2 Janvier - 17 Janvier: From Wellington to New Plymouth - Cycling 508km (+3835m)

2 Janvier – 3 Janvier : Wellington - Looking for bicycles

Nous débarquons par le ferry à Wellington et devons rejoindre un couchsurf à l'autre bout de la ville. Nous sommes accueilli par Alex, un homme d'une soixantaine d'années qui vit en coloc. Il accueille des couchsurfers depuis des années et continue à le faire. Nous sommes invités à diner. On dort dans le salon après avoir regarder un film romantique à la télé.

Le lendemain nous partons à la recherche de vélos. Wellington n'est définitivement pas le bon endroit pour ça, quelques boutiques de vélos certes mais tout y est hyper cher. On finit par trouver sur la marketplace de facebook un vélo d'occasion. Il est superbe, on prend. Reste à trouver un vélo pour Tom et à s'équiper.

 

Le jour d'après nous reprenons un petit bateau pour traverser la baie et aller voir Sarah, l'ex-femme de Will qui nous avait accueilli contre vidéos dans sa formation en autonomie en Angleterre. On trouve de l'autre côté un vélo pour Thomas et on s'équipe, l'addition est salée. Sarah, elle habite une super jolie petite maison en bord de mer et nous encourage à venir piquer une tête avec elle de l'autre côté de la rue avant de nous emmener en ville prendre un verre. On passe une super soirée en sa compagnie et elle a la gentillesse de nous emmener vélos inclus jusqu'à la gare pour attendre le bus qui nous emmènera plus au nord.

We arrive by ferry to Wellington and have to reach a couchsurfing host at the other end of the city. We are welcomed by Alex, a sixty-something man who lives with his housemate. He has been hosting couchsurfers for years and continues to do it. We are invited for dinner. We sleep in the living room after having watch altogether a romantic movie on the TV.

 

The next day we start looking for bicycles. Wellington is definitely not the right place for it, some cycle shops yes but everything is super expensive. We finally manage to find a second-hand bike on the facebook marketplace. It looks great, we take it. We are still one bike short for Tom and need to buy some equipment as well. The day after we take a small boat to go across the bay and meet Sarah, Will's ex-wife. Will has welcomed us in the UK trading technical videos for his course on self-sufficiency. We find a bike on the other side for Tom and some equimment. The whole operation is pretty expensive. Sarah, lives in a very nice little house on the sea shore and encourages us to dive into the sea with her before we go out for drinks in the city together. We spend a very nice enjoyable evening with her and she has the kindness to take us and our bikes to the bus station by car where we await the bus that will take us north.


4 Janvier – 6 Janvier : Let the cycle tour begin ! Rotorua – (24km - flat)

Nous arrivons en début de soirée en ville. Notre premier défi, mettre tout notre barda sur les vélos ! L'équilibre est assez somaire ! Mais ça marche et nous filons vers notre camping car il est déjà tard. Le camping a des bains thermaux. Et oui on est dans la région ! On en profite bien.

Le jour suivant, nous avons la chance d'être accueillis chez une famille, grâce au réseau des Warmshowers, un réseau dédié aux cyclistes. Eva, Pete et leurs enfants vivent à Rotorua dans une jolie petite maison avec un très beau jardin plein d'arbres fruitiers et agrémenté d'un très beau potager. Nous avons un picnic sur la pelouse du jardin ensemble puis prenons nos vélos pour aller à Whakarewarewa, un Maori village conservant la culture maori traditionnelle en vie et qui organise des tours guidés pour les touristes pour leur faire découvrir leur héritage culturel.

We arrive round the beginning of the evening in town. First challenge, putting everything on the bikes ! It is quite the balancing act ! But it works and we dash to the campground as it is already quite late. The campground has mineral hot pools. Normal for this well-reknown geothermal area ! We enjoy a bit of bathing.

The next day, we are very lucky to be welcomed into a family's home through the Warmshowers network, which is dedicated to cyclists. Eva and Pete and their children live in Rotorua, in a very nice little house with a beautiful garden full of fruit trees and a nice veggie patch. We have a very lawn picnic together and take our bikes to get to Whakarewarewa, a living Maori village which is also organised to guide tours for tourists through their cultural heritage.



Te Whakarewarewatangaoteopetauãawãhiao

C'est le nom entier de leur village. Les gens qui y vivent sont les Tuhuorangi Ngati Wahiao. Ce village est situé dans un domaine géothermal extrêmement actif. Il est construit autour de ces trous d'eau chaude et des geysers qui sont utilisés pour différentes choses, y compris cuisiner, se baigner et même, d'antan, pour l'embaumement. Les activités touristiques actuelles sont menées par les gens de cette tribu et le village est encore habité par eux. A la porte d'à côté, il y a une autre activité touristique basée aussi sur l'activité géothermale et la culture maori mais celui-ci est la propriété du gouvernement et personne n'y habite. Quelques années plus tôt, le gouvernement a essayé d'acheter la terre de ce village et de virer les Maoris qui y habitaient afin, et merci d'en noter l'ironie, de transformer le tout en une attraction touristique sur la culture maori. Heureusement, les gens qui habitaient là ont stoppé le projet et il y a maintenant deux organisations touristiques séparées qui font donc ces tours, même si l'une est clairement plus authentique que l'autre.

