chaque jour, deux fois par jour, est un véritable challenge. Lequel est plutôt bien réussi par les cuisiniers du midi et carrément à un autre niveau les soirs de « dîner presque parfait ». On note, on commente, on se marre comme des baleines.  

When the Jujus arrive, Justine and Jules, coming for a month of woofing during their tour of the French Polynesia islands before settling down in Tahiti, it is party time. Our little group living in the barn grows and we start up an internal challenge, based on a french TV show, « an almost perfect dinner », but with the means available, in order to stimulate our culinary creativity. And it works ! We spend a week eating good things, even the first meal, totally improvised by a tired Arii'hau who had spent the weekend getting a tan on a motu, is a success. Aubergines, tempura style ! Delicious ! Here we eath aubergines, cucumbers and red bean with rice and a sauce. Preparing food everyday with these ingredients, two times a day, is a true challenge. It is pretty well-done by our lunch cooks and taking it to a completely other level during the « almost perfect dinner » evenings. We grade and comment and laugh our hearts out.


A mix-up of gopro extracts of what you can see in the lagoons / Un petit mash-up de ce qu'on peut voir dans les lagons

On fait des virées dans l'île ensemble et on visite notamment le marae taputapuatea, site classé à l'unesco. Ce serait de là que sont parties toutes les pirogues qui ont peuplé les îles pacifiques. C'est assez impressionnant, surtout vue de haut avec tout le lagon autour. Le chemin pour monter n'est pas encore ouvert au public mais on trouve l'entrée et on se faufile discrètement.  

We drive together around the island and visit the marae taputapuatea, a UNESCO world heritage site. Apparently, all the canoes that went around to populate the pacific islands left from there. It is quite impressive, especially the view from up top with the surrounding lagoon. The path go up is not yet opened to the public but we find the entrance and get in discreetly.


Un de ces soirs de supers couchers de soleil, on pose pour une photo sur un ponton. Nos silhouettes agrandies par l'angle de la photo nous font l'effet d'un groupe de rap. Ok alors mais un groupe de rap sans musique et clip, c'est pas vraiment un groupe. Qu'à cela ne tienne ! Ariihau joue du yukulele et à tous, on va bien arriver à faire une chanson. Comme on est à Vaihuti Fresh, c'est tout naturellement une chanson sur la plantation qui nous vient. Les paroles sont trouvées en quelques jours pendant lesquels on fredonne à saturation la même chanson à chaque instant. Ariihau pratique les accords, je place les paroles sur son rythme pour en faire un tout qui marche et Tom chasse les images pour illustrer notre propos alors que les Jujus se prêtent au jeu malgré leurs affirmations de ne pas savoir chanter (ok on les croit maintenant, hihi).  

One of these evening, with a great sunset, we all pose for Tom on a pontoon. Our silhouettes oversized by the photo angle make us look like a rap band. Alright then but a rap band without a song or a video clip isn't really a band. No matter ! Arii'hau plays the yukulele and between all of us, surely we should be able to create a song. As we are in Vaihuti, of course, it is a song about plantation that comes to mind. The lyrics are found in the next few days while we are singing this song over and over again, all day long. Arii'hau practices the keys, i place the lyrics on the rythm so it works, Tom chases the images to illustrate the words and the Jujus participate even when they say they cannot sing (ok we do believe them now, hihi)


Ca donne ca, projeté lors de notre dernier jour sur la ferme à tout le monde accompagné d'un petit gâteau banane caramélisé. Franchement, c'est le cœur serré qu'on quitte la ferme. Thierry est un chouette type et on espère carrément le revoir, l'équipe toute entière est géniale, on part avec des souvenirs plein la tête. On dit « à bientôt » aux Jujus qu'on reverra sur Tahiti et on croise les doigts pour revoir Ariihau un jour en métropole, sinon on reviendra. On lit beaucoup dans la littérature qu'il y a une douceur et une joie dans la vie polynésienne, ce n'est pas qu'une tournure de phrase, c'est concret et réel et nous l'avons ressenti intensément durant ce mois passé sur l'île sacrée, Raiatea.

It gives you this. Showed on our last day on the farm to everyone, together with a small caramelized banana cake. We are truly sad when we leave the farm. Thierry is a great guy and we hope to see him again, the whole team is just great and we leave with our heads full of memories. We say « see you soon » to the Jujus whom we'll meet again in Tahiti and cross our fingers to see Arii'hau again back in France otherwise, we'll be back. It is often found in the litterature that there is a softness and a joy to the polynesian way of life but it isn't just a writer's expression, it is concrete and real, we have felt it intensely during this month spent on Raiatea, the sacred island.


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Fiche-lieu - Venue datasheet:

Vaihuti Fresh

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