Semaine 8 : De Manzanillo à Bocas Del Toro (Panama), Cahuita et San José

Nous sommes maintenant des barroudeurs du bus. Avant de monter dans celui qui nous emmènera à Manzanillo, on prend quelques petites choses à grignoter et à boire. Tranquilles. Manzanillo nous est recommandé par notre hôte de Cahuita qui nous dit qu’il n’y a pas trop de tourisme, surtout des locaux vont là-bas, là où tout le monde s’arrête plutôt à Puerto Viejo, la ville touristique du coin. Du coup, le bus nous y emmène mais nous ne ferons que la traverser. 

 

Now we are experienced bus riders. Before getting in the one that will take us to Manzanillo, we buy a few things to eat and drink. Chill. Manzanillo has been recommended by our host in Cahuita who says there is not much tourism, mostly only locals go there, everyone else stops at Puerto Viejo, the touristy city of the area. The bus takes us there but we only go through.


Durant le trajet, nous voyons défiler à nouveau des kilomètres de plantation de bananes et passons même à travers des villages entiers aux couleurs assorties à la marque d’agro-alimentaire dominante du coin. Ils ont de jolies petites maisons, une école, des terrains de jeux, un resort même qui semble aller en bord de plage et un hôpital également.

Les travailleurs semblent pouvoir passer de la naissance à la mort dans ce coin, toutes les infrastructures payées par la grosse société. L’hôpital nous fait penser que jamais aucun scandale sanitaire n’éclatera sur les conditions de travail vu qu’il est aussi aux couleurs de la marque. Une sorte d’enfer vert où les maladies dues aux pesticides seront présentées comme la norme à des gens qui ne sortiront pas de cet univers-bulle. On dirait un film de Science-Fiction mais là, on le voit qui se déroule sous nos yeux alors que le souvenir de l’avion d’épandage aperçu la semaine dernière est encore très présent.

Frisson dans le dos. Notre projet de vie est à l’opposé de ces géants de l’industrie agro-alimentaire dont la poursuite du profit semble donner tous les droits de vie et de mort sur ces populations, qui sans être esclaves sur le papier, nous semblent l’être dans les faits.

During the way, we go again through kilometers of banana plantations, go through identitical villages which are coloured to the dominating agro-business brand of the area. They have cute houses, a school, playgrounds, even a resort that seems alongside the beach and a hostpital too. The workers seem to be able to go from craddle to dust in the same place, every infrastructure paid by the big company. The hospital is also branded with the corporate colours. A kind of green helle where diseases due to pesticides are presented as a norm to people who will never come out of this bubble. It seems like a Science-Fiction movie but here we see it passing in front of our eyes as the pesticide spreading plane seen last week is very present on our minds. Shivers. Our life project is opposite to this giants of the agro-business to which pursuit of profit seems to give them the right of life and death over these populations, who without being slaves on paper, seem to actually be it in reality.


Quittant cette vision hantée, nous débarquons sur un bout de plage agrémentés de cocotiers séparées des auberges et habitations sommaires par une route que nous empruntons. Le bus s’arrête là, après c’est la jungle, il devra faire demi-tour pour reprendre une route un peu plus loin et continuer vers la frontière avec le Panama. Manzanillo, c’est comme la petite sœur pauvre de Santa Teresa finalement. C’est cher aussi mais comme partout au Costa Rica finalement. On peut y louer des salles de bains à la journée ou plus longtemps, c’est l’indice que le tourisme local est effectivement présent. Les locaux viennent en famille avec leur pique-nique/barbecue et campent tranquilles. Nous trouvons une auberge-restaurant, tenue par un israélien enjoué qui nous explique qu’il se la coule douce ici. Son frère en visite des Etats-Unis est tout heureux d’être là et se demande bien pourquoi il continue à retourner dans la vie frénétique moderne quand il pourrait faire la fête tous les soirs avec son frère. La côte est du Costa Rica est caribéenne, les ticos d’ici sont noirs de peau et de culture très différente du centre ou de l’ouest, c’est un peu la Jamaïque ici. Ceux qu’on croise sont cools, ont le sourire facile et un parler qui est un mélange d’espagnol et d’anglais. On dîne avec un excellent repas dans l’auberge, le chef local est très fier de sa cuisine et avec raison. La chambre est sommaire mais correcte à part la douche qui est beaucoup trop humide. Il y a un petit balcon où nous pouvons ainsi nous poser tranquille avec vue sur la mer, qu’on distingue à travers les palmiers.


