Semaine 6 : Nicaragua – De Playa Gigante à Playa Maderas et San Juan Del Sur à San Jose

De retour sur la terre ferme après Ometepe, nous nous laissons convaincre par un jeune chauffeur sympathique de partager un taxi avec une autre personne. Nous ne savons pas bien où aller et en discutant avec lui, nous décidons d’aller à Playa Gigante. Il paraît que c’est moins touristique et moins cher, qu’on peut y manger du bon poisson juste pêché pour pas cher. C’est un vrai driver, qui nous raconte ses aventures avec sa classe S, qu’il manie gentiment. Un collègue à lui fait le même trajet et ils se saluent de temps à autre, se dépassent et se contournent sur le chemin. Il y a près d’une heure de trajet. On aurait pu prendre un bus de Rivas, la ville proche de l’embarcadère d’Ometepe mais nous sommes arrivés un peu tard et le traffic vit avec la lumière du jour principalement.


Back on solid ground after Ometepe, we let ourselves be convinced by a nice taxi driver to share a cab together with another person. We don't really know where to go and discussing it with him, we decide to go to Playa Gigante. Apparently it is less touristy and cheaper, one can eat there good fish just fished for cheap (try saying that 10 times really fast). He a real taxi driver and tells us about his adventures with his class S car that he drives kindly. A colleague of his is doing the same route and they salute each other every time they pass each other by. There is about a one hour drive. We could gave taken a bus from Rivas, the city closest to the embarcation point for Ometepe but we arrived a bit late and the traffic mostly lives with the light of day. After thinking about it, we might have found a bus in Rivas but our driver didn't have much interest letting us know about the buses I guess. Not a big deal, we have a good time talking to him.

Arrivés là-bas, il nous trouve donc une chambre chez une nana qu’il connaît. Confort basique mais suffisant. C’est pas trop cher effectivement. On part se balader sur la plage, c’est mignon, c’est petit et il y a des bateaux de pêche dessus. Il y a une école d’espagnol au bout de la plage, un cours est en cours justement. On s’arrête pour boire un coup. On repart et on va boire l’apéro à la bière bien fraîche sur une terrasse de bar pour finir dans le restau en dessous où effectivement le poisson est moins cher et plutôt bon. Playa Gigante c’est sympa mais on en a rapidement fait le tour et il n’y a pas grand-chose à faire à part glander sur la plage ou dans le bar de plage de l’auberge un peu plus « in » du coin. D’ailleurs, on dirait que cette auberge organise une sorte de croisière d’une journée car on les voit emmener dans de petits bateaux des jeunes pour les déposer dans un plus grand bateau qui reste un peu là, part faire un tour et revient pour déposer des troupeaux de jeunes alcoolisés qui continuent la fête au bar de la plage pendant que nous y dégustons un cocktail.

Arrived there, he finds us a room at a place he knows about. Basic comfort but enough. Not too expensive that is true. We go for a walk on the beach, it's cute, it's small and there are fishing boats on it. There is a spanish language learning school at the end of the beach, a class is ongoing as we pass by. We stop for a drink, water. We leave and go drink actual drinks, fresh beers, on the terrace of a bar to end up in the restaurant below where indeed fish is cheaper and rather good. Playa Gigante is nice but you are quickly done with the place, nothing much to do except doing absolutely nothing on the beach or in the beach bar of the coolest hostel of the area. Seems that this hostel is organising one-day cruises as we see them embarking loads of youngs one small boat after another to leave them all on a bigger boat which stays around a while, goes a for a round and comes back with inebrieted youngs disembarking at the beach bar and continuing the party there while we are enjoying our end of the day cocktails. 


Le lendemain nous repartons avec pour objectif d’aller rejoindre un éco-lodge dont Jack rencontré sur le chemin de Santa Teresa au Costa Rica nous a dit beaucoup de bien. Il n’y a pas vraiment de station de bus mais il est sensé y avoir un bus tôt le matin qui passe par là, alors nous attendons sur l’espace qui forme le bout de la route qui amène ici.

On a cherché à acheter de l’eau mais ils n’en vendent pas ici. On est très étonné, c’est le premier endroit où il nous est impossible de nous approvisionner en eau. Heureusement, il n’y qu’une heure de bus pour retourner à Rivas donc on en achètera là-bas. Les gens petit à petit s’attroupent alors on se dit que c’est bien là que le bus va arriver. C’est bon, on monte et on arrive à Rivas. La station de bus est aussi collée au marché. J’achète de l’eau en attendant Tom qui est parti chercher des sous. Lui se fait arnaquer par le taxi qui l’emmène à deux pas pour une somme faramineuse retirer des sous et moi, je découvre qu’ici l’eau est plus chère que le soda. Bon allez, on se casse.

The next day we leave in order to reach an eco-lodge that Jack, met on the way to Santa Teresa in Costa Rica, told us a lot of nice things about. There is not real bus station bus there is supposed to be a bus passing through early morning here so we wait on the space that forms the end of the road that leads to the village. We also looked to buy water but apparently they don't sell any here. We are very surprised, it is the first place where it is impossible for us to replenish our water supply.