Nous sommes accueillis par un spectacle d'une des familles vivant dans le village, avec des chansons anciennes et des danses, des démonstrations de batons et de bolas traditionnelles ainsi que le fameux Haka. Même si cette performance est faite pour les touristes c'est aussi une bonne introduction dans la culture maori qu'il est difficile d'approcher autrement en tant qu'étranger. C'est un moment puissant et plein d'énergie avec beaucoup d'amour flottant dans l'air. Tous les muscles incluant ceux des yeux et de la langue sont utilisés et cela donne un sentiment incroyable de force et de vie. C'est assez émouvant.

That is the full name of this village. The people living there are the Tuhuorangi Ngati Wahiao. This village is located in an intense geothermal active area. It is built around the hot pools and geysers and uses them for a number of things including cooking, bathing and even, in days of old, embalment. The current touristic activities are lead by these people and the village is still inhabited by their people. Right next door is Te Puia, another touristic attraction based on the geothermal activities and the Maori culture, except it is owned by the government and no one lives there. A number of years ago, the government tried to buy the land of this village and evict the Maori living there, in order to, and please notice the irony of it, transform the whole thing into a Maori cultural touristic attraction. Luckily the people living there put a stop to it and there are now two separated businesses running the touristic tours, though one is obviousy more authentic than the other.

We were welcomed with a performance from one of the family living in the village with ancient songs and dances, as well as batons and traditional bolas performances and the world famous Haka. Though it is made for tourists, it is also a good introduction into actual Maori culture which you cannot experience as an outsider much differently. It is a powerful and energetic moment with lots of love floating in the air. All the muscles including those of the eyes and tongs are used to perform and it gives an incredible feeling of strength and life. It is quite touching.


Les tours guidés comme celui que nous faisons sont une longue tradition maori car ils commencent aux environs du XIXe siècle. Les femmes de cette tribu étaient et sont très expansives et à travers les contacts avec les pionniers, certaines ont appris l'anglais. Les Maoris qui pouvaient faire le lien entre les cultures et au-delà de la barrière de la langue étaient très recherchés à l'époque afin de mener des transactions entre les deux. Ces femmes sont devenues assez célèbres pour leur compétence de guide en menant des étrangers à travers la culture maori. Certaines ont même accueilli des personnalités royales lors de visites et sont même allées en Angleterre, emmenant des guerriers et des jeunes filles maoris afin d'y faire des démonstrations. Cette tradition a perduré depuis, même à travers les temps difficiles et malgré le gouvernement mettant des bâtons dans leurs roues, jusqu'à aujourd'hui.

Guiding tours such as these are a long tradition in the Maori culture as they start as early as the nineteenth century. Women from this tribe were and are very outspoken and through contact with the settlers, some learned English. Maori who could bridge the culture and language gap were really sought after in these times to lead transactions between settlers and the Maori. These women developped quite an international reknown for taking around the foreigners and guiding through the culture of the Maori. Some even welcomed British royalty on visits or went to England with warriors and maidens to perform for them there. This has continued ever since, even through the hardships and the government making it hard for them, until today.


Petite compilation de la Terre qui vous parle en direct de Waikite et Rotorua! A small compilation of the Earth speaking direct to you from Waikite and Rotorua!

Une des merveilles de ce monde est probablement le résultat de l'activité géothermale. Ces piscines naturelles d'un bleu translucide magnifique, bouillonnant doucement ou dangeureusement à 100°C sur la surface et plus en-dessous, venant des profondeurs à des kilomètres après avoir touché le magma liquide. Les piscines de boue avec le bruit des bulles qui éclatent mollement à la surface, un son étrangement satisfaisant à l'oreille, les couleurs incroyables des différents minéraux qui refroidissent doucement, ramenés par l'eau des profondeurs de la terre à la surface... On dirait que la Terre s'exprime là, directement à vous, elle vous parle à travers le son impétueux de l'eau puissante, le son de la bulle de boue qui éclate mollement, l'énergie bouillonnante et le brouillard qui tourbillonne au hasard...

One of the world's wonders is most probably the result of the geothermal activity. These absolutely magnificent translucid blue pools, boiling softly or murderously, at a 100°C on the surface and more down below, coming straight from kilometers in depth after having touched the liquid magma. The mud pools with their popping sounds, the multiple colors of the minerals slowly cooling down, brought up from way down below to the air... There it really seems the Earth is expressing itself directly to you, it speaks through the rushing sound of the water, the popping of the mud bubbles, the boiling energy and the midst swirling around randomly. It is an unforgettable experience and you can easily understand the reverence for the Earth and its incredible power, there.