Leaving this haunted vision behind us, we get off at a piece of beach decorated with coconut trees, dotted with hostels and rough accomodations along the road. The bus stops, after it is the jungle, it will have to make a U-turn and take up the road again a little further to continue to the boarder with Panama. Manzanillo seems to be like the poor little sister of Santa Teresa. It is quite expensive too but as is everywhere in Costa Rica. You can rent bathrooms for the day or longer, indicating that local tourism is present. Locals come with their families and their pick-nick/bbq and camp on the beach chilling. We find a hostel which is also a restaurant owned by a friendly israeli who explains what a relaxed life he has here. His brother is visiting from the US and is also very happy to be there and wonders why he continues to go back to that crazy busy modern life when he could stay and party every night with his brother. Costa Rica's east coast is caribbean, locals here are black of skin and with a quite different culture than in the center or west, it is more like Jamaïca here. Those we meet are cool, they have an easy smile and a way to speak which is mix of spanish and english. We have a good dinner at the restaurant of the hostel, the local chef is very proud of his cooking and with good reason. The room is simple but okay except from the shower which is way to humid. There is a little balcony on which we can relax with a view of the sea across the palm trees.

Le lendemain direction Punta Mona en excursion pour la journée. Il paraît qu’on peut y aller en bateau ou à pied à travers la jungle. Nous choisissons la jungle bien entendu. En suivant de vagues indications glanées sur trip advisor et avec l’espoir de trouver un chemin de rando, on s’aventure. Au début, c’est un parc classique alors c’est assez simple et très beau, en bord de mer. Nous arrivons à un point de vue qui surplombe la mer et on distingue de magnifiques poissons qui nagent en bas dans l’eau turquoise et transparente. Après nous entrons dans la jungle. Nous remarquons rapidement que les chemins sont inusités depuis un bail, il y a d’énormes toiles d’araignée en travers de notre chemin. On finit par s’emparer d’un bâton que nous tenons devant nous afin de ne pas rentrer la tête la première dedans. Les araignées sont très grandes, pas velues mais aux pattes qui semblent acérées et rayées jaune et grise, pas envie de nous approcher. On avance et nous nous enfonçons dans la jungle petit à petit. On ne prend certainement pas les bons chemins mais nous finissons par arriver à une ferme qui semble vaguement nous rappeler un détail dans les indications que nous avions lu et nous la longeons d’un côté. De là, il n’y a qu’un chemin alors on y va et finalement lorsque nous apercevons d’autres habitations abandonnées celle-là, nous décidons de longer la côte puisque Punta Mona est en bord de mer. Peu de temps après la voilà. Nous y arrivons par la plage. C’est un cadre idyllique, on pourrait y jouer un film. Une belle plage puis s’ensuit une belle clairière où de jolis bancs et tables sont placés, environnés de plants comestibles en tout genre. Puis des habitations, de grandes maisons de bois, aux belles plateformes ouvertes. Une cuisine pleine de gens qui papotent et nous sourient à notre arrivée. Il faut attendre Lala nous dit-on, que nous avions prévenu par email un jour plus tôt. En attendant je retourne dans la clairière, une jeune fille aux longs cheveux et son bébé sont partis donner à manger à un cheval gris pommelé qui s’abrite à l’ombre, derrière il y a un énorme basilic qui se balade. En revenant, j’aperçois notre premier colibris, au début je crois à un énorme insecte dans le coin de mon œil, mais non c’est un oiseau qui butine au nectar d’une belle fleur. J’ai l’impression d’être dans un rêve de National Geographics. Aussi vu, aussi envolé, le petit oiseau de reviendra pas. Lala nous accueille et nous réalisons la visite des lieux avec elle.

