Crisanto Lopez - Casa Maderas- Nicaragua

Crisanto est originaire du Nicaragua et fait partie de ces rares personnes qui reviennent au pays parce qu’il y croit et veut le développer de façon responsable. Technicien dans la télécommunication, il rencontre une suisse qui l’emmènera en Europe où il poursuivra ses études tout en cumulant les petits jobs pour survivre. Par la suite, il ira au Canada et reprendra toutes ses études, grâce à une bourse, depuis le secondaire pour y passer son diplôme d’ingénieur en aéronautique. Il travaille ensuite dans l’aéronautique pendant des années mais après avoir fait le tour de la boutique, il s’ennuie. Tout est trop standard. « Il faut être extrêmement normal pour ne pas s’ennuyer » nous explique-t-il. 

Crisanto is from Nicaragua and is one of these rare people that come back to their home country because he believes wants to develop it in a responsible manner. Communication technician, he meets a swiss woman who will take him to Europe where he will continue his studies while cumulating small jobs. Then he goes to Canada and with a scholarship, starts upnhis studies all the way from the secondary up to his engineering diploma in the field of aeronautics. He works then in the aeronautic industry during years but after he has been around the shop, he gets bored. Verything is so standard. “You need to be extremely normal not to get bored” he tells us. 

Crisanto a maintenant 3 enfants, il a revendu la Casa de Oro pour se lancer dans l’aventure de Casa Maderas, la propriétaire du terrain souhaitant lui vendre afin qu’il en fasse quelque chose de bien. Il y a construit à partir de rien un endroit qu’il veut à empreinte carbone basse tout en fournissant un confort agréable pour les touristes dans un beau cadre. Crisanto est reconnu pour ses efforts depuis le début du développement touristique de la région par la Ministre du Tourisme du Nicaragua qui le contacte parfois pour intervenir sur le sujet. Il s’agit de promouvoir le développement touristique local de façon responsable tout en rassurant les investisseurs étrangers. Casa Maderas a vu le jour car Crisanto a réussi à convaincre ses investisseurs notamment canadiens de la viabilité de son projet, ce qui a permis une levée de fond très conséquente afin de démarrer la construction de l’endroit. Crisanto conclut qu’il est content de ses choix car il préfère ce cadre de travail et de vie au « gros cash que l’on fait en anonyme dans une méga entreprise »

A sa compagne avocate, il propose un nouveau défi. « Je veux aller au-delà de l’ordinaire. Je t’invite à venir au Nicaragua. ». Ensemble, ils s’y installent en 2002. A l’époque, il n’y a rien à San Juan Del Sur mais il y a déjà des backpackers. Ils fondent la Casa Oro et passent un accord avec le parc voisin pour organiser des tours afin de voir les tortues. Il embauche des locaux pour effectuer ces tours mais ceux-ci ne sont pas du tout former à la prise en charge de touristes et l’expérience tourne au cauchemar. Il faut les former mais parfois Crisanto a l’impression que « les locaux ne veulent pas s’aider eux-même ». Il déplore notamment le niveau d’éducation, il n’y a que deux universités internationalement au Nicaragua et c’est trop peu. La Casa de Oro toutefois connaît un franc succès et à force d’efforts développe un service au client de qualité. C’est aussi la première maison qui accepte tous les types de paiement, un confort non négligeable dans une région où à l’époque il y a très peu de distributeurs. 

To his companion, a lawyer, he offers a new challenge “I want to go beyond the ordinary. I invite you to come with me to Nicaragua.”. Together they set up there in 2002. At the time, there is nothing much in San Juan Del Sur but already backpackers are flowing in. They start Casa Oro and agree with the close-by park to organize tours to see the turtles. He hires locals to drive the tourists but these aren’t trained at all to take care of the tourists and the experience becomes a nightmare. They need to be trained but sometimes Crisanto had the feeling that “the locals don’t even want to help themselves”. He regrets the lack of education in the country, only two international universities in Nicaragua, it is too little. The Casa de Oro still knows a great success and with some efforts develops a good customer service. It is also the first house to accept all types of payments, a significant added comfort in a region where there used to be very little ATMs. 

Crisanto has now three children, he sold the Casa de Ororo and started up the adventure of Casa Maderas when the owner of the field wanting to sell it to him so he could something good with it. He built this place from scratch and wants it to have as small a carbon print as possible while providing a comfortable place for tourists in a beautiful area. Crisanto is known for his efforts since the start of the touristic development of the region as even the Tourism Minister of Nicaragua contacts him to take part to interviews or discussions. He promotes a local and responsible touristic development while reassuring the foreign investors. Casa Maderas was born because Crisanto managed to convince his investors, notably Canadian, about the viability of his project which enabled a very significant funding in order to start the construction of the place. Crisanto concludes that he is happy with his choices as he prefers this kind of work and life as oppose to the “big cash you anonymously make in a mega company”.


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