Après cette expérience incroyable, nous retournons à vélo vers nos hôtes qui ont une petite soirée entre amis et un barbecue organisés. Nous sommes gentiment invités et passons une très belle soirée dans le jardin ? Nous dormons ensuite dans la cabane dans les arbres des enfants. Elle est juste assez grande pour y mettre un matelas double et a des airs de conte de fée tout en bois avec des petites guirlandes lumineuses. Des petits rideaux sur les fenêtres font de cette cabane une vraie petite maison miniature dans un arbre. Complètement surréel !

After this amazing experience, we bike back to our hosts which are having a get-together with their friends and a bbq dinner. We are kindly invited and spend a very good evening in the garden. We then sleep in the tree house of the kids. It is just wide enough to put in a double mattress and looks like a fairytale house, all wooden with little strings of blinking lights. Little curtains on the windows make it look like a real miniature house in a tree. Completely surreal !


7 Janvier : Rotorua – Waikite Valley – 30km (+380m)

Nous quittons Rotorua via la piste cyclable bien amenagée qui longe l'autoroute. Nous quittons la grand route pour nous enfoncer dans la campagne. Quelques collines, nos premières, permettent de nous tester un peu avant d'arriver à Waikite. Le camping donne accès aux hot pools pour se baigner et à la balade pour aller voir la source de cette eau chaude délicieuse pour nos muscles.malgré le grand soleil.

We leave Rotorua through a nice cycle way along the highway. We soon leave the big road to start forward into the countryside. Some hills, our firsts, let us test ourselves a little before we get to Waikite. The camping provides access to the hot pools to bathe and a stroll path to go see the hot water spring. Its hot water is delicious for our muscles even with the hot sun shining.


La source de Waikite est une hot pool qui gronde et bouillonne de bleu translucide entourée de couleurs ocres et vertes, c'est une peinture naturelle superbe. On reste longtemps à admirer ce petit tableau vivant.

The Waikite spring is a hot pool that growls and boils with a translucid blue water surrounded by ochre and green colors, it is a beautiful natural painting. We remain a long time admiring this small living painting.


Au camping nous croisons Fabien, un musicien français qui fait le tour du monde à vélo depuis deux ans déjà avec des pauses pour aller jouer au Maroc, renflouer un peu les caisses avant de reprendre. Il est carrément mieux équipé que nous et bien plus léger ! On sympathise bien.

At the camping, we meet Fabien, a french musician, who is touring the world on a bicycle, for about two years already, taking some breaks to go play in Maroco and earn some money before starting again. He is so much better equipped than us ! And way lighter too ! We have a nice friendly evening together.


8 Janvier : Waikite – Wai-o-Tapu – Kerosene Creek – Wai-o-Tapu – 16km (+140m)

Le matin du départ, nous sommes tous les trois fin prêt. Fabien nous distance rapidement, la première côte est hyper pentue ! Je finis par pousser et Tom doit m'attendre. Je me fais carrément mal aux bras à pousser le vélo qui dérape gentiment sur les graviers du bord de la route. Enfin heureusement le reste de la route est une longue descente agréable jusqu'au « Thermal Wonderland » de Wai-o-tapu. 

C'est organisé un peu comme un parc d'attraction alors on est un peu inquiet surtout vu le nombre de touristes. Rendez-vous au geyser, Lady Knox, à 10h pétante. On y retrouve Fabien et on se demande comment un geyser peut-être si précisemment au rdv tous les jours. Réponse quelques minutes après, un peu de savon est versé dedans et ça démarre le geyser ! Ce fait étrange a été accidentellement découvert par des prisonniers qui travaillaient dans le bois d'à côté et venaient régulièrement voir cette source pour se laver.

In the morning, we are ready and we are three. Fabien rapidly puts some miles between us, the first slope is pretty steep ! I end up pushing my bike and Tom has to wait for me. I even hurt my arm pushing the bike which gently skids on the gravel on the road side ; Luckily, the rest of the road is a nice soft slope down to the Waiotapu Thermal Wonderland.

It is organised like a theme park so we are a little worried especially when seeing the number of tourists. We gather at the Lady Knox geysere at 10 o'clock in the morning. We join with Fabien and wonder together how a natural geyser can be so precisely on-time everyday. The answer comes out several minutes later when a bit of soap is dropped inside and acts as a geyser starter ! This strange fact would have been discovered by prisonners working in the surrounding woods and coming regularly to this place to wash themselves.


Le parc géothermal en lui-même est magnifique. Je devrais arrêter d'écrire ce mot à tout bout de champs mais les qualificatifs manquent pour décrire toutes ces couleurs, ici à grande échelle, que l'on ne voit que rarement dans la nature, et qui sont d'une profondeur et d'une intensité qui semblent hors de ce monde. Il y a à la toute fin un lac acide qui est carrément vert-jaune fluo, impossible de rendre cette couleur en photo, il faudra y aller. Nous déposons nos affaires à la taverne du coin et partons légers pour Kerosene Creek, une rivière d'eau chaude. En chemin nous faisons le trail de mountain bike pour y aller, hyper sympa en pleine forêt. Mes roues ne s'y prêtent pas vraiment mais celles de Tom sont parfaites pour ça. A notre retour on se fait donc un autre trail plus haut celui-là, grade 4, la descente est plus difficile avec mon vélo qui dérape à tout va mais bon c'est quand même un super moment aussi, surtout pour une intro impromptue au mountain biking.

