Semaine 5 : Nicaragua – De Masaya à Granada à Ometepe

Nous revoilà dans un bus pour changer. Direction la frontière avec le Nicaragua. C’est bien l’endroit où on a eu le plus l’impression de se faire arnaquer. D’un côté de la frontière pour sortir, il faut aller payer dans une petite échoppe grillagée qui ne ressemble pas du tout à un bureau officiel l’impôt de sortie du territoire. Au final ils ne se prennent qu’un dollar en plus pour le service mais il y a bien une machine (en panne lors de notre passage) qui devrait permettre d’obtenir son reçu directement dans le bureau. De plus, l’agent de la frontière s’en fiche complètement du reçu, à croire que même sans payer on aurait pu passer.

En sortant, on nous dirige vers une vérification des bagages, complètement sommaire bien sûr malgré l’imposante machine. Puis il y a un no-man’s land à traverser à pied. Tom est fatigué alors on prend le pousse-pousse à vélo qui est là, qui nous dit que c'est super long, et nous dit que c’est un dollar.

Ce sera deux à la fin parce que le prix est par personne en fait, et c'est à côté, bref, ca part bien. On nous dit ensuite qu’il faut payer un impôt municipal, à une nana dans un box à l’écart, on ne sait pas trop si c’est vrai mais devant l’insistance de la dame, on y va et on paye. Ensuite il faut payer pour entrer. Bref, et c’est pas terminé. Il faut maintenant trouver un bus de l’autre côté et là c’est la cohue. On se retrouve dans un bus, on monte vers le nord avec, ça on sait mais on ne sait pas trop si on va arriver à s’arrêter où on veut. On s’endort... loose time, finalement réveillés juste avant le terminal ! C’est-à-dire qu’on arrive à Managua, la capitale du pays, pas du tout notre destination. On descend un peu déboussolé et on retrouve illico un bus qui redescend, on prend deux heures de trajet de plus mais finalement on arrive.

Masaya nous voilà !

Well, here we are in a bus for a change. Bound to Nicaragua's boarder. It is the place where we were most under the impression of being ripped off. On the one side of the boarder to get out, you need to go pay in little shabby shop with a steel grid in front that doesn't seem in least like an official office the exit tax. They take one dollar more to pay for the service. We do notice a machine inside the official office (out of order when we passed through) where you could pay this tax. Moreover, the boarder control agent doesn't care at all about our receipt, it is as if we could have gone through without paying. You never know and the waiting queue is long. Getting out, we are directed to a luggage check, where nothing is checked even if there is a big machine for it. Then there is a no-man's land which you have to cross on foot. Tom is tired to carry his very heavy bag so we pay a ride on a bicycle-trolley. He tells us it is one dollar. It will be two at the end, one for each person of course. Then we are told we need to pay for the city tax to a lady in a corner. We don't really know if that is for real but she is insisting so we end up paying. Then we have to pay o get in Nicaragua. Pay, pay, pay and it isn't over. We need to find a bus on the other side and there it is a complete mess. We find a bus to go north, we don't really know if we will manage to stop where we want to. We end up falling asleep and go all the way to the last stop! We arrive in Managua, the capital, not at all our destination. We get down, lost, find another bus immediately going the other way, take two more hours of travel but finally end up in Masaya.


On descend devant un grand supermarché. On y achète deux trois bricoles et on retire des sous locaux enfin. Ca permettra de ne pas laisser des dollars entiers à chaque fois qu’on dépense, il faut dire que les prix sont plus bas mais à coup de dollars, ça monte vite. On trouve un taxi et on lui demande de nous amener en centre ville, ce faisant nous guettons les rues chacun de notre côté pour repérer des hostels. Le taxi nous dépose sur la place centrale. La ville est super jolie comparée au Costa Rica. De vrais bâtiments qui semblent avoir une histoire, une architecture d’inspiration coloniale (ca fait plaisir de changer de la tôle ultra présente au Costa Rica), des rues de taille raisonnable pour y vivre et non seulement pour y rouler.

