Punta Mona - Manzanillo- Costa Rica

EN BREF / OVERVIEW

Punta Mona est un petit paradis vert niché au milieu de la jungle et bordé par la mer d’un côté, accessible uniquement en bateau de pêcheurs ou suite à un trek de 2h dans la jungle à travers des sentiers plus ou moins inusités selon les saisons.

C’est tout à la fois un centre d’accueil pour des retraites, de type yoga par exemple, un lieu pour des évènements type festivals de célébration de la nature et également une ferme expérimentale et pédagogique avec sa production de fruits et légumes locaux.

Punta Mona, c’est aussi une clinique basée sur les herbes médicinales qui exerce dans un village des environs et qui envoie régulièrement ses volontaires et personnels enseigner et apprendre auprès de la communauté locale.

Son fondateur est Steven Brooks, très renommé en permaculture et plein de projets pour développer des façons alternatives de vivre grâce à celle-ci. Il passe parfois dans ce lieu mais aujourd’hui il est sur un projet de construction d’un village entier en éco-construction et en permaculture.

Il y a 23 ans, Steven a rencontré Patty, un vieux qui vivait là à Punta Mona et qui faisait pousser sa nourriture. A sa suite, Steven est devenu son voisin et a fondé la ferme dans ce coin isolé.

Punta Mona is a little green paradise nestled in the middle of the jungle and bordered on one side by the sea only accessible by fishing boats or after a 2h trek in the jungle across more or less unused trails according the seasons.

It is at the same time a center for retreats such as yoga ones for example, a place for events such as nature celebration festivals and as well an experimental et pedagogical farm with its own production of local fruits and vegetables.

Punta Mona is also a clinic based on medicinal herbs that practices in a vneighbouring village and sends regularly personal and volunteers to teach and learn with the local community.

Its founder is Steven Brooks, a well-know figure in America for permaculture. He has several prokects to develop alternative ways of living based on its principles. He passes by sometimes in this place bu today is on a huge project of building up a whole village with natural building techniques and in permaculture.

23 years ago, Steven met Patty, an old man who lived in Punta Mona and was growing his own food. After him, Steven became his neighbor and founded this farm in this isolated corner.


LA VISITE

C’est Lala, biologiste de formation et en charge du lieu en l’absence du propriétaire, qui nous fait la visite. Celle-ci est payante comme dans toutes les fermes pédagogiques que nous avons visitées jusque là. Nous ne restons pas plus longtemps car les tarifs de l'hébergement sont hors de notre budget.

Lala est arrivée là, il y a deux ans et s’est formée successivement la permaculture et aux herbes médicinales.

THE VISIT

Lala, biologist by education, is in charge in the absence of the owner and guides us through the visit. This one is payable as in every pedagogical farm we have visited so far. We are not staying there a longer time as their accomodation prices are outside of our budget.

Lala arrived two years ago and trained herself in permaculture and medicinal herbs.


LE LIEU / THE LOCATION

Punta Mona, c’est 34 hectares de terrain encerclés par la jungle sur trois côtés et par la mer sur l’autre. La plage du lieu borde les habitations qui sont regroupées autour de deux bâtiments principaux en éco-construction de bois principalement. Le premier sert d’espace commun abrité et ouvert au rez-de-chaussé et de chambres sur les étages pour les visiteurs. Le second est au rez-de-chaussée une cuisine ouverte avec un espace repas et à l’étage d’autres endroits pour dormir. On trouve plusieurs petites maisons également en éco-construction a priori pour loger plus de monde. Il y a un espace abrité pour des cultures potagères en bac, qui permettent d’obtenir des salades et autres plants annuels que les gens ont l’habitude de consommer. A côté, se trouve l’espace à compost, il y en a de plusieurs sortes dans différents tas. Celui des déchets humains, celui des déchets de cuisine, un sac d’excréments de poule pour être ajouter, des sacs de « Black Gold » récupéré au bord de la mer, un jus de compost pour un concentré de fertilisant. Le compost prêt à base de déchets humains sent bon le sous-bois. Les habitations sont environnées de plantes comestibles partout suivant ainsi la vision du fondateur qui est de créer un environnement entièrement comestible tout autour des habitations. En quittant le bord de mer et en laissant derrière nous les habitations, on entre dans une forêt comestible, plus ou moins plantée selon les endroits, où de nombreux arbres fruitiers indigènes ou non se côtoient. Il y a en son sein également une grande mare, qui même en fin de saison sèche ne désemplit pas. Le système de chinonpa des mayas mis en pratique. Une mare dans laquelle on plante des plantes aquatiques pour favoriser la rétention d’eau. C’est un petit écosystème à lui tout seul avec ses propres arbres autour qui survive grâce à l’eau. Lala nous explique qu’au début cela a été très difficile car les crabes bleus dévoraient les racines des nénuphars mais à force d’en remettre, un équilibre s’est créé et les nénuphars se portent bien. On trouve aussi plus loin une scène et de l’espace pour y planter des yourtes afin d’accueillir une fois par an le festival Jungle Camp dont l’objectif est de mêler festivités artistiques à une reconnexion avec la nourriture.