The geothermal park itself is absolutely magnificent. I probably should stop writing this word all the time but the qualifiers are missing to describe all these colours, displayed here at a grand scale, that we rarely see in the nature and that are here of a depth and intensity that seems totally out-of-worldly. Towards the end of the walk there is an acid lake which is entirely fluorescent green-yellow, difficult to render this bizarre colour on a picture, you'll have to go and see it. We leave our gear and bags at the local tavern after this visit and start lighter for Kerosene Creek, a hot water river. On the way we find a mountain bike trail to get there, super nice in the middle of the woods. My wheels aren't really adapted for it but those of Tom's are perfect for this kind of trail. Returning from the creek, we have a go at another trail, grade 4, going way up and steeper. The way down is more difficult with my bike which slides all the way but it is still a great moment and a very good introduction to mountain biking !


9 Janvier : Wai-o-tapu – Taupo – 58km (+214m)

Etape plutôt tranquille et plate. La ville est sympathique malgré ses quelques montées bien raides pour arriver au camping gratuit. Celui-ci est en bord de rivière et on apprécie un bon plongeon dans l'eau froide après une autre journée ensoleillée passée sur le vélo.  

A very flat and quiet ride. The town is nice even with its pretty steep roads to get to the free camp. It is on the edge of a river and we do appreciate a cold plunge after a sunny day spent riding.


10 Janvier : Taupo – Moturere – 38km (+256m)

Taupo est un très grand lac. On ne l'a pas particulièrement trouvé magnifique mais il a l'avantage d'avoir une voie de balade cyclable sur une bonne partie de son bord que nous suivons tranquillement. Notre carte offline, mapsme, nous envoie ensuite sur un trajet qui est barré par une barrière exigeant un permis pour passer. Nous sommes dans une zone d'exploitation forestière et plutôt que de se prendre un tronc sur la tête ou des remontrances, nous rebroussons chemin pour reprendre par la grande route. Elle monte plutôt raide mais surtout pendant un bout de temps.

Taupo is a veyr big lake. We didn't find it particularly beautiful but it does have a cycle way along a one side which allows us to move forward lazily. Our offline map, maps.me, sends us then on a way which is barred by a pole and a sign requiring a permit to go through this wood logging area. Not risking to receive a log on our heads or to be the target for rebukes along the way, we are going backwards and take instead the highway. It is rather steep and it goes for a long time.


Arrivés sur le plateau, nous nous arrêtons pour prendre quelques images de la vue. D'un côté, un terrain où les arbres ont été récoltés apparaît entièrement dévastés, un autre où de petits arbres ont été replantés au milieu des décombres et au fond de grands arbres qui le seront bientôt. L'immense monoculture de pins récoltée de façon industrielle crée bien sûr un certain nombre de problèmes environnementaux dont les plus spectaculaires sont les glissements de terrain qui créer des coulées de boue et de bois mort qui dévastent tout sur leur chemin car malheureusement beaucoup de ces forêts sont en NZ souvent situées sur des terrains en pente. Sur l'interminable descente, nous croisons dans l'autre sens un cycliste qui semble à bout de souffle et bien chargé aussi avec qui nous ne pouvons que compatir. Après une remontée tout en virages serrées sur une route très fréquentée, nous arrivons à notre camping où nous découvrons avec bonheur la présence d'un foodtruck qui nous permet de déjeuner agréablement.

Reaching the flat area at the top, we stop a moment to take in the view. On one side, a land where all the trees have been harvested looks like a war zone, another where small trees have been planted back in the middle of all the bits and pieces leftovers and in the back big trees that seem to be about ripe for harvest. This huge monoculture of pines harvested in an industrial manner creates of course a number of environmental problems of which the most spectactular ones are probably the landslides that create deadly waves of muck and dead wood that lays to waste everything in their path, especially because in NZ, unfortunatel, most of these woods are located on slopes. During the everlasting slope down, we then meet a heavy-loaded breathless cyclist going the other way, we can only empathise with what he is going through. After a sharp way up with narrow curves on a high-traffic road, we finally arrive at our camping where we discover with joy the presence of a foodtruck which makes for a very nice lunchtime.


11 Janvier : Moturere – Turangi – 20km (flat) + 13,6km of moutain bike trail

Cette journée devait être de repos mais finalement nous l'avons utilisée pour faire une petite étape afin de couper la route. Et comme en arrivant au camping, on n'avait pas eu notre content, nous avons déposé les affaires et sommes partis faire un petit trail de mountain bike, grade 2, très agréable tout le long d'une rivière. Celui-ci nous amène d'abord au centre national de la truite où nous découvrons des truites énormes ! L'eau à la bouche, nous nous poitons au comptoir et demandons si on peut en pêcher une ou en acheter. Il se trouve qu'en NZ, il faut une licence pour aller pêcher de la truite dans les rivières. Mais dans cette nursery, les adultes n'ont pas le droit de pêcher, seulement les enfants qui peuvent faire une initiation à la pêche dans une marre remplie de truites qui tournent en rond et peuvent ensuite ramener le poisson à la maison comme ça ou fumé au manuka dans les fumoirs du centre. On se regarde en se demandant si on ne pourrait pas louer un enfant à quelqu'un mais finalement on repart les mains vides !