Il y a des gens dehors, des petits marchands ambulants, de la musique, des jeunes, des très jeunes, des plus âgés et des bien plus vieux. Quelques touristes mais surtout beaucoup de locaux. Une ville de province qui vit tranquillement. On s’y sent bien tout de suite.

On retourne à une auberge que j’ai repérée sur le chemin, Hostel California, la devanture avait l’air sympa. Nous sommes accueillis par un homme mûr qui a été taxi pendant des années en France et qui a ensuite vécu au Canada avant de revenir dans sa ville natale.

Il parle super bien français et il est très accueillant. Un ami à lui, français, aussi papote avec nous. Bonne ambiance.

We arrive in front of a big supermarket. We buy a few things and take some cash in local money at last. That will help not to give away full dollar bills at every step of the way. Prices are lower but if you pay in dollars it goes up fast. We find a taxi and ask him to bring us to the city center while we scout the streets looking for signs of hostels. The taxi leaves us out on the place at the center of the town. The city is really pretty compared to Costa Rica ones. Real buildings which to have a history, colonial inspired architecture, streets with a reasonable size to live in and not only to drive by. There are people outside, small mobile merchants, music, youngs and very youngs as well as old and older people. Some tourists but mostly loads of locals. A countryside city living peacefully. We feel at ease there right away. We go back on our track to a hostel I have noticed on the way, Hostel California, the front sign seemes nice. We are welcomed by a man who was a taxi driver in France for many years and then lived in Canada before coming back to his native city. He speaks very good French and is very welcoming.A friend of his, a French, chatts as well with us. Good draw. 


On ressort visiter la ville et sur ses conseils, nous dirigeons vers le parc à côté qui borde une rivière. Il y a plein de gens qui déambulent ou dégustent des petites choses. En face, sur la berge, s’élève un volcan. Dans le noir, on distingue sa forme et surtout on voit à l’œil nu les éruptions volcaniques ! Il y a du magma rouge qui sort par éclaboussures et qui coule sur le flanc. C’est impressionnant !

 

Demain soir, on s’est mis d’accord avec notre hôte qui nous emmènera moyennant finance voir le cratère du volcan et la roche en fusion. Nous nous dirigeons ensuite vers un restau mexicain de la rue de l’auberge. Très sympa avec un balcon, on y mange bien et c’est bon. Après un voyage chaotique et fatigant, emplis de bruits et de poussière, nos premières impressions du Nicaragua sont très positives. Masaya semble vraiment une ville où il fait bon vivre.

We get out to visit the city and following his advice, we go to the park bordering the river. There are loads of people strolling, tasting stuff. In front, on the other bank, there is a volcano. In the black of the night, we can still make out its silhouette and we can even see, with the naked eye, the volcanic eruptions! There is red shining lava coming out spurting and slidding down its side. Impressive! The day after, we have agreed with our host that he will take us, for 10 bucks each, to the volcano crater where you can the lava up close. We then go to a mexican restaurant on the street of our hostel. Very nice and with a balcony, we eat well and it is good. After a chaotic and tiring travel, full of noise and dust, our first impressions of Nicaragua are very positive. Masaya seems to be a place where it is nice to live in.