The next day, we are off for day trip to Punta Mona. Apparently you can go by boat or on foot through the jungle. We chose the jungle of course. Following the vague indications we found on trip advisor and with the hope of finding a clear trail, we risk it. At first it is a pretty classical park, very simple and beautiful, next to the sea. We get to a view point above the water and can see beautiful fishes swimming in the turquoise water down there. After that we go into the jungle. We quickly realise that the trails haven't been used for a while, there are enormous spider webs across our path. We end up with a stick handed up in front of us in order not to go right in with our heads. The spiders are big, not hairy but with legs that seem quite sharp and stripped in yellow and grey, they don't feel very welcoming. We move forward into the jungle progressively. We probably don't take the right trails but we end up reaching a farm that seems to recall a detail in the indications we read so we go alongside it. From there there is only one path so we take it and reach a place with abandonned houses, we decide to follow the coast since Punta Mona is on the sealine. A short while after here we are. We arrive by the beach. It is an ideal setting, we could make a movie here. A beautiful beach then a beautiful clearing where nice benches and tables are placed, surrounded by eddible plants of all kinds. There are beautiful wooden houses with huge opened platforms. A kitchen at the ground floor full of people chatting and smiling upon our arrival. We have to wait for Lala we are told. The person we had a few email exchange with prior our arrival. While waiting, I go back to the clearing and a young woman with long hair and a baby in her arms are going to give some food to a grey dappled horse who is sheltered in the shadows of some trees. Behind those trees there is an enormous basiliscus on a stroll. When coming back to the kitchen area, I see our first colibri, at first I think about an enormous insect buzzing at the corner of my eye but in fact it is a bird foraging for the nectar of a beautiful flower. I have the feeling that I am in a National Geographics dream. As soon as I saw it, as soon it was gone, the little bord will not be seen again. Lala welcomes us and we start the tour of the property with her.



Tout est cher à Punta Mona, ce que nous avions vu sur le site, ça nous avait interpellé quand même pour un endroit qui se fait la promotion de la permaculture, ça limite pas mal l’accès d’où pour nous une visite en journée et non un passage plus long. Je ne sais pas si c’est parce que tout est cher au Costa Rica ou parce que les Nord Américains en général ont l’habitude de payer cher ce genre de choses. Il faut dire que le lieu est fondé par un ponte de la permaculture, il faut payer la marque donc on dirait, le caractère consommateur et monétisé nous dérange mais le lieu est magnifique et Lala nous explique plein de choses à mesure que nous vagabondons dans le jardin d’Eden. Tout y est comestible ou presque. Le déjeuner est excellent, préparé par des permanents du lieux. Après le déjeuner, nous allons faire un peu de snorkeling avec des masques qu’ils nous ont prêtés. C’est super beau, j’adore et je m’amuse à suivre plein de petits poissons colorés et à leur faire peur. Nous croisons une volontaire sur la plage qui est nostalgique de chez elle en Colombie et de son petit-ami mais qui a fini par s’y faire même si elle a toujours hâte de rentrer.

 

It is pretty expensive. In fact everything is expensive at Punta Mona, that is what we had seen on the website and it had left us a bit perplexed for a place that promotes permaculture because such prices limit a lot the access to the place and/or its knowledge, hence us visiting for only one day. I don't know if it is because everything is expensive in Costa Rica or if it is because North American in general are used to paying so high for such things. One thing worth mentioning is that the place has been founded by one of the famous figures of permaculture in the US, there seems to be a price to pay for the branding, the consumer and monetized aspects of the place is a bother though the location is beautiful and Lala is explaining us a lot of things along our visit as we stroll through the garden of Eden. Everything or near everything can be eaten there. Lunch is excellent, prepared by the permanent residents of the place. After lunch, we go snorkelling a bit with masks that they lent us. It's beautiful, I love it and have fun following all the little coloured fishes and scaring them too. We meet a volunteer later on the beach, she is nostagic from her home in Colombia and her boyfriend even though she did manage to get used to the place, she is still looking forward to getting home.


