Semaine 7 : Costa Rica - From Puriscal to Cahuita

Puriscal est une ville de province, un peu comme San Isidro del General, la première ville du Costa Rica où nous étions allés. En plus petit et en plus calme. On n’y voit pas de touristes, les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. En allant retirer des sous à une banque, nous croisons une famille, un maman américaine avec ses deux enfants, dont l’un est en uniforme d’écolier. Ils vivent ici.

En nous promenant, nous découvrons une église, presqu’une cathédrale vue la taille, abandonnée et encerclée d’un grillage pour en barrer l’accès. Un bâtiment si grand à l’abandon fait de l’effet, surtout en plein milieu de la petite ville. Nous mangeons dans un petit restau local, c’est pas mal et pas cher, tout en regardant les nouvelles qui passent sur une écran.

Il y a du foot, des nouvelles de la construction d’un pont qui prend du retard et qui coûte plus cher que prévu, on y voit défiler les politiciens qui essaient de justifier ce retard et racontent des bobards pour se faire ré-élire, rien de bien nouveau par rapport à la France – tous les mêmes à travers le monde finalement. Puis il y a un petit reportage sur une petite école qui met en place des pratiques écologiques et durables, avec ré-utilisation des pneus usagés pour en faire des jardinières. Nous attendons notre bus avec tout le monde, il y a la queue sur le trottoir. Nous montons et c’est parti. Le voyage dure une heure et des brouettes. 

Puriscal is a provincial city, a bit like San Isidro de General, the first city in Costa Rica we have been to. Smaller and quieter. No tourists around, people doing their daily business. When going to retrieve some cash at a bank, we see a family, american mother and her two children, one has a pupil's uniform. They live here. While strolling around, we discover an abandonned church, in view of its size nearly a cathedral even, it is circled by a net to prevent access. Such a huge abandonned building makes for quite an effect especially in the middle of such a small city. We eat in small local place, it's quit good and cheap, while watching the news on TV. There is soccer, news of bridge building that is taking more time than planned and costing a lot more too. You see then politicians one after the other justifying this delay and telling the same bullshit to get elected again, nothing new, we have the same in France - they are the same everywhere you go I guess. Then there is a small report about a primary school that is setting up ecological and sustainable practices, re-using tires to makes flower pots in the vegetable garden. We wait for our bus with everyone else, there is a long queue on the sidewalk. We get on for a one hour and something trip.


On s’enfonce toujours plus dans la campagne, l’espace rural est peuplé de fermes et de mini-villages, des hameaux plutôt, de maisons en bord de route, plus ou moins entretenues. Là où il y avait sans doute du café, il y a maintenant des vaches. C’est dans un hameau que le chauffeur nous crie le nom de l’endroit et nous descendons. Il y a une cahute avec une vieille dame sur une chaise à bascule qui nous regarde. Je m’approche et lui demande où se trouve le Rancho Mastatal. Juste là. C’est en face. On tourne au coin et le portail est là. Nous y passons trois nuits et deux journées entières, particulièrement instructives, au sein d’une communauté faite de permanents, d’apprentis et de visiteurs (une classe de jeunes américains qui partaient le lendemain de notre arrivée). Tom joue au foot avec les enfants du village et de la communauté.

Je médite sur la plateforme en bambou ouverte sur une vue magnifique sur la montagne où nous sommes logés.

Going deeper into the countryside, the rural area here is dotted with farms and small villages, hamlets rather, houses at the edges of the road, more or less well kept. Where there use to be coffee plantations there are now cows. Within one of those hamlets, the driver shouts at us the name of the place, we get off. There is a small wooden house where there is an old lady on a rocking chair looking at us. I go to her and ask her where we can find the Rancho Mastatal (more here). Right there. It is in front of her place. We go round the corner and here is the gate. We spend there three nights and two whole days, very educational, within a community made up of permanent people, apprentices and visitors (a whole class of young americans were leaving the day after we arrived). Tom plays soccer with the village children and the community. I meditate on a bamboo platform where we are staying, opened to a magnificent view on the mountain. 



Nous prenons nos repas avec la communauté et papotons avec ceux qui veulent bien discuter. Nous y retrouvons Connor que nous avions rencontré au Nicaragua et qui nous avait suggéré de venir, nous y découvrons un mexicain qui est aussi français mais qui ne parle pas français et que nous renseignons sur les différents candidats à la présidentielle et aussi un guatémaltèque qui lui parle français et y a vécu un peu. Nous prenons des douches à même la jungle et lui faisons face également aux toilettes. Tout est ouvert mais pensé de sorte à préserver l’intimité vis-à-vis des autres humains. Il y a dans ce hameau, une école primaire et un collège ainsi qu’une bibliothèque. Plus loin il y a une fabrique de chocolat (rare car le cacao est généralement transformé ailleurs). Il y a quelques maisons et des habitants. Un bar et la vieille de la cahute qui vend quelques trucs aussi. Et puis le Rancho, intégré dans cette communauté locale, tirant vers le haut l’économie rurale du coin par ses achats de nourriture et de matière première qui alimentent le plus de millier de visiteurs par an. Nous repartons au petit matin, après y avoir rencontré plein de gens qui changent le monde et veulent changer le monde. Revigorés. Nous entamons la dernière partie de notre voyage. Direction la côte Est du Costa Rica.