That day was supposed to be a rest day but finally we used it to make a small leg in order to cut the long one on the next day. When getting to the camping that day, we still felt we didn't ride enough so we left our gear and went for a small mountain bike trail, grade 2, very nice along the river. It got us first to the National Trout Center where we saw enormous trouts. Mouth watering, we got to the counter and asked whether we could fish one or buy one. Turns out, to fish trouts in NZ you need a licence, then you can go fish in the rivers. However in this nursery center, adults are not allowed to fish, the children however can get a fishing course and fish in the pond where thousands of trouts are circling, they can then bring it back as is or have it smoked with manuka onsite. Looking at each other we wondered for a second whether we could rent a kid from someone but left empty handed !


12 Janvier : Turangi – Tongariro National Park Village – 58km (+914m)

lookout on the way up to the Tongariro - point de vue sur la région en chemin vers le Tongariro
lookout on the way up to the Tongariro - point de vue sur la région en chemin vers le Tongariro

Cette journée est mémorable par son intensité physique incroyable ! On la passe à monter. Ca commence par une pente bien raide quoique relativement courte par rapport aux suivantes qui nous coupe les jambes d'entrée de jeu. Il faut ensuite continuer sur de bonnes pentes qui n'en finissent plus. On y passe plusieurs heures à monter sous le soleil, sur les premiers plateaux de chaque côté. C'est un véritable exercice mental pour être patient et tenir l'effort à fournir. On retrouve sur un point de vue, Philippe, un suisse, qui fait le tour du monde depuis la Suisse depuis 15 mois à vélo. Il va à l'auberge du National Park Village. Bien lui en a pris parce que nous sommes dans un camping qui est à 7km du magasin le plus proche et nous n'avons rien à manger avec nous. Nous reprenons donc les vélos après cette grosse journée pour 14km supplémentaires aller-retour.

This is a memorable day for its incredibly high physical intensity ! We spend the day going up. It starts with a very steep slope, even if pretty short compared to the next ones, which cuts our legs right then. Then we still have to continue to go up on steep slopes that never seem to end. We spend several hours going up under the sun, using all first gears. It is truly a mental exercise to have the patience and continuously provide the effort. We meet Philippe again at a look-out, he is Swiss and has been on the road around the world on a bicycle for abour 15months. He is going to the hostel in the National Park Village. Good on him because we are at a campsite which is 7km from the closest shop and have nothing to eat. We therefore get back on our bikes for another 14km back and forther after this very hard day.


13 Janvier : Tongariro – Taumarunui – 50,1km (+101m)

Ce matin nous nous réveillons à 4:20 du matin dans notre tente, sous la pluie. Après un court débat de 10minutes sur l'utilité de se lever, on s'habille pour le trek – vêtements de pluie inclus. On se traîne jusqu'à la réception où nous nous regroupons misérablement sous un abris avec les autres randonneurs du jour pour le Tongariro. Notre chauffeur de bus nous fait monter dans le bus pour nous donner le briefin suivant : 70% de chance de pluie légère à drue et 90% de chance de visibilité nulle. Tom demande si demain la météo sera mieux. Pire, il y aura des orages. Bon bah ça c'est fait. Nous retournons nous coucher comme 80% des gens sans les quelques personnes supers motivées.

Today we woke up at 4:20 in our tent, under the rain. After debating about ten minutes whether we should get up at all, we dress up for a hike - raingear included. We take ourselves up to the reception where we miserably huddle with other would-be Tongariro hikers under the small sheltered space. The bus driver takes us all into the bus to give us a briefing. 70% chance of light rain to rain, 90% chance of zero visibility. Tom asks about tomorrow's weather. Worse, thunderstorms even. Well that is it for us. We go back to bed as does 80% of the other people minus a few extremely motivated people.


Quand nous nous réveillons finalement, on s'arrête 10km plus loin pour un petit déjeuner. Nous y rencontrons un voyageur australien avec qui nous finissons par parler pendant au moins deux heures de l'état du monde et de la nature humaine. Je lui donne mon bouquin, « Songlines », de Chatwin, sur les aborigènes en Australie, mais également sur la nature primaire nomade des hommes. C'est bien, maintenant que nous l'avons fini, qu'il retourne en Australie. Nous retrouvons ensuite un allemand, un des courageux qui étaient restés dans le bus. Nous discutons du Tongariro, c'est la deuxième année qu'il essaye de le faire, il y pleut très souvent. Il a eu quelques aperçus du lac mais pas de vue dégagée sinon. On n'a rien manqué. Nous les quittons tous les deux, avec quelques heures de retard sur notre planning mais d'autant plus heureux à propos du monde, comme on se sent toujours quand on rencontre des personnes sympas.