En parlant de rentrer, il est grand temps. Le soleil se couche tôt et il est 14h, nous prévoyons deux heures avec une marge pour rentrer. Lala nous indique le départ du chemin « officiel » que nous n’avions pas suivi et nous donne quelques indications. C’est parti. Bâton à la main car rien qu’au démarrage, on passe de justesse sous une énorme toile d’araignée.  Le chemin commence par une fourche. Super on est déjà perdu. Tom choisit un chemin, on avance et on arrive jusqu’aux réservoirs d’eau, c’est une bonne chose mais derrière on est sensé aller tout droit et il n’y a que la droite ou la gauche. On tente à gauche, on s’enfonce dans la jungle, on arrive à un grand bosquet de bambous, on continue. Tom sort la boussole, je regarde, ce n’est pas la bonne direction du tout. On insiste quand même, on passe sur un sol couvert de feuilles de banane sèches. C’est plein de fourmis qui remontent immédiatement nos chaussures et commencent à attaquer. Alerte ! On court pour arriver à un chemin barré par un morceau de bambou, clairement déposé là à main humaine. Chemin fermé. On fait demi-tour, on court et on tente un autre chemin, on ne dirait pas un chemin il y a à peine la place de marcher. On revient sur nos pas.  En retraversant les feuilles de bananes en courant et en arrivant devant le chemin fermé, je vois soudain, dans le coin de mon œil droit, se détacher des pattes, de longues pattes grises rayées de jaune. Mon cerveau se bloque et je comemnce à hurler comme une damnée. J’ai une araignée dans les cheveux, je sais exactement à quoi elle resssemble, on n’en a vu plein et c’était déjà difficile de passer à un mètre d’elles. Je hurle, je hoquète, je gigote frénétiquement, je tombe à la renverse. Je suis hystérique. Je me relève aussi sec. L’araignée n’est plus là quand Tom s’approche finalement mais je pleure et j’ai le cœur qui bat à 100 000 à l’heure. Je n’arrive pas à me calmer. Il me serre dans ses bras, on est perdu au milieu de la jungle et moi je n’ai plus toute ma tête là. Je finis par me calmer et on repart en arrière. On arrive au réservoir, on tente à droite, le chemin nous ramène à la fourche ! Tom ne s’en rend pas compte et commence à être énervé on repart sur un autre chemin de la fourche, qui nous ramène à ces réservoirs. On ne peut pas aller tout droit ! Ca nous rend dingue, le temps file et notre marge avant le coucher du soleil s’amenuise. Bientôt il faudra décider de dormir sur place ou non car la jungle dans le noir c’est pas possible. Excédés, on retourne à la ferme, on va prendre le chemin qu’on a pris à l’arrivée en sens inverse, celui-là au moins on le connaît. C’est parti et on marche vite, très vite, je serre les dents et on maintient le rythme pendant plus d’une heure, à avancer ainsi que ça monte ou descende, dans la gadoue ou dans les rochers. On reste vigilant pour les araignées et éviter les grosses flaques de gadoue spongieuses qui absorbent nos chaussures. On avance comme si notre survie en dépendant, on n’en est pas si loin, maintenant qu’on est au milieu de la jungle, il faut arriver avant le coucher du soleil et surtout pas se perdre ni se faire mal parce qu’on ne peut pas ralentir. Quand nous arrivons enfin, nous avons bien une heure encore avant le coucher du soleil. La marche rapide et intense a calmé nos esprits et mon hystérie. Ouf, quelle aventure !