Le lendemain nous nous dirigeons vers la station de bus. C’est un grand parc de terre battue poussiéreux où le marché côtoie les bus bariolés. Nous nous approchons d’un bus au capot ouvert pour voir le moteur, un coup d’œil impressionné au chauffeur qui brique la bête. Il sourit. Ca buzz d’activités ici, on vend à la criée, on charge dans les bus qui semblent aller partout dans un ordre complétement chaotique mais tout le monde semble savoir lequel prendre. La destination est plus ou moins écrite sur le fronton des bus. Ce sont de vieux bus scolaires américains qui entament une seconde vie au Nicaragua, remis au goût local à coup de déco et peinture. Ils ont tous un ou plusieurs signes religieux, comme s’il fallait prier beaucoup pour voyager dans ces bus. Le système c’est que les chauffeurs achètent des licences pour une ligne de bus en particulier au gouvernement et se chargent du reste. Ils sont deux en général. Un conducteur de bus et un rabbateur qui collecte également l’argent des voyages. Selon la distance parcourue c’est plus ou moins cher et si tu es backpacker tu paies un supplément pour le sac de voyage, pas que les locaux avec d’énormes sacs de riz ou autres le payent a priori mais c’est comme ça. Le rabbateur crie par la porte la destination, siffle le chauffeur pour l’arrêter et le redémarrer, monte sur le toit pour hisser les bagages et autres marchandises. Une dame devant nous a un petit cochon avec elle qui crie, les autres passagers lui donnent des conseils et papotent. Des vendeurs montent et descendent avec toute sorte de marchandise à proposer aux passagers, de quoi grignoter, boire ou faire un petit cadeau aux enfants ou même des médicaments parfois. Il y a quelques mendiants également qui passent. Les bus sont plein de vie et mélangent les jeunes, les vieux, les nouveau-nés qui sortent de la maternité accompagnés de la famille, les étudiants qui sortent de l’université avec un t-shirt à ses couleurs et les élèves en uniforme. C’est un melting pot assez génial.


The day after we are going to the bus station. It is a big park with an earth soil where the food market is next to the colourful buses. We get close to a bus with the open front to see the engine, impressive! The driver, cleaning the beast, smiles at us. It is buzzing full of activities here, people sell shouting, bus get loaded and seem to go everywhere in a completely chaotic order but everyone seems to know where each goes where. Destination is more les written on the front of the buses. These are old school buses from America which are finding a new life here in Nicaragua. They have been painted over to the local taste and decorated. They each have one or several religious signs, as if you needed to pray a lot when travelling inside those buses. Drivers buy licenses for a specific bus line from the government and then organise themselves to make a profit from this. This is normally a two-people job. One driver and one money-collector who goes through the crowd and collects the fee. According the distance you are traveling the fee varies and if you have a big backpack, you pay an additional fee for the bag though I am not sure locals with they huge sack of rice or other stuff do pay this fee but that is just how it is. The money-guy shouts through the door the destination and whistles to the driver when to stop and go, goes up the roof to hawl the bags and other mechandise. A lady in front of us has a small pig in a sack that is crying like hell, other passengers give her tips and chatt away on raising pigs. There are vendors going up and off the bus with all kinds of stuff to sell, you can get a snack, drink or buy a present for kids or even medicine. A few beggers also go through. Buses are full of lie and a joyous mix of young and old and newborns coming our of the maternity along with thei family, students wearing their universities' colours on their tees and pupils in uniform. It's a pretty great melting pot.

Nous partons pour le lac Apoyo. C’est à une petite heure. Un joli lac dans un écrin de jungle verte. Le développement autour de l’étendue d’eau reste raisonnable, quelques restaurants bars, un hostel et une resort conservent un caractère tranquille à l’endroit. On déjeune à l’auberge qui propose de tout et même des sushis. Décidément au Nicaragua, on mange bien. Le soir c’est parti pour la visite du volcan en fusion. Notre hôte nous emmène en voiture, une voiture française dont il est très fier. Il connaît bien les gens à l’entrée, on passe juste. Seul un certain nombre de personnes sont autorisées à entrer car les gaz étant toxiques, ils ont organisés des rotations d’une vingtaine de minutes. On monte et on plonge nos regards dans cette matière orange qui gronde au fond du cratère, ça fume, ça crépite et ça coule comme une rivière rouge orangée chaude. La nuit est tombée alors ça brille d’autant plus. C’est blindé de touristes en tout genre qui se pressent pour faire les photos qui immortaliseront ce moment. Nous repartons et croisons en descendant un vieux bus qui est coincé dans la montée assez aigue pour le cratère. Le moteur a rendu l’âme apparemment, les touristes se demandent si le top est encore loin, ça ira ils en seront quittes pour une dizaine de minutes mais la redescente risque d’être longue. Notre hôte prévient les gardes à l’entrée en partant.