When we finally get on we stop 10km later to have a breakfast. That is where we meet an Aussie traveler with whom somehow we end up speaking for about two hours of the state of the world and human nature. I give him my book, "Songlines", by Chatwin, about aboriginals in Australia, but not only, also about human's primary nomadic nature. It's good that now we are finished with it, it goes back to Australia. Then we meet a German guy, one of the braves, who stayed in the bus. We discuss the Tongariro, second year he tried it so he had to go. It is always rainy anyway. Some views on the lake but no wider views. We didn't miss out. We leave both of their companies, some hours late on our schedule but that much happier about the world, as one always feels when meeting nice people.


La route est tout en colline mais loin d'être aussi dure que celle pour monter au Tongariro. Nous arrivons juste à temps pour le début de l'averse à Tamauranui. La tente est encore mouillée de la nuit dernière et on a beaucoup de trucs trempés et nous sommes fatigués. On décide deprendre une chambre. Nous choisissons par chance un motel qui, bien qu'un peu plus cher que notre budget est quand même moins cher que les autres. Peut-être que c'est parce que nous avons des vélos et que les proprios aiment bien en faire ou peut-être qu'il est juste tard dans la journée mais ils nous font un petit prix pour une chambre hyper spacieuse et confortable avec notre propre douche et 20min dans le jaccuzi d'à côté ! Nous complétons cela avec un délicieux repas thailandais dans un restaurant et avons une soirée parfaitement reposante !

The trail though hilly is nowhere near as tough as getting up to reach Tongariro. We arrive just in time for the rain to start again in Tamauranui. The tent is still wet from last night, a lot of our stuff is also pretty wet and we are quite tired. We decide to get a room. We chose by chance a motel which though way over our usual budget is probably less expensive than the others. Maybe it is because of our bicycles and that the owners cycle or maybe it is just late in the day but we get a slightly reduced price for a very spacious and comfortable room, with our own shower and a 20min access to the spa pool next door ! We top this with a delicious thai meal in a restaurant and we have a perfect restful evening !


14 Janvier – 17 Janvier : Forgotten World Highway – Taumarunui – Ohura (48km +400m) – Wangamomona (59km +520m) – Purangi (33km +450m) – via Inglewood & Bell's Block – New Plymouth (60km +460m)

Notre hôte au motel de Taumarunui a bien rigolé quand on lui a dit qu'on voulait faire la forgotten world highway avec tout notre barda. On a vite compris pourquoi quoique la première journée était super sympathique malgré des averses de-ci de-là. Vous connaissez Alice aux pays des merveilles, bon elle glisse dans un trou et paf, c'est un autre monde qui s'ouvre à elle. Et bien à peine sorti de Taumarunui, en suivant la vielle ligne de chemin de fer, on plonge dans un autre monde. Les bruits de la route se font étouffés et rares, on se retrouve entouré de collines de part et d'autre, d'un vert éclatant, on ne croise plus personnes à part des moutons et des vaches. C'est bien le monde oublié. A Ohura on rencontre un couple de français à vélo aussi, ils sont un peu comme nous, à l'arrache et bien chargés, pas trop expérimentés non plus. Ils viennent de se taper plus de 100km avec des routes en gravier, ils sont vannés. On découvre nous aussi au cours des jours suivants, les routes de gravier. Après l'expérience mountain biking, je sais que mes roues ne sont pas hyper adaptées mais mon vélo tient bon et en l'absence de coup de frein arrière, se comporte très bien.  

Our host at the Taumarunui motel laughed a lot when we said we wanted to do the forgotten world highway with all our gear. We quickly understood why though the first day was really nice even with rainshowers here and there. You know how Alice in Wonderland slides into a hole and finds herself in a new world. Well here, as soon as we get out of Taumarunui, following the old railway line, we dive into an other world as well. The noise of the road becomes muffled and scarce, we are surrounded by flashy green hills on every side, we see no one apart from sheeps and cows. It really is the forgotten world. In Ohura we meet another french couple also cycling ? They just did 100km on gravel roads, they are exhausted. We also discover the gravel roads on the next days. After the moutain biking experience, i know my wheels are not the best fit for this but my bike holds fast and without harsh rear breaking, it behaves quite alright in fact.


A Wongamomona, république indépendante, on se fait voler un tendeur et klaxonner par des motards paresseux alors qu'il n'y a pas un chat à l'horizon. L'accueil n'y est pas non plus hyper chaleureux, très différent de Ohura la nuit d'avant. On repart assez grognon. Encore quelques saddles, des cols aux multiples virages qui montent bien comme il faut. Quand arrive le choix de continuer vers Stratford sur une confortable route bitumée ou de tourner à droite vers les graviers, on hésite. On choisit l'aventure des graviers malgré les jambes déjà bien éprouvées.  