Speaking about getting home, it is about time we do. The sun is setting down early and it's already 2pm, we plan about 2 hours with some margins to get home. Lala sets us on the start of the official path which we had not followed to get there and gives us a bit of indications. Let's go. With a stick in our hands as right at the begining we dunk below a gigantic spider web which nearly got us head on. The way starts with a fork. Great, we are already lost. Tom picks a way and move forward, we reach the water reservoirs, a good thing but then we are supposed to go straight and there is only right or left. We start left, go into the jungle, reach a huge bamboo grove, continue. Tom takes out his compass, I have a look, we are not going into the right direction at all. We insist anyway, go over some ground covered in dry banana leaves. It is full of ants that immediately start going up our shoes and attack. Alert! We run to get through to reach a barred trail, there is a bamboo branch clearly put there by human hands. Trail closed. We make a U-turn and run and try out another way. It seems the way isn't one actually, there is abrealy space to place our feet down. We go back on our trail. Crossing again the banana leaves running and reaching again the closed path, I suddenly see at the corner of my right eye, long yellow and greay stripped legs. My brain freezes and I start to scream like a damned soul. I have a spide in my hair and I know exactly what it looks like as we have seen so many of them and it was already pretty difficult to control my fear when I gave them a 1m berth to go around. I scream, I choke, I sob and I wriggle frenetically, I fall down on the ground. I am hysterical. I get right up. The spider isn't there anymore when finally Tom gets closer but I am crying and my heart is racing at 100 000 an hour. I can't calm myself down. He hugs me really tight. We are lost in the middle of the junggle and I am losing my mind right here. Finally I come down and we walk back. We get to the reservoir and try right this time, the path takes us back to the original fork! Tom doesn't realise it and starts to get pissed off, we start another way that brings us back to the reservoirs. Still can't go straight. It drives us mad, time is running and our margin before sunset is getting smaller by the minute. Soon we will have to decide whether to sleep at the farm or not because going through the jungle at night is not possible. Super pissed we go back to the farm, we will take the way we took when we got here in the first place, at least this one we know. There we go and we are walking fast, really fast, I gather myself and brace for it, we keep the rythm for more than an hour, walking briskly whether it goes up or down, in mud or on rocks. We stay aware for spiders and to avoid the big mud puddles that get our shoes stuck. We walk as if our survival depended on it, and it might not be so wring actually, in the middle of the jungle, we need to get back before sunset and most importantly not hurt ourselves nor get lost as we cannot slow down. When finally we get there, we have still an hour before sunset! The rapid and intense walk really calmed our spirits and my hysteria too. What an adventure!

Le lendemain nous repartons. Lors de notre visite à la Finca Coralina Vieja avec Ramon, il nous a vanté Bocas del Toro au Panama, où il travaillait avant. Il nous en fait une superbe peinture carte postale et comme le voyage touche à sa fin et que l’anniversaire de notre relation approche, on se dit qu’on va aller là-bas pour finir en beauté ce beau voyage de deux mois. Il faut repasser une frontière mais bon après celle avec le Nicaragua, c’est bon on est au taquet.

Bus donc pour commencer. Arrivée à la frontière, petit guichet douteux pour payer la taxe de sortie costa ricaine, passage au bureau officiel, puis passage d’un vieux pont au bout duquel des militaires armés nous attendent. Contrôle des papiers puis passage au bureau officiel de l’autre côté. On négocie un prix de taxi commun puis on attend que d’autres clients se joignent à nous. Arrivés à l’embarcadère pour Bocas del Toro c’est un peu la cohue mais on finit par monter dans un petit bateau au milieu de touristes et locaux tout confondu. C’est parti.


L’arrivée est magique, de jolis petits bâtiments avec des pontons sur l’eau. On débarque et on se met à errer dans la ville. Deux jeunes filles souriantes que nous croisons nous indiquent quelques auberges qu’elles ont trouvé jolies en passant devant. On y va. Le premier n’a pas de place mais c’est très beau effectivement. Le second a de la place mais la chambre nous inspire pas du tout. Tant pis, on prend. Heureusement les parties communes sont super sympas et il y a une très jolie terrasse où nous y rencontrons un espagnol d’Espagne dont les parents sont venus dans le coin il y a longtemps et qui travaille dans cette auberge et dans un bar, c’est sa soirée de repos là. Il nous offre un rhum coca et on papote. Super sympa. Il y a une cuisine commune alors on en profite pour faire à manger.  On rencontre un couple de français partis en vadrouille depuis le Mexique jusqu’en bas, au Chili, en presqu’un an. Ils sont supers sympas, on s’entend bien et on décide le lendemain d’aller faire un tour sur une plage dont je rêve depuis que Ramon en a parlé : Las estrellas. C’est parti, mini-bus pour y aller, la route est étroite, pas de place pour marcher à côté et ça roule vite. Arrivés là-bas, ils nous montrent comment ouvrir une noix de coco et on se régale grâce à eux, eau de coco et chaire de coco, rien de meilleure surtout quand t’as galéré pour l’ouvrir toi-même !