We are leaving for Apoyo lake. It is about an hour ride from Masaya. A pretty lake nestled in the middle of the green junggle. The development around the water is quite reasonnable, a few bar-restaurants, a hostel and a resort keep the peacefum aspect of the place. We have lunch in the hostel which offers everything and even sushi. We feel good in Nicaragua, we eat well here. In the evening we go visit the volcano with our host by car. His car is a French brand which he is reqlly proud of. He knows the people at the entrance and we go just right in. Only a define number of people are allowed to enter at one time because the gases up there are toxic so you go in every twenty minutes and rotate. We go up and watch this orange glowing material at the deep end of the crater, it's smoky, it sparkles and dives as a red orange warm river. Night has fallen so it shines even stronger. It is full of tourists that press each other to make pictures to freeze this moment. When we leave, we pass by an old bus which is stuck in the last uphill stretch of the way. The engine died apparently. The tourists ask us if the top is far away, it isn't, probably just a ten minutes walk but the way back will be a long one. Our host warn the guards at the entrance when we leave.

Le lendemain nous sommes repartis sur les routes. On décide un peu en fonction de ce que nous raconte les gens du pays et puis selon la façon dont Tom voit la carte, il divise en gros les jours qui restent et les attribue à des endroits. Cette fois c’est Granada. Encore une ville mais bon après on ira sur Ometepe, plus rural avec des fermes et tout et tout. ! On a regardé quelques auberges sur internet avant d’y aller en se disant que ce serait pas mal pour ne pas trop galérer à en trouver vu qu’on arrive en pleine chaleur de la journée mais de toutes façons quand on arrive, on est paumé et au final, on tourne un peu et on prend la première auberge qu’on trouve. Elle est très bien dans le style du reste de la ville. Colonial avec des couleurs chaudes aux murs. La ville est encore plus belle que Masaya avec de jolis monuments et grands bâtiments. Ca me fait un peu penser à La Havane à Cuba ou même à la Sardaigne à certains moments. Tom y fera un cours de cuisine pour la rectte d’un plat local, l’indio viejo, pendant que je bullerais à l’auberge après notre visite du coin. Le soir, on en revient aux priorités, c’est-à-dire que nous entrons dans un sports bar pour y déguster un hamburger devant un match de foot. Barcelone contre le PSG. Inutile de préciser que l’endroit était rempli de fans de Barça bien sûr. Et que le PSG a pris sa raclée. Nous avons eu droit à quelques regards compatissants en fin de match et sommes rentrés tranquillement à la maison. Le lendemain, nous faisons un tour par le marché pour y découvrir une spécialité locale dont nous avait parlé notre hôte à Masaya. Le Bao, cuit dans des feuilles de bananiers en cuisson longue, il y a de la longe de porc bien grasse et tout un tas de végétaux du coin dont du yuca par exemple. C’est absolument délicieux, on le mange posé dans la rue avec les mains et on file le reste graisseux aux chiens errants. Le marché ressemble au souk marocain, avec ses petits quartiers spécialisés, sa nourriture abondante, ses légumes luxuriants et ses multiples épices. Direction le bus, on part pour Ometepe.