Punta Mona is an area of 34ha surrounded by the jungle on three sides and by the sea on the fourth. The beach is close to the hosues which are grouped around two main buildings using natural building with wood mainly. The first has a common space opened to the outside on the ground floor and rooms above for visitors. The second has an open kitchen on the ground floor and a place to eat and also rooms at the upper floors to sleep. There are more little houses also in natural building to host more people. There is a space with a roof for the vegetable garden cultures in trays which produces salads and other annual plants people normally eat. Next is the compost area, there are different types in different piles. The one of the human waste, the kitchen garden waste, a bag of chicken poop to amend them, bags of black gold collected on the seaside, a compost juice as a fertilizing concentrate. The human waste compost is ready and smells like a nice forest undergrowth. The houses are surrounded by edible plants according the vision of the founder which is to create a completely edible environment. Leaving the sea side and behind us the houses, we step into an edible orchard where numerous indigenous fruit trees stand alongside fruit trees from around the world. There is also in the middle a huge pond which even at the end of the dry season is still full. The chinonpa system of the Mayas is put into practice. It is a pond where aquatic plants are nursed inside to encourage water retention. It is a little ecosystem in itself with its own trees that survive thanks to the water. Lala explains that at first it was really difficult because the blue crabs kept devouring the water lilies but persevering, an equilibrium was borne and the water lilies are now blooming. Further there is a scene and space to put some yurts in order to welcome once a year the festival Jungle Camp which objective is to mix artistic shows and a reconnection with food.


LA GESTION DE L'EAU ET DE L'ÉNERGIE / WATER AND ENERGY MANAGEMENT

L’eau de pluie est collectée dans de grands réservoirs au fond de la propriété. L’eau est également acheminée depuis la montagne proche et il y a deux puits. Il y a également des canaux creusés pour guider l’eau lors de la saison des pluies et limiter ainsi l’érosion.

L’énergie provient de 10-11 panneaux solaires et est stockée dans des batteries abritées.

De par sa position isolée, Punta Mona est complètement autonome en énergie et en eau.

Rain water is collected in huge reservoirs at the back of the property. Water is also coming from the close by mountain and there are two wells. There are also canals dug to guide the water during the rainy season and limit erosion.

The energy comes from 10-11 solar panels and stocked in batteries sheltered in a room. Due to its isolated position, Punta Mona is fully autonomous in energy and water.


LES DÉCHETS / WASTE MANAGEMENT

Il y a peu de déchets créés et ceux qui ne se décomposent pas doivent être évacués par bateau alors ils sont limités au maximum. Le reste est intégralement réutilisé dans le compost. Les toilettes sont bien sûr des toilettes sèches et le compost est réutilisé au pied des arbres fruitiers. Les autres composts servent au même objectif ou à alimenter le potager des annuelles encore cultivées pour servir aux repas des visiteurs.

There is little waste created onsite and that which cannot decompose needs to be evacuated by boat so they are strictly limited. The rest is reused in the compost. Toilets are of course dry toilets which compost is reused at the foot of the fruit trees. The other composts serve the same objective or to amend the annual plant vegetable garden.



LE FONCTIONNEMENT DE LA FERME / THE WAY IT WORKS

Punta Mona est ouverte sur l’extérieure, c’est une ferme à vocation pédagogique et expérimentale et n’est donc pas autonome alimentairement eu égard au nombre important de visiteurs. Ce qui n’est donc pas produit sur place est acheté aux marchés locaux et dans les fermes bio alentours. Il y a environ 2-3 locaux en permanence sur le site et jusqu’à 8 volontaires présents sur le site. La communauté est assez isolée, la gestion de l’humain s’en ressent d’autant plus. La communauté fonctionne en sociocratie. Tous les lundis, une réunion est tenue pour l’organisation des activités. Le mercredi est le jour du « sharing circle » où tout le monde se réunit pour partager ses impressions, ses émotions et éventuellement exprimer les conflits ou frustrations ressentis. Le dimanche est normalement dédié à des activités en communauté.

Punta Mona is opened towards the outside, it is pedagogical and experimental farm which does not aim at being autonomous for food since it receives many visitors. What is not produced onsite is bought on local markets and in the surrounding organic farms. There are 2-3 permanent locals onsite and up to 8 volunteers onsite. It is a quite isolated community and the human management is that much harder. The community works as a sociocraty. Every Monday there is a meeting for organizing the activities. Wednesday is the sharing circle where everyone meets to share impressions and emotions and eventually express conflicts or frustrations? Sunday is normally dedicated to activities done together as a community.