Luckily for us there is only a one hour bus ride to get back to Rivas so we buy some there. People gather litte by little so we are pretty sure that is where the bus will stop. Good, we get on and get to Rivas. The bus station is right next to the market. I buy water while Tom went to look for some cash machine. He gets ripped off by the taxi which takes him two blocks away for a very high price and I discover that the price of water here is higher than that of a soda. Let's get out of here. 


Direction San Juan Del Sur, le spot touristique de la côte ouest. Nous nous attendons au pire après Manuel Antonio, pourtant en arrivant nous découvrons certes un village assez touristique, très construit mais ce n’est pas aussi décadent qu’à Manuel Antonio finalement.

Plutôt des petites boutiques de surfers, de petites auberges et des restaurants ainsi que quelques hôtels. Peut-être est-ce parce qu’au Nicaragua, les villages ont plutôt tendance à être construits avec de vrais bâtiments dans les endroits touristiques, du coup l’impression est de plus de propreté et moins de bordel. Je ne sais pas mais je souffle en me disant que ce ne sera pas trop oppressant. Casa Maderas est à 7km de San Juan Del Sur. Nous commençons le chemin à pied, les sacs à dos sur le dos. C’est physique mais on avance quand même, quoique le terrain devient assez sec, le chemin poussiéreux et le soleil monte dans le ciel. Heureusement, une voiture s’arrête et nous prend en stop, des pêcheurs du coin qui se baladent. Super sympas. On papote. Ils nous déposent à quelques mètres de l’éco-lodge et nous leur laissons un peu de sous pour se payer une bière puisqu’on ne peut pas les inviter vu qu’ils sont en route pour la plage d’à côté.

 

Off to San Juan del Sur, the touristic spot of the West coast. We expect the worse after Manuel Antonio yet we find out that even if it is a very touristy village, very built up, it is not as decadent as Manuel Antonio in the end. Rather little surfer shops, small hostels and restaurants with a few hotels. Perhaps it is because it is Nicaragua, villages tend to be built with real buildings in the touristy places and so it gives off the impression of being cleaner and less messy. I don't know but I am reassured thinking that it won't be to stressful.

Casa Maderas (more here) is 7km away from San Juan Del Sur. We start on the trail on foot, our backpacks on. Physical. We still go forward even though the terrain is becoming dryer and dusty with the sun raising up higher in the sky. Luckily, a car stops by and takes us hitchhiking, local fishermen riding about. Very nice. We chat. They let us off a few meters from the eco-lodge and we give them a bit of money to grab a beer without us since we cannot invite them as they are going the other way. We spend two days there and then two days in San Juan afterwards. These four das are very relaxing. 


Il fait bon vivre dans cette partie du Nicaragua. A Casa Maderas, malgré les tarifs un peu élevés pour notre bourse, nous mangeons très bien. De plus Crisanto et l’ensemble du staff sont très accueillants. Nous allons à la playa Maderas en navette et découvrons une petite plage avec de superbes rouleaux bien structurés et longs qui font la joie des surfeurs. J’en profite pour une petite balade le long de la côte tandis que Thomas déclenche son appareil pour capturer les acrobates de la vague. Le sable est agréable, il y a une balade à cheval le long que je croise à l’aller et au retour, il y a plein de petits coquillages sympas et de petites criques dont certaines sont habitées par des campeurs qui semblent plutôt bien installés. Sur la playa, il y a de quoi dîner pour les touristes. C’est sympa et comme ce n’est pas hyper accessible plutôt calme malgré une fréquentation non nulle.

This area of Nicaragua is a nice place to live. At Casa Maderas, even with the high prices for our budget, we eat very well. Moreover, Crisanto and the whole staff are really welcoming. We go the playa Maderas with the shuttle and discover a little beach with beautiful rolling waves, very structured and long to the joy of the numerous surfers there. I take the time to enjoy a little stroll along the coast while Tom takes pictures of the surfers. The sand is soft and there is horse riding colum I pass by coming and going, there are loads of nice looking seashells and small creeks, some of which are inhabited by campers that seem well set-up out here. On the beach, there are two bar restauants where one can get dinner. It is nice and since it is not so easy to access there are not so many people either.



Bientôt il est temps de repartir et nous avons cette fois, pour une fois, réserver une chambre dans une auberge à San Juan. Ce n’est pas trop mal et le village étant petit, c’est bien situé. Nous sortons le soir dans une ville plutôt animée. C’est très sympa, dans la journée, nous nous sommes demandés s’il n’y avait pas un concert ou un festival organisé car il y a des stands qui poussent partout et une énorme scène sur la plage. Dans l’après-midi nous avons acheté une petite bouteille du rhum du coin pour goûter ainsi qu’un jus ananas-coco et un lait de coco pour faire un mix qui s’avère tout à fait délicieux et nous change de la sempiternelle bière, Imperial ou Pilsen au Costa Rica et Toña au Nicaragua. 