The next day we are on the roads again. We decide our way by what people we met told us about the country and according Tom's idea of the map. He divides our days here accordingly and attributes them to certain areas. This time it is Granada. Again another city but after this we will fo to Ometepe which is much more rural with farms and all. We looked for hostels on internet before going there since for once we would appreciate not having a hard time upon arriving in the city under the sun but anyhow we are lost when we come down of the bus and end up in the first hostel we find. It's a nice building with the same style as the rest of the city. Colonial style with warm colours on the walls. The city is even more beautiful than Masaya with pretty monuments and tall buildings. It makes me think a bit about La Havana in Cuba or even Sardinia in some areas. Tom will enjoy there a cooking class to learn the receipe of a local meal, the indio viejo, while i remain at the hostel after we have strolled all over the city. In the evening, we are back on track with out priorities, that is to say we go into a sports bar to eat burgers in front of a soccer game. Barcelona against PSG. Needless to say that the place was full of Braca fans of course and that the PSG lost by far. We had the right to sympathetic looks at the end of the game and went back quietly home. The next day we make a tour of the city market and find a local specialty our host in Masaya had told us about. The Bao, cooked in banana leaves for a long time, with greasy pork strips and loads of local vegetable including Yuca for example. It is really delicious, we eat, seated in the streets with our hands and give the rest to the stray dogs. The market looks like a Morrocan souk with its little specialised qurters, its generous food, beautiful vegetables and thousands of spices stands. We go to the bus station, Ometepe it is.

Ometepe est une île formée par deux volcans et entourée d’un lac.

Le paysage semble tout droit sorti du cerveau d’un graphiste de dessins animés. Nous prenons deux bus dont le deuxième très cher pour le court trajet est calculé exprès pour les touristes mais bon, nous arrivons à l’embarcadère du lac. C’est parti sur un petit rafiot couvert de bâches en cas de mauvais temps. Les volcans grandissent à vue d’œil. Nous débarquons.

De là nous partageons avec deux nanas en vadrouille un taxi pour nous avancer vers notre auberge. Celle-là on l’a repéré depuis un bail, le Zopilote, présenté comme un hostel et une ferme en permaculture avec la possibilité d’y faire du volontariat. On a même pris contact et demandé si c’était possible, on nous a répondu de voir en arrivant avec une certaine x dont je ne me rappelle plus le nom. 

Ometepe is an island made up of two volcanoes and surrounded by a lake. The landscape seems to have escaped from the brain of some graphic artist for animes. We take two buses to get there, the second one is pretty expensive for such a short ride and is calculated on purpose for tourists but in the end we do arrive at the port. Here we are on small oat covered by tarp in case of bad weather. The volcanoes slowly become bigger as we move forward. We get off. From there we share a taxi with two women travelling as well to get closer to our hostel. This one we have noticed for a good while, the Zopilote (more here) is presented as a hostel and permaculture farm with the possibility to volunteer there. We even contacted them and called to ask if we could do some volunteer work and we were told to see once arrived there with a certain lady whose name I don't recall. 

Pour une fois on sait où on va. Enfin presque. Arrivés sur place, un bus transformé en boutique constitue l’accueil du lieu. Là des jeunes nous disent de monter pour rejoindre l’auberge. On monte en suivant le chemin plus ou moins pierreux.

Ca monte et ça tourne mais on arrive au restaurant de l’auberge qui est aussi son comptoir d’accueil. Là on explique pourquoi on est là. Ca passe plus ou moins au dessus de la tête de la dame et nous sommes fatigués, pas de très bonne humeur aussi alors on se pose au restaurant. Sensation étrange d’être isolés dans une communauté que nous ne comprenons pas tellement. Finalement, on ne trouve pas x mais on prend deux lits dans un dortoir. Un jeune local nous y mène, très sympa, on traverse une cuisine de plein air où des dames locales font du pain puis on découvre que les habitations sont toutes en éco-constructions de bambous ou bois, nous dormons dans un dortoir qui est un toit sur une plateforme et qui a des hamacs ou des lits, tous protégés par des moustiquaires. Rustiques et sympathiques.