On a loué des masques et eux en ont apportés mais ici, même pas besoin pour voir les énormes étoiles de mer que l’on aperçoit à travers la transparence bleutée de l’eau. C’est juste magnifique et avec les masques il y a encore plus de choses à voir, une belle raie incluse ! C’est vraiment superbe ! La soirée se déroule conviviale, sur le toit de l’auberge, d’autant que nous avons changé de chambre, nous sommes à l’étage, vraiment mieux !

The next day we leave again. During our visit of the Finca Coralina Vieja with Ramon, he tolds us about the merits of Bocas del Toro in Panama where he was working before. He painted us a beautiful picture of it and since our trip is nearing its end and that our relationship birthday is coming up, we think about going there for a great finish of this two months trip. We do have to cross another boarder but after the one of Nicaragua, it isn't really an issue anymore for us. Bus to start with for a change. At the boarder, a small shabby looking place to pay for the exit tax then official boarder office then cross over an old bridge where at the end of it armed officers. Paper control then we go to an official office again on the other side. We negociate a collective taxi price and wait for other passengers to join us. When we get to the pier for Bocas del Toro, it is a bit of a husstle but we end up in a small boats in between tourists and locals all mixed up. The arrival upon the island is beautiful, pretty and small buildings with quays over the water. We get off and start wandering about the city. Two young and smiling girls that we come across let us know the hostels they have found pretty passing in front of them. We go there. The first doesn't have a room and it is quite pretty as they described. The second has room but it's not very inspiring. Anyhow, we take it. Luckily, the common areas are very nice and there is a beautiful terrace at the top where we meet a Spanish guy whose parents have moved here a long time ago and who works here at the hostel and in a bar, it's his night off. He offers us some rhum cola and we chat. Super friendly. There is a common kitchen so we take the chance to cook. We meet a French couple (they are everywhere!) who left France to travel from Mexico till all the way down in Chili for about a year. They are super nice and we really get along so the next day we decide together to go to a beach I have been dreaming about since Ramon told us about it - Las Estrellas. We take a mini-bus to get there, the road is quite narrow and there is no space to walk along it and people drive by fast. Once there, our new friends show us how to open a coconut and we enjoy the delicious coco water and coco fruit itself. Nothing tastes bette than what you had to have a hard time opening it by oneself! We rented masks and they brought their own, but here you don't even need them to see the gigantic starfishe lying on the sand through the transparent blue water. It's beautiful and with the masks on there are even more things to see including even a beautiful ray. It's really great! The evening is very pleasant, on the hostel roof. We even have changed rooms to be in a better one upstairs, really much better.


Le lendemain, nous partons pour une autre plage, plus éloignée, où nous Tom nous a réservé un petit plaisir de luxe pour notre anniversaire. Une belle chambre chez un couple de vieux anglais très sympas qui se sont installés là sur cette plage magnifique. Quelques autres hôtels ont poussé avec des restaurants mais dans des styles discrets et jolis qui ne dénaturent pas cette belle plage avec ses gros rouleaux de vague impressionnants. L’endroit est génial, la chambre magnifique, les hôtes gentils et adorables, la douche extra avec de l’eau chaude et des produits tous locaux à base de coco. Un régal et un repos incroyable. Le soir nous dînons dans l’un des deux restaus, le plus romantique des deux. C’est très bon et notre serveur et très sympa. Le lendemain nous partons en balade explorer le parc d’à côté. Il est plein de chemins de quad mais nous y allons à pied. Des paysages superbes dont une plage avec plein de murènes aux couleurs improbables et une lagune à l’eau incroyable claire et foncée à la fois, un bleu profond qui donne envie d’aller voir et plein de poissons qui y circulent. Nous sommes enchantés et assoiffés à la fin de la balade que nous terminons sur la plage au bar du restau d’hier et nous y dégustons en plus de bières bien fraîches, une délicieuse pizza feu de bois. C’est un régal. Le soir c’est apéro avec les hôtes, nous nous autorisons un petit cocktail réalisé par le monsieur avec talent puis barbecue au restaurant à côté. Viande très bonne et repas encore une fois super sympa. Cet anniversaire est génial du début à la fin de notre séjour. Nous retournons à Bocas et retournons dans notre auberge que nous aimons bien finalement, on y retrouve nos amis et y passons une bonne soirée. Le lendemain Tom part en plongée et moi je reste là tranquille à papoter. On se sent bien sur cette île ! Nous repartons alors que la pluie tombe par intermittence. Il faut retourner à la frontière et commencer à remonter pour aller prendre l’avion.