Soon it is time to leave again and we have this time, for once, booked a room ahead in a hostel in San Juan. Not too bad, and the village being small, it is quite well located. We get out in the evening in a very animated city. It is very nice. During the day, we had asked ourselves if there wasn't a festival or concert organised because there were stands everywhere growing up and an enormous scene on the beach. During the afternoon we bought a little rhum bottle of the country to taste it and a coco-pineapple juice as well as a coco milk bottle to make a mix which is very delicious and a change from the perpetual beers, Imperial or Pilsen in Costa Rica and Toña in Nicaragua. 



Le soir donc nous nous baladons dans l’ambiance festive en bord de mer. Et là, alors que nous achetons des bières, Tom se fait interpeller. C’est la nana avec qui il a bossé lors de son reportage dans le café au Salvador et qui habite là-bas sur une plantation. Incroyable coincidence alors qu’elle prend quelques jours de congés avec son copain. Puis nous croisons Lee , de la finca Bona Fide, visitée quelques jours plus tôt. Le monde est petit et se retrouve à San Juan Del Sur on dirait.

Nous terminons sur la plage, où le monde s’est attroupé, afin de voir de quoi il retourne sur cette grande scène. Le groupe qui jouait de la musique traditionnelle s’en va et… On nous projette la chaîne sport locale. Interloqués, nous regardons. Toute cette installation est en fait pour célébrer le printemps et accessoirement regarder la finale d’un championnat mondiale de boxe où l’un des deux combattants est du Nicaragua ! Quelle fierté pour toutes les personnes qui regardent !

Nous suivons le match avec les gens mais grosse déception, il perd. La fête tourne court, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais enfin, en attendant nous avons mangé sur un stand, un peu à l’écart du flot touristique, un bon plat local dans des assiettes en plastique et cuit sur le barbecue portable de la dame qui nous sert. C’est bon, consistant et pas cher.

We stroll about in the festive atmosphere next to the beach when suddenly, as we are buying beers, Tom gets called around. The French girl is one he worked with during his reportage in Salvador on coffee plantations. She lives over there still. Pretty amazing coincidence that she is taking just then a few days off with her boyfriend here. After that we even meet Lee, from the Finca Bona Fide (more here and here), visited a few days earlier. Crazy small world and everyone meets back here in San Juan Del Sur it seems. We end up on the beach where everyone is gathered in front of the big scene. The ban playing traditional music goes away and... we end up with a video projection of the local sport tv channel. Perplex, we watch. All this set-up is in fact to celebrate spring and in addition to watch the final of the world boxing championship where one of the two fighters is from nicaragua! People watching here are so proud of it! We follow the fight together with the people but big disappointment, he loses. The fiesta runs short, that is the least we could say. But during this evening we ate on a big stand, a little outside the bigger flow of tourists, eating a good local meal in plastic plates and cooked on a mobile bbq. It was good, filling and cheap.

Voilà, il est temps le lendemain de repasser la frontière et de nous diriger vers San Jose, passage obligé pour rejoindre la côte Est cette fois du Costa Rica. Le passage de la frontière est aussi désagréable au retour et aussi peu clair. L’arrivée à San Jose, capitale du pays, est lugubre et nous descendons dans un quartier pas terrible et à l’écart des axes touristiques de la ville. Nous finissons par nous embarquer dans un taxi et lui demandons de nous amener dans un hôtel proche de l’arrêt de bus qui nous emmènera à Puriscal, où nous voulons passer visiter le Rancho Mastatal dont on nous a parlé avant de continuer notre route vers la côte. Le chauffeur est plutôt sympathique et papote en nous emmenant finalement dans un hôtel, bien gardé, juste à côté de l’arrêt de bus. Bien gardé on le comprend, en bas, il y a quelques établissements de machines à sous avec des personnes bien bourrées qui gueulent dessus. C’est pas hyper chaleureux comme endroit mais bon, nous descendons quand même en quête de diner, que nous trouverons au restaurant de l’arrêt de bus. Nous observons là le ballet de touristes paumés, arrivant tard le soir dans la ville et butinés par les chauffeurs de taxi sans avoir l’air de trop savoir où ils vont tout en dégustant notre pollo frito accompagné de son riz et ses frijoles. Le lendemain nous sommes bien contents de prendre le bus pour Puriscal. 

Okay, time to go back through the boarder to Costa Rica and reach San Jose, mandatory passage to get to the East coast. Going through the boarder is as unpleasant on the other way and as unclear too. Arrival in San Jose, capital city, is morose and get off in a not so nice neighboorhood, away from the touristy axes of the city. We end up in another taxi and ask them to take us to a hotel close to bus terminal that will bring us to Purisal, from where we wish to reach the Rancho Mastatal we were told about before continuing towards the coast. The driver is rather nice and chatty and takes us to a well-guarded hotel, close to the bus terminal. Well-guarded and we see why when below there a few slot machines establishments with very drunk people shouting at them. It isn't a very cosy place but anyhow, we get down looking for dinner and find the bus stop restaurant open. We watch from there the ballet of the lost tourists, arriving late at night in the city, and dancing with the taxi drivers while we are enjoying our pollo frito with rice and frijoles. The day after we are quite happy to get onboard the bus for Puriscal.

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Lieux / Venues:

Casa Maderas

 

Portraits:

Crisanto