J’aime bien la salle de bain pas trop loin, renommée « à la japonaise », où un paravent de bambou préserve l’intimité mais la douche est en plein air et l’enceinte couverte de jolies plantes et de pierres au sol. Les toilettes sont toutes des toilettes sèches bien entendu. Pas hyper propres, peut-être à cause du nombre de passage ou de la chaleur. Le restaurant semble très vegan ou végétarien, avec certains produits de la ferme. Nous restons. Tom essaye de papoter avec des gens, on rencontre quelques personnes sympathiques dont un couple de français et finalement nous demandons si nous pouvons réserver un tour dans la ferme, une visite des lieux en somme, puisqu’on dirait que le volontariat n’est pas très actif à part des volontaires pour tenir la boutique et un volontaire pour le jardinage. C’est ce dernier qui se chargera de la visite. Durant cette visite, nous rencontrons un couple américain, Connor et Courtney. Courtney a rencontré Connor en voyage quelques semaines plus tôt et rentre bientôt aux Etats-Unis, elle est très connectée et se dit rapidement très emballée par notre projet de partage collaboratif des techniques de permaculture et paysannes traditionnelles. Connor lui travaille en apprenti au Rancho Mastatal au Costa Rica et doit refaire son visa donc il en profite pour prendre quelques congés au Nicaragua. Il nous recommande le Rancho Mastatal (où nous irons) puis la finca Bona Fide à côté du Zopilote, qui elle est une ferme sœur du Rancho. Les deux sont des fermes expérimentales en permaculture à vocation pédagogique.

Parfait, on ira faire la visite ! La visite du Zopilote est une déception.

For once we know where we are going. Well more or less. Arriving on-site, there is an old bus transformed into a welcome desk and shop which is manned by youngs who tell us to go up to get to the hostel. We follow the more or less rocky path up. It twists and turns and goes up but in the end we get there at the check-in desk. There we explain why we are here. It goes more or less up and above the lady's head who doesn't care much and we are both tired and not in a very good mood so we end up resting at the restaurant. Strange feeling of being isolated in the middle of the community without understanding what is going on. In the end we do not find this lady we were supposed to contact but take two beds in a dormitory for the night. A young local takes us there, very nice, and we go through an open-air kitchen where local women are baking bread and find out that the accomodations are all of natural building, in bamboo or wood. The dormitory is a platform with a roof where hamcs and bunk beds are protected with mosquitoe net. Rough and nice. I like the bathroom which is close, the so-called "japanese bathroom", where a bamboo wall keeps it pricate but the shower is open air and the soil covered in nice plants and big flat rocks. The toilets are all composting toilets of course. They are not very clean though, perhaps because of the number of people or the warmth. The restaurant seems to be vegan or vegetarian with some products from the farm. We stay. Tom tries to chat with people we meet, and some are friendly enough, including a French couple we meet briefly. In the end, we ask if we can make a tour of the farm as this is an activity offered at the check-in desk. The volunteers there we notice don't seem to have much to do appart from manning the shop and one of them working with the gardens.He will take care of the visit. During this visit we meet a couple, Connor and Courtney. Courtney met Connor travelling a few weeks ago and goes back to the US soon, she is very connected with the social medias and is quickly enthusiastic about our project to share permaculture and traditional farming techniques. Connor works as an apprentice at the Rancho Mastatal  in Costa Rica and had to do his visa run so he is enjoying a few days off in Nicaragua. He recommands the Rancho Mastatal (where we will go) and the Finca Bona Fide , next door to the Zopilote, which is a sister farm to the Rancho. The two farms are experimental farms in permaculture with the objectives to learn and teach. Perfect, we will go there to visit! The Zopilote visit is a disappointment. 