The next day, we leave for another beach, a bit further into the island where Tom has booked us a luxury night for our anniversary. The room is at a very friendly old British couple who set up there on this beautiful beach. Other hotels have grown with restaurants but with discrete styles that keep the beauty of nature and the beahc intact. The place is great, the room beautiful and tastefully decorated, the hosts kind and adorable. The shower with hot water and bath products all locally made and based on coconut are incredible. A good restful place. In the evening we dine at one of the two restaurants, the most romantic one. It is very good and the waiter is nice. The next day we go for a walk in the nearby park. It is full of trails for quads but we go on foot. The landscapes are magnificent and there is a beach full of moray eels with weird colours and laguna with transparent blue water that deepens with the seemingly infinite depth of the water, full of small fishes. We are delighted and extremely thirsty at the end of the walk which we end at the beach bar and have nice refreshing beers together with a delicious wood-fire oven baked pizza. Delicious. In the evening, we take a rink with our hosts and let ourselves be tempted by a small cocktail realised with talent and then it is barbecue night at the next door restaurant. Tasy meat and again a very nice meal. This couple's anniversary is great from start to end. We go back to Bocas and to our hostel which we enjoy a lot and find our friends still there. We have a nice evening. The next day, Tom leaves for diving and I spend the day at the hostel chattinf it away. We feel good on this island! We leave it when the rain starts to fall. We need to get back to the boarder and start going up north to go take our plane.

Nous décidons de ne pas trop nous embêter et de retourner à Cahuita chez notre hôte qui était si sympa. On y récupère notre chambre et y passons deux jours sympathiques avant de reprendre la route pour San José. Nous n’allons pas à Tortuga finalement, trop de transports pour y aller, trop cher pour y rester, nous en avons un peu marre de casquer à chaque fois et ce parc est réputé pour être très touristique, nous évitons.  Direction San José pour notre dernière nuit. Nous arrivons tôt dans l’intention de dormir dans un quartier pas trop moche, de bien dîner et d’être proche du bus pour l’aéroport.  Nous galérons bien avant de trouver une petite auberge tenue par des locaux sympathiques. Nous sortons dîner au restaurant asiatique chic du coin. C’est très bon. Nous dormons quelques heures et c’est parti pour l’arrêt de bus. Nous marchons un peu puis couvrons le reste de la distance en taxi. L’arrêt est désert. Il y a un gardien. Il est tico, nous discutons et il nous raconte sa vie, comme c’est dur à San José, comment les chinois et les américains ont préempté son pays et comment il nourrit sa petite famille difficilement. Sur cette note, nous montons dans un bus vide de touristes et plein de locaux qui partent bosser. Il est 4h30 du matin. A 5h nous sommes à l’aéroport et nous voilà arrivés à la fin de notre voyage.

 

We decide not to bother too much and go back to Cahuita to our nice host. We get our room back and spend there two nice days before getting on the road again to San JOse. We are not going to Tortuga in the end, too many transports to reach the place and too expensive to stay there. We are a bit over having to spend mountons of money each time and this park is famous for being very touristy. We avoid it. It will be San Jose for one last short night. We arrive early in order to find us a place to stay which isn't too ugly, find a nice place to eat and be as close as possible to the bus station for the airport. We have quite a difficult time finding a nice hostel, but we do find one, handled by locals. We go out to an asian restaurant not too far and quite chic. It's very good. We sleep a few hours and start for the bus stop. We walk and finally take a cab for the rest of the way. The bus terminal is empty. There is the night watchman. He is tico and we talk together, he tells us about his life and how hard it is in San Jose, how the Chinese and Americans have bought their country and how difficult it is to feed his little family. On this note, we go up a bus empty of tourists and full of locals off to work. It is 4:30am. At 5am we are in the airport. End of the trip.

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Contact:

http://puntamona.org/

  

Fiche-Lieu:

Punta Mona

 

Articles et vidéos techniques:

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