LA PRODUCTION DE LA FERME

A l’origine sur ce domaine était une plantation de cacao, complètement disparue aujourd’hui au profit d’une diversité incroyable de fruits et de plantes comestibles. Il reste quelques pieds de cacao et j’y ai dégusté des graines de cacao séchées au soleil dont le goût très amer est assez éloigné du chocolat transformé que je connais habituellement. On trouve des noix de cajou, des mangues, des hibiscus de toutes sortes, des cocotiers et des plants d’ananas. Il y aussi des Yun plum qui ont goût de mangue verte. Les arbres fruitiers sont taillés régulièrement pour qu’ils concentrent leur énergie sur leurs branches principales et les branches qui s’étirent vers le haut « suckers » sont également coupés lorsque la lune est tombante selon les principes de la biodynamie. Il y a également un jardin d’herbes médicinales de plus de 200 variétés. Il faut dire que Steven qui parcourt le monde, ramène tout ce qu’il trouve qui pourrait pousser ici et qui se mange ou se prépare. Il y a de la Santa maria, de l’hierba mate, de l’herbe sucrée qui donne un goût vraiment sucré, de la verveine bleue. On trouve au potager des salades, des tomates, de la menthe chocolat, des petits poivrons doux. On trouve du lufa qui est une éponge naturelle. Il y a un poulailler bien achalandé, qui d’ailleurs à notre départ était l’objet d’une tentative impressionnante d’attaque par un grand iguane bien déterminé mais bloqué heureusement par les grillages. On trouve aussi de la vanille qui pousse bien et qui ici, malgré l’absence de son pollinisateur naturel, a trouvé un pollinisateur local et se reproduit tranquillement sans les soins attentifs de l’homme. Il y a du guaravana dont la version amère est utilisée pour faire du savon. On trouve bien sûr du Yuca et différentes variétés de fruits de la passion dont un particulièrement délicieux et sucré que nous dégustons en chemin. Il y a d’autres plantes comme le Yuca, particulièrement intéressantes car repoussant par simple bouture, telles que le Chaya, une sorte d’épinards maya qui avait été interdit par les colons espagnols à l’époque, dont les feuilles sont très nourrissantes, pousse bien sûr très bien dans sa région d’origine. Il y a de la coriandre vietnamienne qui apprécie également ces latitudes. Au milieu de la forêt nourricière on trouve un potager en mandala qui mélange tout un tas de plantes, aussi bien potagères que sauvages, annuelles que vivaces, hautes et basses. Les oiseaux sont nombreux et superbes dans cet endroit, on voit notamment des colibris. On trouve aussi des gros lézards comme des basiliscus. Punta Mona vit et produit au rythme des saisons de façon incroyablement généreuse.

Originally on this farm was a cacao plantation, completely gone today, and instead there is an incredible diversity of fruits and edible plants. There are still a few cacao plants and I have tasted some of the beans dried up under the sun which very sour taste is quite far from the transformed chocolate I normally taste. You can find cashew nuts, mangos, all kinds of hibiscus, coconut trees and pineapple plants. There is also Yun plum which taste like green mango. Fruit trees are regularly trimmed so that they focus their energy on the main branches and the one that go straight up so-called “suckers” are also cut when the moon is descending according biodynamic principles. There is also a medicinal herb garden with more than 200 varieties. Steven Brooks travels around the world and brings back all that could grow here and that can be eaten or prepared. There is Santa Maria, hierba mate, sweet herb that gives a very sweet taste, blue verveine. There is also a vegetable garden with salads, tomatoes, chocolate mint, small sweet peppers. There is lufa which is a natural sponge. There is well equipped chicken house which is subject, right before our leave, to an impressive attack by a huge iguana well determined to get some of these yummy eggs but is blocked by the fences. There is also vanilla which here grows well and that even without its natural pollinizer has found there a local one and reproduces by itself without the careful attention of humans. There is guaravana which bitter version is used for soap. There is also Yucca and various passion fruits varietis including one particularly delicious and sweet that we eat while visiting. There are other plants like the yucca such as the Chaya, a kind of Mayan spinach that had been forbidden by the Spanish colons at the time, which leaves are extremely nourishing. There is also vietnamian coriander which likes these latitudes too. In the middle of the food forest there is a vegetable garden in mandala shape which mixes up all kinds of plants, the domesticated ones as well as the wild ones, annuals and perennials, high and low. Birds are numerous and varied and beautiful in this place, colibris can be seen. There are also huge lezards such as basiliscus. Punta Mona lives and produces at the rhythm of the seasons in an incredibly generous way.


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