We take our meals with the community and talk to those open for discussion. We find Connor whom we had met in Nicaragua and told us to come here, we meet a Mexican guy who is also French but doesn't speak French and let him know about the various candidates for the upcoming presidential election and a guatemalan who speaks French and lived there for a while. We take showers and go to the toilets with open views of the jungle. Everything here is opened but thought in a way that preserve privacy from the other humans. In this hamlet, there is a primary school and a secondary one as well as a library. A little further there is a chocolate factory (rare as it is normally transformed elsewhere). There are a few houses and inhabitants. A bar and the old lady with the rocking chair sells stuff too. Then there is the Rancho integrated in this local community, bringing this rural economy up by buying food and raw material there in order to feed more than a thousand visitors per year and host at least 15 to 20 people year round. We leave very early in the morning after having met loads of people that are changing the world or want to change it. Reenergized. We start the part of the trip. Off to the est coast of Costa Rica.


Pour cela, nous retournons à Puriscal d’abord puis enchaînons avec un bus qui va à San José. Nous sommes bien décidés à ne pas y rester la nuit. Heureusement le premier bus partait à 5h du matin alors nous sommes à San José en début d’après-midi. Nous marchons à travers la ville pour y prendre le bus direction Limon, la grosse ville de l’est. Notre dernière nuit à Mastatal, il a plu, un moment très agréable d’ailleurs après la chaleur tropicale, surtout abrités par la plateforme de bambou. Là, sur le trajet, il pleut également. Des torrents se forment rapidement le long des routes, on se demande ce qu’il en est en pleine saison des pluies. Limon se profile en fin d’après-midi. C’est très moche. Nous décidons de continuer. Nous descendons du bus, nous renseignons et suivons d’autres touristes et arrivons au terminal des bus qui nous emmèneront le long de la côte. Direction Cahuita.


We go back to Puriscal first and then take a bus ack to San Jose. We are determined not to spend the night. lucky for us the first bus left at 5am so we are in San Jose at the begining of the afternoon. We walk through the city to take another bus, in direction of Limon, the huge city in the east. During our last night in Mastatal, there was rain, a very refreshing and welcom moment after the tropical heat, especially sheltered by the bamboo platform. There, on the way, it is also raining. Torrents form rapidly along the roads and we wonder what it must be like during rainy season. We get to Limon at the end of the afternoon. It is very ugly. We decide to continue. We get off the bus, get some information and follow other tourists at the bus terminal for those buses that will take us along the coast. Off to Cahuita.

En partant de Limon, nous apercevons son énorme port industriel, le paysage étant complété par notre passage à travers les zones industrielles remplies de containers, tous ou presque aux marques et couleurs des géants agro-alimentaires de la banane ou des jus de fruits. S’ensuit une longue série de champs de bananiers, tous identiques, de longues travées surmontées d’un câble métallique longent les lignes de bananiers, sans doute utilisées pour tracter un chariot pour collecter les bananes. Tom repère un avion qui passe au-dessus de ces immensités vertes et y répand ce qu’on imagine être du pesticide. Avec la concentration de plants, pas étonnant qu’il faille lutter contre des épidémies de quelques nuisibles ou maladies. Les précédentes mono-cultures intensives ont failli pour les mêmes raisons mais l’apprentissage n’a pas été fait visiblement. Au milieu de cette mer de bananiers, quelques villages ici ou là, beaucoup de maison isolées à vendre. Finalement, ça se dégage un peu et nous arrivons à Cahuita. C’est un village avec de larges allées de terre et quelques routes. C’est petit mais il y a bien une rue avec des bars et des restaus, des auberges ici ou là  et des agences pour organiser des visites de ci ou de ça.  Il y a un parc en bord de mer, gratuit, enfin sur donation. En nous baladant, nous nous renseignons sur les prix d’une chambre et découvrons que le propriétaire est français. On prend la chambre. Il y une petite piscine, une cuisine bien équipée et un barbecue dehors ! C’est très sympa. Il y a pas mal de jeunes voyageurs qui passent et nous discutons avec le propriétaire et les gens qui passent. Le lendemain, il pleut. Nous avons rencontré la veille un couple de français avec qui nous avons partagé un repas et visité la ferme Coralina Vieja. Ils ont une voiture, ils décident de repartir vers la côte ouest chasser le soleil et nous propose de venir. Nous préférons rester.