Afin de se déplacer dans l’île plus facilement, nous décidons de louer un scooter. C’est encore le moyen le moins cher pour se déplacer facilement car les bus sont assez rares quand même. Les motos sont même mieux du fait de certains chemins de terre et de pierres impraticables en scooter à travers certains villages. Toutefois, le scooter nous permet de pousser un peu plus loin, d’aller voir un trou d’eau, ojo de agua, ultra commerciale mais qui semble être la piscine municipale des locaux, genre de piscine bétonnée au milieu de la jungle, d’aller admirer un très beau couché de soleil sur une pointe de sable qui s’avance dans l’eau et de nous arrêter à la soirée barbecue d’un restaurant un peu loin du Zopilote. Plat très alléchant mais ils ont pris trop de commandes par rapport au nombre de clients et je finis avec une moitié d’assiette pas terrible alors que tout le monde mange des focaccias cuites au four à pain délicieusement aromatisées et de bons morceaux de barbaque. Lors du moment de la note, je suis passablement énervée et la note baisse pas mal en conséquence, heureusement. Dommage parce que ça aurait pu être très bon. Nous dînons à côté d’un couple allemand qui subiront avec nous les mésaventures quoique je leur céderai la dernière assiette complète, vu le gars qui est une grande masse et qui doit être affamé vu l’attente. Il nous raconte ses mésaventures de location de moto. Apparemment, tout en conduisant, la clé est tombée. Aucun soucis la bécane marchait encore mais bon il a perdu la clé du coup et puis pour l’arrêter et la démarrer… bref une galère. Nous nous faisons piquer dans le parking du Zopilote, lors de la soirée pizza, nos rétroviseurs. On devra les repayer et ce n’est pas peu cher. 30 dollars les deux pauvres petits rétros. Tant pis. La soirée pizza est sympa mais encore cette sentation de ne pas être en phase avec les personnes qui sont là, un truc sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt qui me dérange. Tom me dit que ce sont des pseudo-roots, pas des gens qui vivent proches de la nature et avec peu, mais qui le temps d’un séjour le prétendent, c’est peut-être cette hypocrisie qui dérange. Nous ne sommes pas mécontents de nous tirer de l’île à vrai dire. Elle oscille entre nature merveilleuse et fermes authentiques, avec des villages bien locaux et attrape-touriste. Son lac est tellement pollué que les gens en général ne s’y baignent plus. L’avenir nous dira dans quelle direction évolue l’île mais il n’apparaît pas très joyeux au vu du développement déjà en cours.

To go around the island easily, we decide to rent a scooter. It is the cheapest way to get around easily because buses are still quite rare. The motos are even better as some of the trails of dust and rocks are not practicable in scooter to go through certain villages. However, the scooter does allow to go a little further and go see for example, Ojo de Agua, a very commercial palce but which seems to be the local city pool for the locals, a king of concreted over swimming pool in the middle of the jungle, to go watch a beautiful sunset on a strip of sand that goes into the water and to stop by a barbecue evening at a restaurant not too far from the Zopilote. The meals look delicious but they took over too many orders compares to the food they have and I end up with a half full place while everyone else is eating just-out-of-the-oven focaccias that seems deliciously spiced with aromats and good pieces of meat. When comes the bill time, I am a bit cranky and the bill goes down significantly. Too bad, it would have been good I think. We ate close to a German couple which will also have the same issues as us but still i will let them have the last full plate as the guy next to me is so big he must be famished with the long wait. He tells us about their misadventures on the motorcycle. Apparently while driving the motorcycle, the key fell off! And it was still running but he couldn't turn it off anymore! In the Zopilote parking, during pizza night, someone steals our rear mirrors. We'll have to pay for them, and not cheap, 30$ for two plastic mirrors. Anyhow. The pizza night is okay but then again we have this feeling of not being in phase with the people here. Something is bothering that I just cannot put my finger on. Tom says these pseudo-roots people, not really people who live close to nature and with sobriety, but who pretend to be for a short time during their stay. Perhaps that's what I find weird. We are not unhappy to get out of this island in the end. It's oscillating between beautiful nature and authentic farms and local villages with highly touristic areas and hostels. Its lake is so polluted, in general, no one bathe there anymore. The future will tell how this island will move forward but it doesn't look so good seeing what is already there.



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