In Wongamomona, the independant republic, we are stolen a tie cable and horned by lazy moto bikers. The welcome isn't very warm and so very different than Ohura the day before. We leave from this place a bit grumpy. Again some saddles, steep passes with several curves. When we get to the choice between Stratford on a comfortable sealed road or to turn right towards the gravels, we hesitate. Finally we chose the gravel adventure even with our already-tired legs.


C'est superbe et finalement on s'habitue à tout, même aux graviers. Enfin, jusqu'à ce que la roue de Tom soit à plat, l'arrière cette fois, on a déjà changé l'avant une fois et on n'a plus de chambres de rechange. Eh oui on avait oublié ce détail ! Je laisse Tom pousser et part de l'avant car il paraît qu'à Purangi, notre destination, il y a des gens qui ont des pièces de rechange pour vélo. Je croise sur le chemin une dame et lui demande mon chemin en lui expliquant pourquoi. Claudia décide tout de suite de nous aider et m'amène à sa ferme, elle aime faire du vélo, elle a tout ce qu'il faut. Elle voit avec Andrew son mari pour prendre le pick-up et aller chercher Tom mais finalement il arrive ayant alternativement regonflé et pédalé jusqu'ici. Elle nous laisse nous dépatouiller avec un kit de réparation de chambre à air puis nous offre une boisson fraîche et restons un peu avec eux à nous reposer. Ils nous offrent bien de rester autant qu'on veut d'ailleurs mais on voudrait avancer. En tous cas, après la mauvaise ambiance de Wongamomona, on est absolument ravi malgré la galère du vélo.  

It is beautiful and finally one gets used to everything even gravels. Well, that is until Tom gets a flat tire on his rear wheel. He already had one flat on the front one and used up the extra tube we had. We had forgotten about this detail ! I leave Tom pushing his bike and go forward as we read somewhere that in Purangi, our destination, there are people who may have the spare parts we need for the bike. On the way, i meet a woman and asks her my way explaining why as well. Claudia decides right away to help us and brings me to her farm, she loves cycling and has everything we need to repair Tom's tube ! She discusses with Andrew, her husband, to go and pick-up Tom but finally he arrives having alternatively blown his tire and ridden all the way to here. She leaves us to repair the bike with a tube repair kit and offers us a fresh drink afterwards. We stay a short while to rest, they offer us to stay even overnight if we wish but we want to move forward. In any case, after the bad feeling in Wongamomona, we are absolutely charmed even with the bike's issues.


On continu sur les graviers. Tant que ça monte, on force et ça va mais en descente, c'est bien là qu'il faut être hyper attentif alors c'est fatigant. On arrive à Purangi, un ancien village repris par un couple génial il y a une trentaine d'années. Il n'y a personne et il n'y a pas de réseau ici. Que faire ? On attend. Je fais demi-tour vers la réserve à kiwi non loin au cas où ils y sont et je tombe sur leurs voisins qui nous disent qu'ils devraient revenir le soir quand même. Tom entre dans le dortoir, qui est une ancienne école reconvertie, trouve un téléphone fixe et appelle le numéro sur le tableau noir, c'est un apiculteur qui ne sait pas trop quand ils reviendront bien entendu. Le soleil commence à descendre et on se dit que si on doit pousser jusqu'au prochain camping, il va falloir partir.  

We continue on the gravels. When it goes up, we push our strength and it goes up but when it goes down, we need to pay close attention so it is quite tiring overall. When we arrive in Purangi, an old village taken up and renovated by a great couple some thirty years ago, there is no one and we have no phone network here. What to do ? We wait. I go back a few kilometers to a kiwi reserve in case they are over there and meet some neighbours that say they should be back tonight. Tom enters the dormitory part which is the former school transformed into a very nice sleeping area and finds a landline phone and calls the number on the blackboard, it is a beekeeper who doesn't know when they will be back. As the sun goes down, we think that if we need to push it to the next campsite, we need to start soon.


A ce moment, Laurel et Ian arrivent ! Sauvés ! Ils sont absolument adorables et nous invitent à partager leur dîner. Ian nous raconte comment il a construit son propre bateau sur un design original inspiré des pirogues polynésiennes, son bateau ressemble à un bateau de pro en carbone et autres matières modernes et il l'a construit dans son garage ! Ils ont un grand verger et sont autonomes en eau et électricité, ce sont des kiwis depuis toujours et sont de cette région-ci qu'ils adorent. Ian nous remplace une vis perdue et nous repartons le lendemain tardivement dans la matinée après nous être bien reposés et avoir pris le thé avec eux.  Pour en savoir plus sur cette auberge pas comme les autres c'est ICI.

At this moment, Laurel and Ian arrive ! Saved ! They are adorable and invite us to share their dinner. Ian tells us how he built his own boat based on a polynesian canoe design. It looks like a professional boat with carbon layers and all modern material, and he built it in his garage ! They have a big orchard and are self-sufficient in water and electricity. Kiwis through and through, they are from this region which they love. Ian replaces a lost screw on Tom's bike and we start the next day quite late in the morning after having had a really good rest and a very nice tea time together. To learn more about this inn unlike no other, it is HERE.