Leaving Limon, we get to see its gigantic industrial harbour. This vision is completed bu our way through the industrial zones of the city, full of containers, all or near all displaying every famous brand of the agri-food business in banana or fruit juices. After this, we see endless rows of banana trees, all identical and bordered by a trench which has a steel cable above, going along the banana trees rows, probably used to hawl a trolley of some kind to collect the bananas. Tom notices a plane which goes above these huge green areas and spreads what we imagine must be pesticides. With such a high concentration of the same plant, it isn't a surprise that you need to fight against some epidemics of diseases or pests. THe previous intensive mono-cultures failed - coffee and cacao - for the same reasons but obviously no lesson was taken from it. In the middle of this sea of banana trees, villages here and there and a lot of isolated houses for sale. Eventually, it thins a bit and we arrive in Cahuita. It is a village with large dirt alleays and some roads. It is small but there is a street with the bars and restaurants, hostels here and there and agencies to organise visits of this or that. There is a park along the seaside, free, on donation. While walking, we are asking for prices of a room and find out the own is French. We take a room. There is a small swimming pool, a well-equipped kitchen and a barbecue outside. It is very nice. There a lot young travelers around and passing through and we talk with them and the owner. The next day it rains? We met the day before a French couple with whom we shared a meal and visited the farm Coralina Vieja (more here). There have a car and decide to go back to the west coast and find the sun. They offer us to go with. We rather stay. 


Le lendemain, il fait beau. Nous partons faire le parc de Cahuita, vraiment sympa, entre jungle et plage, nous regrettons de ne pas y avoir emmené des masques de snorkeling. Après notre passage au Corvocado, nous nous comportons en véritables aventuriers et repérons de nombreux animaux dont quelques serpents aux couleurs bien trop claires pour ne pas être inquiétantes. Si bien que Tom finit par devenir Mytho-Jones, l’explorateur aventurier, qui impressionne les jeunes filles russes que nous rencontrons à plusieurs reprises sur le chemin avec à chaque fois, un animal à montrer (coincidence extraordinaire !). La seconde fois, je montre à Tom une araignée, qu’il désigne aux jeunes filles : « a sand spider ». Parce qu’on l’a trouvé sur le sable et qu’elle s’y camoufle bien mais bon nous n’en avons aucune idée ! Et une des deux de poser la question : « ah oui ! est-ce venimeux ? » On serait bien en peine de le dire. Bref, juste après on aperçoit des pizotes, sorte de gros blaireaux mignons, Tom appelle doucement les jeunes filles qui sont encore une fois impressionnées par son sens aigu de l’observation ! Je ris sous cape. Nous avançons et finissons par arriver à un tournant qui prend dans la jungle.

Le chemin est en bois et surélevé au-dessus du sol. Ca grouille et il fait chaud, c’est la golden hour. Celle des moustiques surtout. On commence à se faire dévorer.

The next day, it is sunny again. We go treking in the Cahuita park, really nice and beautiful, between jungle and beach, we do regret not to have brought snorkeling masks though. After our trek in the Corvocado, we are real adventurers and notice a lot of animals, including a few snakes with much too shiny colours to be benigne. Tom ends up becoming "Mytho-Jones", the fake adventurer explorer, impressing himself on young russian girls that we meet several times along the trail and with everytime an animal to show them (happy coincidence really). The second time, I was showing Tom a spide and he tells the girls in a very professional voice "A sand spider". Because we found it on the sand (Da!) and it is almost camouflaged. But really neither of us have any ideas what it actually is. One of the girls asks if it is venomous. No clue really. Anyhow, right after we see a couple of pizzotes, kind of cute raccoons, Tom calls the girls and one more time they are impressed bu his acute sense of observation. I have a quiet laugh. We get on and end up turning into the jungle. The path is a wooden platform just a bit above ground. That ground which seems to be full of life, it is hot, it is golden hour. More like mosquitoe hour really. We start to get bitten. 



Plus question d’observer, il s’agit d’avancer et de sortir de ce guêpier (enfin presque) vite fait bien fait. Ni une ni deux, on se retrouve hors du parc, à 5km de Cahuita, le long de la route nationale. Attendre ou ne pas attendre le bus ? Telle est la question. Nous nous mettons en marche. Pas top pour la sécurité franchement et nous sommes en file indienne à surveiller l’arrivée des gros camions pour nous ranger encore plus lors de leurs passages à toute allure. Nous avançons vite pour ne pas rester là. J’en peux plus après avoir fait le parc mais bon je serre les dents et on avance. Quand finalement arrive le tournant pour entrer dans Cahuita, je me jette sur la première bouteille d’eau que nous pouvons acheter. Nous rentrons bien heureux d’avoir fait ce parc et d’être rentrés sain et sauf. Le lendemain, départ pour Manzanillo, il y a là-bas une ferme qu’on aimerait bien voir. Punta Mona. 

Et c’est déjà la fin de la semaine.

No more time to observe, we need to get out of this place stat. We quickly end up outside the park, 5km from Cahuita along the national road. To wait for the bus or not to wait? That is the question. We start walking. Not really secure, we follow each other and look out for the huge trucks to get even more out of the way as they pass by really fast. We move fast. After the park I'm already done for but I clench my jaws and go forward. When finally arrives the turn to get in Cahuita, I throw myself on the first bottle of water we can buy. We aer quite happy to have done this park and have gotten back in one piece. The next day, we leave for Manzanillo, there is farm there we'd like to see. Punta Mona (more here). And it's already the end of the week.


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