La route est dure, les graviers sont bientôt terminées mais par contre la pente est raide et longue sous le soleil qui est bien haut dans le ciel. Au milieu de nul part, il y a un point wifi, rien d'autre, on s'arrête là pour déjeuner. On reprend et au milieu d'une côte, Tom est à nouveau à plat. On se dit que la rustine n'a pas tenue. En deux coups de cuillère à pot (enfin de leatherman en fait), on change la chambre à air, on a le coup de main maintenant. Mais ce n'était pas la chambre. Environ une trentaine de km avant d'arriver, on se rend compte que la roue de Tom est voilée en fait. Du coup elle appuie bizarrement sur le pneu qui se dégonfle en abîmant la chambre à air. On ne peut rien y faire, il faut avancer jusqu'à New Plymouth pour faire la réparation. Le problème bien sûr ne fait qu'empirer à présent, la roue danse de plus en plus. A une quinzaine de km de l'arrivée, plusieurs rayons sautent, la roue se met à toucher la chaîne. Ce n'est plus possible. Il faut pousser. C'est long, très long, surtout que nous avions commencé tard le matin et que la journée a été très chaude et les pentes longues et raides. Ca n'en finit plus de monter et descendre. On arrive absolument crevés en ville juste avant 20h.

The road is hard, gravels are almost over but the slope is steep and long under the seriously shining sun. In the middle of nowhere, there is a wifi access point and nothing else. We stop for lunch. We begin again and in the middle of the slope, Tom has again a flat tire. We first think the repair hasnt hold. In a few minutes, the tube is changed, we know how to do it now. But it wasn't the tube. About 30km before our destination, we realise that Tom's rear wheel has a bent. It pushes weirdly on the tire which deflates damaging the tube. Nothing we can do about it, we need to reach New Plymouth to make the repair. The issue of course only gets worse from now onwards. The wheel is dancing more and more. Some 15km before we arrive, the first spokes come undone, the wheel starts to touch the chain. It is not possible anymore, he has to push the bike. It is long, very long, especially since we started late morning and that the day has been really hot and the slopes steep and long. It's like we are moving within an endless range of hills going up and down. We arrive in the city right before 8pm, exhausted.


On tente une auberge à 4km de l'autre côté de la ville. La réception est fermée, les motels autour sont hypers chers. Pour réfléchir, on se pose dans un burger et on mange. L'estomac plein on se sent déjà mieux. On croise un couple qu'on avait rencontré dans l'île du sud. Il y a un camping à 3km. On marche mais on n'a plus la foi, son vélo proteste à chaque mètre, Tom doit le porter à moitié, il n'en peut plus et moi je suis crevée aussi et toutes les réceptions de camping ou autres sont fermées à cette heure-ci. On passe devant un hôtel avec un bar qui a l'air ouvert. Je vais demander les tarifs. C'est cher mais comme il est tard on nous fait une petite ristourne, c'est quand même cher mais bon on n'en peut plus. On prend. Le bonheur de la bonne douche chaude et de la bière fraîche qui suit nous permettent de reprendre du poil de la bête. Il va falloir trouver un autre vélo.

We arrive at a hostel another 4km at the other end of the city. The reception is closed and the motels around are super expensive. To think about our situation, we stop in a burger joint and have dinner. With a full stomach, we feel a little better. We meet a couple on the street that we had seen in the South Island. There is a camping, 3km from here. We are walking but we don't have the drive anymore, Tom's bike protests at every step and he has to half carry it now. He can't take it anymore and I am also exhausted and all receptions of campings or any accomodation are closed at this time. We pass by a hotel with a bar that still seems to be opened. I go in and ask for the rates. It is quite expensive but as it is late we get a little discount, still too expensive but we need to stop now. We take it. The amazing happiness of a nice warm shower and the fresh beer that follows let us get our spirit back. We are going to need to find another bike though.


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Commentaires: 3
  • #1

    Yoshiko MIYAUCHI (dimanche, 03 mars 2019 20:28)

    Bonjour, il est super votre blog avec toutes ces photos magnifiques!! Celle en particulier de la source de Waikite est extraordinaire. Et c'est toi qui écrit ce texte, Ariane? Il est vraiment bien écrit, réservant surprises, suspenses et commentaires séduisants. C'est captivant! Et l'anglais aussi, c'est toi? Il est parfait.

  • #2

    Ariane (lundi, 04 mars 2019 01:26)

    Merci Niku, c'est très gentil comme retour ! :) Oui les textes français et anglais c'est moi pour le blog et c'est Thomas qui fait toutes les photos et les vidéos. Ca fait plaisir de savoir que tu nous lis en tous cas! Je t'embrasse fort depuis Raiatea, dans le même océan que le Japon :) à bientôt je l'espère lors de notre passage au Japon!

  • #3

    Jean (lundi, 04 mars 2019 01:50)

    Incroyable votre aventure ! Vous devez avoir les jambes bien dures maintenant !!